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A travers la presse francophone et
internationale
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13e Sommet de la Francophonie. La France aidera Madagascar (Madagascar Tribune)
En français, s’il vous plaît. Les
francophones doivent prendre leur place dans le monde
(Au Fil des évènements)
Un message alarmiste mais inspirant (Au Fil des
évènements)
COMPRENDRE CE QUI SE PASSE AU RDC
Impasse au Congo (Le Monde)
Nord-Kivu :
qui sème la haine... (Le Soir)
Confusion à Goma (Le Potentiel)
Cessez-le-feu
unilatéral … le Cndp décrète le cessez-le-feu
(L'Avenir)
Situation
chaotique au Nord-Kivu (L'Observateur)
De Gucht plaide l’envoi de
soldats belges
(La Libre Belgique)
Autres articles
Crise financière : effets collatéraux
dramatiques pour les plus pauvres (MFI Hebdo)
Colloque de Dakar sur l’aide : quel
porte-voix pour l’Afrique au G20 ? (Le Soleil)
Trafic de drogue en Afrique de l’Ouest : dure, dure sera la
lutte (Le Pays)
La migration clandestine : pour un meilleur traitement
médiatique (Le Calame)
La Suisse s'engage en Afrique pour prévenir les migrations illégales
(Le Temps)
France. Le français obligatoire pour les
candidats à l'immigration (Le Figaro)
Une déclaration sur les valeurs québécoises pour les
immigrants (La Presse canadienne)
Bénin. 3ième gouvernement de Boni Yayi : l’ouverture à l’épreuve
de 2011 (L'Autre
quotidien)
Guinée. Les législatives de toutes les interrogations (Le Diplomate)
Maurice. “Le français progresse quand le créole progresse” (Clicanoo)
Mauritanie. Après l’échec de la réunion de Paris avec l’Union
européenne: quelles perspectives? (Le Calame)
Sénégal. Elus locaux à l’école de la bonne gouvernance : pour
une culture de l’évaluation permanente (Le Quotidien)
Sénégal. La chasse aux
pro-Macky fait une nouvelle victime … (Le Matin)
Le FMI
au chevet des Seychelles (L'Express, Port-Louis)
Liban.
Ce verbe qui fait peur (L'Orient Le Jour)
Cambodge. De nouvelles élections à l'horizon
2009 (Cambodge Soir)
Vietnam. Une adresse remarquable pour
apprendre le français (Le Courrier du Vietnam)
Canada. Verner aux Affaires
intergouvernementales (Le Devoir)
Québec. Marre de la démocratie? (La Presse)
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La France
confirme son soutien à la préparation de la tenue du 13è Sommet de la
Francophonie à Madagascar en octobre 2010. c’est le Chargé d’Affaires auprès
de l’Ambassade de France à Madagascar, Madame Brigitte Gérardin, qui l’a
annoncé hier au président Ravalomanana au palais d’Etat d’Iavoloha. Selon le Chargé
d’Affaires auprès de l’Ambassade de France à Madagascar, Madame Brigitte
Gérardin, « la France partage les mêmes objectifs et les autorités
françaises sont aujourd’hui disposées à étudier la mise en œuvre des moyens
nécessaires afin de faire du Sommet de 2010 à Madagascar, un véritable
succès ». D’après Madame Brigitte Gérardin, le renforcement du
partenariat avait déjà été évoqué par le Secrétaire d’Etat à la Coopération
Française, Alain Joyandet lors de sa visite en juillet dernier, « à plus
forte raison, la coopération sera davantage développée dans la perspective du
Sommet de la Francophonie de 2010 à Madagascar ». |
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«La Francophonie, qu’ossa donne?»
aurait demandé l’humoriste Yvon Deschamps. Au lendemain de la tenue du Sommet
de la francophonie à Québec, des conférenciers invités à la Chaire publique
de l’AELIÉS (Association des étudiantes et des étudiants de Laval Inscrits
aux études supérieures), eux, ont débattu la question autrement : «La
Francophonie : pour qui, pour quoi?» En d’autres termes, l’Organisation de la
Francophonie (OIF) a-t-elle sa raison d’être aujourd’hui? Selon
Jean-Louis Roy, président du Centre de la Francophonie des Amériques et
directeur du quotidien Le Devoir de 1986 à 1990, la réponse est oui, sans
l’ombre d’un doute. «On ne peut pas être contre le fait que des francophones
de la planète se rassemblent pour discuter d’économie, d’environnement ou de
droits humains, estime t-il. Si on ne fait pas de concertation sur des
problèmes environnementaux en français, d’autres prendront la place et le
feront en anglais.»
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Paul Gérin-Lajoie prône un engagement
accru des pays membres de la Francophonie en faveur de l’éducation de base
dans les pays en développement |
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Impasse
au Congo |
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Sur la carte
des préoccupations mondiales, on ne les distingue qu'à grand-peine. Les
habitants de l'est de la République démocratique du Congo vivent pourtant un
calvaire qui semble ne jamais devoir prendre fin. Les combats qui ont repris
dans l'est du pays viennent de jeter 200 000 personnes hors de leurs maisons.
Il y aurait à présent, au total, près d'un million et demi de
"déplacés" au Nord-Kivu. Il y a eu dans
l'ex-Zaïre deux guerres, entre 1996 et 2003, marquées par l'intervention de
pays de la région et par un pillage généralisé des ressources naturelles.
Grâce au soutien international, un processus de paix, couronné par des
élections, a interrompu ce conflit. Depuis, à la place de la grande guerre
régionale, s'est développé un enchevêtrement de conflits. Mais le sort des
Congolais dans le Nord-Kivu ne s'est pas amélioré. Complexes, les facteurs
du conflit au Congo sont bien connus, tout autant que les conditions de son
règlement : un accord de paix spécifique pour le Nord-Kivu ne demande qu'à
être appliqué. Mais cela exige de mettre en oeuvre un cadre de négociations
qui impliquerait à la fois le pouvoir congolais, accusé de soutenir des
rebelles hutu, et le gouvernement rwandais, accusé de soutenir les rebelles
tutsi. Or, dans l'immédiat, la force des Nations unies, la Monuc, semble
engagée dans une logique purement militaire. Non seulement les casques bleus
courent le risque d'une défaite aux conséquences imprévisibles, mais cette
politique a montré ses limites. Il est temps
que les pays qui s'étaient penchés sur le sort du Congo viennent ranimer le
processus de paix. Il faut sauver les Congolais, avant que l'état sanitaire
déplorable dans lequel se trouvent des centaines de milliers de personnes ne
se transforme en catastrophe majeure.
(Editorial) |
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Nord-Kivu : qui sème la haine... |
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Au Kivu, comme ailleurs au Congo, la population
avait voté pour la paix et elle espérait bénéficier bientôt des dividendes de
cette démocratie retrouvée. La tragédie de l'Est, le Kivu mais aussi l'Ituri, où tous les brasiers
se sont rallumés, rend plus cuisante encore la déception quotidienne : les
promesses n'ont pas été tenues, la corruption n'a pas été vaincue, le
redressement, qui n'est pas assez soutenu par l'aide internationale, est trop
lent pour répondre aux espérances et aux besoins. Sur ce fond de
mécontentement latent, la colère suscitée par les événements de Goma pourrait
faire exploser le chaudron social et contribuer à la stratégie de la
déstabilisation. La rancoeur populaire visera peut-être le pouvoir en place,
et elle réussira peut-être à l'ébranler sinon pire. Mais elle fera
d'autres victimes encore, à court et à long terme. Laurent Nkunda, ses compagnons de bataille et
ses protecteurs rwandais assurent qu'ils se battent pour défendre les Tutsis
congolais, une minorité qu'ils disent menacée, alors que des efforts notoires
ont été déployés pour leur faire place dans les institutions, et effacer le
souvenir des années de guerre. En réalité, les
rebelles, des militaires en rupture de ban, des tueurs recherchés par la
justice internationale, des « soldats sans frontières », risquent de
provoquer ce qu'ils prétendent vouloir éviter : une rancoeur durable à
l'égard des Tutsis congolais pris comme prétexte à leurs aventures
guerrières. Dans les camps de déplacés déjà, on signale des tensions, des
regroupements en fonction des différentes ethnies... Quant au
président Kagame, qui, à des degrés divers, est le
« parrain » incontestable de Nkunda, et qui, après la terrible expérience du
génocide, se montre si soucieux de la sécurité de son peuple, il devrait
savoir qu'à terme, la dissuasion par la force ne représente qu'un éphémère
rempart. La haine, semée par la violence, l'humiliation, voire le mépris,
finit toujours par refaire surface. Même si Nkunda ou d'autres sbires lui
taillent une « zone tampon » le long de la frontière, ils ne le protégeront
jamais contre la rancoeur et le désir de revanche qui ont été inutilement
semés chez ses voisins... Par Colette Braeckman |
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Confusion à Goma |
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Alors qu’en
milieu d’après-midi d’hier mercredi, on annonçait à Kinshasa la chute de
Goma, vidée de ses habitants, le général Mayala intervenait en début de
soirée sur Radio Okapi pour démentir cette information. « Je voudrais vous
rassurer : la ville de Goma est toujours contrôlée par les FARDC avec l’appui
de la Monuc ». Entre-temps, Nkunda venait de décréter un cessez-le-feu
unilateral et que ses troupes seraient à 15 km de Goma. Confusion. Le commandant
de la 8ème région militaire, le général Vainqueur Mayala a lancé un message
sur Radio Okapi, selon lequel la ville de Goma, chef-lieu de la province du
Nord-Kivu, est sous contrôle des forces gouvernementales appuyées par la
Monuc, rapporte radiookapi.net «Je voudrais
vous rassurer : la ville de Goma est toujours contrôlée par les FARDC avec
l’appui de la Monuc. Ce sont des rumeurs qui font qu’aujourd’hui et à cette
heure, et en ce moment, toute la population, si pas les trois quarts, est en
train de vider la ville de Goma», a déclaré le commandant de la 8ème région
militaire. « Je vous rassure une fois de plus : croyez aux efforts des FARDC
et de la Monuc. Au moment où je suis en train d’adresser ce message, la ville
de Goma est sous contrôle des FARDC appuyées par la Monuc. Je voudrais
seulement apaiser l’esprit de la population.» Le général Vainqueur Mayala a
terminé son message par un appel aux militaires FARDC : «Je demande
particulièrement aux militaires de ne vraiment pas procéder au vol, au
pillage de la population. Notre mission est de protéger la population et ses biens».
Auparavant, en
milieu d’après-midi, selon les conversations téléphoniques captées à
Kinshasa, l’on annonçait la chute de Goma. « Les déplacés,
regroupés dans un camp à Kibati, mais aussi les habitants de cette localité à
10 km du centre de Goma, fuyaient les combats entre l’armée congolaise
(FARDC) et la rébellion de Laurent Nkunda », affirme AFP. « Les forces
armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont abandonné mercredi
la ville de Goma, dans l’Est de la RDC devant l’avancée de la rébellion.
C’est fini», écrit l’ AFP qui cite une source militaire, précisant que les
FARDC allaient se replier vers la localité de Minova, située entre Goma et
Bukavu, deux villes distantes d’une centaine de kilomètres. «Il n’y a plus
aucun militaire dans la ville», a indiqué un habitant de Goma, sous le
couvert de l’anonymat, toujours selon l’AFP. Les chars de
combat des forces gouvernementales qui reviennent du front au nord de Goma
«prennent la direction» de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, ajoute-t-on. Selon
un autre habitant, des hélicoptères de la Garde Républicaine (GR, garde
présidentielle) ont décollé en direction du Sud-Kivu, lui aussi frontalier du
Rwanda. Plus tôt dans la journée, 20.000 civils, poussés par un mouvement de
panique, avaient convergé vers Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, a
constaté un journaliste de l’AFP. LE CESSEZ-LE-FEU Toujours en
début de la soirée d’hier mercredi, Nkunda est intervenu sur les antennes de
RFI annonçant qu’il venait de décréter un cessez-le- feu et que ses troupes
seraient à 15 km de Goma. Serait-ce pour éviter un bain de sang dans la
ville, la pression extérieure ou attend-il la réaction de Kinshasa,
principalement du Parlement après la lettre qu’il vient d’adresser à cette
instance, notamment aux présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale pour
des entretiens ? Tout à la fois. Ce qui est
vrai, en position de force, Nkunda continue à exercer une pression tant sur
le gouvernement de Kinshasa que sur la communauté internationale. Le CNDP
vient donc de décréter « un cessez-le-feu unilatéral et temporaire » pour
éviter la panique au sein de la population. Il demande à la Monuc de la
sécuriser et n’entend pas entrer pour le moment à Goma. Et ce en attendant la
réponse de Kinshasa sur des négociations sur terrain neutre, avec un
médiateur. « Nous sommes à 28 km de Goma. La ville étant vidée des troupes
des FARDC, nous avons jugé utile de ne pas entrer dans la ville pour ne pas
paniquer la population. Nous avons écrit aux autorités nationales et à la communauté
internationale et attendons la réponse. Notre objectif n’est pas Goma. Mais
des négociations avec le gouvernement pour une résolution pacifique du
conflit. Nous n’avons pas donné de délai. Mais il s’agit d’une urgence qui a
besoin d’une réponse urgente », a déclaré Nkunda sur les antennes de RFI. REUNION D’URGENCE DU CONSEIL DE
SECURITE SUR LA RDC Le Conseil de
sécurité de l’Onu devrait se réunir encore d’urgence hier mercredi après-midi
pour discuter de la situation en République démocratique du Congo, a annoncé
l’Onu. L’heure de cette réunion n’a pas été précisée. Mardi, le
Conseil de sécurité avait examiné, sans prendre de décision, une requête
urgente de renforcement de la Mission de l’Onu en RDC, la Monuc, pour tenter
d’empêcher Laurent Nkunda de prendre Goma. Le chef de la
Monuc, Alan Doss, avait promis peu auparavant que ses forces feraient tout
pour arrêter l’avancée des hommes de Nkunda vers Goma et pour faire cesser
les combats. De son côté, la France est prête à envoyer 1.500 soldats dans le
cadre d’une force européenne. Mais d’ici là, avec les Etats-Unis, elle
privilégie le règlement de la crise par voie diplomatique. D’où ce ballet
diplomatique soutenu par l’Union européenne avec Louis Michel, Commissaire
européen au Développement et à l’Aide humanitaire, et Madame Frazier,
sous-secrétaire d’Etat américaine aux Affaires africaines. Mais pour les
observateurs avertis, si Goma tombait, ce serait une victoire importante.
Cette victoire militaire, activement recherchée par Nkunda, marquerait un
tournant dans cette guerre du Kivu. Allusion faite à toutes les conséquences
politiques qui devront découler de ce fait militaire tant sur le plan
national que régional, entendez dans la région des Grands Lacs. Déjà hier
mercredi, lors de la plénière de l’Assemblée nationale, les députés se sont
longuement appesantis sur cette situation avant d’adopter un certain nombre
de résolutions et recommandations à transmettre au président de la
République, au gouvernement, au Parlement, au Conseil de sécurité, à l’Union
européenne, à l’Union africaine et à la SADC. Au plan
national, il a été décidé de dégager une dynamique interne qui devra
s’appuyer sur la diplomatie parlementaire. En attendant, et pour permettre au
gouvernement de fonctionner dans la légalité afin de gérer cette crise,
disons cette guerre, il s’est dégagé à l’unanimité la volonté d’investir le
gouvernement dans les meilleurs délais dans ses prérogatives
constitutionnelles. La date retenue est le 31 octobre 2008. Mais les députés
se sont empressés de préciser qu’il ne s’agit point d’un « chèque en blanc »
à accorder au gouvernement. Mais que cette décision a été dictée seulement
par des circonstances particulières dues à la gravité de la situation à l’Est
du pays tant sur le plan sécuritaire qu’humanitaire. Doté de pouvoirs
constitutionnels, le gouvernement peut valablement engager le pays sur tous
les plans : politique, diplomatique et militaire. L’EFFET DE CONTAGION Cette nouvelle
guerre a de conséquences imprévisibles. En premier lieu, il faut analyser les
idées principales du chef du CNDP. S’il persiste à transformer son mouvement
militaire en un parti politique, il a donc de grandes ambitions politiques.
En l’état actuel des rapports de force, il exige des négociations directes
avec Kinshasa. Entre-temps, il s’emploiera à recruter le plus grand nombre de
personnalités pour donner une substance politique à son mouvement. Il n’est
pas surprenant que l’on redécouvre certaines personnalités qui avaient
disparu un moment de la scène politique. Tout comme des opportunistes qui
pourraient rallier ce mouvement pour des raisons faciles à deviner. En fait, l’on
assistera là à du déjà-vu, au risque de voir les mêmes causes produire les
mêmes effets. C’est-à-dire, l’on s’engagera, une nouvelle fois, dans une
spirale de négociations aux résultats imprévisibles. Il revient donc au
gouvernement légitime, appuyé par toutes les institutions nationales,
d’analyser rapidement toutes les hypothèses. Ce, dans cet élan de lever une
option porteuse de résultats positifs dans le but de faire revenir rapidement
la paix en République démocratique du Congo. En effet, cette
guerre refait surface au moment où en Ituri, la situation est également
inquiétante avec le retour en force des milices locales. Si la conjonction s’établissait
avec le CNDP, la partie risque de ne pas du tout être aisée pour les
populations congolaises qui subissent les exactions et des traitements
dégradants de la part des éléments de la LRA et les Mbororo. Mais la
crainte, c’est l’effet de contagion avec ce qui se passe au Burundi, en
Ouganda, en République Centrafricaine, au Soudan, au Tchad. Dans ces pays, il
existe également des mouvements rebelles à même d’intensifier la tension
militaire dans leur pays. C’est toute la région qui va s’enflammer et
s’embraser. L’Onu aura fort à faire pour éteindre tous ces incendies dès lors
qu’en RDC, la mission de la Monuc aura été un échec. |
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La guerre était
à la porte de Goma. Les hélicoptères de la Monuc ont agi à partir de Mubunga.
Alors que l’on ne signalait aucune présence des Fardc dans la ville, les
soldats congolais ont surgi comme du cheval de Troie. La contre-attaque a été
de taille et pour terminer, le Cndp vient de décréter un cessez-le-feu
unilatéral. Hier, le porte-parole du Cndp enseignait la théorie selon
laquelle le cessez-le-feu ne peut être que mutuel et doit aboutir à des
négociations qui devront elles, déboucher sur un accord qui renforce ce
cessez-le-feu. Le fait que le Cndp ait violé sa propre théorie, c’est qu’il y
a un problème. En attendant, la rumeur fait des ravages dans les milieux des
Congolais. Tel est le cas de celle qui a mis les populations de Goma en
déplacement en apprenant qu’il n’y aurait plus aucun soldat congolais pour
garder la ville. Le chef d’Etat-major des Fardc a été obligé de tenir un
point de presse pour rassurer l’opinion. Il a fait savoir que l’armée
nationale avait le contrôle de la ville. Une autre rumeur a fait état de
l’humiliation de la délégation congolaise dépêchée à Kigali. La vérité c’est
que la délégation conduite par le ministre des Affaires Etrangères, Alexis
Thambwe Mwamba, a bel et bien été reçue et elle a eu des entretiens avec
Kagame, chef de l’Etat rwandais. Même si rien n’a filtré de ces entretiens,
on croit savoir qu’elles ont tourné autour de la situation de guerre au
Nord-Kivu. La délégation congolaise est allée préparer une rencontre entre
Kagame et Kabila. Incapable de regarder le président congolais dans les yeux,
Kagame a estimé que " le moment n’est pas encore indiqué pour une telle
rencontre ". Pour Kigali, il faut que soient d’abord appliqués les
accords signés entre les deux pays. Quels accords ? Se rencontrer ne
serait-il pas l’occasion d’évaluer et de dire s’il y a des accords non
appliqués ? Enfin, c’est la dérobade. Pour Kagame, ce qui se passe au
Nord-Kivu est un problème congolo-congolais. On ne peut croire que cette
rencontre avec les autorités rwandaises soit à la base du cessez-le-feu
unilatéral décrété par le Cndp. On sait que, chaque fois qu’il est mis en
difficulté, le Cndp décrète un cessez-le-feu. Une fois qu’il s’est
réorganisé, il reprend les armes sans autre forme de procès. Washington condamne, mais,… Le
porte-parole du département d’Etat américain a fait la déclaration
suivante ; " Le gouvernement des Etats-Unis est profondément
inquiet de la dégradation de la situation humanitaire dans les provinces de
l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Les violences qui ont
forcé des dizaines de milliers de civils à quitter leurs maisons et qui ont
mis leurs vies en danger sont déplorables. Le gouvernement des Etats-Unis
demande aux parties signataires des Accords de Goma et du Communiqué de
Nairobi de respecter leurs engagements et de renoncer à l’usage des armes.
Nous demandons à tous les pays de la région des Grands Lacs de travailler
ensemble pour accroître la stabilité et respecter la souveraineté les uns des
autres. Le gouvernement des Etats-Unis demande au Congrès National pour la
Défense du Peuple (CNDP) et à Laurent Nkunda, son leader, de reprendre les
discussions avec le gouvernement congolais élu démocratiquement et
internationalement reconnu, d’éviter de nouveaux combats, d’annuler son appel
à la révolte ouverte contre le gouvernement congolais et de retourner aux
positions qu’il occupait avant le 28 août. Le gouvernement des Etats-Unis
demande aussi aux Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FLDR) de
déposer leurs armes, de se disperser et de se démobiliser ". Le gouvernement
des Etats-Unis réitère son appui à la Mission des Nations Unies au Congo (MONUC),
qui a joué un rôle vital en protégeant les populations civiles et en mettant
fin aux violences ". Il est vrai que telle déclaration ressemble à du
déjà entendu. On n’est pas d’avis que le Cndp la considère comme une nouvelle
pour conditionner la poursuite de son aventure en Rdc. On ne voit pas ce que
les Usa diraient d’autres. Pendant ce temps, on est loin de la solution
définitive. Car, il n’y a pas bonne manière d’instaurer le statu quo que de
demander à toutes partie (sic), dont la Rdc de rentrer sur leurs positions.
A-t-on besoin d’être sur des positions en plein territoire nationale pour
faire entendre ses revendications. Peut-on nous dire aujourd’hui ce que sont
les revendications du Cndp non prises en compte ? Le fait que le
porte-parole du département d’Etat ne fait même pas allusion à l’intervention
du Rwanda en Rdc démontre que l’on n’a pas évolué. Paris, même discours. De sa part, la France, à l’occasion
de la dernière réunion du Conseil de sécurité de l’Onu s’est dit fortement
" préoccupée par la poursuite des combats dans l’Est de la République
Démocratique du Congo et par ses conséquences humanitaires ". La France,
elle aussi, demande aux parties à mettre en oeuvre le plan de désengagement
élaboré par la MONUC et à s’engager pleinement dans la recherche d’une
solution politique à la crise, dans le cadre des processus de Goma et de
Nairobi. Si la France appelle en particulier le CNDP au cessez-le-feu, elle
ne fait aucune remarque particulière au Rwanda. Considérant que les deux
pays, le Rwanda et la Rdc seraient conjointement responsables de ce qui
arrive aux populations du Nord-Kivu, Paris demande, mieux, encourage les deux
gouvernements à intensifier leur coopération en vue d’apaiser les tensions
notamment dans le cadre du mécanisme de vérification conjoint. La France
souhaite que soit mis fin aux activités des Fdlr. Comment ? C’est là le
côté hypocrite de la déclaration de Paris, lorsqu’on sait que si ces
Rwandais, Hutu appelés Fdlr aujourd’hui se sont déversés en territoire
congolais avec armes, c’est notamment avec l’aide de l’opération turquoise.
On aurait voulu que la France, mieux que les autres pays occidentaux, se
trouve devant un cas de conscience. Mais, hélas ! La déclaration de
Paris ressemble à celle des Usa. Cela nous met devant une cruelle réalité. La
France n’est plus la France. Aux Usa comme à l’Hexagone, personne n’ose citer
le Rwanda. Comme quoi, Kagame n’est ni El Béchir ni Charles Tylor. Il n’y a
qu’en Rdc où on croit encore aux relations et aux intérêts culturels de Paris
en Rdc. Enfin la leçon à tirer, c’est qu’on craint plus ceux qui nous
menacent que ceux qui nous respectent. Kagame a compris qu’il faut bousculer
tout le monde pour être craint. Enfin, la France salue la nomination du
nouveau gouvernement démocratique en Rdc et renouvelle sa confiance à la
Monuc, sans piper mot sur les difficultés déclarées de cette Monuc. On se
moque bien du peuple congolais. Par Joachim Diana G. |
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RD Congo. Situation chaotique au Nord-Kivu |
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Muzito attendu à l'Assemblée
nationale ce vendredi 31 octobre La plénière de
l'Assemblée nationale du mercredi 29 octobre a été entièrement consacrée à la
situation de crise qui sévit dans l'Est du pays particulièrement à Goma qui
vit sous la menace des insurgés de Laurent Nkundabatware. Suivant les
interventions de la plupart des députés qui se sont exprimés sur la question,
la situation dans cette partie du pays est chaotique voire apocalyptique.
C'est pourquoi, ils en appellent à des mesures urgentes pour mettre fin aux
affres que connaît la population. Mais pour
mettre en exécution la panoplie de propositions émises par la représentation
nationale, il faut un gouvernement responsable. Pour ce, les députés ont
décidé d'anticiper l'investiture du gouvernement Muzito. Celui-ci est attendu
demain vendredi 30 octobre au Palais du peuple pour présenter son plan de
sortie de crise et son plan d'urgence humanitaire devant les élus du peuple. Dans leurs
analyses de la crise, les députés ont dégagé quelques axes de sortie coulés
sous forme des recommandations adressées aussi bien aux institutions
nationales qu'à l'Onu, l'Ue, l'Ua et la SADC. Sur le plan
interne, l'Assemblée nationale propose une véritable union sacrée de tous les
Congolais et surtout de l'armée. Ici le président de la chambre basse du
parlement, Vital Kamerhe, a stigmatisé la mise à l'écart de certains hauts
officiers compétents formés dans les grandes écoles militaires, au motif
qu'ils avaient presté au sein des ex Forces armées zaïroises (Faz). Après avoir
condamné ceux qui font de la médisance, de la calomnie et de la délation leur
spécialité pour des dividendes politiques, il a appelé à la réintégration de
ces vaillants militaires dans les FARDC. Le plan
échafaudé par la représentation nationale renferme deux grands volets à
savoir : le volet politique et le volet économique. Sur le plan politique, il
est recommandé des contacts avec les insurgés du Cndp pour recevoir leur
cahier des charges afin de connaître leurs motivations profondes. Dans le volet
politique, il est prévu la voie diplomatique qui privilégie le dialogue. Ici
les députés recommandent la relance des relations diplomatiques entre la RDC
et ses voisins de l'Est notamment le Rwanda et l'Ouganda d'autant plus que
ces relations n'ont pas encore été rompues de manière officielle. Pour ce, il
est proposé de se baser sur des organisations sous-régionales à l'instar de
la CEPGL pour recréer la confiance mutuelle. Le volet
économique préconise la prise des mesures pour permettre la traçabilité de
l'exploitation des matières précieuses dans les zones de combat. Car, si les
rebelles continuent à exploiter frauduleusement le coltan, la cassitérite,
l'or,… ils ne vont pas quitter les positions qu'ils occupent. Kabila invité à organiser des
consultations Jugeant la
situation d'exceptionnelle, l'Assemblée nationale a formulé des
recommandations exceptionnelles. Ainsi les députés ont-ils proposé au
Président de la République d'aller jusqu'au bout avec sa démarche de la
mobilisation générale de la population. Pour ce, ils lui ont demandé
d'organiser des consultations aussi bien avec la majorité, l'opposition que
les églises et d'autres couches de la population pour créer une vraie union. Pour Vital
Kamerhe, la situation étant grave, le Congolais ne doivent pas faire valoir
leurs couleurs politiques parce que les affres de la guerre touchent
indistinctement les Congolais sans tenir compte de leur appartenance
politique. " Nous devons prendre le taureau par les cornes ",
a-t-il déclaré. A l'endroit de
l'Onu, les élus du peuple à la chambre basse du parlement demandent le
renforcement du mandat de la Monuc. En lieu et place d'une simple force
d'observation, la représentation nationale réclame une force du genre Artemis
pour mettre fin aux velléités bellicistes de Laurent Nkunda et du Cndp. En plus, il est
demandé à l'Onu de condamner explicitement le Rwanda pour son agression
contre la RDC et de décréter immédiatement le cessez-le-feu. A l'Ue,
l'Assemblée nationale rappelle que la situation à Goma étant plus dramatique
que celle du Darfour où elle est intervenue, il faudrait mener le même genre
d'action dans cette partie de la RDC. En plus, l'Ue est invitée à s'investir
pour la solution à cette crise afin de ne pas favoriser l'effondrement des
institutions issues des urnes qu'elle a financées à force de millions des
dollars. Pour ce, elle (l'Ue) devrait amener le Rwanda à privilégier la voie
diplomatique. En outre, les
députés se sont adressés à l'Union africaine (Ua) à qui ils ont demandé de se
saisir de la question car, au problème africain il faut des solutions
africaines, ont-ils préconisé. Les élus du
peuple ont ensuite proposé que notre diplomatie sollicite l'intervention
militaire de la SADC étant donné l'agression dont notre pays est victime. Par
Rombaut Ot. |
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Le ministre des Affaires étrangères
se rend à Kigali pour voir Paul Kagame. Il demande l’envoi d’une force
militaire européenne au Kivu. Avec des troupes belges. Entretien Karel De Gucht
livre son analyse de la situation dans l’Est de la Répubique démocratique du
Congo. Que peut faire la Belgique pour éviter
l'embrasement général dans l'Est de la RDC ? J’ai
l’intention d’aller voir le président rwandais Paul Kagame. Je pars à Kigali
d’ici la fin de la semaine pour discuter de la situation dans l’Est du Congo.
Le seul qui peut stopper Nkunda, c’est Kagame. Vous voulez dire que seul Kagame a la
puissance militaire pour arrêter Laurent Nkunda ? Non ! Je pense
que Kagame a suffisamment d’emprise et d’influence sur les protagonistes de
la crise pour les calmer. Et leur demander de cesser les hostilités. Pour bien comprendre : il y a une
crise au Congo, mais vous vous rendez au Rwanda ? J’ai eu, mardi,
le nouveau ministre congolais des Affaires étrangères au téléphone. Je sais
qu’il a immédiatement informé le Président de la République. Nous avons des
contacts avec Kinshasa et la RDC ne s’oppose pas à ce que je rencontre
Kagame. Est-ce que les Rwandais sont
impliqués dans les troubles sur le territoire congolais ? Des Congolais
font passer des messages en ce sens, mais nous n’avons absolument aucune
preuve de cela. Et la Monuc non plus. Nous ne pensons pas que les Rwandais
soient impliqués. Maintenant, il est indéniable que Kagame a une emprise sur
Laurent Nkunda. Condi Rice et Javier Solana m’ont promis d’intervenir auprès
de Kagame. Voilà pour le volet diplomatique. Cette crise illustre-t-elle
l'inefficacité de l'armée congolaise ? Le commandement
de la Monuc a présenté sa démission et a indiqué que l’armée congolaise était
inexistante. On a un vrai problème militaire, puisque la Monuc est censée
aider une armée congolaise défaillante Je le dis depuis des années. Je pense
donc qu’une action militaire européenne a du sens. Elle doit être calibrée et
ne doit pas se substituer à la Monuc. L’action militaire doit être ciblée et
de courte durée afin de remettre de l’ordre dans cette région entre Goma et
Rutshuru. Il faut ouvrir des corridors humanitaires et faire respecter un
cessez-le-feu. Je pense que c’est possible si les Européens se mettent
d’accord entre eux. Combien d'hommes faudra-t-il pour
cette mission ? Deux à trois
mille soldats bien équipés. Ce n’est pas une action qu’on peut monter d’un
jour à l’autre. Il faut d’abord voir quels sont les pays européens prêts à
participer. Et tout le monde, dont la Belgique, est déjà engagé ailleurs.
Déployer une mission pareille dans un tel désert logistique, ce n’est pas
évident. A Goma, il n’y a même pas de piste d’atterrissage pour les Antonov.
On devra transiter par le Burundi et le Rwanda. Reste qu’une telle opération
militaire n’a de sens que si elle est suivie d’un accord politique. Plaidez-vous pour que la Belgique
s'engage militairement au sein de cette force européenne ? Je ne suis pas
un expert militaire, et je ne suis pas responsable de l’armée belge. On est
en Afghanistan, au Liban, au Kosovo et au Tchad. Mais, de deux choses l’une,
si nous sommes convaincus qu’il faut une action militaire européenne et que
nous nous faisons l’avocat de cette opération, on ne peut pas dire qu’on ne
participera pas ! Ce n’est pas sérieux : je ne peux pas appeler tous mes
collègues et leur demander d’aller au Congo, et puis leur dire que nous n’y
allons pas parce que c’est une ancienne colonie et qu’on a le rapport de la
commission Rwanda, etc. Alors il faut chercher d’autres avocats pour cette
action militaire. C’est une décision politique que le gouvernement belge doit
prendre. Quels autres Etats membres européens
imaginez-vous prendre part à cette opération aux côtés de la Belgique ? J’ai contacté
plusieurs collègues européens : ils attendent encore pour prendre position
officiellement. J’en suis à sonder leur volonté, mais je n’ai pas reçu de
réponse négative. Il faut une colonne vertébrale de quelques pays qui
prennent le leadership, et d’autres pays européens qui viennent ensuite les
rejoindre. Il faudra plusieurs pays pour cette opération car il faudra sortir
des casernes, être bien équipé. Il faut des moyens de transport modernes, de
la logistique: c’est d’une grosse opération que nous parlons. Mais si
l’Europe est sérieuse avec le rôle politique qu’elle veut jouer, c’est ce genre
d’action qu’elle doit être capable de mener. Le Kivu est une des régions où il y a
le plus de Casques bleus au monde. Et on constate aujourd'hui leur
impuissance... Oui. Mais je me
garde bien de critiquer ceux qui sont surplace. L’Europe s’est risquée deux
fois surplace - avec Artemis et avec l’Eufor. Ici, la Monuc doit travailler
avec une armée congolaise défaillante : ce n’est pas évident. Cela dit, je ne
pense pas que la Monuc puisse lâcher l’aéroport de Goma. C’est crucial. Par
Martin Buxant et Vincent Rocour |
Autres articles
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Crise financière : effets collatéraux
dramatiques pour les plus pauvres |
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MFI) Si la crise financière mondiale
a touché de plein fouet les pays développés et commence à frapper les
puissances émergentes, les effets collatéraux risquent d’être dramatiques
voire mortels pour les plus pauvres qui restent tributaires de l’aide
humanitaire ou de l’aide publique au développement. Plusieurs voix se sont
élevées sur la scène internationale pour mettre en garde contre ces
conséquences dans un contexte de plus en plus mondialisé donc plus
interdépendant |
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Les lampions se
sont éteints hier au colloque de Dakar sur la rapidité des déboursements et
l’efficacité de l’aide avec des notes d’espoir pour le suivi et l’application
des décisions des experts. Bien avant la conférence sur le financement du
développement prévue en novembre à Doha au Qatar, la question de la
marginalisation de l’Afrique au G20 a occupé les esprits. Après deux
jours de travaux qualifiés de « contribution intellectuelle de très
grande qualité », les experts de haut niveau ont tiré les conclusions en
présence de leur hôte, le Président Wade qui est revenu sur la
coresponsabilité pour l’accélération des décaissements et l’efficacité de
l’aide. La présentation de la synthèse a été faire par le Professeur Adama
Diaw de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, qui a dit la préoccupation
des participants sur la nécessité de renforcer les institutions et les
capacités de gestion des pays bénéficiaires, d’articuler les objectifs de
développement avec les OMD, en ce qui concerne notamment la réduction de la
malnutrition et les programmes de santé et d’éducation dans un contexte
d’accroissement de la productivité, ainsi que la pleine appropriation des
stratégies. Il a fait état des avis partagés entre l’aide budgétaire et
l’aide programme. Selon le rapporteur, les experts ont également conscience
de la nécessité de simplifier et d’unifier les procédures des bénéficiaires
et des bailleurs et de renforcer la transparence pour mieux légitimer la
relation d’aide. Auparavant, dans les discussions de la veille, ils avaient
fait l’état des lieux quant à la non-concrétisation des engagements, aux délais
de décaissement estimés à environ 5 ans en moyenne, selon les bailleurs et
les pays et aux progrès non négligeables depuis la Déclaration de Paris. Or,
tous sont convaincus que « les PMA ont besoin d’une aide massive,
rapidement déboursée, pour réduire les handicaps structurels qui risquent de
les maintenir dans un piège à pauvreté ». Après avoir souligné les
risques liés à l’accélération des décaissements, notamment d’éventuels
gaspillages, de moindre effort pour la mobilisation des ressources internes, voire
de perte de compétitivité, ayant dégagé les causes des non déboursements,
dont les faibles capacités d’absorption et les conditionnalités, ils ont
préconisé d’agir sur l’environnement macro-économique et budgétaire, en
termes d’amélioration de la définition des stratégies, d’articulation avec
les Srp, de formation des ressources humaines et de réformes budgétaires.
Dans le débat d’hier, le professeur Moustapha Kassé a particulièrement
insisté sur la représentation africaine à la réunion du G20 qui va se pencher
sur la gouvernance mondiale et où le continent ne sera représenté que par
l’Afrique du Sud. Se souvenant de la position du Président Mbéki sur les
infrastructures qui seraient moins prioritaires chez lui, M. Kassé s’est
demandé si la position africaine pourra être valablement défendue par ce seul
pays d’Afrique australe. La directrice
générale de l’Apix, Mme Aminata Niane avait auparavant préconisé
l’ouverture dans l’aide publique « de compartiments de financement sur
la base d’accords préalables directement entre les pays du Sud et les
investisseurs privés ». Elle a abondé dans le sens du Pr Kassé sur la
question de la représentation africaine, pour marteler qu’il faut rapidement
y trouver une solution. Pour Mme Niane il faut une approche régionale,
alors que chaque pays est appelé à faire tout ce qui est de son ressort pour
capter l’aide et les investissements privés. La cérémonie de
clôture a été marquée par un appel réitéré par le Pr Patrick Guillaumont afin
que Dakar ne soit pas une conférence comme les autres. Estimant déjà que le
colloque se démarque parce que c’est une initiative africaine, il s’est
préoccupé du suivi des recommandations confié à la FERDI qu’il préside, tout
en insistant sur la coresponsabilité et sur l’idée d’une conditionnalité de
résultats. Le Président Wade a tenu à transmettre à ses hôtes la
reconnaissance de toute l’Afrique pour ce travail d’identification des
obstacles. Estimant que les conditionnalités sont revenues au-devant du
débat, il reconnaît l’importance de l’aide qui permet de résoudre des
problèmes qui n’auraient pas trouvé de solution autrement. Pour le président
sénégalais qui dit apprécier les progrès de l’APD (près de 10 % du PIB),
mêmes si les objectifs ne sont pas atteints, « l’aide multiforme peut
être gérée efficacement ». Opposé au départ à l’aide budgétaire, parce
que farouche partisan de la transparence, il et a conclu que « la
gestion de l’aide a ses servitudes ». Bien que siégeant à
l’Internationale libérale, Me Wade estime que l’Etat est toujours intervenu
pour réguler et parfois même pour impulser le secteur privé. Il a souhaité
que toute l’attention soit maintenant portée sur le suivi du Colloque de
Dakar qui sera un « travail titanesque » confié à la FERDI qui
devrait être épaulée par un comité des ministres des Finances et ferait l’objet d’une
publication périodique. Par Fara
Sambe |
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Pendant presque
une semaine, du 15 au 20 octobre 2008, une vingtaine de journalistes de
différents pays ont participé, à Rabat, à un atelier de perfectionnement sur
le traitement médiatique des questions migratoires. Une activité que
l’institut Panos Paris, une institution qui veille, depuis plus de 20 ans, à
favoriser le pluralisme des médias en France, en Afrique Centrale, au Maghreb
et au Proche-Orient, a organisée, avec l’appui de l’Agence Espagnole pour la
Coopération Internationale et le Développement, l’AECID. Sur le plan de
l’organisation, l’atelier était scindé en deux parties. Durant les trois
premiers jours, les participants, tous intéressés, à divers titres, aux
questions migratoires (institutionnels, politiques, associatifs, chercheurs
et journalistes), ont discuté sur la base de communications et d’exposés,
présentés par des spécialistes du fait migratoire en Afrique subsaharienne.
Une thématique allant de l’état des représentations et place de l’immigration
dans les médias, à l’analyse des enjeux qui sous-tendent le traitement
médiatique des questions migratoires, en passant par les idées et
clichés relatifs à cette question et par les témoignages de migrants et
d’associations travaillant sur la question. Les trois autres jours étaient
réservés à des visites sur le terrain, en vue d’élaborer des reportages
conjoints avec des journalistes marocains, bien au fait, également, de la
thématique. Au cours de la
première partie de l’atelier, des sujets aussi variés que «Migrations et
droit international», «Pour une gestion concertée des flux migratoires entre
la rive sud et les pays de l’Union Européenne» ou «Les enjeux et les réalités
migratoires», ont été battus en brèche par des avocats, des professeurs
d’universités et des chercheurs. Des débats passionnants suivaient chaque
exposé et ont permis aux participants de se rendre à l’évidence de la
complexité des faits, d’une part, et de l’insuffisance de son traitement
médiatique, d’autre part. Sur le terrain, aussi bien à Rabat, dans le
quartier de Taghadoum, qu’à Fès ou à Khouribga, les journalistes, accompagnés
d’activistes des organisations de GADEM (Groupe Antiraciste pour la Défense
des Migrants) et l’AFVIC (Association des Familles Victimes de l’Immigration
Clandestine) sont partis à la rencontre des milliers de migrants, dont
certains sont au Maroc depuis des décennies. Chaque migrant a son histoire
originale. Tous ont le même objectif : atteindre l’Eldorado,
c’est-à-dire, arriver en Europe, en traversant le «triangle de la
mort». Chaque jour apporte à ces aventuriers son lot d’histoires d’amis morts
dans le désert ou dans les eaux de la Méditerranée et continuellement traqués
par les forces espagnoles, marocaines ou algériennes. Mais, d’habitude, cela
ne fait que raffermir leur volonté et leur détermination de ne pas céder aux
injonctions et aux menaces des pays de transit et d’accueil. Ainsi, A. EK,
subsaharien vivant à Oujda, en est à sa 48ème tentative alors que S. T.,
seulement à sa 23ème, dit-il. Quelques-uns, sont désillusionnés, comme ce
Malien que les tracas – il a fait, plusieurs fois, de la prison – et les
privations ont autant dissuadé de l’aventure que du retour au pays. Entre ces
deux catégories, il y a ceux, certes peu nombreux, dont la situation
exceptionnelle laisse indécis sur l’avenir, hypothétique, encore sous
l’attrait de l’aventure initiale malgré l’incertitude présente. C’est le cas
de ce Sénégalais de 33 ans, rencontré dans les couloirs des foyers de
Taghadoum, cardiaque et toussotant, après un séjour, relativement long, de
plus de huit ans. Aujourd’hui d’actualité, l’immigration devrait
davantage interpeller les médias, afin que ses multiples aspects fassent
l’objet d’une vulgarisation élargie pour une bonne et juste compréhension de
leurs réalités qui s’imposent, de plus en plus, à la communauté
internationale. Dans cette optique, des opérations de collecte et de
diffusion d’informations sur la question, épineuse, des mouvements
migratoires, contribueront, certainement, à un plus vaste traitement
médiatique. Le plus souvent, en effet, les journalistes manquent de
renseignements fiables en la matière et ont du mal, en conséquence, à en
percevoir et transmettre de justes analyses. Par Sneiba El Kory, envoyé spécial à Rabat |
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DISSUASION. L'Office fédéral des
migrations intervient directement dans les pays de provenance des requérants.
De nouvelles campagnes vont démarrer, au Mali et en RDC |
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INTÉGRATION. Voulu par Brice
Hortefeux, un nouveau décret impose cette condition dès le pays d'origine
pour l'obtention d'un visa. Toute demande
de visa d'immigration familiale donnera lieu à un examen culturel et
linguistique, sur place. Des questions simples comme « en France, une femme
peut-elle travailler sans l'autorisation de son mari ? » seront posées. Ceux
qui maîtrisent les bases seront dispensés de cours. Tout comme les plus âgés
(plus de 65 ans) et les plus jeunes (- 16 ans). Ou encore les personnes ayant
étudié dans une école francophone ou celles ayant réalisé des études
supérieures en France d'un an. Les autres devront, en fonction de leur
niveau, suivre jusqu'à deux mois de cours. Les consulats impliqués Cette formation
sera obligatoire. Pour autant, elle ne fermera pas les portes de
l'immigration. L'important ne sera pas le niveau atteint mais l'assiduité au
cours. Un absentéisme manifeste pourrait retarder l'obtention du visa.
Autrement, les simples cancres ne seront pas sanctionnés et pourront
reprendre d'autres cours de français une fois en métropole. Ce dispositif
d'apprentissage précoce du français, dès la terre d'origine, entrera en
vigueur à partir du 1 décembre. Il sera conduit par les antennes locales de
l'Agence nationale de l'accueil des étrangers et des migrations (Anaem), peu
nombreuses à ce jour. On en trouve au Sénégal, au Mali, au Maroc, en
Tunisie... Autrement, l'Anaem passera des conventions avec des organismes.
Les consulats seront également impliqués. La filière devrait s'organiser
progressivement, sous la houlette de l'agence, qui deviendra, d'ici peu,
l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Mais la logistique
reste complexe. Et les moyens restreints. Ces cours n'existeront ni dans les
pays en guerre ni en cas de catastrophe naturelle... Certains
candidats issus des campagnes peineront à suivre cette formation, fait
remarquer Gaye Petek, de l'association Elélé, qui s'occupe des Turcs en France. «
Pourquoi se lancer dans une formation impossible alors que tous les nouveaux
arrivants apprennent maintenant le français une fois en France, dans le cadre
du contrat d'intégration ? », regrette-t-elle. « C'est juste une façon de
rendre l'immigration plus difficile. » Sans l'empêcher puisque le
regroupement familial est garanti par le droit européen. Dans le cadre de la
présidence de l'Union européenne, Brice Hortefeux organise d'ailleurs une
conférence ministérielle européenne dans quelques jours à Vichy pour
réfléchir aux bonnes pratiques en matière d'intégration des primoarrivants. Par Gabizon, Cécilia |
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À quelques jours du déclenchement prévu d'élections
générales, Québec a annoncé mercredi sa «stratégie globale pour intégrer les
personnes immigrantes». |
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Alors que la formation du nouveau gouvernement
est diversement commentée tant dans son amplitude que dans sa composition, on
commence à cerner quelque peu l’état d’esprit qui sous-tend sa formation dans
un contexte de bras de fer entre la mouvance présidentielle et les députés
qu’on est fondé à appeler aujourd’hui l’opposition non déclarée. Mais pour
comprendre et juger de la portée politique de la formation de ce
gouvernement, il est important de tenter de cerner le caractère de
l’ouverture que fait apparaître ce gouvernement de test pour une ouverture
plus large et plus politique. L'ouverture est
définie par l’excellent dictionnaire Wikipédia, comme « le processus
volontaire et maîtrisé par lequel un groupe organisé en mouvement, parti ou
gouvernement permet à des acteurs minoritaires ou présentant des sensibilités
qui lui sont opposées sur le spectre politique d’exprimer leur opinion et de
faire avancer leurs idées en son sein et avec son soutien. En certaines
circonstances, il peut s’agir d’une tactique visant à diviser l’adversaire ou
à récupérer son offre programmatique. En outre, la méthode peut susciter des
résistances au sein du groupe originel sommé de s’élargir » Cette définition
résume toute la problématique de l’ouverture qui est nécessairement une
décision et un acte volontaire et maîtrisé. Donc a priori dans cette logique,
l’ouverture peut prendre plusieurs formes, de la plus restreinte à la plus
large, suivant les objectifs de celui qui la met en oeuvre. Pour Boni Yayi,
elle est en principe destinée à décrisper le climat de fronde qui règne à
l’Assemblée nationale mettant la majorité présidentielle désormais en
minorité et constituant une menace permanente de blocage des projets du
gouvernement qui ont besoin d’instruments légaux pour être appliqués. Sur ce
point le gouvernement actuel qui s’est étoffé de 30 membres est-il celui de
l’ouverture qu’exigent les formations politiques coalisées dans les G4, G13
et Force clé ? Certainement pas. L’ouverture test. L’ouverture voulue par ceux-ci se
situe à deux niveaux : il y a ceux qui réclament un certain partage du
paysage politique ou tout au moins un modus vivendi politique tels que G4 et
Force clé et ceux-là qui réclament des réhabilitations économiques ou des
positions acquises qu’ils auraient perdues avec le régime du changement, c’est
le cas du G13 qui était même dans un contrat d’alliance avec le régime avant
même que ses membres estiment que leurs intérêts individuels, politiques et
économiques sont menacés par le régime. D’où leur volte-face pendant les
débats au parlement sur la composition de la Commission électorale nationale
autonome et ses démembrements dont les stigmates sont toujours mesurables à
leur volonté de nuisance à l’Assemblée nationale. L’exemple le plus palpable
de cette nuisance est le tour de force du G13 par lequel il réussit à
focaliser l’attention des partis politiques traditionnels autour d’un front
pour contrer les velléités hégémoniques du pouvoir à travers la Fcbe, et à
cristalliser les membres des partis formant le G4, le G13 et Force clé autour
d’une solidarité frontale contre le régime. Le refus des membres du G13
d'aller au gouvernement est une belle illustration de ce que peut être ce
type de quasi pacte. Et qui dit G13 ne doit ignorer que derrière ces «
enfants révoltés » qui ont permis après les législatives de 2007 de
construire une majorité présidentielle à l’Assemblée nationale, il y a les
grands ténors de la classe politique traditionnelle. Est-ce que ces anciens
ont la possibilité de contourner les intérêts des jeunes leaders ? Il semble
en tout cas, pour le moment et publiquement, qu’ils soutiennent le G13.
Alors, G4, G13 et Force Clé même combat ? Malgré les inconnus de 2011, on
peut avancer que pour l’instant ce qui compte pour toutes ces forces, c’est
de faire plier l’échine au régime, en le faisant accéder aux points
fondamentaux de leurs revendications économiques et politiques ou le
décrédibiliser aux yeux de l’opinion nationale et internationale. Si le
régime s’entête à les ignorer, les dossiers de développement envoyés au
parlement par le gouvernement n’auraient aucune chance de passer. Pour
ceux-ci qu’on est en droit, honnêtement, d’appeler désormais l’opposition - remarquable
à l’Assemblée nationale - l’ouverture se résumerait en une négociation entre
le chef de l’Etat et eux, sur leurs revendications fondamentales. En somme,
le fondamental de l’ouverture n’est pas tant les postes ministériels et
administratifs à partager, mais une véritable participation au régime,
négociée directement avec les instances dirigeantes des formations politiques
de l’alliance G13 et Force clé. Pour le moment leur solidarité objective
tient et provoque des blocages au parlement ! L’ouverture opérée par le chef
de l’Etat se fonde sur des critères qui ont plus pour but de satisfaire les
populations et les besoins d’engagement derrière la vision du changement
(répartition territoriale des nominations aux postes de ministres et appel à
des compétences avérées) que d’accéder aux desiderata du G4, G13 et Force
clé. C'est un acte volontaire et maîtrisé de chercher, en guise d’ouverture,
les compétences, l’appartenance locale et les disponibilités individuelles
susceptibles de l’aider à poursuivre dans la voie de changement sur la base
d’un consensus minimum la poursuite des chantiers qui ont pour but d’arracher
le Bénin à la fatalité de l’immobilisme.. Autrement dit l’intention derrière
ce gouvernement n’est pas d’en faire une équipe politique d’unité nationale
où tout le monde espèrerait être servi dans toutes ses revendications ou
modifier fondamentalement la voie empruntée jusque-là par le changement. Rechercher les voies de
l’assouplissement. A à
peine trois ans de la fin de son mandat Boni Yayi a toutes les raisons de se
demander les avantages réels qu’il tirerait d’une alliance qui lui ferait
complètement virer de bord ou donner l’impression que l’échec du changement
est consommé ; d’autant plus que rien n’est moins sûr quant à la fidélité des
soutiens frais qu’il aurait obtenus de la reconstitution d’un régime à large
consensus, avec les forces qui le combattent aujourd’hui tout en déclarant
être de la mouvance présidentielle, comme si cette mouvance est aussi leur
propriété. Les gages de la confiance que lui demandent aujourd’hui ses
adversaires au parlement sont lourds et d’une certaine façon humiliants :
laisser tomber Mathurin Nago, un fidèle et soutien sûr du chef de l’Etat au
parlement, le sacrifier comme une victime expiatoire des fautes du président
de la république, accéder à toutes leurs revendications économiques comme
politiques. C’est comme si gagnant l'élection présidentielle de 2006 et élu
sur une vision de changement, on le forçait à abdiquer sa politique et sa
vision et à remettre le pouvoir aux forces qui l’ont détenu toujours et
jusque-là. Mais, aujourd’hui, par des erreurs d’appréciation de départ, le
régime du changement n’a autre alternative que de rechercher soit ce large
consensus, pour juguler la tension politique avant 2011, sans y mettre trop
d’espoir comme la clé de la réussite du second mandat, soit de garder la
main, de poursuivre et d’assumer toutes les conséquences de son choix
d’ouverture maîtrisée et de travailler à achever les chantiers qui sont
porteurs de sa vision et de laisser son sort entre les mains de Dieu et du
peuple. Cependant, il y a une volonté réelle du régime à travers les
recommandations du congrès de refondation de Fcbe à rechercher les voies de
l’ouverture la plus grande possible. Le tout réside de part et d’autre dans
les intentions politiques pour 2011, mais en attendant, il faut sauver les
chantiers du changement. C’est la grande problématique de la recherche des
meilleurs arrangements avec la classe politique et au parlement pour terminer
le quinquennat dans la sérénité avec des résultats probants. Le régime
devra-t-il faire sienne cette philosophie des responsables chinois :
«qu’importe la couleur du chat pourvu qu’il attrape la souris» ? Par
Léon Brathier |
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Guinée.
Les législatives de toutes les interrogations |
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Ben Sékou Sylla
a annoncé que le premier trimestre de l’année 2009 constitue la période
butoir de l’organisation des élections. Cela étant, il a prévenu ” Nous
n’avons aucun intérêt de repousser les élections à cette période-là, sinon le
peuple va être désabusé, la paix dans le pays sera menacée. ” Nous allons
entrer tout juste après cela dans une autre année électorale et dès que les
choses se chevaucheront, le peuple va encore perdre confiance. Il ne faut pas
que le peuple se décide de nous pointer souvent le doigt. ”. Il a conclu que
la réflexion, la programmation, l’action et la sensibilisation de proximité
sont entre autres les faits qui pourront nous conduire vers des élections
apaisées. Soit ! Mais aussi de
la redynamisation de la série de rencontres périodiques des institutions
organisatrices des élections législatives, les partis politiques et la
Primature , ” pour renforcer le dialogue et assurer le suivi évaluation du
processus électoral etc. ”. Il est
aujourd’hui patent de se demander si aux yeux des militants, les partis
politiques demeurent des panneaux indicateurs assez surs pour être fiables
pour être crédibles. Majorité et opposition confondues, les partis politiques
ont assisté en spectateurs à la montée en puissance du corps syndical et de
la société civile qui ont conquis le leadership à un moment donné. Mais la
première qui soutient les actions du gouvernement a visiblement laissé plus
de plumes car elle en est sortie fortement ébranlée par les secousses de
janvier et de février 2007. En tous les
cas, ce fut un signal qui a eu l’effet de rassurer les acteurs politiques et
les partenaires internationaux. Une lueur d’espoir pointait alors sur la
tenue des élections législatives tant attendues. A tous égards, ce qui se
dessine devrait s’inscrire dans le bouleversement que le pays vient de
connaître. Pour sa part,
après avoir pris langue avec les syndicats, la société civile et certains
partis politiques, Dr Ahmed Tidiane Souaré avait réussi à décrisper la
situation sur le front social. Mais, c’est loin d’être le cas sur le terrain
politique, car le Premier ministre tarde à émettre le signal pour rassurer
l’opinion sur les perspectives immédiates. Et c’est là où il est désormais
attendu et par ses actes, Dr Souaré pourrait soit aggraver les risques
d’incertitude politique qui plane déjà ou faire avorter la crise qui commence
à perler. Qui a dit que ce n’est pas tant le calendrier des élections qui
importe tant, mais plutôt leur bonne organisation ? Par
Hassane Billy Condé |
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Parmi les invités du colloque
organisé hier à la Région, le Mauricien Arnaud Carpooran a présenté son
dictionnaire unilingue créole. Pour lui, défendre le créole est parfaitement
compatible avec la défense du français. Environ 80 personnes
ont participé hier au colloque organisé à la Région sur le thème “La patiente
marche des langues créoles”. Dans le cadre de la Semaine créole, plusieurs
intervenants ont fait le point sur les créoles de France et d’ailleurs.
Arnaud Carpooran, professeur à l’université de Maurice, vient de terminer le
premier dictionnaire unilingue de créole mauricien. Quelle est la particularité de votre
dictionnaire ? Il offre en
créole mauricien des définitions et des exemples pour chaque entrée. Cela
présuppose l’existence d’un métalangage, des mots qui permettent de décrire
d’autres mots, comme “adjectif”, par exemple. Il a fallu trouver les
équivalents en créole. C’était un défi. Par exemple, quand je demandais à un
Mauricien de définir une porte, il répondait “quelque chose qui s’ouvre et se
ferme”. Mais la bouche aussi, ça s’ouvre et se ferme ! Tous les mots,
même les plus banals, devaient être définis. Or, en créole, nous n’avons ni
Robert, ni Larousse, ni Oxford pour y voir la technique de définition. Nous
avons dû la chercher au fond de nous-mêmes, fabriquer des outils. Car dans la
langue orale, c’est le corps et l’intonation qui remplacent la définition
écrite. L’île Maurice est indépendante depuis
40 ans. Il est étonnant de voir qu’on a si peu travaillé sur le créole... C’est dû à une
politique de classes sociales, ethno-politique. Chacun a une langue qui est
un peu son totem. Et pendant longtemps, le créole n’a été le totem de
personne. Ces dernières années, les descendants des esclaves ont revendiqué
le créole comme la langue de leurs ancêtres. A Maurice, on est dans une
ambivalence. D’un côté, le combat ethno-politique permet à la cause créole
d’avancer. D’un autre côté, il l’affaiblit car c’est déjà la langue de tout
le monde. La cause créole est venue s’adapter à cette problématique
ethno-politique. C’est une situation unique dans le monde entier : on ne
peut pas retrouver ce problème à La Réunion. Comment pouvez-vous défendre à la
fois la francophonie (*) et la langue créole ? La
francophonie, c’est la célébration
du plurilinguisme, dans des espaces où le français coexiste avec d’autres
langues. Un affaiblissement du français ? Non. A l’île Maurice, ce sont
les départements de français qui organisent les événements sur le créole. Le
français n’est pas en opposition avec le créole. Au contraire, le français
progresse quand le créole progresse. |
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Les
consultations entre la Mauritanie et l’Union Européenne (UE), assises sur la
base de l’article 96 des accords de Cotonou, ont été entamées le lundi 20
octobre dernier. Les nouvelles autorités de Nouakchott devaient donner un
aperçu de la situation politique actuelle, en guise d’entrée, et présenter
une feuille de route pour un retour à l’ordre constitutionnel, en guise de
plat de résistance. Le coup de
force du 6 août 2008, par lequel le HCE, junte dirigée par le
général Mohamed Ould Abdel Aziz, a renversé le président de la République,
élu le 25 mars 2007, «est une violation des éléments essentiels» des accords
de Cotonou, liés aux droits de l’Homme, aux principes démocratiques, à l’Etat
de droit, a estimé la partie européenne. C’est cette anomalie qui a nécessité
l’ouverture de consultations. Nous sommes, ici, au cœur de la notion de
«conditionnalité» de l’aide au développement, un concept très à la mode,
depuis la vague de démocratisation, sous forme de marche forcée, engagée avec
les années 90. Vaste programme qui, au-delà du cas de la Mauritanie,
renvoie, non seulement à des élections démocratiques et pluralistes,
organisées en toute transparence, pour l’implantation vigoureuse d’un système
démocratique bien enraciné ; mais, surtout, à l’Etat de droit, de manière
générale : l’aide au
développement est, désormais, prioritairement accordée aux Etats ACP en
contrepartie «de l’arrêt des arrestations arbitraires, la disparition de la
torture dans certains pays, l’indépendance de la justice et l’efficacité de
son contrôle sur la police», selon l’eurodéputé et ancien premier Ministre
français, Michel Rocard, en réponse à une question relative à ce que devrait
être l’avenir de la coopération UE-ACP, parue dans le journal «The
Courier». Bouée de sauvetage. L’examen de Paris est passablement
raté. Un résultat, nul disent les uns, mitigé nuancent les autres, qui
contraint à une session de rattrapage, dans un délai de trente jours.
Dans l’intervalle, une délégation mandatée par les 27 pays de l’UE se rendra
en Mauritanie, pour entendre toutes les parties impliquées dans la crise
politique et institutionnelle qui hante le sommeil de nos hommes politiques
et de nos hauts gradés, diversement impliqués, pour ne pas dire, entremêlés,
dans la gestion des affaires publiques depuis de longs mois. |
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Réaliser les objectifs de
développement requiert une évaluation permanente des investissements publics.
C’est le but de l’atelier qui consacre l’ouverture de la première édition des
journées sénégalaises de l’évaluation où des élus sénégalais y seront initiés
par des experts de grandes institutions internationales. A l’issue de
cet atelier de deux jours qui réunit des sénateurs, des députés, des chefs de
cabinets, des secrétaires généraux d’institutions et des élus locaux, le
Dreat espère un système d’évaluation plus efficace et mieux adapté à ses
besoins, permettant une allocation optimale des ressources. Aussi, les
participants devront-ils asseoir une nouvelle démarche évaluative dans toutes
les étapes d’exécution de projets publics, tout en déterminant le profil de
l’évaluateur et même la méta évaluation (évaluation de l’évaluation). En effet, avec
l’appui du Système des Nations-Unies, de l’Unicef, du Fnuap, de la
Coopération française et de la Francophonie,
la délégation à la Réforme de l’Etat et à l’assistance technique entend inculquer
la valeur évaluative chez les élaborateurs et exécuteurs des politiques de
développement, à l’image du Document stratégique de réduction de la pauvreté
(Dsrp), le cadre actuel de référence et d’orientation des investissements
publics. La routine consistait, selon Abdoulaye Racine Kane, à user des modes
classiques d’appréciation de l’action publique au moment des bilans des
projets, des contrôles traditionnels ou de l’inspection. La Délégation
de la réforme de l’Etat et de l’assistance technique existe depuis le 28
février 2008. Dans ses principales missions, figure la formation en
évaluation permanente des acteurs influents dans le processus décisionnel. Par
Birame Faye |
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La décision est rendue publique hier
à 20 h 30, en plein journal télévisé de la télévision publique. Le maire des
Parcelles Assainies, M. Mbaye Ndiaye, a été démis de ses fonctions par un
décret pris hier par le président de la République, Me Abdoulaye Wade. Le
texte qui a été lu par notre consœur Seynabou Diop, souligne plusieurs griefs
retenus contre l’édile des Parcelles Assainies et qui ont pour noms, entre
autres, faute de gestion. |
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Liban. Ce verbe qui fait peur |
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La réunion tant
attendue entre Saad Hariri et Hassan Nasrallah, dans la nuit de dimanche
dernier, a été immédiatement suivie de déclarations émanant de responsables
des deux parties affirmant que cette entrevue ne constituait en aucune façon
les prémices d’une nouvelle alliance électorale. Et de souligner que les
positions de part et d’autre demeuraient inchangées, les prochaines élections
législatives devant permettre aux électeurs de trancher et de faire leur
choix. Du moins en principe… |
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Cambodge. De nouvelles élections à l'horizon
2009 |
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Une nouveauté dans le paysage
électoral cambodgien, la mise en place des élections des conseils locaux,
censées renforcer la vie démocratique du pays a été annoncée par le chef du
gouvernement. Le dimanche 17
mai 2009 seront organisées par la première fois des élections au niveau des
conseils municipaux, provinciaux, des districts, municipalités et
arrondissements de l'ensemble du pays. Selon un communiqué du Comité national
électoral (CNE), cette réforme a été officiellement déclarée par le premier
ministre Hun Sen le 27 octobre. D'après Tep Nitha, secrétaire général du CNE,
ces nouvelles élections constituent une étape importante pour le renforcement
de la démocratie au Cambodge. L'article 4 de
la loi sur les élections des conseils municipaux, provinciaux, de
municipalités, districts et arrondissements mentionne des élections non
universelles au suffrage indirect et secret. Le corps électoral sera composé
des conseillers municipaux (chefs de communes, premiers et deuxièmes
adjoints, et membres des conseils) déjà en fonction, dont les derniers ont
été élu par suffrage universel direct, le 1er avril 2007. Leur appartenance
politique est la suivante : 7 993 au Parti du peuple cambodgien, 2 660 au
Parti Sam Rainsy, 425 au Parti Norodom Ranariddh, 274 au Funcinpec et 1 au
Parti Hang Dara du mouvement de la démocratie. Le royaume est
subdivisé en 24 provinces et municipalités, 185 districts et arrondissements
et 1 621 communes
et quartiers. Par Ung Chamroeun |
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Le Vietnam compte 230 entreprises
françaises et emploient plus de 24 000 salariés, la plupart concentrée à Hô
Chi Minh-Ville. Cependant, le nombre des centres d'enseignement de la langue
française pour le besoin des ces sociétés est encore très faible. L'IELF est
l'un d'eux. |
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Tuteur de Montréal, Cannon est muté
aux Affaires étrangères; Bernier n'est pas rappelé Ottawa --
Stephen Harper brasse ses cartes au Québec. Le premier ministre annoncera ce
matin qu'il déplace les ministres Lawrence Cannon et Josée Verner, et qu'il
confie le poste de lieutenant du Québec à Christian Paradis. Maxime Bernier,
quant à lui, ne sera pas de retour au cabinet. |
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Si l'on en
croit les sondages et la rumeur publique, une grande majorité de Québécois
est furieuse contre Jean Charest parce qu'il songe à tenir des élections
générales le 8 décembre prochain. Aussi répandu soit-il, ce mécontentement ne
nous semble pas justifié. On dit que la
campagne fédérale venant à peine de se terminer, il est inconvenant pour le
premier ministre de nous replonger dans le bain électoral. Pourtant, ne nous
y trompons pas, la grogne actuelle a peu à voir avec la date choisie par M.
Charest. Les Québécois, comme les autres Canadiens, ne veulent presque jamais
d'élections. Comme si les campagnes électorales exigeaient d'eux un effort
surhumain! Admettons qu'il n'en est rien. La campagne prend trop de place
dans les médias? On n'a qu'à changer de poste ou tourner la page. Pour le
reste, il suffit de se rendre au bureau de vote à la date dite. Bien petit
calvaire que celui-là. On déplore que
les libéraux s'apprêtent à partir en campagne alors que les partis de
l'opposition n'avaient pas l'intention de les défaire à l'Assemblée
nationale. On accuse M. Charest d'opportunisme. Soit. Pourtant, dans une
situation de gouvernement minoritaire, pourquoi réserverait-on à l'opposition
le privilège de choisir la date des élections en fonction de ses intérêts
partisans? Les raisons invoquées publiquement par M. Charest ne sont pas
crédibles, mais le courroux du PQ et de l'ADQ ne l'est pas davantage. Les électeurs
sont appelés aux urnes trop souvent depuis quelque temps? Sans doute, mais
n'est-ce pas ce que nous voulions? Selon les partisans des gouvernements
minoritaires, ceux-ci permettent à l'électorat de demander plus régulièrement
des comptes à ceux qui nous dirigent; le corollaire de cela, c'est la tenue
plus fréquente d'élections. À ce mal (si c'en est un) il n'existe qu'un
remède: l'élection de gouvernements majoritaires. Certains
soulignent que ce scrutin coûtera quelque 80 millions au Trésor public. Que
les élections aient lieu maintenant, le printemps prochain ou à l'automne
2009, cela ne changera rien au coût. Quatre-vingts millions, c'est
certainement beaucoup d'argent. Toutefois, il faut placer cette somme en
perspective: 80 millions, c'est ce que le gouvernement du Québec dépense en
une demi-journée. Si les citoyens
québécois n'aiment pas les campagnes électorales, c'est sans doute parce
qu'ils apprécient si peu les politiciens qu'ils préfèrent ne pas trop les
voir. Leur déception à cet égard est compréhensible. Mais il leur faut la
combattre. Ne plus s'intéresser à la politique, ne plus vouloir voter, c'est
en avoir marre de la démocratie. En sommes-nous vraiment là? Si la tenue
d'élections le 8 décembre se confirme, les Québécois seront appelés à faire
un choix important. Parmi les nombreux thèmes qui seront abordés, le risque
d'une crise économique sera sans doute le principal. Les électeurs auront
l'occasion de décider quel gouvernement guidera le Québec pendant cette
période de turbulence. C'est une chance que nous devrions apprécier plutôt
que de pester contre la date. Par André Pratte |
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