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francophone et
internationale
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A
l'ONU, le Sud dénonce un système financier "cupide" (Le Monde)
[Cour
pénale internationale] Discrédit
(Le Potentiel)
CPI. Les
propos de Sarkozy jugés scandaleux (Le Temps)
Autres articles
Quelle
démocratie pour l’Afrique ? (Bendré, Ouagadougou)
Bénin. Langues nationales dans le système
éducatif (Le Confrère de la Matinée)
Pourquoi
la France est-elle si mal vue au Cameroun ? (Mutations)
RD Congo. Le syndrome NKunda (Le Pays)
Côte
d'Ivoire. Gbagbo pour une
révision de la constitution (Fraternité Matin)
Egypte. L’Etat met son nez dans
les mosquées (Libération, Paris)
Mali.
Cheick Modibo Diarra, Président de Microsoft-Afrique : « Rien ne
m’interdit de briguer la magistrature suprême » (Les Echos)
Maroc. La
reprise après la crise ? (Le Matin)
Maurice.
Arvin Boolell, nouveau ministre des Affaires étrangères : «Je ne partage pas
les craintes du leader de l’opposition sur les APE» (L'Express, Port Louis)
Mauritanie.
Editorial: Un ennemi dangereux et … invisible (Le Calame)
Sénégal.
Dérapages budgétaires, impayés... Le Fmi constate les dégâts … (Wal Fadjri)
Liban. Le Hezbollah maître du jeu
(Al-Ahram Hebdo)
Cambodge. Le numéro d’équilibriste du Parti Sam Rainsy (Cambodge Soir)
Cambodge. Deuxième journée parlementaire : l'opposition se
fissurerait … (Ka Set)
Vietnam. Encore des avertissements à
l'encontre des prêtres et chrétiens de Thai Hà à Hanoi (Le Courrier du
Vietnam)
Vietnam. Catholiques et pouvoir communiste face à face (La Croix)
Belgique. Leterme face
aux ouragans successifs (La Libre Belgique)
Belgique-RD
Congo. Bruxellois et Kinois à l'unisson (Le Soir)
France.
Les
limites de l'agilité présidentielle (Le Monde)
France. Le
système Joyandet : Au
service du président (L'Express)
France.
L'avenir incertain des Francos
de Limoges (L'Humanité)
Suisse. La présidence de la
Confédération, enjeu inattendu (Le Temps)
Canada. « N'importe qui sauf Harper » (Le Devoir)
Canada.
L'effet boomerang (Le Nouvelliste)
La Francophonie célébrée avec passion à Moncton (L'Acadie Nouvelle)
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Prenant la
mesure de la crise financière mondiale, plusieurs représentants des pays du
Sud, venus participer à l'Assemblée générale de l'ONU, mardi 23 septembre,
ont dénoncé un système financier "cupide" dont les soubresauts
menacent les pays pauvres et appellent à un renforcement des contrôles internationaux.
"L'incertitude économique s'est propagée comme un effroyable tsunami à
travers la planète, annulant les progrès accomplis, non seulement sur l'île
de Manhattan, mais aussi sur les îles des Philippines", a déclaré Gloria
Macapagal-Arroyo, la présidente des Philippines. Chez certains
pointait un sentiment de revanche. Pour la présidente argentine, Cristina
Kirchner, ceux qui, hier, "conformément au consensus de Washington,
disaient aux pays d'Amérique du Sud que le marché réglait tous les
problèmes", ont produit "la plus formidable intervention de l'Etat
de mémoire d'homme" – le plan de 700 milliards de dollars proposé par la
Maison Blanche pour sauver le système bancaire. La seule différence, a-t-elle
ironisé, est que Washington n'aura pas à subir les directives du Fonds
monétaire international (FMI). "La crise
financière mondiale menace l'ensemble de notre travail", a par ailleurs
prévenu le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui appelle à un
"leadership mondial" pour "restaurer l'ordre dans les marchés
financiers internationaux". "Nous appelons la communauté
internationale et les acteurs clés de l'économie mondiale à agir
rapidement" sous la "direction" des Nations unies, a ajouté
Jakaya Kikwete, le président tanzanien, qui préside aussi l'Union africaine. Face aux
représentants des 191 autres pays membres de l'ONU, le président George Bush
s'est voulu rassurant. "Nous avons pris des mesures audacieuses pour
prévenir une perturbation grave de l'économie américaine, qui aurait un effet
dévastateur sur d'autres économies à travers le monde", a-t-il assuré.
Selon le président américain, le plan de sauvetage des banques de la Maison
Blanche devrait être adopté "rapidement" par le Congrès. Le président
français, Nicolas Sarkozy, qui a succédé à M. Bush à la tribune de l'ONU, a
appelé de ses vœux "un capitalisme régulé, où des pans entiers de
l'activité financière ne sont pas laissés à la seule appréciation des
opérateurs de marché". Le dirigeant français a par ailleurs proposé une
réunion, qui pourrait se tenir en novembre, en présence des pays du G8, et
auxquels pourraient se joindre les grands pays émergents, "pour
réfléchir aux leçons à tirer de la crise financière la plus grave qu'ait
connue le monde depuis celle des années 1930". Estimant que le
problème ne remontait pas à la crise des subprimes mais à la création des
hedge funds, ces fonds spéculatifs, M. Sarkozy s'en est pris à l'absence de
responsabilité des traders et des banquiers, qui auraient dévoyé le système
capitaliste. "On dit qu'on ne sait pas qui est responsable. Ah bon!
Quand tout allait bien, on savait qui touchait les bonus", a critiqué le
chef de l'Etat, au cours d'une conférence de presse. Le président français
veut que les agences de notations soient aussi "contrôlées et
sanctionnées si nécessaire". De son côté, le
président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a pointé du doigt "une minuscule
minorité" de "sionistes" qui auraient "dominé une partie
importante des centres monétaires et financiers" – propos
"antisémites", a dit le président israélien, Shimon Pérès.
"L'empire américain dans le monde touche à sa fin", a aussi prédit
le dirigeant iranien, selon lequel "les piliers du système oppressif
s'effondrent". Pour juguler la
crise, le président Lula da Silva a appelé à "reconstruire" les
institutions économiques internationales pour qu'elles puissent
"entraver l'anarchie de la spéculation". L'ONU doit être le lieu
d'une "réponse vigoureuse", a-t-il dit, ce qui passe, ont relevé
plusieurs chefs d'Etat, par une réforme de l'organisation, et notamment un
élargissement du Conseil de sécurité. Ce dernier ne peut "plus
attendre" pour intégrer de nouveaux membres, a jugé Nicolas Sarkozy, qui
souhaite aussi élargir le G8 pour y intégrer la Chine, l'Inde, l'Afrique du
Sud, le Mexique et le Brésil. |
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[Cour
pénale internationale] Discrédit |
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La Cour pénale
internationale, CPI, revient une fois de plus au-devant de la scène
internationale. Il est vrai que
l’on assiste presqu’à une levée de boucliers visant à retarder la procédure
de la mise en exécution de ce mandat d’arrêt. La tendance est de le retarder
en laissant passer l’eau sous le pont. Jusqu’au moment où El-Béchir ne serait
plus en fonction afin de le cueillir calmement. Aussi, est-il
question de saisir le Conseil de sécurité pour obtenir son aval et attendre.
Mais entre-temps, un vrai marchandage est en cours entre la CPI, quelques
chefs d’Etat africains dont Me Wade du Sénégal, le président français dans la
perspective d’un «compromettant troc». Un «combat d’arrière garde», dirait-on
dans d’autres circonstances. En effet, il
est proposé à Omar El-Bechir, s’il tient à être «momentanément libre», de
livrer à la Cour pénale internationale le ministre Ahmed Haroun et le chef de
milice Ali Kosheb qui sont inculpés de crimes de guerre au Darfour. Tout sera
mis en oeuvre pour geler la procédure engagée par la CPI contre EL-Bechir.
Deux émissaires auraient effectué le déplacement de Khartoum afin de
transmettre le message au président soudanais. Il s’agit du britannique Marc
Malloch Brown et du français Bruno Joubert. Cette proposition
a été en quelque sorte confirmée par le chef de l’Etat français dans son
intervention du haut de la tribune des Nations Unies à l’occasion de cette
63ème session. Du coup, cette initiative de marchandage relance le débat
houleux autour de la CPI. Confirme la thèse selon laquelle cette instance
judiciaire internationale n’aurait été crée que pour les «faibles et les
pauvres». Fait frappant, tout se passe comme s’il en voulait humilier
El-Bechir, en plein exercice de ses fonctions. Et pourtant, le
Parquet de Bruxelles, avec sa loi à compétence universelle, avec des plaintes
à l’endroit du président américain et de l’ancien Premier ministre israélien,
Ariel Sharon, pour des faits de guerre. On sait de quelle manière ces deux
affaires ont été traitées : silence, sans suite, sans effet. Non. Point
n’est question d’absoudre le président soudanais. Mais devant cette justice
internationale, que toutes les personnalités citées soient traitées sur le
même pied d’égalité afin de répondre des faits qui leur sont reprochés. Dès
lors que la Cour pénale internationale s’engage dans un «troc», dans un
marchandage pour retarder une procédure judiciaire engagée par elle-même,
prouve à suffisance qu’elle a agi sous pression. Impensable. Du discrédit,
purement et simplement. |
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Autres articles
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L’Assemblée
générale des Nations unies a célébré le 15 septembre 2008 la journée
internationale de la Démocratie. Cette forme de gouvernance politique est
devenue la mode et la jauge qui sert aux pays développés à mesurer la
respectabilité des autres Etats. Cependant, on ne peut s’empêcher de se poser
quelques questions : à quel degré les pays africains et particulièrement
les Etats subsahariens se sentent concernés dans cette célébration ?
Peuvent-ils avoir le même sentiment que les Européens ? |
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Bénin. Langues
nationales dans le système éducatif |
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La politique du ministère de
l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues maternelles a des
insuffisances. Au regard de cette situation, il urge de corriger les donnes. En effet, l’on
a constaté qu’au Bénin les peuples ne sont pas unis par rapport aux langues
parlées. Par exemple dans le sud Bénin il y a la langue fon à Cotonou dans le
Littoral et à Porto-Novo, c’est le Goun qui est parlé. Quelle différence y a-t-il entre le fon et
le goun. Les Porto-Noviens aimeraient parler toujours le goun à la place du
fon. Même sur le plan de la lecture ce sera pareil. Il y a manque
d’homogénéité dans les langues. Alors que dans le nord Bénin, par exemple
dans la Donga où toutes les populations d’une région donnée maîtrisent
parfaitement la langue Bariba. Le fon devrait comprendre le mina, le goun et
vice-versa. Ce qui n’est pas le cas. La politique de Gbégnonvi peut piétiner
à cause de cette difficulté. De ce fait, il faut chercher à régler d’abord ce
problème avant de parler d’introduction des langues dans le système éducatif.
Les apprenants comprennent mieux les explications faites en leur langue
respective et non dans la langue de l’autre. Autre difficulté : l’enfant
Adja qui vit et va à l’école à Natitingou peut-il apprendre à écrire et lire
sa langue maternelle ? Comment est-ce possible ? Au demeurant,
pour donner une marge de manœuvre à cette politique afin qu’elle n’échoue
pas, faille point, son promoteur Roger Gbégnonvi doit nécessairement revoir
sa copie. Par Richard Bemba |
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Une enquête menée à Yaoundé Douala,
Garoua et Bamenda auprès de décideurs camerounais, de membres de la société
civile et de Français du Cameroun relève le fossé qu'il y a entre les
réalisations de la France dans notre pays et la perception qui en est faite,
au moment où la Chine et le Japon font une entrée fracassante… |
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RD Congo. Le syndrome NKunda |
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La République démocratique du Congo
est malade de sa dernière poche de rébellion, celle d'un général déchu que
l'armée régulière a du mal à dompter.
Grâce à un
vaste courant de solidarité africaine et internationale, la RDC a pu
organiser en 2006 des élections démocratiques, les premières de son histoire,
censées la mettre définitivement sur les rails de la paix et du
développement. Mais c'était sans compter avec le général Laurent Nkunda dont
l'action de guérilla empêche la RDC de recouvrer toute son intégrité
territoriale. Le chef du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple)
est l'incarnation de la survivance d'un passé récent. Car, au-delà de ce général
félon, il faut voir les enjeux de la région concernée par le conflit, à
savoir le Nord-Kivu. C'est l'une des régions les plus riches en minerais de
la RDC et donc, la plus convoitée. |
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Le Président de la République a
annoncé des mesures destinées à renforcer la paix et la cohésion sociales. Le Chef de
l’Etat a annoncé, hier, au Palais présidentiel au Plateau, une modification
de la Constitution ivoirienne à la fin de la crise. Le Président Laurent
Gbagbo recevait les populations de la région du Zanzan venues lui témoigner
leur reconnaissance pour les actes de développement qu’il a posés chez elles.
La modification de la loi fondamentale de la Côte d’Ivoire, a-t-il expliqué,
servira à la débarrasser de ses «aspects confligènes». Portant singulièrement
sur l’article 35 de la Constitution qui traite des conditions d’éligibilité à
la Présidence de la République et dont certaines dispositions (le candidat
doit être Ivoirien d’origine, né de père et de mère eux-mêmes Ivoiriens
d’origine; il ne doit s’être jamais prévalu d’une autre nationalité) ont suscité
une levée de boucliers, cette démarche est destinée à renforcer la paix et la
cohésion sociales. Cependant, a
précisé M. Gbagbo, cette modification ne devrait s’opérer que par référendum
pour respecter les dispositions constitutionnelles. L’article 126 de la
Constitution, en ses alinéas 1 et 2, est ainsi libellé: «La révision de la
Constitution n’est définitive qu’après avoir été approuvée par référendum à
la majorité absolue des suffrages exprimés. Est obligatoirement soumis au
référendum le projet ou la proposition de révision ayant pour objet
l’élection du Président de la République, l’exercice du mandat présidentiel,
la vacance de la Présidence de la République et la procédure de révision de
la présente constitution» adoptée par référendum en juillet 2000. «Je vais
renforcer le pouvoir du corps préfectoral dans la supervision des entités
décentralisées», a par ailleurs annoncé le Président de la République. La
raison est que, a-t-il expliqué, «Il y a des présidents des conseils généraux
qui ont fait un peu n’importe quoi avec l’argent de la subvention». C’est
pourquoi le Chef de l’Etat estime qu’il faut «renforcer le rôle de contrôle a
priori et a posteriori de l’administration. On va laisser les élus gérer,
mais les membres du corps préfectoral qui représentent l’Etat doivent
regarder si ce que vous faites est conforme à la Constitution et à l’état de
droit et même aux engagements». Du reste, l’orateur a rendu un vibrant
hommage au corps préfectoral qui, selon lui, s’est montré une institution forte
pendant la guerre. Il a appelé les cadres et élus au respect de l’Etat à
travers ce corps dans leurs régions, d’une part. Et à la collaboration pour
que la paix y soit maintenue, d’autre part. En outre, le Président de la
République a dit que les forces de l’ordre seront renforcées et redéployées
sur l’ensemble du territoire pour y assurer la sécurité de tous les citoyens.
Il a aussi
saisi l’occasion de cette visite pour appeler les Ivoiriens à la patience et
à la préparation des élections dans la dignité. «Ne nous couvrons pas de
ridicule. Réjouissons-nous du fait de la guérison collective de la Côte
d’Ivoire. Rendons grâce à Dieu et puis soyons prêts pour que n’importe quand
on puisse aller aux élections», a lancé le Président de la République, Laurent
Gbagbo. Il s’est étonné des débats qui entourent le 30 novembre, fixé par la
Commission électorale indépendante (Cei) pour le premier tour de la
présidentielle. «Si la présidentielle n’a pas eu lieu le 30 novembre, ça fait
quoi ?», s’est énervé le Chef de l’Etat. Avant de rappeler : «C’est
depuis fin octobre 2005 qu’on aurait dû faire les élections. On ne les a pas
faites à cause de la guerre. On répare les dégâts de la guerre». Selon lui,
l’essentiel est que la Côte d’Ivoire aille aux élections un jour ou l’autre.
«On va aller aux élections pour mettre fin à la crise. Si on les fait
aujourd’hui ou demain ou après-demain, ça fait quoi ?», a-t-il
interrogé ? Pour mieux se faire comprendre, il a comparé le pays à un
malade grave dont tout le monde avait annoncé la mort. Finalement, a dit le
Président Gbagbo, le malade est guéri, mais attend d’être libéré par les
médecins pour regagner sa famille. «On dit que ton frère est guéri. Le
médecin dit qu’il va sortir (d’hôpital) dans une semaine. Mais il y a un autre
médecin qui dit qu’il n’est pas sûr que les contrôles seront finis dans une
semaine. Et qu’il se peut donc que ce
soit dans dix jours …. Mais où est ton problème ? Ton frère est guéri.
Où est ton problème ? Qu’il sorte lundi ou jeudi, où est ta souffrance ?»,
a-t-il ironisé dans les applaudissements et les rires de ses hôtes. «Mes
chers rois, mes chers majestés, allez dire aux gens que le pays est guéri, la
Côte d’Ivoire est guérie. La Cei dit que c’est le 30 novembre. Ecoutons-la.
Si le médecin qui nous a dit que c’est le 30 novembre vient dire qu’il n’est
pas prêt pour cette date, et qu’on va faire les élections un peu plus tard,
où est le problème ?», a interrogé
M. Gbagbo. Répondant aux
doléances de ses hôtes, Laurent Gbagbo a donné son accord pour effectuer une
visite d’Etat dans les départements de Bouna et Nassian. Il a également
annoncé qu’il recevra la jeunesse du Zanzan. Le Chef de l’Etat a réaffirmé sa
détermination de construire un lycée des jeunes filles dans cette région. Non
sans partager l’avis de ses hôtes que l’alimentation électrique doit y être
renforcée et que des dispositions doivent être prises pour que tout le Zanzan
reçoive la radio nationale. |
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Egypte. L’Etat met son nez dans
les mosquées |
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Hanane a
22 ans. L’an dernier, à la même époque, la jeune femme, étudiante en
sciences politiques à l’université du Caire, se préparait à accomplir
avec enthousiasme l’itikâf, une retraite spirituelle au cours de laquelle les
plus dévots s’installent dans les mosquées, pour prier et méditer de façon
continue pendant les dix derniers jours du ramadan. Un rituel
relativement marginal il y a encore quelques années, mais devenu de plus en
plus populaire dans une Egypte en plein renouveau islamique. Cette année
pourtant, Hanane devra peut-être rester chez elle. Le ministère
égyptien des Affaires religieuses a en effet annoncé une série de mesures
destinées à réguler le culte dans les mosquées. Selon le journal Al-Ahram,
qui publie la liste de ces nouvelles règles, seules quelques mosquées seront
autorisées à accueillir les fidèles pour cette retraite, à condition que les
identités des pratiquants soient communiquées aux autorités. De même, le
ministère vient de limiter le nombre de mosquées autorisées à pratiquer les
tarawih, les prières nocturnes du ramadan, au cours desquelles est lue
l’intégralité du Coran. Des prières non obligatoires, mais dont la
fréquentation croissante marque de façon significative le bond que connaît la
pratique religieuse en Egypte depuis plus de dix ans. Ces nouvelles
mesures, assorties de l’interdiction de collecter des fonds dans les
mosquées, ont provoqué la colère des milieux islamistes, qui dénoncent par
ailleurs l’infiltration des lieux de cultes par les services de sécurité.
Destinées ouvertement à contrer l’influence islamiste, ces décisions
interviennent alors que l’Etat poursuit son bras de fer avec la confrérie
interdite mais tolérée des Frères musulmans. Plusieurs de ses
dirigeants sont en effet emprisonnés, et les rafles se poursuivent parmi les
militants : 31 étudiants ont ainsi été arrêtés la semaine dernière. La
confrérie a également dû, cette année encore, renoncer à organiser son
traditionnel iftar (repas du soir de rupture du jeûne), à la suite du
désistement de toutes les structures susceptibles d’accueillir ce grand
dîner, auquel sont d’ordinaire conviés diplomates, journalistes, chercheurs,
membres de la société civile ou politiciens. Par Claude Guibal |
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Dr. Cheick Modibo Diarra parle dans
une interview qu’il nous a accordée en marge de l’octroi de 50 ordinateurs au
lycée Technique le 19 septembre 2008, de l’excellence à l’école, de ses
ambitions politiques et de son frère aîné, le Vérificateur général… Les Echos : Vous venez d’offrir
des ordinateurs au lycée Technique. Est-ce à dire que vous allez vraiment
vous investir pour l’excellence à l’école ? Cheick Modibo
Diarra : Je me suis toujours investi pour l’excellence à l’école mais de
façon régionale. Cela fait dix ans que je rassemble tous les ans les meilleures
filles dans le domaine scientifique de 14 pays de la sous-région. L’an
prochain, je vais atteindre le chiffre magique de 500 jeunes filles que
j’aurais formées à travers mes camps et qui iront étudier de par le monde. Je
vais les rassembler pour les mettre en réseau. J’ai toujours
demandé au ministère de l’Education d’initier un Camp d’excellence national.
Au Mali, nous avons un Camp national parce que l’idée a commencé à Bamako qui
a abrité le premier camp. L’année d’après nous sommes allés au Sénégal. Nous
nous investissons mais dans un champ plus large parce que je suis convaincu
du fait qu’un pays africain à lui seul ne peut pas s’en sortir. C’est le
genre de problématique où nous ne pouvons pas être une petite île dans un
océan de misère. Chaque fois que nous trouvons une solution, nous nous devons
de la partager avec nos voisins. C’est dans ce sens que je me suis investi. Les Echos : Qu’est-ce que vous
pensez du Forum sur l’éducation que notre pays s’apprête à organiser à la fin
du mois prochain ? C. M. D.
: Je pense que c’est une très heureuse initiative. Je demande à tous
mes concitoyens quelle que soit leur confession religieuse, quels que soient
leur sensibilité politique, leur âge, leur métier, leur niveau
d’éducation ; que tout le monde s’implique pour faire du forum un grand
succès. Et ce ne sera un grand succès que lorsqu’il sera le premier et le
dernier forum sur l’éducation. Il faut que la
solution soit trouvée de façon pérenne afin que les enfants retournent à
l’école et que l’école malienne redevienne ce qu’elle était. Je me rappelle
quand nous étions dans ces écoles dans les années 1970 et même après notre
départ pour la France, nous étions les premiers de nos promotions. On se pose
la question comment cette école a pu partir de ce niveau pour arriver au
niveau où elle est aujourd’hui. Les Echos : Des étudiants
maliens ont des problèmes d’accès aux bourses étrangères. Vous en tant que
responsable de fondation que comptez-vous faire pour améliorer cette
situation ? C. M. D. :
Le Malien ayant des difficultés à accéder aux bourses étrangères est un
mythe. L’excellence a accès à des bourses partout et à tout moment. Si
quelqu’un n’a pas accès à une bourse c’est parce que la personne probablement
n’a pas le niveau requis pour avoir accès à cette bourse. Ce ne sont pas les
Maliens seulement qui ont cette difficulté, il y a bien d’autres pays parce
que leur système d’éducation n’a pas de niveau. Personne ne
veut dépenser des ressources pour des gens qui n’en ont pas le niveau. Il
faut que les gens se ressaisissent et qu’ils travaillent. Le monde entier est
à la recherche de l’excellence. J’étais dans mon champ ici à Ségou depuis 2
ans, mais qu’est-ce qui a fait que j’ai eu un appel de Bill Gate pour faire
de moi le président de Microsoft-Afrique. Quand vous êtes bon dans ce que
vous faites ce sont des gens qui viennent vous chercher pour vous donner des
bourses et du travail. Il faut être bon dans ce qu’on fait mais il ne s’agit
pas d’être juste un moyen. Les Echos : Vous n’aidez que les
filles dans le domaine des sciences, n’est-ce pas là une
discrimination ? C. M. D.
: Pas du tout. J’ai commencé ce travail avec l’aide de la BCEAO. Aucun
Etat n’y participe. Lorsqu’on a des ressources limitées, on essaye de
maximiser l’impact de ses ressources. Selon les statistiques, lorsqu’une
femme a 5 enfants et que cette femme a un niveau maîtrise par exemple, 80 %
de ses enfants, c'est-à-dire 4 sur 5 vont atteindre le même niveau
d’éducation. Et l’on a regardé les statistiques, il n’y avait aucune corrélation
entre le niveau d’éducation des enfants et celui du père. Mais il y a une
corrélation très forte entre le niveau de l’éducation des enfants et de la
mère. Puisque je n’ai pas beaucoup de ressources, je me suis dit qu’il faut
commencer avec les filles. Le jour où j’aurais des ressources suffisantes à
ce moment-là j’impliquerai les garçons. Les Echos : Avez-vous des ambitions
politiques ? C. M. D.
: J’ai toujours fait de la politique. Au sens étymologique du mot,
politique veut dire résoudre les problèmes de la cité. Elle ne signifie pas
aller faire des discours, courir de gauche à droite. Je pense que j’ai
toujours participé à la résolution des problèmes de la cité et continuerai à
résoudre autant de problèmes que je pourrais. Maintenant, si
vous voulez parler de la politique politicienne pourquoi pas ? J’ai plus
de 35 ans, je peux participer à toutes les élections. Donc, rien ne
m’interdit de briguer la magistrature suprême de mon pays. Je ne vois pas
d’ailleurs pourquoi vous me posez la question, est-ce que quelqu’un vous a
dit qu’il avait l’intention de voter pour moi. Les Echos : Aidez-vous votre
frère le Vérificateur général ? C. M. D.
: Mon frère aîné Sidi Sosso a 6 ans de plus que moi. Quand j’étais à
l’école, c’est lui qui contrôlait mes devoirs, me donnait des corrections
lorsque j’en avais besoin et félicitait lorsqu’il le fallait. Je n’ai pas de
conseils à lui donner. C’est quelqu’un de très honnête, transparent et qui
aime beaucoup son pays. Je suis sûr qu’il ne ménagera aucun effort pour mener
à bien son travail. D’ailleurs,
toute sa vie, tout ce qu’on lui a confié il l’a mené à bien et je suis sûr
qu’il va continuer sur cette voie. Pour nous autres jeunes frères de la
famille, c’est lui l’exemple que nous suivons. Si vous voyez la ténacité avec
laquelle nous travaillons c’est simplement parce que nous nous inspirons de
lui. Propos recueillis par Mohamed Daou |
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Un an tout juste. Un an, en effet, depuis qu'au lendemain des
élections législatives du 7 septembre 2007, M. Abbas El Fassi a été chargé
par Sa Majesté le Roi de constituer et de diriger le gouvernement de
coalition. Nous célébrons ce mois-ci un an d'exercice, au cours duquel s'est
opérée une métamorphose, celle d'un secrétaire général du Parti de l'Istiqlal
en Premier ministre, ensuite en citoyen ordinaire qui, le métier et ses
pesanteurs exigent, s'est apprêté aux critiques, voire aux campagnes de
dénigrement. Mais, au-delà de la personnalité même du chef de gouvernement,
l'année qui vient de s'écouler s'est distinguée aussi par une sorte de
travers, devenu un trait dominant da la politique au Maroc, consistant à
rendre le pays prisonnier de la prochaine échéance électorale, de la
nomination de walis et de gouverneurs, etc. C'est encore le cas de nos jours. |
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Maurice.
Arvin Boolell, nouveau ministre des Affaires étrangères : «Je ne partage pas
les craintes du leader de l’opposition sur les APE» |
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Le maroquin des Affaires étrangères
est à nouveau occupé. Arvin Boolell doit s’attaquer à une pile de dossiers
complexes. Tour d’horizon des principaux d’entre eux. |
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Après Maaouya
et Lemgheity 2005, Sidi et El Ghallaouiya 2007, Aziz a eu droit, lui aussi, à
son Tourine 2008. Au cours de ses trois attaques, qui ont fait trente morts,
un même scénario : une unité de l’armée se fait attaquer par un commando
surarmé, composé d’illuminés aguerris, prêts à en découdre. Et, chaque fois,
le bilan est lourd. Et, chaque fois, on s’est fait surprendre. C’est à croire
que l’ennemi est invisible ou que nos chefs militaires n’ont d’autre
stratégie que celle du ventre (mou?). Sinon comment expliquer qu’une unité de
l’armée reçoive l’ordre de faire mouvement, la nuit, dans un terrain
particulièrement dangereux, infesté de trafiquants, de terroristes et de
bandits de grands chemins? Quel est le chef qui a donné cet ordre débile? |
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La mission du
Fonds monétaire international (Fmi) est terminée sur un constat amer. Dans un
communiqué sanctionnant la fin de cette mission d’évaluation de la situation
budgétaire du Sénégal, l’équipe dirigée par M. Johannes Mueller déclare avoir
constaté une incompatibilité entre les impayés, dépenses extrabudgétaires et
les disponibilités de financement et l’environnement macroéconomique du pays.
Ceci après avoir fait un constat sur les dérapages budgétaires. ‘La mission a
évalué les dérapages budgétaires sérieux qui ont été mis à jour au début du
mois d'août 2008. Ceux-ci consistent en un stock important d'impayés
accumulés depuis quelques années vis-à-vis du secteur privé et entrant dans
le cadre budgétaire normal, ainsi que des dépenses extrabudgétaires encourues
dans le passé’, souligne le communiqué. ‘L'ensemble de ces impayés et
dépenses extrabudgétaires n'étaient pas compatibles avec les disponibilités
de financement et l'environnement macroéconomique du Sénégal. Alors que
l'évaluation complète du stock des impayés est en cours, son ampleur et son
manque de cohérence avec le cadre budgétaire requièrent des actions
décisives’, ajoute la même source. Cependant, la
mission accueille favorablement les plans des autorités qui sont destinés à
mettre en œuvre dans un avenir proche diverses mesures correctives. De plus,
la mission déclare avoir identifié, de concert avec les autorités, des
mesures potentielles qui permettraient de renforcer le cadre budgétaire et la
gestion du budget. D’après la même source, ces mesures de renforcement feront
prochainement l'objet de discussions complémentaires afin de les incorporer
dans le programme économique des autorités lors de la prochaine mission. La mission
voudrait par ailleurs remercier les autorités sénégalaises pour leur esprit
d'ouverture et leur bonne coopération. Aussi, les services du Fonds
marquent-ils leur disponibilité à poursuivre cette coopération étroite dans
les semaines qui viennent, y compris au cours des assemblées annuelles de
Washington au début du mois d'octobre, et lors de la mission portant seconde
revue au titre de l'Instrument de soutien à la politique économique (Ispe)
qui aura lieu, comme prévu, à la fin du mois d'octobre. Une mission du
Fonds monétaire international (FMI), dirigée par M. Johannes Mueller, a
séjourné au Sénégal du 16 au 22 septembre 2008 pour évaluer les
développements budgétaires. La mission a rencontré M. Abdoulaye Diop,
ministre de l'Economie et des Finances, M. Sow, ministre du Budget, Mr. Sène,
Directeur national de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest
(Bceao), des hauts responsables de l'Etat et des représentants des
partenaires au développement du Sénégal. |
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Liban.
Le Hezbollah maître du jeu |
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Les principaux dirigeants politiques
ont entamé à Beyrouth un dialogue national dans un climat marqué surtout par
l’incertitude. La question des armes de la milice chiite paraissant
insoluble. Quelques jours
avant la réunion, les cadres membres de la majorité parlementaire avaient mis
en relief la nécessité de la présence de Nasrallah qui détient, lui, la clé
de toute décision. Mais le parti chiite ne s’est guère soucié de ces
exigences et ne s’est donné même pas la peine d’y répondre. Il a juste publié
un communiqué avant la séance annonçant que le Hezbollah serait représenté
par le député Mohamad Raad. Il est d’ailleurs certain que Nasrallah ne
participera pas à des réunions publiques dans un proche avenir. Il est soumis
à un système de sécurité très sévère, tout le monde sait qu’il constitue la
cible principale que poursuit le Mossad. Ses mouvements font l’objet de
surveillance et de pourchasse. Depuis la fin de cette guerre qu’a menée
Israël contre le Liban il y a deux ans, les déplacements de cette figure
emblématique de la résistance sont quasiment nuls. Lorsqu’il s’adresse à la
population, c’est à travers un écran. Tout le monde prend en compte ces
exigences sécuritaires. Selon les
observateurs, la présence ou l’absence de Nasrallah ne changera rien à la
chose. La décision du Hezbollah ne sera pas prise suite aux discussions qui
auront lieu lors de cette table ronde. Elle est prise d’avance par les
cercles dirigeants du Hezbollah et ne saurait aucunement faire objet de
négociation ou débat, surtout lorsqu’il s’agit des armes du Hezbollah et
cette volonté inouïe de la majorité de débattre la stratégie de défense. Or, cette
stratégie est le mot d’ordre, le seul thème à débattre, mais sans toucher de
près ou de loin les armes du Hezbollah. La preuve en est que le général
Michel Aoun, chef du courant national libre, a dit après la séance
d’ouverture que le président de la République l’a chargé de préparer un plan
stratégique de défense. C’est dire que le président ne veut, en aucun cas,
entrer en confrontation avec le Hezbollah. Il tient à jouer un rôle
conciliateur sur la scène libanaise si troublée, tout en évitant de paraître
à l’image de l’ex-président Emile Lahoud qui était juge et partie dans le
différend politique. Ainsi, a-t-il perdu sa crédibilité de référence
présidentielle qui lui permet de réunir les forces et les partis autour d’une
seule table, sans qu’il y ait accrochage et participation du président en
tant que partie. Ce rôle conciliateur,
le Liban en a effectivement besoin. (…) Par Maher Meqled |
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Cambodge.
Le numéro d’équilibriste du Parti Sam Rainsy |
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Comment retourner sa veste tout en
gardant la face ? Après avoir assuré pendant plusieurs semaines qu’il
boycotterait la séance inaugurale, difficile d’expliquer la présence des
députés PSR dans l’hémicycle sans donner l’impression d’être allé à la soupe. |
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Le maire de Hanoi, Nguyên Thê Thao, a
une nouvelle fois averti le 22 septembre certains prêtres et chrétiens de la
paroisse de Thai Hà (Hanoi) pour avoir "enfreint la Loi foncière, la Loi
sur la construction et le décret-loi sur les religions, incité des chrétiens
à commettre des actes délictueux et divisé le bloc d'union nationale". |
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Devant les manifestations pacifiques
des catholiques, les autorités vietnamiennes semblent privilégier l'épreuve
de force
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A peine une difficulté est-elle
surmontée que la suivante se présente. La rupture du cartel, le congrès du
CD&V, puis la confection du budget 2009. Où en est-on ?
Entre deux tempêtes. La rupture officielle du cartel avec la N-VA laissera
des cicatrices profondes chez les démocrates chrétiens. La plupart des cadres
du parti et des élus se disent déçus de la tournure des événements. Certains
estiment que le divorce a été un peu trop vite décidé et consommé. Mais ils
savent aussi qu'exprimer publiquement des critiques à l'égard de l'actuelle
direction du parti, c'est enfoncer encore un peu plus le CD&V et
hypothéquer ses chances de reprendre des couleurs. Or, il en aura besoin dans
8 mois, aux élections régionales de juin 2009. Des missionnaires ont été
envoyés dans les sections du parti pour tenter de calmer le jeu avant
l'important congrès de samedi. Car maîtriser les "alimentaires" du
parti (cadres et élus) c'est encore faisable. Empêcher les militants de ruer
dans les brancards relève de la mission impossible. Le courage d'Yves Leterme. Et ce ne sont pas les commentaires
encourageants des francophones qui pourront apaiser les blessures du CD&V
: au contraire. Pourtant nombreux sont les ministres et présidents de partis
qui reconnaissent, pour une fois, une certaine dose de courage à Yves
Leterme. Cela n'a pas été simple, pour lui, de tuer le cartel, son
"bébé" comme il dit. Aujourd'hui, les commentateurs flamands ne lui
pardonnent pas d'avoir placé l'intérêt de la Belgique avant celui de la
Flandre. N'est-il pas devenu un peu plus Premier ministre ces jours-ci ? Sans
doute a-t-il pensé à toutes ces choses ce week-end, lorsque ses amis le
pressaient de démissionner, une solution qu'il a envisagée, a-t-il confié à
la VRT. Reste cette
difficulté inhérente à la nouvelle majorité : le gouvernement d'Yves Leterme
n'a plus de majorité en Flandre. Abracadabra, répond le Premier ministre.
D'abord, c'est la N-VA qui a pris la décision de quitter le navire. D'accord.
Ensuite, Yves Leterme espère pouvoir compter sur une majorité alternative
grâce au soutien des socialistes flamands pour mener à bien l'œuvre
fondamentale de ce gouvernement, à savoir la réforme de l'Etat. Dans
l'hypothèse, probable mais pas encore certaine, où il franchit l'étape du
congrès de son parti, le Premier ministre ne sera pas encore au bout de ses
peines. 5 à 6 milliards à trouver. Car d'autres travaux l'attendent
avant le 14 octobre, date à laquelle il devra présenter la déclaration de
politique fédérale du gouvernement. Le principal
élément de cette déclaration sera bien entendu le budget pour l'année 2009.
Les choses ne s'annoncent pas très bien. Il y aurait, selon les premières
estimations, entre 5 et 6 milliards d'euros d'économie à trouver pour
respecter l'objectif prévu, à savoir un surplus de 0,3 pc du Produit
intérieur brut. Ce chiffre est brut et comprend toutes les demandes nouvelles
des départements que le secrétaire d'Etat au Budget, Melchior Wathelet aura
tôt fait de raboter après un premier tour de piste et de vis. Mais la
mauvaise nouvelle, conséquence logique du ralentissement économique, c'est le
recul des recettes fiscales. Conséquences : il faudra trouver des moyens de
compenser, tant par des rentrées nouvelles que par des réductions de
dépenses. Or, la
déclaration devra aussi comprendre les moyens pour la liaison des allocations
au bien-être, pour le plan de relance socio- économique, pour l'accord
interprofessionnel et aussi pour toute une série de politiques nouvelles que
les ministres dévoileront à la mi-octobre. Sans oublier, même si cela n'aura
pas un grand impact budgétaire, le "paquet" asile-immigration. Si
un des points a été résolu (la fin de l'enfermement des enfants en centres
fermés), les autres nécessiteront des arbitrages entre l'aile gauche et
l'aile droite du gouvernement. Malgré tout,
Yves Leterme ne baisse pas les bras et veut inscrire l'action de son
gouvernement dans la durée : " Nous aurons, dit-il , encore besoin de 2
à 3 ans pour mettre en œuvre l'accord gouvernemental ." L'espoir fait
vivre... |
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Belgique-RD
Congo Bruxellois et Kinois à l'unisson |
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Les tensions diplomatiques
n'affectent pas les liens entre les deux capitales Mais si la
bouderie perdure au sommet des deux Etats, l'action se poursuit sur le
terrain. Et des contacts continuent de se nouer entre ce qu'on appelle chez
nous les « entités fédérées ». Ainsi de la récente visite de la ministre
bruxelloise Françoise Dupuis (PS), en charge de
l'enseignement et des relations internationales à la Commission communautaire française (Cocof),
reçue avec tous les égards par son homologue de la province de Kinshasa, Thérèse Olenga. Venue remettre
des bancs-pupitres, du matériel didactique et une station d'épuration dans
des écoles kinoises, Françoise Dupuis n'a pas
manqué de se démarquer du discours diplomatique fédéral : « Tout est relatif
quand on dit que les relations ne sont pas au beau fixe, s'est-elle plu à
répondre à la question d'un confrère congolais. Moi, j'ai constaté énormément
d'ouverture. Et c'est sans difficulté que j'expliquerai devant mon Parlement
ce que j'ai vu ici. En matière de gestion notamment : prenons les crédits
leviers que nous octroyons pour la réhabilitation des écoles. Eh bien, ça
bouge plus vite que dans mes écoles à Bruxelles. Les bancs sont là, les murs
ont été refaits. L'opération me paraît tout à fait crédible. » Prenant le
contre-pied des anathèmes jetés sur la gouvernance congolaise par Karel De
Gucht, la ministre francophone s'en réfère à son expérience de terrain : « Je
n'ai pas l'impression qu'on a voulu me cacher des choses, bien au contraire,
on m'a montré la réalité de la situation. » Au nom de la
Cocof, Françoise Dupuis a d'ailleurs annoncé
que les échanges entre les deux capitales allaient être poursuivis et
amplifiés. Et elle a d'ores et déjà lancé une invitation officielle à son
homologue kinoise Thérèse Olenga. Pour
conclure : « Notre coopération est la plus basique qui soit. Je n'attends
rien en retour. » Par Francis Dubois |
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L''économie
française s'enfonce dans la crise, mais le président de la République ne se
porte pas trop mal. Tel est, brutalement résumé, le paradoxe de cette
rentrée. Objectivement, tout se ligue pour transformer la première moitié du
quinquennat de Nicolas Sarkozy en une catastrophe économique et politique.
Les multiples soubresauts de la crise des subprimes, née aux Etats Unis
durant l'été 2007 et minimisée à l'époque par le gouvernement, font peser une
incertitude majeure sur la croissance. Fort ralentissement ou récession,
l'alternative qui s'offre pour 2009 n'est guère réjouissante et personne ne
semble en mesure de contrôler la situation. Le chômage
repart à la hausse. Les déficits publics résistent à toutes les intentions
vertueuses. Le déséquilibre du commerce extérieur - près de 50 milliards
d'euros en cumulé sur les douze derniers mois - traduit une perte de
compétitivité inquiétante des produits français. Les unes après les autres,
les promesses de la campagne présidentielle - être "le président du
pouvoir d'achat", baisser de quatre points le taux des impôts et charges
qui pèsent sur les ménages et les entreprises - sont mises à mal par la
réalité des chiffres et le choc des décisions. La dernière
décision en date, celle consistant à créer une nouvelle taxe sur les revenus
du capital pour financer le revenu de solidarité active (RSA), a fait
beaucoup de bruit mais elle n'est que la partie émergée de l'iceberg. Ces
derniers mois, les taxes ont tendance à se multiplier pour colmater les trous
du budget et ceux de la Sécurité sociale. Malgré tout, le président de la République
résiste. Au sens où il n'enregistre pas de nouvelle dégringolade dans les
sondages. Dans la plupart
des sondages, M. Sarkozy continue de stagner dans les basses eaux où il
s'était lui-même précipité en janvier. Mais, dans deux enquêtes récentes -
LH2-NouvelObs.com, le 8 septembre, et BVA-Orange l'Express, le 18 septembre
-, sa cote fait un bond respectivement de onze et douze points, comme si
l'activisme qu'il déploie sur la scène internationale et européenne
compensait en partie les désillusions de la scène intérieure. Plus
fondamentalement, nulle personnalité de droite ni de gauche ne parvient à
construire un discours d'opposant suffisamment structuré pour que l'hégémonie
présidentielle soit un tant soit peu ébranlée. Certes, le
débat existe chez les économistes comme chez les politiques. En témoigne, par
exemple, le livre à charge de Jean Peyrelevade, Sarkozy : l'erreur historique
(Plon, 200 p., 18 €). L'ancien président du Crédit lyonnais, devenu proche de
François Bayrou, accuse le président de la République d'incarner une
"fausse rupture" et de reproduire "l'erreur" économique
commise par ses prédécesseurs : privilégier la demande plutôt que soigner
l'offre. La gauche,
elle, concentre le tir sur le "paquet fiscal" de l'été 2007 qui,
accuse-t-elle, a privé l'Etat de 13 milliards d'euros de précieuses recettes,
sans provoquer le choc de confiance attendu. C'est "la faute
originelle" du sarkozysme, commentent les socialistes. Mais tous ces
débats n'ont pas l'intensité du procès qui avait été fait à François
Mitterrand en 1983, lors du dramatique tournant de la rigueur. Ils ne
ressemblent pas non plus au vent de fronde qu'avait essuyé Jacques Chirac en
octobre 1995 lorsque, à peine élu, il avait dû augmenter les impôts, à
rebours de ses promesses de campagne, pour combler les déficits hérités du
gouvernement Balladur. GAGNER DU TEMPS M. Sarkozy en
profite autant qu'il le peut pour gagner du temps. Il s'interdit de prononcer
le mot "rigueur", qui avait été fatal à ses prédécesseurs. Il
amadoue ses partenaires européens en poursuivant les réformes structurelles
qui finiront bien, assure-t-il, par stimuler la croissance et remettre en
ordre les comptes publics. Et il désarçonne ses opposants en restant
idéologiquement insaisissable : un coup à droite avec le démantèlement des 35
heures, un coup à gauche avec la création du RSA. "Entre le capitalisme
sans foi ni loi et le dirigisme socialiste, il existe un large champ que nous
investissons sans complexe", a lancé François Fillon, le 7 septembre, lors
de l'université d'été de l'UMP. On ne peut mieux résumer le pragmatisme
présidentiel. Conçue pour
traverser une zone de turbulences courte, cette agilité présidentielle
commence néanmoins à montrer ses limites. Peu à peu, les atouts qui avaient
fait la force du candidat Sarkozy s'amenuisent. La cohérence d'abord. De ses
discours de campagne, il ne reste plus aujourd'hui qu'un seul message clair :
la réhabilitation de la valeur travail, encore récemment illustrée par la
création du RSA. Mais que vaudra l'intention si le chômage, comme le
craignent les experts, recommence à augmenter ? Le volontarisme ensuite. M.
Sarkozy continue d'en faire son leitmotiv, persuadé qu'après avoir douté de
la droite comme de la gauche, les Français lui tiennent gré d'essayer de
résoudre leurs problèmes avec pragmatisme. M. Sarkozy veut
mettre autant d'énergie à résoudre la crise financière mondiale qu'à régler
le conflit géorgien. Mais que peut-il réellement ? Plus les résultats
tardent, plus le doute s'installe, plus les désillusions sont fortes.
L'autorité, enfin : certes nul ne conteste à l'UMP la prééminence
présidentielle mais à force de prendre à revers la majorité pour mieux
déstabiliser la gauche, le président de la République court le risque de
devoir gérer une contestation récurrente. Financement du RSA, fiscalité
écologique, la multiplication des tensions avec les élus de la majorité
montre que, depuis l'été, le cap a été perdu et qu'une explication s'impose.
Elle s'annonce d'autant plus difficile que Nicolas Sarkozy ne peut plus
biaiser avec la crise économique. Il est désormais en plein dedans. |
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A Paris, Alain Joyandet est d'abord
perçu comme un proche de Nicolas Sarkozy.
C'est à sa fidélité qu'il doit sa nomination au gouvernement. Et ses amis
sont ceux du chef de l'Etat. En cette fin
d'après-midi de juin, Alain Joyandet a rendez-vous avec Claude Guéant. Le lendemain, il tiendra,
trois mois après sa nomination, sa première conférence de presse en tant que secrétaire d'Etat à la
Coopération et à la Francophonie.
Avec le secrétaire général de l'Elysée,
il fait donc le point sur tous ses dossiers et cale ses « éléments de langage
». Déjà, à la mi-avril, le premier collaborateur du chef de l'Etat l'avait accompagné pour son premier
déplacement africain. C'était à Libreville, chez le président Omar Bongo, principal responsable de la chute
de Jean-Marie Bockel. Le prédécesseur du
maire de Vesoul à la Coopération avait fortement déplu au leader gabonais en
déclarant « vouloir signer l'acte de décès de la Françafrique ». Ce dernier
s'en était ouvertement plaint aux autorités françaises... Il y a peu de
risque qu'Alain Joyandet cause de pareils soucis à l'Elysée. Dans le système sarkozyste, il est
réputé pour être un homme de confiance. Depuis 1993, où il est un espoir du
RPR, le Franc-Comtois n'a cessé d'être un soutien
de Nicolas Sarkozy. A Vesoul, il l'a fait
venir régulièrement : il l'invite encore à l'hiver dernier, alors que nombre
de candidats aux élections municipales ne veulent pas s'afficher, durant leur
campagne, au côté d'un chef de l'Etat
devenu soudainement très impopulaire. A l'Assemblée, il a été l'un de ses
soldats : avec Nadine Morano ou Yves Jégo, il a notamment mené le combat
contre Dominique de Villepin. A l'UMP,
il l'a servi un temps à la place stratégique de secrétaire national chargé
des fédérations : un poste qui devrait aujourd'hui l'aider pour s'imposer
comme candidat de la majorité aux régionales de mars 2010 en Franche-Comté,
face à un autre candidat à la candidature, Jean-François Humbert, qui occupa
le poste avant 2004. Enfin, avec le président de la République, il a une
passion en commun : le vélo. A Paris, Alain
Joyandet est, sans surprise, également proche de certains lieutenants de la Sarkozie.
Le 16 juillet, il participait encore au petit déjeuner qu'organise
régulièrement Brice Hortefeux, avec une douzaine de ministres et de
parlementaires amis. Il a aussi noué des liens avec les deux Xavier du
gouvernement : Xavier Darcos, qui a occupé la « Coopé » de 2004 à 2005, et
Xavier Bertrand. Le no 37 de l'équipe Fillon a d'ailleurs invité à dîner à
son domicile personnel le secrétaire général adjoint de l'UMP lors de sa venue à Vesoul, le 13 juin.
Autre amitié revendiquée par l'élu de Haute-Saône : celle de Josselin de
Rohan. Son premier mandat national a été, en 1995, celui de sénateur. C'est
ce chiraquien, alors président du groupe RPR du palais du Luxembourg, qui
l'avait accueilli. Encadré(s) : Double réseau |
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Haute-Vienne. Du 23 septembre au 5
octobre, les Francophonies en Limousin fêtent leurs vingt-cinq ans, touchées
de plein fouet par les aléas financiers qui mutilent le spectacle vivant. « Vingt-cinq
ans après sa naissance, le festival est resté fidèle à l'idée d'une
francophonie toujours plurielle et toujours ouverte au dialogue Nord-Sud », commente Marie-Agnès Sevestre, directrice artistique
des Francophonies en Limousin, avant d'ajouter : « Mais aujourd'hui, je ne
peux cacher que cette 25e édition n'est pas sans nuages, comme je ne peux
taire les menaces et les doutes qui planent sur notre avenir. Car aurons-nous
demain les moyens de poursuivre cette belle aventure ? » En cause ? Le ministère des Affaires étrangères - quatrième
contributeur des Francos après celui de
la Culture, la région et la ville - participe au financement du festival
depuis 1986, à hauteur de 135 mille euros. « Mais le 11 juin dernier, et sans
alerte préalable, le service des affaires francophones nous a gentiment
annoncé par courrier que ce budget serait amputé de 35 000 euros, soit 26 %
de sa subvention et 7 % du budget du festival. Et ce, sans autre explication
que « on n'a plus d'argent », poursuit la directrice. Après quoi, les
Affaires étrangères ont également annoncé que leur rôle étant d'aider la
création à l'étranger, elles ne soutiendraient plus les festivals
francophones en France ! Ce qui signifie que pour l'an prochain, nous perdons
encore 100 000 euros de subvention ! Alors nous nous demandons bien comment
nous financerons l'édition 2009. Car 26e édition il y aura ! » Pour l'heure,
le ministère de la Culture a compensé le
manque, permettant au 25e anniversaire des Francos
d'avoir lieu dans les meilleures conditions possibles. Sous le signe d'Aimé
Césaire à qui cette édition 2008 rend hommage, le festival célèbre donc la
création de la langue française en s'appropriant le monde par l'imaginaire.
Placé sous les auspices du Québec à l'occasion des quatre cents ans de la
découverte de la ville canadienne, il accueille en effet Denis Marleau et Thierry Bedard, auteurs
québécois qui reflètent la création contemporaine francophone. À leurs côtés,
une kyrielle d'artistes de talent, venus de Kinshasa, de Belgique, de Syrie,
de Tunisie ou encore d'Algérie, avec ce même désir commun d'échanger des
opinions sur la création universelle, et de les partager avec le public, « à
l'écoute d'un monde où notre culture et notre langue plongent leurs racines
», ajoute Marie-Agnès Sevestre, avant de conclure
: « Vitrine francophone en France et à l'étranger, ce festival participe
amplement à l'émergence et à la diffusion de nouveaux artistes et de
nouvelles écritures, tout en s'ouvrant à tous avec des spectacles grand
public ou plus avant-gardistes, accessibles à toutes les bourses. À ce propos
d'ailleurs, j'ai envie de dire aux gens de profiter de ce type de festival.
Car si l'on dit que la culture est chère, on verra ce que coûtera l'inculture
dans quelque temps, quand elle aura disparu, faute de soutiens financiers...
» Par
Eva Sala |
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Le chef conservateur sert une mise en
garde contre le vote stratégique |
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Les artistes québécois, qui font
beaucoup de bruit durant la présente campagne électorale, sont-ils en train
de nuire à Stephen Harper ? Il faut plutôt se
demander si ce n'est pas le contraire qui est en train de se passer. La ministre du
Patrimoine canadien, Josée Verner, a annoncé
des compressions dans quelques programmes de subventions destinés aux
artistes et à la formation de la relève. Une annonce mal ficelée, c'est vrai,
qu'elle aurait dû avoir l'aplomb de justifier comme du monde si effectivement
les coupes s'imposent. Une annonce qui a jeté un froid entre Québec et
Ottawa. Une affaire qui a braqué le milieu artistique et conduit à des
dérives navrantes comme cette dernière pub du NPD qui parle des
"conservatueurs" de la culture ou cette vidéo, mettant en vedette Michel Rivard, qui veut donner l'impression
que les conservateurs sont des épais qui ne comprennent rien au fait
français. Aussi
discutables puissent être les coupes budgétaires faites dans certains
programmes (et non pas dans tous les programmes destinés à la culture), n'en
reste pas moins que les artistes québécois sont tombés dans l'exagération la
plus primaire. Crier au derby de démolition de la culture québécoise, c'est
trop fort. S'insurger dramatiquement sur toutes les tribunes comme si les artistes
étaient des intouchables et que les fonds dont ils profitent ne peuvent être
réévalués sous quelque prétexte que ce soit, c'est pousser trop loin. Et
c'est bien connu, à force de crier au loup... Les
compressions faites vont toucher l'ensemble du milieu culturel canadien, pas
juste le Québec. Elles ne sont quand même pas un complot ourdi contre la
francophonie et le Québec. Restons calmes. Les artistes devraient avoir à la
mémoire qu'ils ne seront pas non plus l'enjeu principal de cette campagne. Les
Québécois aiment bien leurs vedettes, mais il suffit de tendre l'oreille pour
réaliser qu'il s'en trouve pas mal pour être convaincus que dans le lot des
artistes il y a des enfants gâtés qui ne se lèvent pas le matin pour aller au
boulot, même s'ils n'arrivent pas à vivre convenablement de leur art, et
d'autres qui se plaignent le ventre plein. Comme ceux qu'on pouvait voir en
vêtements griffés au gala des Gémeaux. Pas sûr que
l'électeur moyen, préoccupé par le prix de son plein d'essence ou le ralentissement
du carnet de commandes de son usine, est complètement scandalisé d'apprendre
que certaines tournées d'artistes en Europe seront privées jusqu'à nouvel
ordre du support fédéral. Pas sûr non plus qu'il est préoccupé, par exemple,
par les coupes de budget à l'Institut national du film et du son, un
organisme privé subventionné, alors qu'il y a déjà des établissements publics
en milieu collégial et universitaire qui sont impliqués dans la formation de
la relève en théâtre, en télévision et en cinéma. Y a-t-il dédoublement des
efforts et des subventions ? On ne sait pas trop. La ministre est muette et
les artistes sont tellement crinqués contre les conservateurs que leur
message perd toute crédibilité. Ça commence à sentir pas mal plus fort le
combat idéologique et politique que la critique. Surtout qu'un Gilles Vigneault ne s'est pas gêné d'affirmer
que les Québécois qui vont voter conservateur trahissent leur propre culture,
sont naïfs, incultes et font preuve d'ignorance crasse. Nos artistes
ont beau s'époumoner contre le gouvernement Harper, pas sûr qu'ils vont
réellement faire une grosse différence le 14. Y-t-il au contraire un risque
que leur croisade tous azimuts contribue à ouvrir la boîte de Pandore et
qu'on se mette à questionner l'ensemble du soutien financier dont ils peuvent
profiter à différents titres et aux deux paliers de gouvernement? Il y en aura
pour se ranger derrière les artistes et d'autres, au contraire, qui vont
peut-être applaudir en se disant que les conservateurs n'ont pas eu peur de
sonner la fin de la récréation. |
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MONCTON - Près de 20 musiciens et
chanteurs monteront sur la scène du Théâtre Capitol,
à Moncton, le 13 octobre, afin de célébrer la Francophonie
mondiale dans un spectacle alliant la chanson, la poésie et l'humour. Animé par
l'humoriste Michel Mpambara, ce spectacle s'intitulant Passion Francophonie a
été créé par une équipe de l'Acadie, en marge du XIIe Sommet de la Francophonie à Québec. Le spectacle
sera présenté à Moncton et à Québec. L'auteur-compositeur-interprète Pascal Lejeune, la chanteuse et comédienne Mélanie LeBlanc et Isabelle Pelletier, du Nouveau-Brunswick,
sont de la distribution. Isabelle Pelletier
est une jeune chanteuse de 10 ans du Madawaska qui a l'âme de Piaf, a fait
savoir le producteur du spectacle, Marc Chouinard.
Elle joue Comme
l'explique celui-ci, un spectacle visant à donner une vitrine au
Nouveau-Brunswick. "C'est une
terrible de belle vitrine pour l'Acadie et le Nouveau-Brunswick, de montrer
qu'on peut monter des grands spectacles et travailler avec un groupe
d'artistes de partout et de les amener ici, à Moncton. C'est ici qu'ils vont
répéter", indique Marc Chouinard, qui en
est à son sixième projet avec les sommets de la Francophonie.
Les artistes
seront guidés par la poésie du poète sénégalais Léopold Sédar Senghor, père
fondateur de la Francophonie. M.
Chouinard précise que certains des poèmes de M. Senghor feront partie du
spectacle. Quelques poèmes seront récités, d'autres chantés. "Il y a
des artistes qui utilisent la poésie de Senghor dans leurs chansons ou qui
ont composé des chansons avec ses poèmes. Nous voulions souligner l'apport de
Senghor à la Francophonie et peut-être le faire
connaître un peu plus au Canada", poursuit-il. La direction
artistique du spectacle a été confiée à Jac Gautreau.
Mamadoo Konté coordonne l'événement et Cécile Dookingue assure la direction
musicale. Selon M. Chouinard, le spectacle offrira un métissage de mots et de
musique. "Nous
allons les faire travailler ensemble durant le spectacle. Ils vont
s'entremêler." Les artistes
proviennent de Madagascar, du Burkina Faso, de la Belgique, du Sénégal, du
Mali, de la France, d'Haïti, du Rwanda, du Vietnam, du Québec et du
Nouveau-Brunswick. Marc Chouinard promet
plusieurs petits moments magiques. Les artistes seront appelés à chanter
ensemble, notamment une pièce traditionnelle avec des guitares vietnamienne
et africaine. Les artistes
sur scène seront Minata Traoré, Charles Dubé, Souleymane Diamanka, Quynh Anh
Pham, Pascal Lejeune, Sarah Toussaint Léveillé,
Zal Idrissa Sissokho, Samian, Haïngo, Mélanie LeBlanc,
Isabelle Pelletier et Huu Bac Quach. Ils
seront accompagnés des musiciens acadiens Dominique Dupuis, Jac Gautreau, Denis Hachey, Christian Boulay
et de l'artiste haïtienne Cécile Dookingue. En bref...Le
spectacle Passion Francophonie sera présenté le 13 octobre, à 20 h, au Théâtre Capitol, et le 16 octobre, au Palais
Montcalm, à Québec. Ce spectacle est une présentation du gouvernement du
N.-B., en collaboration avec le gouvernement du Canada et l'Organisation internationale de la Francophonie.
Il s'agit d'une production du Théâtre Capitol,
de la Francoforce et du XIIe Sommet de la Francophonie,
à Québec. Par Mousseau, Sylvie |