Le Président de la ligue des droits de l'homme est arrêté

 

Bangui : 10.09.2008 – 09h45 - Décidément rien n’arrête le Général Président Dictateur Centrafricain. Ce matin de mercredi 10 septembre 2008 à 8 heures , il a fait arrêter Maître Goungaye Wanfiyo Président de la Ligue des Droits de l’Homme. Ce dernier est actuellement à la SERD (qui comme nous le savons est dirigé par le fils Bozizé). Nous avons essayé de joindre Maître Goungaye au téléphone, sans succès. La ligne est sur répondeur.

 

Merci de faire circuler le message. Nous mettrons des infos complémentaires sur le site www.seleka.org

 

Pr Fondation SELEKA

Christian DARLAN

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE des Patriotes Emergents

Source : www.appeldu29mars.org

Nous avons appris ce mercredi 10 septembre, l’arrestation et la détention de Me GOUNGAYE Wanifiyo Nganatouwa par la soldatesque de François BOZIZE.

Cette arrestation somme toute scandaleuse et inadmissible de Me Goungaye, démontre si besoin en était encore la ferme volonté de François Bozizé et les siens qui font feu de tout bois pour bâillonner,  sinon éliminer physiquement, tous ceux qui tentent par des verbes percutants et justes de résister à leur régime d’oppression qui fait tomber avec le poids d’un mur de briques sur le peuple centrafricain, la misère et la pauvreté.

A l’heure où l’ensemble des centrafricains réclament le retour de la paix et la stabilité, le régime Bozizé prouve à suffisance par cette arrestation arbitraire  qu’il n’entend pas faire des concessions et démontre qu’il est loin de céder aux exigences légitimes du peuple martyr de notre pays.

Me Goungaye, connu pour ses prises de positions courageuses contre le totalitarisme du régime Bozizé, la mal gouvernance érigée en model de région de la chose publique par ce dernier, et les nombreuses violations systématiques des droits élémentaires humains en Centrafrique, ne saurait être un bouc-émissaire ni une victime expiatoire des errements et autres tâtonnement du pouvoir en place.   Ainsi donc :

1-      Les Patriotes Emergents exigent la libération immédiate et sans condition de ce défenseur émérite des droits de l’homme dans notre pays ;

2-      ils en appellent à la vigilance  de tous les centrafricains et les amis de Centrafrique épris de justice et de paix de se mobiliser pour faire pression sur le régime despotique et totalitaire de François Bozizé afin d’obtenir la libération de ce combattant de la justice sociale ;

3-      enfin, Les Patriotes Emergents prennent l’opinion publique nationale et la communauté internationale à témoins et tiennent François Bozizé pour responsable des conséquences dramatiques et incalculables de ce qui pourrait advenir.

Fait à Nantes le 10 septembre 2008

Les Patriotes Emergents

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Cher (e) compatriote et ami (e)

 

Nous (Comite GARC) venons d'apprendre ce matin, 10 septembre 2008, l'arrestation et la détention de Me GOUNGAYE Wanfiyo Nganatouwa, par le régime du Général président BOZIZE.

 

Avocat au barreau de Centrafrique, Me GOUNGAYE qui assume la Présidence de la Ligue centrafricaine des droits de l'homme (LCDH) ainsi que de celle du Bureau de coordination des signataires du Manifeste pour un Dialogue politique véritablement inclusif en Centrafrique est connu pour ses prises de position courageuse contre les nombreuses atteintes graves aux droits fondamentaux humains en Centrafrique ainsi que l'autoritarisme et la mal gouvernance du régime du Général président BOZIZE.  

 

Cette arrestation scandaleuse de Me GOUNGAYE prouve à suffisance que le régime en place est aux abois et tente par tous moyens de bâillonner, au pire d'éliminer physiquement ceux qui refusent de se soumettre à ses désirs.

 

Merci de faire circuler cette information autour de vous.

 

 

Pr. Comite GARC

Sylvain DEMANGHO

10.09.2008 – 12h05

 

 

 

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Me Goungaye Wanfiyo sous les verrous à la SRI

Le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme (LCDH), Me Goungaye Wanfiyo a été arrêté ce mercredi par les éléments de la Section de Recherche et d’Investigation (SRI), à leurs têtes le fils Bozizé Papi, a-t-on appris de plusieurs sources crédibles à Bangui.

On ignore actuellement les raisons de cette arrestation. Toutefois, le commandant de la SRI, Papi Bozizé, que nous avons joint au téléphone depuis Bangui n’a pas souhaité s’exprimer.

L’un des initiateurs du Manifeste pour un dialogue véritablement inclusif en Centrafrique, Me Goungaye Wanfiyo est connu pour son combat en faveur du respect des droits humains et ses prises de positions contre les exactions des soldats de la garde présidentielle à la matraque légère et la gâchette facile.  Il ne fait donc aucun doute qu’il est devenu au fil du temps l’un des hommes à abattre à Bangui.

En procédant à son arrestation non seulement le régime de Bangui franchi un pas supplémentaire dans la répression et les violations des libertés individuelles, mais envoie un signal fort en direction de tous ceux qui seraient tenté de se mettre en  travers de son chemin.

Adrien Poussou

10.09.2008 – 11h45

 

 

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Résumé de la situation à 15H00

 

Me Goungaye a été entendu sur PV et le dossier a été transmis au procureur de la république. Rappelons que la veille, des instructions avaient été données afin de « pister » Me Goungaye et le « cueillir » dès que l’occasion se présenterait ; c’est ce qui s’s produit ce mercredi 10.09.2008 à 08 Heures.

 

Fondation Seleka

 

 

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Le président de la Ligue Centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH), Me Goungaye Wanifiyo a été arrêté mercredi matin par les éléments de la Section de Recherches et d'Investigations (SRI), dirigée par le Commandant Papy Bozizé, fils du général Bozizé, a t-on appris de plusieurs sources crédibles à Bangui.

« J'apprends du lieu de ma détention que j'aurais fait obstruction au cortège présidentiel. Ce qui est totalement faux. J'ai moi-même été surpris par le cortège et j'ai fait demi-tour », nous a indiqué Me Goungaye que nous avons réussi à joindre depuis sa cellule.

« Vous savez à cause des travaux [de voirie] dans la ville de Bangui, nous sommes obligés d'emprunter les sens interdits. Je sortais de mon cabinet et quand j'ai vu le cortège arrivé, j'ai automatiquement fais marche-arrière. Deux policiers municipaux qui suivaient la scène sont venus vers moi puis j'ai vu arriver à mon hauteur deux individus l'un en tenue militaire et l'autre en civile qui ont demandé la clef de la voiture. J'ai refusé et il y a eu un attroupement et m'ont par la suite conduit à la présidence avant de m'amener à la SRI où je me trouve en ce moment. J'ai été entendu sur procès verbal et l'OPJ doit en informer le procureur », a-t-il poursuivi.

Toutefois, le commandant de la SRI, Papy Bozizé, que nous avons joint au téléphone depuis Bangui n'a pas souhaité s'exprimer.

Selon nos informations l'ordre d'arrêter Goungaye serait venu du président centrafricain lui-même. Son fils aurait affirmé que « c'est papa (Bozizé) qui m'a demandé de procéder à son arrestation. C'est depuis hier matin que nous le suivons », a-t-il déclaré à l'un de ses proches.

L'un des initiateurs du Manifeste pour un dialogue véritablement inclusif en Centrafrique, Me Goungaye Wanifiyo est connu pour son combat en faveur du respect des droits humains et ses prises de positions contre les exactions des soldats de la garde présidentielle à la matraque légère et la gâchette facile. Il ne fait donc aucun doute qu'il est devenu au fil du temps l'un des hommes à abattre à Bangui.

En procédant à son arrestation non seulement le régime de Bangui franchi un pas supplémentaire dans la répression et les violations des libertés individuelles, mais envoie un signal fort en direction de tous ceux qui seraient tenté de se mettre au travers de son chemin.

 

Mercredi 10 Septembre 2008 – 15H30

Adrien Poussou

 

 

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Maître Goungaye Wanfiyo

Président de la Ligue centrafricaine des droits de l'homme

Interpellation du président de la Ligue des droits de l'homme

par  RFI

Article publié le 10/09/2008 Dernière mise à jour le 11/09/2008 à 06:01 TU

Maître Goungaye Wanfiyo, président de la Ligue centrafricaine des droits de l'homme (LCDH).(Photo : Centrafrique-Presse)

Maître Goungaye Wanfiyo, président de la Ligue centrafricaine des droits de l'homme (LCDH).
(Photo : Centrafrique-Presse)

Maître Goungaye Wanfiyo, le président de la Ligue centrafricaine des droits de l'homme a été relâché mercredi soir sans qu'aucune charge n'ait été retenue contre lui. Il avait été interpellé mercredi matin pour obstruction à un cortège officiel. Il a ensuite passé la journée à la gendarmerie nationale.

« J'ai été retenu à la SRI depuis ce matin jusqu'à l'heure où je vous parle.. »

CLIQUEZ ICI et écouter 01 min 08 sec interview

10/09/2008 par Cyril Bensimon

Les choses sont allées très vite. Selon un porte-parole de la gendarmerie, Maître Goungaye Wanfiyo a été entendu à la section recherches et investigations de la gendarmerie nationale. Le procès-verbal de son audition a été transmis au procureur de la République pour conduite à tenir.

Le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme a été arrêté par des éléments de la sécurité présidentielle, selon certaines sources, pour obstruction à un cortège officiel. Ce que contestent ses collègues présents au moment des faits.

Peu avant son arrestation, sa voiture a croisé un cortège officiel, mais ses collègues estiment qu’il n’y a eu aucun incident, parce que le cortège a continué tranquillement son chemin. C’est ensuite un groupe de militaires, étrangers au cortège qui est venu arrêter le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme.

Une chose est sûre, Maître Goungaye Wanfiyo était dans le collimateur du pouvoir depuis un certain temps, à cause de ses déclarations et prises de position tranchantes.

Par ailleurs, avec d'autres collègues défenseurs des droits de l’homme, ils avaient programmé ce mercredi à 13 heures, une réunion sur des projets de loi concernant l’amnistie en faveur des rébellions, avec des projets de nouveaux textes et le dialogue politique inclusif qui devrait  être convoqué par le gouvernement centrafricain.

 « Je suis dans la ligne de mire du pouvoir des années, ce n'est un secret pour personne. »

10/09/2008 par Cyril Bensimon

 

 

 

 

 

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Arrêté mercredi 10 septembre au matin par les éléments de la Section de Recherches et d'Investigations (SRI), placé sous le commandement de l'un des fils du général Bozizé, l'avocat Goungaye Wanifiyo, accusé au motif ridicule d'avoir "fait obstruction au cortège présidentiel "a finalement été libéré dans la soirée.

La forte et spontanée mobilisation de nos compatriotes contre l'arrestation arbitraire du président de la Ligue Centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH) a fait reculer le pouvoir de Bangui et constitue en cela une volonté indiscutable de la majorité de nos compatriotes de mettre fin à une pratique surannée . Elle démontre une fois de plus que notre pays est en train de vivre un tournant décisif de son histoire et que dorénavant le régime irresponsable de Bozizé ne pourra délibérément comme bon lui semble bafouer les droits fondamentaux.



Franck SARAGBA

http://franck-saragba.skyrock.com/

 

 

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Me GOUNGAYE Nganatouwa remis en liberté

 

Bangui, 10 sept 08 (C.A.P) - Le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme Me Goungaye Nganatouwa qui avait été interpellé tôt ce matin à Bangui et conduit à la section recherche et investigation (SRI police politique de Bozizé) a été libéré à 19 h 30 heure locale et a pu regagner son domicile. Selon Me Morouba, il a été « libéré sans condition et sans explication» après avoir été auditionné au sujet d’une bizarre histoire d’entrave au cortège présidentiel.

L’arrestation de Me Goungaye a suscité un grand émoi au sein des démocrates tant centrafricains qu’étrangers à travers le monde.  Ils se sont mobilisés comme un seul homme pour la condamner et exiger sa libération immédiate et sans condition. Sa libération est bien la preuve que cette mobilisation a payé face au ballon d’essai que constituait son arrestation. La dictature de Bozizé a reculé devant la forte pression des démocrates et hommes épris de paix. On ne peut que se réjouir et se féliciter que les démocrates aient pu marquer une telle victoire sur le tyran Bozizé.

 

 

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LES ORGANISATIONS DE PROMOTION ET DE DEFENSE DES DROITS DE L’HOMME CONDAMNENT FERMEMENT L’INTERPELLATION DU PRESIDENT DE LA LCDH PAR LA GARDE PRESIDENTIELLE ET SA SEQUESTRATION A LA SECTION DE RECHERCHES ET D’INVESTIGATIONS.

 

Le  mercredi 10 septembre 2008 à BANGUI, Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO, Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme qui sortait de son Cabinet, seul, à bord de son véhicule pour se rendre au Ministère des Finances, a emprunté la rue qui passe devant la pâtisserie Phénicia et qui débouche sur l’avenue de l’Indépendance en face de la Maison de la Presse.

 

Il voulait tourner sur sa droite en direction de la place de la République lorsqu’il a été surpris par  l’arrivée du cortège présidentiel. Il a stoppé net et a enclenché la marche arrière pour laisser passer le cortège sans  aucun incident.

 

Il voulait poursuivre sa route, lorsqu’il a été interpellé par deux agents de la Police Municipale.

 

A ce moment, deux éléments de la Garde Présidentielle surexcités dont l’un était en uniforme et l’autre en civil  mais qui n’étaient ni dans le cortège ni en service, ont traversé l’avenue de l’Indépendance pour se diriger vers lui  et lui  demander de partir avec eux vers une destination inconnue. Ils l’ont menacé, lui exigeant de leur remettre les clés de sa voiture, ce qu’il a refusé. Profitant  du tohu-bohu il a appelé Monsieur Léonard SONNY, son collaborateur au bureau.

 

Un véhicule de la Garde Présidentielle est arrivé sur les lieux avec plusieurs autres éléments de la Garde Présidentielle.

 

Après des tractations et à la demande des éléments de la Garde Présidentielle, c’est Monsieur Léonard SONNY qui a conduit le véhicule de Maître Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO dans lequel ont pris place trois d’entre eux.

 

A l’entrée du Palais de la Renaissance, un lieutenant qui sortait s’est mis à vociférer et à proférer des menaces disant que ce sont eux, c’est-à-dire les militaires « qui souffrent au front dans le nord tandis que les intellectuels pavanent et qu’on allait voir ce qu’il fera des droits de l’homme » ce, en présence de tous les Responsables des organisations centrafricaines des Droits de l’Homme qui, alertés, ont immédiatement rejoint le groupe.

 

Maître Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO a été conduit à la Section de Recherches et d’Investigations « SRI », où il a été maintenu jusqu’au soir, d’abord dans la cour et ensuite dans la geôle où il a apprêté ses affaires pour passer la nuit, après avoir été entendu par le Commandant de Brigade Adjoint sur procès-verbal qui a été communiqué au Procureur de la République pour instructions.

 

Il faut souligner que les faits se sont déroulés au grand jour devant de nombreux témoins dont aucun n’a été entendu .

 

Le Barreau informé, le Bâtonnier, Maître Symphorien BALEMBY avec de nombreux avocats ainsi que des responsables des organisations de promotion et de Défense des Droits de l’Homme à savoir Me MOROUBA, Me GBIEGBA, Me MAZANGUE, Me PANDA et Mr NGOUYOMBO, s’étaient rendus à la SRI pour constater cette arrestation.

 

Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO a été remis en liberté le soir du mercredi 10 septembre à 19 heures 47 mn par le Capitaine Papy Aimé  BOZIZE sur instructions du Procureur de la République, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui et sans aucune explication.

 

Le Gouvernement qui, devant les interpellations diverses a indiqué dans un premier temps que le Président de la LCDH aurait « obstrué » le passage du cortège présidentiel, a changé de version et se contredit par un communiqué mensonger et grossier du Ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique du 11 septembre 2008, dénaturant totalement les faits. En effet, le Ministre de  l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique prétend que Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO n’aurait pas été arrêté par la Garde présidentielle mais ce serait un chauffeur du PNUD et que le Président de la LCDH serait volontairement monté dans le véhicule du PNUD pour se constituer en défenseur du chauffeur.

 

Bien entendu,  l’institution onusienne a fait procéder à des vérifications et aucun de ses chauffeurs n’a eu un incident ce jour et, d’ailleurs,  le Ministre de l’Intérieur, le Général Raymond NDOUGOU, ne donne ni le nom du chauffeur ni le numéro d’immatriculation du véhicule du PNUD. Pour ceux qui connaissent un peu la procédure judiciaire, la constitution d’avocat ne se fait pas dans un véhicule mais par écrit adressé à une juridiction à la demande du client!

 

L’on ne peut que s’étonner que ce soit le Ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique  qui s’exprime en lieu et place des départements concernés.

 

Il n’est de secret pour personne que les militants des droits de l’homme sont assimilés par le pouvoir en place aux opposants,  en raison de leur dénonciation constantes des graves violations des Droits de l’Homme dans le pays, des violations de la Constitution, de la mal gouvernance.

 

Pour cela, ils ont fait l’objet à plusieurs reprises d’intimidations, d’injures, d’atteintes à leur liberté et de menaces de mort. L’arrestation de Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO, si elle était intervenue la nuit, on aurait craint pour sa vie.

 

En conséquence, les organisations de promotion et de défense des Droits de l’Homme :

 

- Condamnent fermement l’interpellation du Président de la LCDH et sa séquestration pendant près de 11 heures à la SRI ;

 

- Exigent de l’Etat centrafricain de se conformer à la résolution des Nations   Unies sur la protection des défenseurs des droits de l’Homme ;

 

-  Dénoncent énergiquement toutes les tentatives consistant à intimider ou à museler  les défenseurs des droits de l’homme ;

 

- Saluent la mobilisation générale et la solidarité indéfectible de tous les démocrates, de la Presse et des militants des Droits de l’Homme tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, ayant conduit à la libération de Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO.

 

- Invitent tous les démocrates et les personnes soucieuses du respect des Droits de l’Homme à rester mobilisés pour la défense des droits de l’homme en Centrafrique.

 

Fait à Bangui le 14 septembre  2008

 

Ont signé

 

ACAT-RCA, Bruno Hyacinthe GBIEGBA

 

AFJC,  Marie Blandine SONGUELEMA- YAKONDJI

 

LCDH, Nganatouwa GOUNGAYE Wanfiyo

 

MDDH, Adolphe NGOUYOMBO

 

OCDH, Mathias Barthélemy MOROUBA

 

RONGDH, Marie Edith DOUZIMA LAWSON