Résumé des réactions face à la mauvaise foi du gouvernement à propos de la Loi d’Amnistie.

Un à un les politico-militaires, les partis politiques et la société civile claque la porte et laissent Bozizé seul avec son fameux dialogue. Le 30 Juillet 2008, « Les PATRIOTES EMERGENTS » dénoncent l’imposture. Le 1er Août, c’est l’APRD qui a ouvert le bal de la rupture et suivent les autres politiques.

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE du 30 Juillet 2008

 

Source Internet : www.appeldu29mars.org

 
A l’issue de la mascarade électorale de 2005 et le passage en force de François Bozizé qui a réussi à rouler tout le monde dans la farine et à troquer son habit de chef rebelle et de putschiste patenté à celui d’un président démocratiquement élu, certains fils du pays ont choisi la lutte armée comme expression de résistance républicaine.
 
Cet état de belligérance entre le régime du généralissime Bozizé et les mouvements de résistance armée a déclenché une guerre larvée sur l’ensemble du territoire national, provoquant la mort des centaines de centrafricains et a contraint des dizaines de milliers d’autres à se réfugier dans les pays voisins, voire même au Darfour qui est en feu et à sang.
 
Cette situation plus que dramatique a donc sensibilisé l’ensemble de la classe politique nationale, la société civile et les leaders d’opinion, qui ont exigé la convocation par le pouvoir en place et la tenue d’un dialogue politique sans exclusif devant jeter les bases d’une démocratie véritable, ramener la paix et la stabilité au pays.
 
Opposé dans un premier temps à l’idée de ce dialogue politique sur le conseil des thuriféraires et autres faucons de son clan, François Bozizé a, sous la pression de la communauté internationale, fini par se résoudre à l’idée de ce dialogue. C’est ainsi que lors de son adresse à la nation pendant les festivités marquant le 46ème  anniversaire de la proclamation d’indépendance de notre pays, la République centrafricaine, il s’est déclaré favorable à la tenue d’un dialogue politique entre l’ensemble de la classe politique nationale.
 
Un peu plus de deux ans après cette annonce, l’on assiste à nombre de tergiversations, de louvoiements et de fourvoiements de Bozizé aidé par ses thuriféraires qui n’arrêtent pas de jouer les montres afin de faire traîner encore davantage les choses pour décourager ceux qui veulent le contraindre à partager le pouvoir à l’issue de ce dialogue politique.
 
Malgré l’engagement des mouvements de la résistance nationale qui ont décidé d’observer un cessez-le-feu en signant des accords de paix en cascade, François Bozizé et ses poisons politiques de la nébuleuse Convergence KNK, ne montrent pas un signe de bonne volonté.
Pour s’en convaincre, il suffit de parcourir les deux projets de loi portant amnistie des infractions liées aux évènements ayant provoqué le changement du 15 mars ainsi que des infractions d’atteinte à la sûreté de l’Etat et à la Défense nationale que le Gouvernement des opportunistes fieffés et des non moins Mo Wara Mo Tè Biani, a soumis à l’Assemblée Nationale monocolore et aphone pour son adoption dans les prochains jours. Manifestement, François Bozizé et son clan s’en fichent éperdument des multiples malheurs, de nombreuses souffrances et désolations du peuple centrafricain.
 
Cela démontre si besoin en était encore que François Bozizé et les siens tentent par des arguties dignes des manœuvres politiciennes les plus éculées et abjectes de rouler le peuple centrafricain dans la farine en profitant de la loi d’amnistie tant réclamée par les mouvements de résistance nationale ainsi que l’opposition démocratique comme préalable au dialogue politique inclusif pour s’absoudre d’abord et ses compagnons après, de crimes de guerre, crimes contre l’humanité, crimes économiques et les multiples et répétées violations de droits de l’homme dont ils sont responsables.
 
Alors, comment ne pas s’étonner et s’interroger sur cette désinvolture de François Bozizé sur des questions aussi importantes et hautement sensibles ? Comment ne pas dénoncer avec la rigueur qui s’impose, ces manœuvres dilatoires du prince Bozizé qui conduit notre pays à vau-l’eau ?
Ceux des centrafricains qui doutent encore de la nocivité du régime Bozizé pour notre beau pays, doivent se rendre à l’évidence à moins d’être ses complices.
 
Les Patriotes Emergents en appellent donc à la vigilance et le patriotisme de tous ceux qui croient encore à ce pays, de tout mettre en œuvre pour mettre hors d’état de nuire ce régime de terreur et de vandales politiques qui s’est allégrement installé sur la douce terre de nos pères.
Il est important d’opposer à ce régime d’oppression, force brute et violence, car c’est ce langage seulement que ses tenants connaissent.
 
Fait à Nantes le 30 juillet 2008.
 
 
Les Patriotes Emergents

 

Pour tout contact, merci de vous adresser à notre Coordonnateur

Mr HANGANA Degbaga Théophile

Patriotes.rca@gmail.com

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BANGUI, 04/08 (PANA) - La rébellion de l`Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) a claqué vendredi la porte du processus de paix, bloquant le dialogue national censé résoudre la grave crise que traverse la Centrafrique, en butte aux violences et à la pauvreté.

"L`APRD décide de suspendre sa participation au processus devant conduire à la tenue du dialogue politique inclusif et se retire purement et simplement des accords du 9 mai 2008 et du 21 juin 2008", a affirmé vendredi dans un communiqué parvenu à l`AFP, son président Jean-Jacques Demafouth, ancien ministre de la Défense.

L`Assemblée nationale centrafricaine, convoquée en session extraordinaire à compter de vendredi par le président François Bozizé, devait examiner à partir de samedi en commission les projets de loi portant amnistie en faveur des rébellions.

Mais, "L`APRD constate avec regret que le gouvernement a abusé de sa confiance et veut profiter des accords signés pour amnistier des faits dont lui seul a connaissance et qui n`ont jamais été exposés au public et dont le parquet n`a jamais été saisi", selon M. Demafouth.

Le président de l`APRD rappelle notamment que les crimes "relevant de la compétence de la Cour pénale internationale" (CPI) ne devaient pas faire l`objet de l`amnistie.


 

 

 

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Le FDPC d'Abdoulaye Miskine se retire des préparatifs du dialogue




COMMUNIQUE 10

 

            Le 02 février 2007, le FDPC signa l'accord de paix à Syrte en Libye avec le gouvernement. Depuis lors, le FDPC cessa toutes activités militaires et opta pour la PAIX ET RIEN QUE LA PAIX. C'est ainsi qu'il désigna monsieur Marcel BAGAZA comme son représentant au comité préparatoire du dialogue politique inclusif jusqu'à ce jour.

    Considérant la non application de l'accord de paix de Syrte,

    Considérant le projet de loi d'amnistie générale sur une période définie par le Gouvernement, lequel projet de loi montre à suffisance que le régime en place n'a pas la volonté réelle d'organiser le vrai dialogue politique inclusif ;

  En conséquence, le FDPC suspend sa PARTICIPATION DU DIALOGUE ET RETIRE PAR LA MEME OCCASION Monsieur Marcel BAGAZA DU COMITE PREPARATOIRE.

  Monsieur Marcel BAGAZA doit cesser ses activités du comité préparatoire dès diffusion du présent communiqué.

  Toutes les activités de Monsieur MARCEL BAGAZA au sein dudit comité n'engagent nullement le FDPC et il s'expose à des sanctions disciplinaires s’il les poursuit.

                                           Fait le,  3 août 2008

POUR LE PRESIDENT

LE PORTE PAROLE

ANDRE LE GAILLARD RINGUI

 

 

DECISION 0001

 

 

PORTANT RETRAIT DE MONSIEUR MARCEL BAGAZA DU COMITE PREPARATOIRE DU DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF

 

                                                     

                 VU L'ACCORD DE PAIX DE SYRTE SIGNE LE 02 FEVRIER 2007 ENTRE LE GOUVERNEMENT ET LE FRONT DEMOCRATIQUE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN,

 

                 VU LA NON APPLICATION DU DIT ACCORD DE PAIX DE SYRTE,

 

                 VU LE PROJET DE LOI D'AMNISTIE S'étendant sur une période définie par le gouvernement;

 

               LE FRONT DEMOCRATIQUE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN DECIDE DU RETRAIT PUR ET SIMPLE DE MONSIEUR MARCEL BAGAZA DU COMITE PREPARATOIRE DU DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF.

 

         LA PRESENTE DECISION PREND EFFET DES SA SIGNATURE ET PUBLIEE PARTOUT OU BESOIN SERA.

 

                                                        Fait à Tripoli le 02 aout 2008

 

POUR LE FDPC

 

 

LE PRESIDENT  ABDOULAYE MISKINE

 

 

 

 

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Projets de lois d'amnistie en Centrafrique (Réaction FIDH et LCDH)


 

Quand les victimes sont une nouvelle fois méprisées par le gouvernement centrafricain

 

Paris, Bangui, 31 juillet 2008 - Demain, vendredi 1er août 2008, l'assemblée nationale centrafricaine va examiner en séance extraordinaire les trois projets de lois d'amnistie présentés par le gouvernement centrafricain. La FIDH et son organisation membre en RCA, la Ligue centrafricaine des droits de l’Homme (LCDH) demandent aux députés d'exclure, conformément au droit international et au Statut de la Cour pénale internationale (CPI) toute amnistie pour les auteurs de crimes internationaux.

 

Ces projets visent à amnistier 1) les auteurs d'infractions liées aux évènements menant au coup d'Etat du général Bozizé; 2) les infractions commises par les éléments des forces armées centrafricaines en particulier la garde présidentielle depuis l'arrivée au pouvoir du général Bozizé le 15 mars 2003; 3) les infractions d'atteinte à la sûreté de l'Etat et à la défense nationale commises par les troupes rebelles depuis le 15 mars 2003.

 

Ces projets sont justifiés par le gouvernement centrafricain comme devant permettre la tenue du Dialogue politique inclusif dans le but de mettre fin aux années de conflits en République centrafricaine (RCA).

 

La FIDH qui a documenté depuis 2002 les graves violations des droits de l'Homme commises contre la population civile tant par les forces gouvernementales que par les troupes rebelles, notamment les viols massifs et systématiques, les exécutions sommaires, les traitements inhumains et dégradant et les actes de pillage, avait déjà stigmatisé l'absence de volonté de l'Etat centrafricain de poursuivre les auteurs de ces crimes[1][1]. C'est pourquoi la FIDH a contribué à l'ouverture de l'enquête par la CPI sur la situation en RCA pour faire en sorte que les victimes centrafricaines puissent être enfin entendues et obtenir réparation. Cette enquête ouverte en 2007 a mené au mandat d'arrêt délivré par la CPI contre le mercenaire congolais Jean-Pierre Bemba en mai 2008.

 

Considérant que la paix et la justice sont indissociables, la FIDH et la LCDH demandent aux députés centrafricains de se conformer aux dispositions du Statut de la CPI, ratifié par la RCA en 2001, qui rejette toute amnistie pour les auteurs de crimes internationaux. Nos organisations demandent au Bureau du Procureur de la CPI de poursuive son analyse sur les crimes commis en RCA depuis 2005 par les forces armées centrafricaines en particulier la garde présidentielle et les troupes rebelles, pour ouvrir une enquête sur cette situation spécifique. Le droit des victimes à la justice est un droit internationalement reconnu et garanti par les instruments internationaux et régionaux ratifiés par la RCA.     

 

 

 

 

 

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L’UFVN se retire du processus du dialogue inclusif en Centrafrique

 

APA-Bangui 2008-08-02 (Centrafrique) L’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN), regroupant les partis d’opposition démocratique, a décidé au cours de l’Assemblée Générale de suspendre sa participation du processus du dialogue politique "caporalisé de bout en bout".

Selon l’UFVN, les raisons de leur suspension sont entre autres le décret fixant la composition du Comité d’organisation pris en violation de principes du consensus et de la parité convenus pour l’ensemble des acteurs à ce dialogue.

L’opposition ajoute à ces griefs le projet de loi d’amnistie des auteurs de crimes politico-militaire, élaboré en violation de principes et qui contient des dispositions d’exclusion de certains acteurs, rendant "le dialogue exclusif".

Le Président François Bozizé s’est auto amnistié ainsi que ses compagnons impliqués dans le coup d’Etat de mars 2003, de tous les crimes graves et massifs commis sur l’étendue du territoire centrafricain, et dont les stigmates sont encore vives dans notre pays, ajoute l’UFVN.

Pour l’UFVN, avec le second projet d’amnistie, le président Bozizé envisage l’amnistie des éléments tristement célèbres de sa garde prétorienne qui "ont semé et sèment toujours la désolation depuis le 15 mars 2003 jusqu’à ce jours tant à Bangui que dans le Nord-Ouest du pays".

"Ils tuent, pillent et violent sans retenue, comme l’ont souligné les rapports de l’Union des Journalistes centrafricain (UJCA), International Crisis Group (ICG), Human Rights Watch et les systèmes des Nations-Unies", indique l’UFVN dans son propos.

La formation de l’opposition estime que le troisième projet exclut de fait les responsables politiques et les responsables des rébellions pour des actes commis avant le 15 mars 2003, demandant à l’Assemblée nationale de "rejeter ces projets de loi pour leurs esprits contraires aux intérêts supérieurs de la nation en péril".

Elle appelle la communauté internationale à obtenir du Président François Bozizé le retrait de ces projets de lois "scélérates" et la rédaction par tous les protagonistes de la crise de projets de loi d’amnistie consensuels.

L’UFVN regroupe les partis d’opposition comme le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (Mlpc), le Rassemblement démocratique Centrafricain (RDC) l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP), Association Londô, Association pour la Solidarité et la démocratie (ASD).

 

 

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UNION DES FORCES VIVES DE LA NATION (U.F.V.N)

POUR LE RENOUVEAU DEMOCRATIQUE

DECLARATION SUR LES TROIS PROJETS DE LOI D’AMNISTIE

 

Au sortir des élections de 2005, la quasi-totalité des Centrafricains croyait fermement avoir renoué avec 1a paix. Nous avions tous la conviction que notre pays venait enfin de tourner une page sombre de notre histoire commune. Nous avons tous, hélas, vite déchanté. En effet, tous les centrafricains ont vite compris que la période électorale ne fut qu'un intermède dont les promesses de paix et de développement sont assimilables à un mirage, puisque malheureusement, nous avons dû nous rendre à l'évidence que notre pays s'est davantage replongé dans une situation de précarité inédite sur tous les plans, précipitant ainsi tout le peuple dans une souffrance intenable et une insécurité inconnue jusqu'alors.

Ces troubles récurrents sous forme de rébellions armées chroniques qui tuent la République, procèdent invariablement et pour l'essentiel des deux mêmes causes, à savoir la FRUSTRATION pour fait « d'exclusion de l'autre» et la MAUVAISE GOUVERNANCE, le tout sur fond de tribalisme, de clanisme, de régionalisme, de népotisme, de clientélisme, idéologies chères aux « Demeures Politiques » en panne de projet de société rigoureusement inspiré par le terrain national et assorti d'un programme de gouvernement cohérent, intégrateur et juste.

C'est devant ce constat de désespoir généralisé que l'Union des Forces Vives de la Nation avait appel publiquement la tenue d'un dialogue politique inclusif. Pour nous, ce dialogue politique inclusif devrait réunir toutes les filles et tous les fils de ce pays, et notamment les responsables politico-militaires pou exorciser le mal centrafricain, afin que notre nation réconciliée ait l'opportunité de se consacrer désormais aux tâches susceptibles d'enclencher le développement de notre pays aux potentialités immenses.

L' l'Union des Forces Vives de la Nation avait en son temps salué les travaux du Comité Préparatoire dl cette importante assise. Elle attendait comme tous les Centrafricains la signature de l'Accord de Paix Global, la mise en place du Comité d'Organisation et les lois d'amnistie, afin que le Dialogue Politique commence enfin de manière Inclusive.

C'est animé par ce soucis d'appuyer ce processus que l'Union des Forces Vives de la Nation a accepté de déléguer à Libreville son Coordonnateur en qualité d'observateur, car ce que notre Peuple dans toutes se: composantes désire est la progression inéluctable de ce processus dont l'aboutissement logique est le vote de la loi d'amnistie devant donner l'opportunité à tous les protagonistes de participer sereinement al Dialogue Politique Inclusif, seul gage d'une retour à la Paix et à la Sécurité.

Malheureusement, à la lecture des trois projets de loi d'amnistie qui viennent d'être soumis à l'Assemblée Nationale lors de la session extraordinaire convoquée à compter de ce jour, J'UFVN fait les constats  suivants :

1°) dans le premier projet de loi d'amnistie, »Charité bien ordonnée commençant par soi-même», le Président de la République François BOZIZE s'est autoamnistié ainsi que ses compagnons impliqués dan~ le coup d'Etat de mars 2003, de tous les crimes graves et massifs commis sur toute l'étendue du territoire centrafricain, et dont les stigmates sont encore vives dans notre pays;

2°) dans le second projet de loi d'amnistie, il envisage l'amnistie des éléments tristement célèbres de sa garde prétorienne qui ont semé et sèment toujours la désolation "depuis le 15 mars 2003 jusqu'à ce jour, tant à Bangui que dans le Nord-Ouest et le Nord-est du pays, tuant, pillant et violant sans retenue, comme l'ont souligné les rapports de l'Union des Journalistes Centrafricains (UJCA), International Crisis Group(ICG), Human Rights Watch (HRW),les Systèmes des Nations Unies, etc.

Il faut souligner que par ce projet de loi, le Président BOZIZE fait involontairement un aveu de culpabilité de sa garde prétorienne dans des crimes qu'il a toujours niés. En les reconnaissant implicitement aujourd'hui, il démontre également que c'est volontairement qu'il a toujours refusé d'ouvrir une enquête  judiciaire sur ces crimes, malgré les demandes pressantes de la communauté internationale.

3°) le troisième projet de loi concerne les responsables des rébellions politico-militaires, mais uniquement  pour les crimes à partir du 15 mars 2003 jusqu'à ce jour. Ce projet exclut donc de fait les responsables  politiques et les responsables des rébellions pour les actes commis avant le 15 mars 2003.

Au regard de ce qui précède, quiconque s'oppose au retour de la paix et à la tenue du Dialogue Politique Inclusif ne s'y prendrait pas autrement.

Pour l'Union des Forces Vives de la Nation, si le Président BOZIZE voulait réellement le dialogue puis la paix, ces projets de loi d'amnistie devraient être guidés par les idées forces suivantes:

L'amnistie devrait s'étendre à tous les mouvements politico-militaires sans exception, y compris ceux  qui n'ont pas signé d'accords de paix, pour éviter la résurgence de troubles politico-militaires dans le pays;

L'amnistie doit couvrir les faits reprochés aux responsables politiques et politico-militaires commis avant le 15 mars 2003, exactement comme le Président BOZIZE s'est autoamnistié, lui et ses compagnons, pour les actes commis le 15 mars 2003.Il est inadmissible qu'il s'octroie à lui-même la même chose qu'il refuse à autrui.

Compte tenu de tout ce qui précède, l'Union des Forces Vives de la Nation, pour qui ces projets de le d'amnistie de 2003 sont une insulte à toute la nation centrafricaine, parce qu'ils ne contribuent nullement résoudre le réel problème de fond qui est celui du retour à la paix et à la concorde nationale, lequel  demeure en l'état, déclare :

  L'Union des Forces Vives de la Nation demande solennellement à l'Assemblée Nationale représentation du peuple souverain, de rejeter ces projets de loi pour leur esprit contraires aux intérêts supérieurs de la nation en péril;

L'Union  des Forces Vives de la Nation demande à toutes les forces vives de la nation d'empêche par tous moyens légaux les dérives totalitaires et arbitraires du Chef de l'Etat qui place ses intérêts personnels  et ceux de son clan avant l'intérêt du peuple centrafricain, notamment son droit à vivre dans la paix et la sécurité.

L'Union  des Forces Vives de la Nation appelle la Communauté internationale  à obtenir du Président BOZIZE le retrait de ces projets de lois scélérates, et la rédaction par tous les protagonistes de la crise de projets de loi d'amnistie consensuels.

L'Union  des Forces Vives de la Nation suspend à compter de ce jour sa participation au processus du Dialogue Politique Inclusif jusqu'au retour définitif du respect du consensus convenu d'un commun accord.

Fait à Bangui, le 31 juillet 2008

Pour l'U.F.V.N

Le Coordonnateur Maître Henri POUZERE

 

 

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Profitant de la loi d’amnistie tant réclamée par l’opposition comme préalable au dialogue national inclusif que les députés doivent voter dans les prochains jours, Bozizé veut aussi l’absolution pour lui et ses « libérateurs » pour leurs nombreux crimes de guerre, crimes économiques, violations des droits de l’homme, avant et après leur coup d’Etat, ainsi que pour les incendies volontaires de villages commis dans le Nord Ouest, Nord Est et le Centre Nord, par les éléments de sa garde présidentielle sous la houlette du tristement célèbre Eugène Ngaikoisset qu’il continue de protéger.

Après multiples hésitations puis longtemps traîné les pieds, Bozizé a fini par convoquer la session extraordinaire de l’assemblée nationale censée adopter le projet de loi portant amnistie générale pour le 1er août 2008. Contrairement aux habitudes, si on connaît la date du début de cette session, on ne sait en revanche pas quand elle finira ses travaux puisque le décret signé de Bozizé ne le précise pas.

 

Par ailleurs, en attendant l’ouverture de la session extraordinaire pour que les députés puissent disposer du texte des différents projets de loi, certaines indiscrétions ont déjà permis la publication dans un quotidien national d’une mouture des dits projets de loi destinés aux députés ainsi que du document portant exposé des motifs des projets de loi en question à leur attention.   

Il faut sincèrement espérer que les vrais projets de loi portant amnistie générale soient différents ou n’aient rien à voir avec les textes publiés dans le quotidien Le Citoyen n°2957 du 30 juillet 2008 car si d’aventure - et il est malheureusement fort à craindre - ce sont ces mêmes documents qui seront mis à la disposition des députés, ce serait très grave et il y aurait de quoi s’inquiéter. Pourquoi ?

 

D’après l’exposé des motifs qui accompagne les trois projets de loi signé du ministre de la justice le sieur très zélé Thierry Maléyombo, l’amnistie générale doit bénéficier également aux Faca en particulier non seulement aux auteurs « des infractions liées aux événements ayant provoqué le changement du 15 mars 2003 » mais aussi à ceux des éléments Faca ayant commis  « des infractions pendant les opérations de maintien de l’ordre et de la défense du territoire.

Autrement dit et en clair, à Bozizé soi même et ses prétendus « libérateurs » veulent s’auto-amnistier pour les innombrables crimes de guerre, crimes de sang et économiques qu’ils ont commis ainsi que les pillages, viols, vols, destruction multiforme du pays durant leur calamiteuse rébellion et même bien après leur coup d’Etat du 15 mars 2003 jusqu’à présent. C’est se moquer du monde ! C’est une auto-amnistie qui ne veut pas dire son nom.

 

Dès lors, puisque Bozizé et ses « libérateurs » sont au pouvoir depuis le 15 mars 2003 et qu’ils ont une écrasante majorité à l’assemblée nationale, pourquoi avoir attendu si longtemps pour passer le coup de balai sur leurs forfaits et putsch ? Pourquoi cherchent-ils à profiter de l’amnistie réclamée à cors et cris comme préalable à la tenue du dialogue national inclusif par l’opposition tant civile qu’armée ? Un tel procédé est inadmissible. C’est une imposture, un scandale et moralement malhonnête.

 

Le retour définitif de la paix pour sauver le pays ou la perpétuation de la guerre pour l’enterrer aussi définitivement. Il n’y a pas si longtemps, Cyriaque Gonda avait réduit le dialogue à une question d’offre de quelques strapontins dans le gouvernement à certains membres des mouvements armés et l’amnistie au président Patassé. Aujourd’hui, pour Thierry Maléyombo, l’amnistie générale tant voulue par les mouvements armés, les nombreux opposants en exil légitimement inquiets pour leur sécurité et qui devraient en principe prendre part au dialogue national inclusif, doit revenir à l’absolution de son patron Bozizé et tous ceux qui autour de lui et en son nom, ont tué, volé, violé, brûlé et détruit le pays et nombre de ses fils.

 

Tout cela montre combien Bozizé et sa clique sont loin de prendre l’exacte mesure des enjeux et de la portée du dialogue politique inclusif ainsi que de tout l’espoir de réconciliation nationale et de restauration d’une paix durable en Centrafrique que les filles et fils de ce pays fondent sur ce forum. De ce point de vue, il est fort regrettable que les ministres de Bozizé chargés de gérer les dossiers de ce dialogue soient des personnages aussi contestables, manquant de consistance et de moralité douteuse tels que  Cyriaque Gonda et Thierry Maléyombo qui ne comprennent à l’évidence, manifestement rien à ce qui est en jeu à savoir, le sort à court terme de la RCA et des Centrafricains.

 

 

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Le dialogue selon Saint François par Djim-Arem MAITART

 

 

En mai 2003, soit trois mois après la prise de pouvoir anticonstitutionnelle de Bozizé, j’appelais dans un document rendu public à Bruxelles et à Paris, les Centrafricains au « Dialogue sans exclusive », comme moyen de mettre un terme définitif aux conflits récurrents qui ont , depuis près de deux décades déjà, mis en lambeaux notre beau et riche pays, la Centrafrique. Dans ce document, j’avais exprimé ma vue sur ce que aurait dû être « une transition démocratique » pouvant mener au retour serein de l’ordre constitutionnel. Malgré la pertinence des idées de ce document, il avait à l’époque provoqué la risée des uns, et des attaques en règles des autres. Un Quotidien ayant pion sur rue à Bangui raillait en ces termes : « Où étais-tu grand-frère… », faisant idiotement référence à mon appartenance au MLPC. Aujourd’hui, chaque Centrafricain n’a que ce vocable d’espoir à la bouche !

 

Le dialogue inclusif, qui n’est autre chose que « le dialogue sans exclusive » dont je parlais en 2003, s’impose désormais à chaque Centrafricain, Bozizé en tête,  comme seule chance de sortie de crise pour notre pays. Pour cela, il a fallu qu’une partie de notre peuple prît sur elle de s’opposer militairement aux dérives dictatoriales et aux menées génocidaires de l’homme du 15 Mars. Si aujourd’hui, Le « libérateur en chef », qui tente par des subterfuges divers de s’attribuer la paternité de l’idée de dialogue, il est fort clair que ce sont les résistances armées qui le lui ont imposé par les armes. N’eussent été les revers militaires cuisants imposés aux FACA par la rébellion, avec occupation effective d’un grand nombre de villes et villages, la caravane de Bozizé eût continué tranquillement son chemin en dépit des aboiements timides et inaudibles  de l’opposition dite « démocratique ». Cette opposition on le sait, brille soit par sa propension à collaborer avec Bozizé soit par son manque cruel d’esprit d’initiative et de sacrifice. C’est donc à ces fils du pays en révolte que nous devons la reculade inattendue de Bozizé sur cette question.

 

« L’homme du 15 Mars », dos au mur, accepte du bout des lèvres le principe du dialogue, mais veut le manipuler et le tourner à son seul avantage, usant des manœuvres dilatoires connues. Des tentatives pour rouler dans la farine les groupés armés par des signatures séparées de paix à la tchadienne ont été opérées. Mais la résistance armée a vite fait de comprendre le dessein caché de Bozizé et son clan de profiteurs et exige carrément une amnistie générale, préalable à la tenue de ce dialogue que tous les Centrafricains appellent de leur vœu. Après avoir longtemps tergiversé, louvoyé, jouant ouvertement et sans vergogne la montre, Bozizé vient enfin de plier l’échine et convoque l’Assemblée Nationale aux fins de l’adoption de la loi d’amnistie ouvrant les portes à la tenue dudit dialogue.

 

Au lieu d’un projet de loi unique d’amnistie générale, comme réclamée par toutes les parties, Bozizé en glissera un deuxième concernant exclusivement tous ceux qui, comme lui, avaient pris des armes contre les institutions républicaines, détruit les infrastructures socioéconomiques et endeuillé une large partie de notre peuple. Bozizé, parfaitement conscient de la gravité des crimes que sa garde prétorienne a commis et continue de commettre dans le Nord, dans le Nord-est et  le Centre-Nord  en général et à Paoua en particulier, a  pris un projet de loi pour absoudre ses criminels conduits de main de fer par Eugène Ngaïkoïssé et au passage s’auto-amnistier alors qu’il est le Chef de l’Etat. En voulant à tout prix cette amnistie pour ces ouailles et pour sa personne, Bozizé admet enfin que des crimes odieux et barbares ont été commis contre des populations civiles  désarmées, des biens ont été volés, pillés et détruits, des femmes ont été violées, les droits humains ont été massivement violés. Et cela par des hommes qui lui sont proches et qui bénéficient en toute circonstance de sa propre protection. Cet aveu de taille, s’il en est,  permettra désormais aux familles des victimes du Nord (Ouest-Est-Centre) de s’organiser afin de saisir comme il se doit la CPI pour que justice leur soit enfin rendue. Les morts et les déplacés de Paoua, de Kaga-Bandoro, de Kabo, de Markounda, de Mbré, de Ndélé, de Birao etc. méritent amplement d’être vengés et que leurs assassins bien connus, soient très  sévèrement punis. Si Bozizé ne le comprend pas en agissant de la sorte et ne veut pas du vrai Dialogue, il n’y pas d’autres moyens de régler le problème de la Centrafrique  que de le traduire, sans tarder, devant la CPI ou de le faire partir par tout moyen. Des preuves pour le moins accablantes sont là, prêtes à être utilisées en cas de besoin. Une abondante suite nécrologique, fruit du forfait odieux de ceux qu’on prétend avoir agi dans le cadre du  « maintien de l’ordre public» est tenue à jour pour y recourir, comme on le dit, en cas de besoin.

 

L’acte posé par Bozizé et qui sera certainement entériné par sa majorité servile et obséquieuse à l’Assemblée n’est ni plus ni moins qu’une vaste rigolade de mauvais aloi dans la mesure où le projet de loi, tel qu’il est rédigé, est un véritable piège à cons qui ne mentionne nulle part les acteurs politiques d’envergure, de l’intérieur comme de l’extérieur comme Patassé, Démafouth et bien d’autres en exil. L’article 2 est à ce point explicite : « Sont concernés par la présente mesure :

 

             - L’Union des forces démocratiques républicaines (UFDR)

             - Le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC)

             - L’Armée populaire pour la restauration de la république (APRD)

 

Cette disposition, sciemment rédigée, vise objectivement à piéger les leaders politiques, comme Patassé dont la tête est mise à prix par Bozizé ; Une fois rentrés à Bangui, rien ne l’empêchera de les cueillir, tels des mangues mûres. Ces deux projets de loi sont une insulte inadmissible à la mémoire de nos morts et sont parfaitement contraires à l’esprit des accords de Libreville. Aucun patriote digne de ce nom ne peut l’accepter. Des actions multiformes doivent être menées par tous les patriotes pour contraindre Bozizé à les retirer et à en rechercher avec toutes les parties une mouture consensuelle. On ne peut compter sur une Assemblée bourrée de myopes serviles pour dire un grand Non à ce complot ourdi par les conseillers-maîtres-à-penser de Bozizé. L’envisager serait faire preuve de naïveté infantile. Seule la souffrance de notre peuple doit nous guider dans la recherche des voies et moyens de le sortir de l’ornière de la misère. Cela doit être perçu par tous !

 

La misère indicible de notre peuple, la risée inacceptable dont notre pays fait systématiquement l’objet sur le plan international, sont autant de raisons pouvant motiver Bozizé à saisir au bond cette opportunité et à œuvrer en synergie  avec les autres patriotes centrafricains pour redonner au peuple la joie et l’espoir. Reprendre notre place et notre honneur dans le concert des nations, demeure pourtant un impératif catégorique. Mais la soif immodérée de pouvoir dont fait montre Bozizé  lui interdit de voir cette réalité. Comment comprendrait-il ces impératifs nationaux quand on sait que sont régime est investi par des flibustiers, descendus en masse de France, d’Amérique et d’ailleurs pour devenir des Ministres, « garde de sceaux », des conseillers d’incompétence administrative et politique aussi criarde ! La Centrafrique est si petite qu’on se connaît ; que l’on me dise pourquoi le gouvernent a brutalement interrompu le contrôle des diplômes lancé au son de tambour afin de débusquer les faux diplômés   de la fonction publique. Cette entreprise démagogique allait se muer en cauchemar  pour les initiateurs. Beaucoup sont sans diplôme ou alors ils l’ont décroché à Château rouge   à Paris ! C’est normal de récompenser les amis qui, à des degrés divers, ont contribué à la réussite du putsch ! Mais c’est au détriment de notre peuple.

 

Le peuple centrafricain veut impérativement un vrai dialogue sans exclusive, inclusif si l’on veut, et rien d’autre. Notre pays n’appartient ni à Bozizé, ni à un Ministre-porte parole et encore moins à un Ministre de Justice pour qu’ils compromettent la chance d’un retour définitif et souhaité de paix dans notre pays. Un peuple même vaincu finit toujours par se redresser et reconquérir ses droits. C’est pourquoi j’invite les maîtres de Bangui à tirer leçon de l’expérience et à saisir que leur régime n’est pas éternel et finira bien un jour par disparaître. Ainsi va le Dialogue selon Saint François. Mboutou Ndou, a dou so ndou !

 

Fait à Paris le 02 Août 2008

 

Djim-Arem MAÏTART

« La voix qui crie dans le désert »

 

 

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04 Août 2008 19:23:27 GMT - Par Paul-Marin Ngoupana


BANGUI, 4 Août 2008 (Reuters)Les principaux groupes rebelles de la République centrafricaine et un groupe de partis d'opposition ont quitté les pourparlers destinés à mettre fin à des années de bains de sang et d'instabilité dans un des pays les plus pauvres au monde.

Après le principal groupe de rebelles qui a quitté le samedi, les autres principales formations politiques et les factions rebelles aussi ont quitté les préparatifs pour un dialogue politique national pour protester contre une amnistie qu'ils ont dit a été conçu seulement pour protéger le Président François Bozize et ses hommes.

Bozize a renversé le Président Ange-Félix Patassé en 2003 et ses combattants sont accusés de exactions massives contre les civils tant au cours de sa rébellion et pendant les années de guerre civile sporadique qui ont suivi.

 L’ancienne colonie française faiblement peuplée a connu 11 tentatives de coup ou de mutineries dans les dix dernières années. Les intérêts étrangers ont augmenté en raison de sa proximité à haut profil conflits au Soudan et l'Ouganda et le commencement de l'extraction de l'uranium en 2010 par le spécialiste français du nucléaire appartenant à l'Etat, Areva.

Les projets de loi présentés à l'Assemblée nationale le vendredi offrent l'amnistie pour les infractions commises par les forces gouvernementales et les forces rebelles depuis le renversement de Patassé en Mars 2003, et pour les abus commis par les forces de Bozize qui ont conduit au renversement de Patassé. Mais les lois ne semblaient pas spécifiquement concerner les crimes avant cette date par les ennemis de Bozize, y compris les chefs rebelles de Jean-Jacques Demafouth et Abdoulaye Miskine, et Patassé lui-même, qui sont tous soumis à une action en justice en cours.

 "Sur mesure"

"Les autorités de Bangui ne jouent pas droit. Les projets de loi d’amnistie actuellement devant l'Assemblée nationale sont faits sur mesure», a déclaré Damane Zakaria, porte-parole pour les trois groupes rebelles qui ont quitté les pourparlers. Damane de l'Union des Forces Démocratiques pour l'unité (UFDR) et le Front démocratique pour le peuple centrafricain (FDPC) le dimanche, ont suivi l’Armée populaire pour la restauration de la République et la démocratie (APRD), qui a quitté  le processus du dialogue le samedi. Une coalition de cinq partis d'opposition a aussi rejoint ce mouvement de retrait.

"L'amnistie devrait s'étendre à tous les politico-militaires dans ce pays, sans exception, et de couvrir les actes commis avant ... 15 Mars 2003», a déclaré le porte-parole de la coalition Henri Pouzere. Il a exhorté l'Assemblée nationale à rejeter les lois. L'APRD a lancé sa rébellion du nord-ouest peu après que Bozize a pris le pouvoir et a mené une campagne sporadique contre l'armée et la garde présidentielle de Bozize dans un conflit qui a forcé des centaines de milliers de personnes à quitter leurs foyers.


De son côté, l’UFDR a lancé son propre soulèvement dans le nord-est du pays, près de la frontière avec la région du Darfour au Soudan, et Birao occupés et dans d'autres villes dans le domaine avant d'être forcé par les troupes gouvernementales aidé par les forces françaises.
Le président de l’APRD Jean-Jacques Demafouth, qui vit en France, a accusé le gouvernement à la fin de semaine, d'abuser de sa confiance sur l'amnistie et a dit que les accords ne peuvent fonctionner que s'il y avait une amnistie générale et si les membres de l’APRD détenus sont libérés.

 

 

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BANGUI, République Centrafricaine, 5 août 2008/African Press Organization (APO)/ — Le Bureau de l’Organisation des Nations Unies en Centrafrique (BONUCA) et le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies suivent avec une grande préoccupation, les nouveaux développements survenus dans le domaine politique en Centrafrique.

 Ils considèrent que la crise politique actuelle est de nature à compromettre les acquis des efforts de paix et de réconciliation dans le pays d’une part et, d’autre part, à remettre en cause la tenue d’un Dialogue Politique Inclusif.

 Le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies lance un appel à toutes les parties concernées :

·                     Gouvernement,

·                     Partis Politiques,

·                     Groupes politico-militaires,

·                     Société Civile ;

Et, les invite à faire preuve de volonté politique, en vue de poursuivre harmonieusement l’élan déjà pris, en vue de la restauration de la paix et, ce, conformément à l’esprit de l’accord global de paix signé à Libreville le 21 Juin 2008.

 Le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en appelle, de nouveau, en la généreuse médiation du Président du Comité Ad Hoc de l’espace CEMAC pour les questions centrafricaines, Son Excellence El Adj Omar BONGO ONDIMBA, pour aider la République Centrafricaine à surmonter cette phase critique et permettre ainsi, la réalisation des objectifs de paix et de réconciliation dans ce pays.

Le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies réitère sa volonté de poursuivre tous les efforts nécessaires avec les autres facilitateurs internationaux, pour la restauration d’une paix durable en République Centrafricaine et la tenue du Dialogue Politique Inclusif, souhaité par tout le peuple centrafricain.

SOURCE : Mission de l’ONU en République Centrafricaine et au Tchad (MINURCAT)

 

L'Onu appelle à la poursuite du processus de dialogue politique en Centrafrique

Bangui, 5 Août (ACAP)-Le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies en Centrafrique, M. François Lonseny Fall, a appelé mardi 5 Août 2008, les protagonistes de la crise centrafricaine à faire preuve de volonté politique, "en vue de poursuivre harmonieusement l'élan déjà pris, en vue de la restauration de la paix signée à Libreville le 21 juin 2008".

Dans un communiqué de presse publié mardi à Bangui, le chef du Bureau de l'Onu en Centrafrique (Bonuca) considère que "la crise politique actuelle est de nature à compromettre les acquis des efforts de paix et de réconciliation dans le pays d'une part et, d'autre part, à remettre en cause la tenue d'un dialogue politique inclusif".

C'est pourquoi il "en appelle, de nouveau, en la généreuse médiation du Président du Comité Ad Hoc de l'espace CEMAC pour les questions centrafricaine, son Excellence El Adj Omar Bongo Ondimba, pour aider la République Centrafricaine à surmonter cette phase critique et permettre ainsi, la réalisation des objectifs de paix et de réconciliation dans ce pays".

Il a, par ailleurs a réitéré "sa volonté de poursuivre tous les efforts nécessaires avec les autres facilitateurs internationaux, pour la restauration d'une paix durable en République Centrafricaine et la tenue du Dialogue politique inclusif, souhaité par tout le peuple centrafricain".

Il est à signaler que peu après l'ouverture, le 1er août dernier, d'une session extraordinaire censée examiner trois projets de loi d'amnistie proposé par le gouvernement, préalable à la tenue du dialogue politique inclusif, les partis d'opposition, l'Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) et l'Union des Forces Républicaines (UFR) ont exprimé leur désaccord à l'égard de ces textes et décidé de suspendre leur participation au processus du dialogue.

L'Union des forces vives de la Nation (Ufvn), qui regroupe 5 formations d'opposition reproche aux textes d'exclure « de fait les responsables politiques et les responsables des rébellions pour les actes commis avant le 15 mars 2003 », date de l'accession au pouvoir du général Bozizé, et d'envisager « l'amnistie des éléments tristement célèbres de sa garde prétorienne ».

 

 

 

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par PANA , lundi 4 août 2008 |

L’Union des forces vives de la nation (Ufvn), regroupement de cinq formations politiques d’opposition, a annoncé, au cours d’un meeting samedi après-midi à Bangui, qu’elle suspend sa participation au Dialogue politique inclusif, qui devrait être organisé prochainement à Bangui, afin de protester contre 3 projets de loi d’amnistie « partisans ».

Dans une déclaration lue par son coordonnateur, l’avocat Henri Pouzère, l’Ufvn indique suspendre « sa participation au processus du Dialogue politique inclusif jusqu’au retour définitif du respect du consensus convenu d’un commun accord ». Les projets incriminés « sont une insulte à toute la nation centrafricaine parce qu’ils ne contribuent nullement à résoudre le réel problème de fond qui est celui du retour à la paix et à la concorde nationale », affirme cette déclaration, qui appelle les députés à « rejeter ces projets de loi pour leur esprit contraire aux intérêts supérieurs de la nation en péril ».

L’un des projets de loi « exclut donc de fait les responsables politiques et les responsables des rébellions pour les actes commis avant le 15 mars 2003 », date de la prise du pouvoir par le général Bozizé, tandis qu’un autre « envisage l’amnistie des éléments tristement célèbres de sa garde », estime la déclaration., La déclaration de l’UFVN invite la population à « empêcher par tous moyens légaux les dérives totalitaires et arbitraires du chef de l’Etat » et la communauté internationale « à obtenir du président Bozizé le retrait de ces projets qualifiés de scélérats ainsi que leur remplacement par des projets consensuels rédigés par tous les protagonistes de la crise ».

La réaction de l’opposition intervient 24 heures après l’ouverture d’une session extraordinaire de l’Assemblée nationale, censée adopter une loi d’amnistie pour permettre la participation des exilés et des représentants des groupes rebelles au prochain Dialogue politique inclusif prévu à Bangui. Dans un communiqué publié vendredi, l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (Aprd, rébellion) avait déjà, pour les mêmes raisons, annoncé « suspendre sa participation au processus devant conduire à la tenue du Dialogue politique inclusif et se retire purement et simplement des accords du 9 mai 2008 et du 21 juin 2008 ».

L’Aprd en a également appelé le président gabonais Omar Bongo pour « constater la volonté manifeste du gouvernement centrafricain de ne pas tenir ses engagements », et pour convoquer toutes les parties signataires des accords. Les organisations des droits de l’Homme avaient, quant à elles, invité dès jeudi dernier les députés à « se conformer aux dispositions du Statut de la Cour pénale internationale (Cpi), ratifié par la Centrafrique en 2001, qui rejette toute amnistie pour les auteurs de crimes internationaux ».

 

 

 

 

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L’unanimité contre le projet de Loi d’amniste

 

Inacceptable pour les uns, incroyable pour d’autres, lois scélérates par ci, auto amnistie du régime par là ou encore texte flou et provocateur …Les qualificatifs et autres dérivatifs ne manquent pas pour qualifier le dernier projet de loi portant pour le premier ; une amnistie sur des infractions liées aux évènements ayant provoqué le changement du 15 mars 2003. Pour le deuxième ; portant amnistie des infractions d’atteintes à la sûreté de l’état et à la défense nationale. Enfin pour le troisième ; portant amnistie des infractions commises par les éléments des forces armées centrafricaines à l’occasion des opérations de maintien de l’ordre  et de la défense du territoire.

Jamais un texte de loi n’aura été autant critiqué,  rejeté et  provoqué l’unanimité contre lui avant même que les parlementaires n’aient eu  le temps de se pencher  dessus.  Si, ce fameux projet de loi tant décrier a non seulement eu le mérite  de redonner l’occasion à une opposition  dite armée déjà méfiante de se camper à juste raison d’ailleurs sur ces positions en se retirant du processus entamé, il a en même temps permis à une opposition démocratique jusque là diverse et disparate de se retrouver  unanimement dans le rejet de cette loi, rejointe  en cela par d’autres associations des droits de l’homme et  de patriotes.

Désormais le processus menant au dialogue politique inclusif semble gripper et reporter aux calendes grecques à la grande satisfaction d’un régime qui ne souhaite nullement aller au dialogue de peur d’y laisser quelques plumes. Mais l’homme du 15 mars 2OO5 n’inspire plus confiance depuis belles lurettes. Ceux qui en doutaient encore sont à présent convaincus. Par le passé, il avait montré aux uns et autres qu’il ne savait pas tenir ses promesses, même auprès de ceux qui hier encore l’ont aidé, couvert, soutenu et défendu becs et ongles de ses nombreux manquements et autres dérives.

Pour la première fois, bien que séparément, les partis politiques de l’opposition démocratiques, les groupes de l’opposition dite armée, les associations  humanitaires se sont retrouvés par la force des choses pour revendiquer la même chose, à savoir une véritable et sincère amnistie générale pour tous les acteurs des crises militaro politiques qui ont mis à nue la république centrafricaine depuis quelques années.  En dénonçant ce projet de loi et en réclamant  une amnistie générale, les différents partis et mouvement ont dénoncé en même temps le caractère discriminatoire et exclusive de cette loi,  dont les centrafricains ne veulent plus en entendre parler. A se demander si toutes ces mobilisations ne  risquent t’elles pas de laisser un goût amer pour  le régime à l’élection présidentielle  de 2010 ? Si toutefois, élection présidentielle il y a.

En même temps, ce rejet unanime ne constitue t-il pas également un signal fort adressé à l’endroit des parlementaires qui sont réunis en assemblée extraordinaire et qui disposent de dix-sept jours pour se prononcer  sur cette loi ?  Il appartient à chaque représentant de la nation, à son âme et conscience lorsque celle-ci est en danger et en péril de prendre seul sa responsabilité devant l’histoire et devant le peuple au delà de toute directive partisane. La discipline de vote que le régime en place leur impose à tort et à travers pour cautionner une stratégie qui recèle des germes de division ne saurait justifier leur choix et  ainsi renforcer les ambitions d’un homme, car ils sont d’abord et avant tout les représentants du peuple par lequel ils ont reçu mandat pour parler en son nom et le défendre.

Ne doutons pas un instant que les parlementaires  surtout  ceux de la coalition  majoritaire ont compris ce vers quoi, l’homme du 15 mars 2003 voudrait les entrainer. Ils sauront se mettre pour une fois à l’écoute de la majorité vraie  pour apaiser les tensions déjà existantes et accentués malheureusement  par ce projet de  loi inopportun qui risque d’entrainer tout le pays dans le chaos. A eux d’en tirer les conséquences pour que la population centrafricaine se réconcilie avec elle-même par  le rejet pur et simple de ce projet  rédigé d’une manière unilatérale qui  sème déjà la discorde et la division. Ne devraient-ils pas plutôt proposés la rédaction d’un autre projet de loi plus consensuel qui verrait la participation des différentes entités concernées en n’oubliant jamais qu’il s’agit d’une amnistie  qui est une mesure politique dont la finalité est d’arriver à une société apaisée et pacifiée.

 

Franck SARAGBA

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[1][1]   Cf. le rapport de la FIDH n°355 « Crimes de guerre en République centrafricaine » publié en février 2003 et le rapport n° 457 « Oubliées, stigmatisées : la double peine des victimes de crimes internationaux », publié en octobre 2006.