Résumé des réactions face à la mauvaise foi du gouvernement à
propos de
Un à un les politico-militaires, les partis politiques et
la société civile claque la porte et laissent Bozizé seul avec son fameux
dialogue. Le 30 Juillet 2008, « Les PATRIOTES EMERGENTS » dénoncent
l’imposture. Le 1er Août, c’est l’APRD qui a ouvert le bal de la
rupture et suivent les autres politiques.
COMMUNIQUÉ
DE PRESSE du 30 Juillet 2008
Source
Internet : www.appeldu29mars.org
A l’issue de la mascarade électorale de 2005 et le passage en force de François
Bozizé qui a réussi à rouler tout le monde dans la farine et à troquer son
habit de chef rebelle et de putschiste patenté à celui d’un président
démocratiquement élu, certains fils du pays ont choisi la lutte armée comme
expression de résistance républicaine.
Cet état de belligérance entre le régime du généralissime Bozizé et les
mouvements de résistance armée a déclenché une guerre larvée sur l’ensemble du
territoire national, provoquant la mort des centaines de centrafricains et a
contraint des dizaines de milliers d’autres à se réfugier dans les pays
voisins, voire même au Darfour qui est en feu et à sang.
Cette situation plus que dramatique a donc sensibilisé l’ensemble de la classe
politique nationale, la société civile et les leaders d’opinion, qui ont exigé la convocation par le pouvoir
en place et la tenue d’un dialogue politique sans exclusif devant jeter les
bases d’une démocratie véritable, ramener la paix et la stabilité au pays.
Opposé dans un premier temps à l’idée de ce dialogue politique sur le conseil
des thuriféraires et autres faucons de son clan, François Bozizé a, sous la
pression de la communauté internationale, fini par se résoudre à l’idée de ce
dialogue. C’est ainsi que lors de son adresse à la nation pendant les
festivités marquant le 46ème
anniversaire de la proclamation d’indépendance de notre pays,
Un peu plus de deux ans après cette
annonce, l’on assiste à nombre de tergiversations, de louvoiements et de
fourvoiements de Bozizé aidé par ses thuriféraires qui n’arrêtent pas de
jouer les montres afin de faire traîner encore davantage les choses pour
décourager ceux qui veulent le contraindre à partager le pouvoir à l’issue de
ce dialogue politique.
Malgré l’engagement des mouvements de la
résistance nationale qui ont décidé d’observer un cessez-le-feu en signant des
accords de paix en cascade, François Bozizé et ses poisons politiques de la
nébuleuse Convergence KNK, ne montrent pas un signe de bonne volonté.
Pour s’en convaincre, il suffit de parcourir les deux projets de loi portant
amnistie des infractions liées aux évènements ayant provoqué le changement du
15 mars ainsi que des infractions d’atteinte à la sûreté de l’Etat et à
Cela démontre si besoin en était encore que François Bozizé et les siens
tentent par des arguties dignes des manœuvres politiciennes les plus éculées et
abjectes de rouler le peuple centrafricain dans la farine en profitant de la
loi d’amnistie tant réclamée par les mouvements de résistance nationale ainsi
que l’opposition démocratique comme préalable au dialogue politique inclusif
pour s’absoudre d’abord et ses compagnons après, de crimes de guerre, crimes
contre l’humanité, crimes économiques et les multiples et répétées violations
de droits de l’homme dont ils sont responsables.
Alors, comment ne pas s’étonner et s’interroger sur cette désinvolture de
François Bozizé sur des questions aussi importantes et hautement sensibles ?
Comment ne pas dénoncer avec la rigueur qui s’impose, ces manœuvres dilatoires
du prince Bozizé qui conduit notre pays à vau-l’eau ?
Ceux des centrafricains qui doutent
encore de la nocivité du régime Bozizé pour notre beau pays, doivent se rendre
à l’évidence à moins d’être ses complices.
Les Patriotes Emergents en appellent donc à la vigilance et le patriotisme de
tous ceux qui croient encore à ce pays, de tout mettre en œuvre pour mettre
hors d’état de nuire ce régime de terreur et de vandales politiques qui s’est
allégrement installé sur la douce terre de nos pères.
Il est important d’opposer à ce régime
d’oppression, force brute et violence, car c’est ce langage seulement que ses
tenants connaissent.
Fait à Nantes le 30 juillet 2008.
Les Patriotes Emergents
Pour tout contact, merci de
vous adresser à notre Coordonnateur
Mr HANGANA Degbaga Théophile
Patriotes.rca@gmail.com
.
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BANGUI, 04/08
(PANA) - La rébellion de l`Armée populaire pour la restauration de la
démocratie (APRD) a claqué vendredi la porte du processus de paix, bloquant le
dialogue national censé résoudre la grave crise que traverse
"L`APRD décide de suspendre
sa participation au processus devant conduire à la tenue du dialogue politique
inclusif et se retire purement et simplement des accords du 9 mai 2008 et du 21
juin 2008", a affirmé vendredi dans un communiqué parvenu
à l`AFP, son président Jean-Jacques Demafouth, ancien ministre de la Défense.
L`Assemblée nationale centrafricaine, convoquée en session extraordinaire à
compter de vendredi par le président François Bozizé, devait examiner à partir
de samedi en commission les projets de loi portant amnistie en faveur des
rébellions.
Mais, "L`APRD constate avec
regret que le gouvernement a abusé de sa confiance et veut profiter des accords
signés pour amnistier des faits dont lui seul a connaissance et qui n`ont jamais
été exposés au public et dont le parquet n`a jamais été saisi",
selon M. Demafouth.
Le président de l`APRD rappelle notamment que les crimes "relevant de la compétence de


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Le FDPC d'Abdoulaye Miskine se retire des préparatifs du
dialogue

COMMUNIQUE 10
Le
02 février 2007, le FDPC signa l'accord de paix à Syrte en Libye avec le
gouvernement. Depuis lors, le FDPC cessa toutes activités militaires et opta
pour
Considérant la non application de l'accord
de paix de Syrte,
Considérant le projet de loi d'amnistie
générale sur une période définie par le Gouvernement, lequel projet de loi
montre à suffisance que le régime en place n'a pas la volonté réelle
d'organiser le vrai dialogue politique inclusif ;
En conséquence, le FDPC suspend sa PARTICIPATION DU
DIALOGUE ET RETIRE PAR
Monsieur Marcel BAGAZA doit cesser ses activités du
comité préparatoire dès diffusion du présent communiqué.
Toutes les activités de Monsieur MARCEL BAGAZA au
sein dudit comité n'engagent nullement le FDPC et il s'expose à des
sanctions disciplinaires s’il les poursuit.
Fait
le, 3 août 2008
POUR LE PRESIDENT
LE PORTE PAROLE
ANDRE LE GAILLARD
RINGUI
DECISION 0001
PORTANT RETRAIT DE MONSIEUR MARCEL BAGAZA DU COMITE
PREPARATOIRE DU DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF
VU L'ACCORD DE PAIX DE SYRTE SIGNE LE 02 FEVRIER 2007 ENTRE LE GOUVERNEMENT ET
LE FRONT DEMOCRATIQUE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN,
VU
VU LE PROJET DE LOI D'AMNISTIE S'étendant sur une période définie par le
gouvernement;
LE FRONT DEMOCRATIQUE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN DECIDE DU RETRAIT PUR ET SIMPLE
DE MONSIEUR MARCEL BAGAZA DU COMITE PREPARATOIRE DU DIALOGUE POLITIQUE
INCLUSIF.
Fait à Tripoli le 02 aout 2008
POUR LE FDPC
LE PRESIDENT ABDOULAYE MISKINE
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Projets de lois d'amnistie en Centrafrique (Réaction FIDH et
LCDH)
Quand les victimes sont une
nouvelle fois méprisées par le gouvernement centrafricain
Paris, Bangui, 31 juillet 2008 - Demain, vendredi 1er août
Ces projets visent à amnistier 1) les auteurs d'infractions
liées aux évènements menant au coup d'Etat du général Bozizé; 2) les
infractions commises par les éléments des forces armées centrafricaines en
particulier la garde présidentielle depuis l'arrivée au pouvoir du général
Bozizé le 15 mars 2003; 3) les infractions d'atteinte à la sûreté de l'Etat et
à la défense nationale commises par les troupes rebelles depuis le 15 mars
2003.
Ces projets sont justifiés par le gouvernement
centrafricain comme devant permettre la tenue du Dialogue politique inclusif
dans le but de mettre fin aux années de conflits en République centrafricaine
(RCA).
Considérant que la paix et la justice sont indissociables,
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L’UFVN se retire du processus du dialogue inclusif en
Centrafrique
APA-Bangui
2008-08-02 (Centrafrique) L’Union
des Forces Vives de
Selon l’UFVN, les raisons
de leur suspension sont entre autres le décret fixant la composition du Comité
d’organisation pris en violation de principes du consensus et de la parité
convenus pour l’ensemble des acteurs à ce dialogue.
L’opposition ajoute à ces
griefs le projet de loi d’amnistie des auteurs de crimes politico-militaire,
élaboré en violation de principes et qui contient des dispositions d’exclusion
de certains acteurs, rendant "le dialogue exclusif".
Le Président François
Bozizé s’est auto amnistié ainsi que ses compagnons impliqués dans le coup
d’Etat de mars 2003, de tous les crimes graves et massifs commis sur l’étendue
du territoire centrafricain, et dont les stigmates sont encore vives dans notre
pays, ajoute l’UFVN.
Pour l’UFVN, avec le
second projet d’amnistie, le président Bozizé envisage l’amnistie des éléments
tristement célèbres de sa garde prétorienne qui "ont semé et sèment toujours la
désolation depuis le 15 mars 2003 jusqu’à ce jours tant à Bangui que dans le
Nord-Ouest du pays".
"Ils tuent, pillent et violent sans retenue, comme
l’ont souligné les rapports de l’Union des Journalistes centrafricain (UJCA),
International Crisis Group (ICG), Human Rights Watch et les systèmes des
Nations-Unies", indique l’UFVN dans son propos.
La formation de l’opposition
estime que le troisième projet exclut de fait les responsables politiques et
les responsables des rébellions pour des actes commis avant le 15 mars 2003,
demandant à l’Assemblée nationale de "rejeter ces projets de loi pour
leurs esprits contraires aux intérêts supérieurs de la nation en péril".
Elle appelle la
communauté internationale à obtenir du Président François Bozizé le retrait de
ces projets de lois "scélérates" et la
rédaction par tous les protagonistes de la crise de projets de loi d’amnistie
consensuels.
L’UFVN regroupe les partis d’opposition comme le Mouvement
de Libération du Peuple Centrafricain (Mlpc), le Rassemblement démocratique
Centrafricain (RDC) l’Alliance pour
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UNION DES FORCES
VIVES DE
POUR LE RENOUVEAU
DEMOCRATIQUE
DECLARATION SUR
LES TROIS PROJETS DE LOI D’AMNISTIE
Au sortir des élections de 2005, la quasi-totalité des
Centrafricains croyait fermement avoir renoué avec 1a paix. Nous avions tous la
conviction que notre pays venait enfin de tourner une page sombre de notre
histoire commune. Nous avons tous, hélas, vite déchanté. En effet, tous les
centrafricains ont vite compris que la période électorale ne fut qu'un
intermède dont les promesses de paix et de développement sont assimilables à un
mirage, puisque malheureusement, nous avons dû nous rendre à l'évidence que
notre pays s'est davantage replongé dans une situation de précarité inédite sur
tous les plans, précipitant ainsi tout le peuple dans une souffrance intenable
et une insécurité inconnue jusqu'alors.
Ces troubles récurrents sous forme de rébellions armées
chroniques qui tuent
C'est devant ce constat de désespoir généralisé que l'Union
des Forces Vives de
L' l'Union des Forces Vives de
C'est animé par ce soucis d'appuyer ce processus que
l'Union des Forces Vives de
Malheureusement, à la lecture des trois projets de loi
d'amnistie qui viennent d'être soumis à l'Assemblée Nationale lors de la
session extraordinaire convoquée à compter de ce jour, J'UFVN fait les
constats suivants :
1°) dans le premier projet de loi d'amnistie, »Charité bien
ordonnée commençant par soi-même», le Président de
2°) dans le second projet de loi d'amnistie, il envisage
l'amnistie des éléments tristement célèbres de sa garde prétorienne qui ont
semé et sèment toujours la désolation "depuis le 15 mars 2003 jusqu'à ce
jour, tant à Bangui que dans le Nord-Ouest et le Nord-est du pays, tuant,
pillant et violant sans retenue, comme l'ont souligné les rapports de l'Union
des Journalistes Centrafricains (UJCA), International Crisis Group(ICG), Human
Rights Watch (HRW),les Systèmes des Nations Unies, etc.
Il faut souligner que par ce projet de loi, le Président
BOZIZE fait involontairement un aveu de culpabilité de sa garde prétorienne
dans des crimes qu'il a toujours niés. En les reconnaissant implicitement
aujourd'hui, il démontre également que c'est volontairement qu'il a toujours
refusé d'ouvrir une enquête judiciaire
sur ces crimes, malgré les demandes pressantes de la communauté internationale.
3°) le troisième projet de loi concerne les responsables
des rébellions politico-militaires, mais uniquement pour les crimes à partir du 15 mars 2003
jusqu'à ce jour. Ce projet exclut donc de fait les responsables politiques et les responsables des rébellions
pour les actes commis avant le 15 mars 2003.
Au regard de ce qui précède, quiconque s'oppose au retour
de la paix et à la tenue du Dialogue Politique Inclusif ne s'y prendrait pas
autrement.
Pour l'Union des Forces Vives de
L'amnistie devrait s'étendre à tous les mouvements
politico-militaires sans exception, y compris ceux qui n'ont pas signé d'accords de paix, pour
éviter la résurgence de troubles politico-militaires dans le pays;
L'amnistie doit couvrir les faits reprochés aux
responsables politiques et politico-militaires commis avant le 15 mars 2003, exactement
comme le Président BOZIZE s'est autoamnistié, lui et ses compagnons, pour les
actes commis le 15 mars 2003.Il est inadmissible qu'il s'octroie à lui-même la
même chose qu'il refuse à autrui.
Compte tenu de tout ce qui précède, l'Union des Forces Vives
de
• L'Union des Forces
Vives de
L'Union des Forces
Vives de
L'Union des Forces
Vives de
L'Union des Forces
Vives de
Fait à Bangui, le 31 juillet 2008
Pour l'U.F.V.N
Le Coordonnateur
Maître Henri POUZERE
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Profitant de la loi d’amnistie tant réclamée par l’opposition comme
préalable au dialogue national inclusif que les députés doivent voter dans les
prochains jours, Bozizé veut aussi l’absolution pour lui et ses
« libérateurs » pour leurs nombreux crimes de guerre, crimes
économiques, violations des droits de l’homme, avant et après leur coup d’Etat,
ainsi que pour les incendies volontaires de villages commis dans le Nord Ouest,
Nord Est et le Centre Nord, par les éléments de sa garde présidentielle sous la
houlette du tristement célèbre Eugène Ngaikoisset qu’il continue de protéger.
Après multiples hésitations puis longtemps
traîné les pieds, Bozizé a fini par convoquer la session extraordinaire de
l’assemblée nationale censée adopter le projet de loi portant amnistie générale
pour le 1er août 2008. Contrairement aux habitudes, si on connaît la
date du début de cette session, on ne sait en revanche pas quand elle finira
ses travaux puisque le décret signé de Bozizé ne le précise pas.
Par ailleurs, en attendant l’ouverture de la
session extraordinaire pour que les députés puissent disposer du texte des
différents projets de loi, certaines indiscrétions ont déjà permis la
publication dans un quotidien national d’une mouture des dits projets de loi
destinés aux députés ainsi que du document portant exposé des motifs des
projets de loi en question à leur attention.
Il faut sincèrement espérer que les vrais
projets de loi portant amnistie générale soient différents ou n’aient rien à
voir avec les textes publiés dans le quotidien Le Citoyen n°2957 du 30 juillet
2008 car si d’aventure - et il est malheureusement fort à craindre - ce sont
ces mêmes documents qui seront mis à la disposition des députés, ce serait très
grave et il y aurait de quoi s’inquiéter. Pourquoi ?
D’après l’exposé des motifs qui accompagne les
trois projets de loi signé du ministre de la justice le sieur très zélé Thierry
Maléyombo, l’amnistie générale doit bénéficier également aux Faca en
particulier non seulement aux auteurs « des infractions
liées aux événements ayant provoqué le changement du 15 mars 2003 »
mais aussi à ceux des éléments Faca ayant commis « des infractions pendant les opérations
de maintien de l’ordre et de la défense du territoire.
Autrement dit et en clair, à Bozizé soi même et
ses prétendus « libérateurs » veulent s’auto-amnistier pour les
innombrables crimes de guerre, crimes de sang et économiques qu’ils ont commis
ainsi que les pillages, viols, vols, destruction multiforme du pays durant leur
calamiteuse rébellion et même bien après leur coup d’Etat du 15 mars 2003
jusqu’à présent. C’est se moquer du monde ! C’est une auto-amnistie qui ne
veut pas dire son nom.
Dès lors, puisque Bozizé et ses
« libérateurs » sont au pouvoir depuis le 15 mars 2003 et qu’ils ont
une écrasante majorité à l’assemblée nationale, pourquoi avoir attendu si
longtemps pour passer le coup de balai sur leurs forfaits et putsch ?
Pourquoi cherchent-ils à profiter de l’amnistie réclamée à cors et cris comme préalable
à la tenue du dialogue national inclusif par l’opposition tant civile
qu’armée ? Un tel procédé est inadmissible. C’est une imposture, un
scandale et moralement malhonnête.
Le retour définitif de la paix pour sauver le
pays ou la perpétuation de la guerre pour l’enterrer aussi définitivement. Il
n’y a pas si longtemps, Cyriaque Gonda avait réduit le dialogue à une question
d’offre de quelques strapontins dans le gouvernement à certains membres des
mouvements armés et l’amnistie au président Patassé. Aujourd’hui, pour Thierry
Maléyombo, l’amnistie générale tant voulue par les mouvements armés, les
nombreux opposants en exil légitimement inquiets pour leur sécurité et qui
devraient en principe prendre part au dialogue national inclusif, doit revenir à
l’absolution de son patron Bozizé et tous ceux qui autour de lui et en son nom,
ont tué, volé, violé, brûlé et détruit le pays et nombre de ses fils.
Tout cela montre combien Bozizé et sa clique
sont loin de prendre l’exacte mesure des enjeux et de la portée du dialogue
politique inclusif ainsi que de tout l’espoir de réconciliation nationale et de
restauration d’une paix durable en Centrafrique que les filles et fils de ce
pays fondent sur ce forum. De ce point de vue, il est fort regrettable que les ministres
de Bozizé chargés de gérer les dossiers de ce dialogue soient des personnages
aussi contestables, manquant de consistance et de moralité douteuse tels
que Cyriaque Gonda et Thierry Maléyombo
qui ne comprennent à l’évidence, manifestement rien à ce qui est en jeu à
savoir, le sort à court terme de
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Le dialogue selon Saint François par Djim-Arem MAITART
En mai 2003, soit trois mois après la prise de pouvoir anticonstitutionnelle
de Bozizé, j’appelais dans un document rendu public à Bruxelles et à Paris, les
Centrafricains au « Dialogue sans exclusive », comme moyen de mettre
un terme définitif aux conflits récurrents qui ont , depuis près de deux décades
déjà, mis en lambeaux notre beau et riche pays,
Le dialogue inclusif, qui n’est autre
chose que « le dialogue sans exclusive » dont je parlais en 2003,
s’impose désormais à chaque Centrafricain, Bozizé en tête, comme seule chance de sortie de crise pour
notre pays. Pour cela, il a fallu qu’une partie de notre peuple prît sur elle
de s’opposer militairement aux dérives dictatoriales et aux menées génocidaires
de l’homme du 15 Mars. Si aujourd’hui, Le « libérateur en chef », qui
tente par des subterfuges divers de s’attribuer la paternité de l’idée de
dialogue, il est fort clair que ce sont les résistances armées qui le lui ont
imposé par les armes. N’eussent été les revers militaires cuisants imposés aux
FACA par la rébellion, avec occupation effective d’un grand nombre de villes et
villages, la caravane de Bozizé eût continué tranquillement son chemin en dépit
des aboiements timides et inaudibles de
l’opposition dite « démocratique ». Cette opposition on le sait,
brille soit par sa propension à collaborer avec Bozizé soit par son manque
cruel d’esprit d’initiative et de sacrifice. C’est donc à ces fils du pays en
révolte que nous devons la reculade inattendue de Bozizé sur cette question.
« L’homme du 15 Mars », dos au
mur, accepte du bout des lèvres le principe du dialogue, mais veut le manipuler
et le tourner à son seul avantage, usant des manœuvres dilatoires connues. Des
tentatives pour rouler dans la farine les groupés armés par des signatures
séparées de paix à la tchadienne ont été opérées. Mais la résistance armée a
vite fait de comprendre le dessein caché de Bozizé et son clan de profiteurs et
exige carrément une amnistie générale, préalable à la tenue de ce dialogue que
tous les Centrafricains appellent de leur vœu. Après avoir longtemps
tergiversé, louvoyé, jouant ouvertement et sans vergogne la montre, Bozizé
vient enfin de plier l’échine et convoque l’Assemblée Nationale aux fins de
l’adoption de la loi d’amnistie ouvrant les portes à la tenue dudit dialogue.
Au lieu d’un projet de loi unique d’amnistie générale, comme
réclamée par toutes les parties, Bozizé en glissera un deuxième concernant
exclusivement tous ceux qui, comme lui, avaient pris des armes contre les
institutions républicaines, détruit les infrastructures socioéconomiques et
endeuillé une large partie de notre peuple. Bozizé, parfaitement conscient de
la gravité des crimes que sa garde prétorienne a commis et continue de
commettre dans le Nord, dans le Nord-est et
le Centre-Nord en général et à Paoua
en particulier, a pris un projet de loi
pour absoudre ses criminels conduits de main de fer par Eugène Ngaïkoïssé et au
passage s’auto-amnistier alors qu’il est le Chef de l’Etat. En voulant à tout
prix cette amnistie pour ces ouailles et pour sa personne, Bozizé admet enfin
que des crimes odieux et barbares ont été commis contre des populations
civiles désarmées, des biens ont été
volés, pillés et détruits, des femmes ont été violées, les droits humains ont été
massivement violés. Et cela par des hommes qui lui sont proches et qui
bénéficient en toute circonstance de sa propre protection. Cet aveu de taille,
s’il en est, permettra désormais aux
familles des victimes du Nord (Ouest-Est-Centre) de s’organiser afin de saisir
comme il se doit
L’acte posé par Bozizé et qui sera certainement entériné par sa
majorité servile et obséquieuse à l’Assemblée n’est ni plus ni moins qu’une
vaste rigolade de mauvais aloi dans la mesure où le projet de loi, tel qu’il
est rédigé, est un véritable piège à cons qui ne mentionne nulle part les
acteurs politiques d’envergure, de l’intérieur comme de l’extérieur comme
Patassé, Démafouth et bien d’autres en exil. L’article 2 est à ce point
explicite : « Sont concernés par la présente mesure :
- L’Union des forces démocratiques
républicaines (UFDR)
- Le Front démocratique du peuple
centrafricain (FDPC)
- L’Armée populaire pour la restauration de la
république (APRD)
Cette disposition, sciemment rédigée, vise objectivement à piéger
les leaders politiques, comme Patassé dont la tête est mise à prix par
Bozizé ; Une fois rentrés à Bangui, rien ne l’empêchera de les cueillir,
tels des mangues mûres. Ces deux projets de loi sont une insulte inadmissible à
la mémoire de nos morts et sont parfaitement contraires à l’esprit des accords
de Libreville. Aucun patriote digne de ce nom ne peut l’accepter. Des actions
multiformes doivent être menées par tous les patriotes pour contraindre Bozizé
à les retirer et à en rechercher avec toutes les parties une mouture
consensuelle. On ne peut compter sur une Assemblée bourrée de myopes serviles
pour dire un grand Non à ce complot ourdi par les conseillers-maîtres-à-penser
de Bozizé. L’envisager serait faire preuve de naïveté infantile. Seule la souffrance
de notre peuple doit nous guider dans la recherche des voies et moyens de le
sortir de l’ornière de la misère. Cela doit être perçu par tous !
La misère indicible de notre peuple, la risée inacceptable dont notre
pays fait systématiquement l’objet sur le plan international, sont autant de
raisons pouvant motiver Bozizé à saisir au bond cette opportunité et à œuvrer
en synergie avec les autres patriotes
centrafricains pour redonner au peuple la joie et l’espoir. Reprendre notre
place et notre honneur dans le concert des nations, demeure pourtant un
impératif catégorique. Mais la soif immodérée de pouvoir dont fait montre
Bozizé lui interdit de voir cette
réalité. Comment comprendrait-il ces impératifs nationaux quand on sait que
sont régime est investi par des flibustiers, descendus en masse de France,
d’Amérique et d’ailleurs pour devenir des Ministres, « garde de
sceaux », des conseillers d’incompétence administrative et politique aussi
criarde !
Le peuple centrafricain veut impérativement un vrai dialogue sans
exclusive, inclusif si l’on veut, et rien d’autre. Notre pays n’appartient ni à
Bozizé, ni à un Ministre-porte parole et encore moins à un Ministre de Justice
pour qu’ils compromettent la chance d’un retour définitif et souhaité de paix
dans notre pays. Un peuple même vaincu finit toujours par se redresser et
reconquérir ses droits. C’est pourquoi j’invite les maîtres de Bangui à tirer
leçon de l’expérience et à saisir que leur régime n’est pas éternel et finira
bien un jour par disparaître. Ainsi va le Dialogue selon Saint François.
Mboutou Ndou, a dou so ndou !
Fait à Paris le
02 Août 2008
Djim-Arem
MAÏTART
« La
voix qui crie dans le désert »
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04 Août 2008 19:23:27 GMT - Par Paul-Marin
Ngoupana
BANGUI,
4 Août 2008 (Reuters) – Les principaux groupes rebelles de
Après le principal groupe de rebelles qui a quitté le
samedi, les autres principales formations politiques et les factions rebelles
aussi ont quitté les préparatifs pour un dialogue politique national pour
protester contre une amnistie qu'ils ont dit a été conçu seulement pour
protéger le Président François Bozize et ses hommes.
Bozize a renversé le Président Ange-Félix Patassé en 2003
et ses combattants sont accusés de exactions massives contre les civils tant au
cours de sa rébellion et pendant les années de guerre civile sporadique qui ont
suivi.
L’ancienne colonie
française faiblement peuplée a connu 11 tentatives de coup ou de mutineries
dans les dix dernières années. Les intérêts étrangers ont augmenté en raison de
sa proximité à haut profil conflits au Soudan et l'Ouganda et le commencement
de l'extraction de l'uranium en 2010 par le spécialiste français du nucléaire
appartenant à l'Etat, Areva.
Les projets de loi présentés à l'Assemblée nationale le
vendredi offrent l'amnistie pour les infractions commises par les forces
gouvernementales et les forces rebelles depuis le renversement de Patassé en
Mars 2003, et pour les abus commis par les forces de Bozize qui ont conduit au
renversement de Patassé. Mais les lois ne semblaient pas spécifiquement
concerner les crimes avant cette date par les ennemis de Bozize, y compris les
chefs rebelles de Jean-Jacques Demafouth et Abdoulaye Miskine, et Patassé
lui-même, qui sont tous soumis à une action en justice en cours.
"Sur mesure"
"Les autorités de Bangui ne jouent pas droit. Les projets de loi
d’amnistie actuellement devant l'Assemblée nationale sont faits sur mesure», a déclaré Damane Zakaria, porte-parole pour les trois
groupes rebelles qui ont quitté les pourparlers. Damane de l'Union des Forces
Démocratiques pour l'unité (UFDR) et le Front démocratique pour le peuple
centrafricain (FDPC) le dimanche, ont suivi l’Armée populaire pour la restauration
de
"L'amnistie devrait s'étendre à tous les politico-militaires dans
ce pays, sans exception, et de couvrir les actes commis avant ... 15 Mars
2003», a déclaré le porte-parole de
la coalition Henri Pouzere. Il a exhorté l'Assemblée nationale à rejeter les
lois. L'APRD a lancé sa rébellion du nord-ouest peu après que Bozize a pris le
pouvoir et a mené une campagne sporadique contre l'armée et la garde
présidentielle de Bozize dans un conflit qui a forcé des centaines de milliers
de personnes à quitter leurs foyers.
De son côté, l’UFDR a lancé son propre
soulèvement dans le nord-est du pays, près de la frontière avec la région du
Darfour au Soudan, et Birao occupés et dans d'autres villes dans le domaine
avant d'être forcé par les troupes gouvernementales aidé par les forces
françaises.
Le président de l’APRD Jean-Jacques Demafouth, qui vit en France, a accusé le
gouvernement à la fin de semaine, d'abuser de sa confiance sur l'amnistie et a
dit que les accords ne peuvent fonctionner que s'il y avait une amnistie
générale et si les membres de l’APRD détenus sont libérés.
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BANGUI, République Centrafricaine, 5 août 2008/African
Press Organization (APO)/ — Le Bureau de l’Organisation des Nations Unies en
Centrafrique (BONUCA) et le Représentant Spécial du Secrétaire Général des
Nations Unies suivent avec une grande préoccupation, les nouveaux
développements survenus dans le domaine politique en Centrafrique.
Ils considèrent que la
crise politique actuelle est de nature à compromettre les acquis des efforts de
paix et de réconciliation dans le pays d’une part et, d’autre part, à remettre
en cause la tenue d’un Dialogue Politique Inclusif.
Le Représentant Spécial du
Secrétaire Général des Nations Unies lance un appel à toutes les parties
concernées :
·
Gouvernement,
·
Partis Politiques,
·
Groupes politico-militaires,
·
Société Civile ;
Et, les invite à faire preuve de
volonté politique, en vue de poursuivre harmonieusement l’élan déjà pris, en
vue de la restauration de la paix et, ce, conformément à l’esprit de l’accord
global de paix signé à Libreville le 21 Juin 2008.
Le Représentant Spécial du
Secrétaire Général des Nations Unies en appelle, de nouveau, en la généreuse
médiation du Président du Comité Ad Hoc de l’espace CEMAC pour les questions
centrafricaines, Son Excellence El Adj Omar BONGO ONDIMBA, pour aider
Le Représentant Spécial du
Secrétaire Général des Nations Unies réitère sa volonté de poursuivre tous les
efforts nécessaires avec les autres facilitateurs internationaux, pour la
restauration d’une paix durable en République Centrafricaine et la tenue du
Dialogue Politique Inclusif, souhaité par tout le peuple centrafricain.
SOURCE : Mission
de l’ONU en République Centrafricaine et au Tchad (MINURCAT)
L'Onu appelle à
la poursuite du processus de dialogue politique en Centrafrique
Bangui, 5 Août (ACAP)-Le Représentant Spécial du Secrétaire
Général des Nations-Unies en Centrafrique, M. François Lonseny Fall, a appelé
mardi 5 Août 2008, les protagonistes de la crise centrafricaine à faire preuve
de volonté politique, "en vue de poursuivre harmonieusement
l'élan déjà pris, en vue de la restauration de la paix signée à Libreville le
21 juin 2008".
Dans un communiqué de presse publié mardi à Bangui, le
chef du Bureau de l'Onu en Centrafrique (Bonuca) considère que "la
crise politique actuelle est de nature à compromettre les acquis des efforts de
paix et de réconciliation dans le pays d'une part et, d'autre part, à remettre
en cause la tenue d'un dialogue politique inclusif".
C'est
pourquoi il "en appelle, de nouveau, en la généreuse médiation du
Président du Comité Ad Hoc de l'espace CEMAC pour les questions centrafricaine,
son Excellence El Adj Omar Bongo Ondimba, pour aider
Il a, par ailleurs a réitéré "sa volonté de poursuivre tous les
efforts nécessaires avec les autres facilitateurs internationaux, pour la
restauration d'une paix durable en République Centrafricaine et la tenue du
Dialogue politique inclusif, souhaité par tout le peuple centrafricain".
Il est à signaler que peu après l'ouverture, le 1er août dernier, d'une session
extraordinaire censée examiner trois projets de loi d'amnistie proposé par le
gouvernement, préalable à la tenue du dialogue politique inclusif, les partis
d'opposition, l'Armée Populaire pour
L'Union des forces vives de
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par PANA , lundi 4 août 2008 |
L’Union des forces vives de la nation (Ufvn),
regroupement de cinq formations politiques d’opposition, a annoncé, au cours
d’un meeting samedi après-midi à Bangui, qu’elle suspend sa participation au
Dialogue politique inclusif, qui devrait
être organisé prochainement à Bangui, afin de protester contre 3 projets de loi
d’amnistie « partisans ».
Dans
une déclaration lue par son coordonnateur, l’avocat Henri Pouzère, l’Ufvn
indique suspendre « sa participation au processus du
Dialogue politique inclusif jusqu’au retour définitif du respect du consensus
convenu d’un commun accord ». Les projets incriminés « sont
une insulte à toute la nation centrafricaine parce qu’ils ne contribuent
nullement à résoudre le réel problème de fond qui est celui du retour à la paix
et à la concorde nationale », affirme cette déclaration,
qui appelle les députés à « rejeter ces projets de loi pour leur
esprit contraire aux intérêts supérieurs de la nation en péril ».
L’un
des projets de loi « exclut donc de fait les responsables
politiques et les responsables des rébellions pour les actes commis avant le 15
mars 2003 », date de la prise du pouvoir par le général
Bozizé, tandis qu’un autre « envisage l’amnistie des éléments
tristement célèbres de sa garde », estime la déclaration.,
La déclaration de l’UFVN invite la population à « empêcher par tous
moyens légaux les dérives totalitaires et arbitraires du chef de l’Etat »
et la communauté internationale « à obtenir du président Bozizé le
retrait de ces projets qualifiés de scélérats ainsi que leur remplacement par
des projets consensuels rédigés par tous les protagonistes de la crise ».
La
réaction de l’opposition intervient 24 heures après l’ouverture d’une session
extraordinaire de l’Assemblée nationale, censée adopter une loi d’amnistie pour
permettre la participation des exilés et des représentants des groupes rebelles
au prochain Dialogue politique inclusif prévu à Bangui. Dans un communiqué
publié vendredi, l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (Aprd,
rébellion) avait déjà, pour les mêmes raisons, annoncé « suspendre sa
participation au processus devant conduire à la tenue du Dialogue politique
inclusif et se retire purement et simplement des accords du 9 mai 2008 et du 21
juin 2008 ».
L’Aprd
en a également appelé le président gabonais Omar Bongo pour « constater
la volonté manifeste du gouvernement centrafricain de ne pas tenir ses
engagements », et pour convoquer toutes les parties
signataires des accords. Les organisations des droits de l’Homme avaient, quant
à elles, invité dès jeudi dernier les députés à « se conformer aux
dispositions du Statut de
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L’unanimité
contre le projet de Loi d’amniste
Inacceptable pour les uns, incroyable pour
d’autres, lois scélérates par ci, auto amnistie du régime par là ou encore
texte flou et provocateur …Les qualificatifs et autres dérivatifs ne manquent
pas pour qualifier le dernier projet de loi portant pour le premier ; une
amnistie sur des infractions liées aux évènements ayant provoqué le changement
du 15 mars 2003. Pour le deuxième ; portant amnistie des infractions
d’atteintes à la sûreté de l’état et à la défense nationale. Enfin pour le
troisième ; portant amnistie des infractions commises par les éléments des
forces armées centrafricaines à l’occasion des opérations de maintien de
l’ordre et de la défense du territoire.
Jamais un texte de loi n’aura été autant
critiqué, rejeté et provoqué l’unanimité contre lui avant même
que les parlementaires n’aient eu le
temps de se pencher dessus. Si, ce fameux projet de loi tant décrier a
non seulement eu le mérite de redonner
l’occasion à une opposition dite armée
déjà méfiante de se camper à juste raison d’ailleurs sur ces positions en se
retirant du processus entamé, il a en même temps permis à une opposition
démocratique jusque là diverse et disparate de se retrouver unanimement dans le rejet de cette loi,
rejointe en cela par d’autres
associations des droits de l’homme et de
patriotes.
Désormais le processus menant au dialogue
politique inclusif semble gripper et reporter aux calendes grecques à la grande
satisfaction d’un régime qui ne souhaite nullement aller au dialogue de peur
d’y laisser quelques plumes. Mais l’homme du 15 mars 2OO5 n’inspire plus
confiance depuis belles lurettes. Ceux qui en doutaient encore sont à présent
convaincus. Par le passé, il avait montré aux uns et autres qu’il ne savait pas
tenir ses promesses, même auprès de ceux qui hier encore l’ont aidé, couvert,
soutenu et défendu becs et ongles de ses nombreux manquements et autres
dérives.
Pour la première fois, bien que séparément, les
partis politiques de l’opposition démocratiques, les groupes de
l’opposition dite armée, les associations
humanitaires se sont retrouvés par la force des choses pour revendiquer
la même chose, à savoir une véritable et sincère amnistie générale pour tous
les acteurs des crises militaro politiques qui ont mis à nue la république
centrafricaine depuis quelques années.
En dénonçant ce projet de loi et en réclamant une amnistie générale, les différents partis
et mouvement ont dénoncé en même temps le caractère discriminatoire et exclusive
de cette loi, dont les centrafricains ne
veulent plus en entendre parler. A se demander si toutes ces mobilisations
ne risquent t’elles pas de laisser un
goût amer pour le régime à l’élection
présidentielle de 2010 ? Si
toutefois, élection présidentielle il y a.
En même temps, ce rejet unanime ne constitue
t-il pas également un signal fort adressé à l’endroit des parlementaires qui
sont réunis en assemblée extraordinaire et qui disposent de dix-sept jours pour
se prononcer sur cette loi ? Il appartient à chaque représentant de la
nation, à son âme et conscience lorsque celle-ci est en danger et en péril de
prendre seul sa responsabilité devant l’histoire et devant le peuple au delà de
toute directive partisane. La discipline de vote que le régime en place leur
impose à tort et à travers pour cautionner une stratégie qui recèle des germes
de division ne saurait justifier leur choix et
ainsi renforcer les ambitions d’un homme, car ils sont d’abord et avant
tout les représentants du peuple par lequel ils ont reçu mandat pour parler en
son nom et le défendre.
Ne doutons pas un instant que les
parlementaires surtout ceux de la coalition majoritaire ont compris ce vers quoi, l’homme
du 15 mars 2003 voudrait les entrainer. Ils sauront se mettre pour une fois à
l’écoute de la majorité vraie pour
apaiser les tensions déjà existantes et accentués malheureusement par ce projet de loi inopportun qui risque d’entrainer tout le
pays dans le chaos. A eux d’en tirer les conséquences pour que la population
centrafricaine se réconcilie avec elle-même par
le rejet pur et simple de ce projet
rédigé d’une manière unilatérale qui
sème déjà la discorde et la division. Ne devraient-ils pas plutôt
proposés la rédaction d’un autre projet de loi plus consensuel qui verrait la
participation des différentes entités concernées en n’oubliant jamais qu’il
s’agit d’une amnistie qui est une mesure
politique dont la finalité est d’arriver à une société apaisée et pacifiée.
Franck SARAGBA
.
[1][1]
Cf. le rapport de