Quoi de neuf au DPI ce vendredi 12 Décembre 2008

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Centrafrique : L'opposition démocratique réclame la démission du président Bozizé au Dialogue Politique Inclusif

 

 

 

Centrafrique : Mise en place du bureau du présidium du dialogue politique inclusif.

Bangui, 9 déc (ACAP)- Les participants au Dialogue Politique Inclusif (DPI) ont mis en place, mardi 9 décembre 2008 à Bangui, le Presidium de leurs assises composé de quatre vice-Présidents et de six rapporteurs.

La première vice-présidence revient au Pasteur Binguimalé pour le compte des personnalités neutres et indépendantes, tandis que le conseiller spécial du Président de la République, M. Henri Maïdou occupe le poste de deuxième vice-président pour le compte des pouvoirs publics, les postes de troisième et quatrième vice-président revenant à Olivier Gabirault de l'opposition démocratique et Djarnib Grebaye pour les groupes armés.

Le comité de rédaction est composé quant à lui de six membres représentant la majorité présidentielle, les pouvoirs publics, l’opposition démocratique, la société civile, les mouvements politico-militaires et les autres Partis.

Il convient de préciser que les 128 sièges de participants au DPI sont répartis à raison de 15 pour la majorité présidentielle, à égalité avec l'opposition démocratique, les pouvoirs publics et la société civile, contre 7 pour les autres Partis, 17 pour les mouvements politico-militaires, 3 pour les confessions religieuses, 16 pour les personnalités indépendantes et 25 pour le Comité d’organisation du DPI.

Rappelons que les travaux du DPI, dont l'ouverture a eu lieu le lundi 8 décembre 2008 à Bangui, sous le patronage du président gabonais El Hadj Omar Bongo, sont présidés par l'ancien président du Burundi, le major Pierre Buyoya.

 

 

 

 

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Centrafrique/DPI : Me Goungaye favorable à une transition politique

Bangui, 11 déc. (ACAP)- Le Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH), Me Nganatouwa Goungaye Wanfiyo, s'est déclaré, jeudi, favorable à une transition politique pour régler la crise de légitimité entre le gouvernement et la population.

Maître Goungaye réagissait ainsi, en marge des travaux du Dialogue Politique Inclusif (DPI), à la publication par le PNUD du rapport sur le développement humain qui laisse apparaître que « 83% de la population centrafricaine ne fait aucune confiance au gouvernement pour régler ses problèmes ».

« Je partage le point de vue de l’ancien Président de la République, André Kolingba, sur la transition politique au sortir du Dialogue Politique Inclusif », a déclaré le président de la LCDH, qui a toutefois désapprouvé la demande de démission du président Bozizé formulée la veille par l'Union des forces vives de la nation (UFVN, opposition démocratique) dans le cadre du DPI.

« Demander aujourd’hui à ce que Bozizé démissionne, je ne suis pas d’accord, parce que je crois qu’il faut être raisonnable. Il est élu, il va continuer son mandat jusqu'à terme », a -t-il affirmé, ajoutant craindre qu'on se retrouve à nouveau dans la crise, en l'absence d'une transition politique.

 

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L’ancien Président André Kolingba propose une transition politique au DPI

Bangui, 10 déc (ACAP)-L'ancien président André Kolingba, président fondateur du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), a proposé "une transition politique", dans un message adressé mercredi 10 décembre 2008, aux participants au Dialogue Politique Inclusif (DPI), lu par le secrétaire général du parti, M. Pascal Koyaméné

L’ancien Président André Kolingba propose une transition politique au DPI

« Je propose donc clairement que l’on aille vers une transition politique dont les contours seront définis par vos assises », indique le message.

Pour le général d'armée André Kolingba, « nous devrions arrêter l’hémorragie au plan politique et économique, et redonner espoir au peuple centrafricain ».

« J’ai demandé à mon parti de proposer dans l’accord politique issu de ce dialogue, une clause allant dans le sens de la création d’une commission internationale pour auditer l’administration et faire la lumière sur le tribalisme dans l’administration et l’armée », ajoute-t-il.

Selon l'ancien président André Kolingba, ce dialogue devrait permettre de comprendre et de trouver des réponses aux problèmes de rébellions armées, de salaire, pensions et bourses qui, selon lui, ne sont pas payés.

Il a ajouté que le Dialogue Politique Inclusif devrait s'appesantir sur la question des gestion des recettes de l’Etat "particulièrement le problème de la douane, de l’organisation des élections transparentes et crédibles et de la violation de la constitution, dans un cadre politique revu".

Pour lui, la question fondamentale est celle de savoir pourquoi les résolutions du dialogue national de 2003 n’ont pas été appliquées, de sorte qu’aujourd’hui, "plusieurs familles ne savent pas qui a tué les leurs et que sont devenus leurs restes, alors que la commission vérité et réconciliation avait été prévue pour cela par le dialogue national"

"C’est ici le lieu de se demander qu’est devenu ce comité qui a pourtant été doté de tous les moyens", relève-t-il.

Il convient de préciser que le message de l'ex-président André Kolingba, qui se trouve actuellement en France, a été délivré à la reprise des travaux, mercredi à l'Assemblée Nationale au devant tous les participants.

Notons que les assises du Dialogue Politique Inclusif se poursuivent avec les travaux en commission. Signalons également que trois commissions ont été mises en place, selon les trois thématiques.

Les rapports des travaux en commission devraient être restitués en plénière d'ici trois jours, (cad le 14.12.2008) avant leur adoption par le DPI.

 

 

 

 

Mise en ligne par seleka.org