Quoi de neuf au Dialogue Politique Inclusif en ce Vendredi 19 décembre 2008

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Vue de la salle lors d'une des séances plénières du DPI (photo Dibert-Bekoy/Acap)

Vue de la salle lors d'une des séances plénières du DPI (photo Dibert-Bekoy/Acap)

Jean Jacques Démafouth annonce l'érection de l'APRD en structure politique

Bangui, 20 déc. (ACAP)- Le Président de l’Armée Populaire pour la Restauration de la démocratie (APRD), Maître Jean Jacques Démafouth, a annoncé jeudi 18 décembre 2008, la transformation de son mouvement en structure politique, à l'issue du Dialogue Politique Inclusif (DPI).

Maître Jean Jacques Démafouth faisait cette annonce au sortir d'une audience avec le président de la République, le général d'armée François Bozizé, à deux jours de la clôture de travaux du DPI.

 

"Maintenant l’APRD n’existe plus en tant que mouvement politico-militaire, mais deviendra une structure politique. Nous avons définitivement enterré la hache de guerre. Je pense qu’à partir de dimanche 21 décembre 2008, vous n’entendrez plus parler de mouvement de rébellion", a-t-il déclaré.

 

"J’ai demandé au collègue officier de l’APRD d'intégrer une structure politique, s'ils veulent mener des activités politiques", a-t-il ajouté.

 

Le président de l'APRD affirme avoir échangé avec le Chef de l'Etat sur la question de Désarmement, Démobilisation et de Réinsertion (DDR) des ex-combattants.

"Nous allons mettre l’accent sur le DDR pour que ces villages soient réhabilités et que ces jeunes qui avaient pris des armes deviennent des acteurs de développement dans leur région, notamment l’Ouham Pendé, l’Ouham et la Nana-Gribizi, afin qu'elles retrouvent leur situation d’avant et redeviennent le poumon de l’économie de notre pays", a-t-il indiqué.

 

Il a également fait part du vœux du Président François Bozizé de réinsérer les ex-combattants de l’Aprd avec le concours de la Jeunesse Pionnière Nationale (Jpn).

 

 

 

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Centrafrique/DPI : Adoption du rapport de la commission Développement socio-économique

Bangui, 18 déc. (Acap)- La plénière du Dialogue Politique Inclusif (DPI) a adopté, dans la soirée du mercredi 17 décembre 2008 à Bangui, le rapport des travaux de la commission thématique « Développement socio-économique », considérée comme le nœud de toutes les activités de développement, après deux jours de débats houleux et constructifs.

Le point central du rapport de la commission est le Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) dont la mise en œuvre des projets prioritaires devrait être imminente, avec l’assainissement des finances publiques, la gestion adéquate des ressources naturelles et la sécurisation des investisseurs, la promotion et l’appui au secteur privé, notamment les petites et moyennes entreprises (PME), les petites et moyennes industries (PMI), ainsi que le renforcement et la valorisation du capital humain.

Après la présentation du rapport, les recommandations formulées ont été soit approuvées soit amendées par la plénière, tandis que certaines nouvelles recommandations ont été insérées dans le document.

Sur la question relative à la mise en œuvre du DSRP, le débat a été axé sur le domaine du développement rural, c’est-à-dire l’agriculture qui constitue la première occupation des Centrafricains de l’intérieur du pays.

Pour ce faire, le DPI a recommandé l’organisation et le suivi rigoureux des tables rondes sectorielles, la facilitation accordée aux ONG nationales dans le cadre de la mise en œuvre des projets.

Il est également recommandé la promotion du « mutualisme » dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche en créant des groupements d’agriculteurs, d’éleveurs, de pêcheurs en vue de bénéficier des fonds disponibles.

Concernant l’assainissement des finances publiques, la commission a insisté sur l’application de la loi de règlement, l’informatisation des régies financières, la sécurisation de la base de données des finances, la question de l’impunité, l’inefficacité de la Cour des comptes, la mise en valeur des ressources humaines au niveau des régies, la création d’une commission de liquidation des marchés publics, la question de la responsabilité des entrepreneurs.

Quant à la question de sécurisation des ressources naturelles et des investissements, le DPI a recommandé, en ce concerne le secteur minier, le respect et la vulgarisation des cahiers des charges avec l’implication des autorités locales dans leur élaboration, leur exécution et leur suivi. tandis que des audits réguliers ou ponctuels devront constater la mise en exécution des obligations de chaque partie en vue de garantir le risque de sous traitante à des étrangers.

Pour le secteur forestier, la commission recommande la formation des responsables des communes pour une utilisation adéquate des taxes d’abattage et de reboisement dans le sens du développement desdites communes, et renforcer la capacité de négociation de l’Etat face aux grands groupes commerciaux étrangers.

D'autres recommandations demandent le paiement régulier des salaires, pensions et bourses jusqu’à l’apurement des arriérés enregistrés, le respect des engagements relatifs au déblocage des salaires, l’apurement des arriérés de salaires des régimes précédents à la création de la caisse autonome des pensions et le rétablissement de l’équilibre de l’indice salarial entre les fonctionnaires, militaires, les magistrats et les fonctionnaires civils.

Avec l’adoption de ce rapport, le DPI touche à la fin des travaux en plénière, qui ont démarré le 15 décembre dernier.

Il convient de rappeler que les assises du DPI sont prévues pour prendre fin le 20 décembre prochain, après 12 jours de travaux.

 

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Centrafrique/DPI: Abdoulaye Miskine attendu vendredi à Bangui

Bangui, 19 déc. (ACAP) - Le président du Front démocratie du peuple centrafricain (FDPC), M. Abdoulaye Miskine, un des mouvements politico-militaires, absent depuis l’ouverture du Dialogue Politique Inclusif (DPI), devrait arriver à Bangui, vendredi 19 décembre 2008 en fin d’après-midi, à la veille de la clôture de ces assises, a annoncé vendredi en mi-journée la Rédaction d’Alwihda.

La dépêche d’Aliwihda, M. Abdoulaye Miskine a annoncé son arrivée à Bangui vendredi, à la tête d’une délégation de 5 personnes, pour prendre part à la clôture du Dialogue Politique Inclusif.

Selon cette même source, « le FDPC a revu sa position après l’intervention de la Libye à la demande du général Bozizé », tandis que M. Abdoulaye Miskine devrait être accompagné du Secrétaire général de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (Cen-Sad), le Dr Al-Madani Al-Azhari.

« Le général Miskine a accepté de faire le déplacement après avoir obtenu une garantie de la Cen-Sad » et devrait retourner à Tripoli pour « reprendre les négociations », indique la dépêche.

Si M. Abdoulaye Miskine arrivait réellement à Bangui vendredi, « l’inclusivité » du Dialogue Politique Inclusif serait totale.

Il convient de souligner que seul le FDPC était jusqu’ici absent au DPI et l’unique mouvement politico-militaire à ne pas paraphé l’Accord global de paix de Libreville.

 

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Christophe Gazam-Betty et Abdoulaye Miskine prochainement à Bangui pour la clôture du dialogue politique inclusif

Selon nos informations, l’ancien ambassadeur de Centrafrique en Chine, Christoph Gazam-Betty, devenu coordonnateur du groupuscule des FRN (forces république nouvelle), serait dans l’avion pour Tripoli (Lybie) où il embarquera en fin de journée pour Bangui dans un avion affrété par le guide libyen, en compagnie de son homme de main Madani et du chef de guerre Abdoulaye Miskine.

Ceci à l’initiative de l’ex président Ange-Félix Patassé, qui aurait agit selon les vœux de Pierre Buyoya, qui préside ces assises et du représentant du secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, le guinéen Lansyné Fall.

D’après la même source, Charles Massi qui se trouvait sur cette liste des invités de dernières minutes, a tout simplement décliné l’offre, en arguant sur le caractère contre-productif de la démarche.
Pour lui, tout laisse à croire que ce dialogue politique organisé à Bangui, sans prendre en compte un certain nombre de préalables, n’aura été qu’un grand « bavardage » de plus et ne résoudra pas les problèmes de fond qui se posent à notre pays.

Ouvert le 8 décembre dernier à Bangui, le dialogue politique inclusif présidé par l’ancien chef de l’Etat burundais le major Pierre Buyoya, rassemble les représentants du pouvoir, de l’opposition démocratique, les groupes armés et la société civile. Ce forum censé ramener la paix et la stabilité en Centrafrique s’achève en principe le 20 décembre prochain.

 

 

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L’APRES DPI: UNE AUTRE PAIRE DE MANCHE

Après moult tergiversations, le régime de Bangui, sous la pression de la communauté nationale et internationale, s’est ouvert au dialogue politique inclusif.

L’APRES DPI: UNE AUTRE PAIRE DE MANCHE

 

Ce dialogue tant réclamé par la communauté internationale, dès le déclenchement des hostilités avait pour but de trouver un terrain d’entente et éviter le pire. Aujourd’hui, le pire est arrivé par le simple fait de minimiser le danger qui avait guetté le pays au lendemain de la naissance des différents mouvements rebelles qui ont écumé le nord et le nord-est du pays. Au départ, le Général François Bozizé, par le truchement des ses proches collaborateurs, avait hésité de prendre une décision souveraine allant dans le sens de l’apaisement. Il a fallu de temps pour que l’homme du 15 mars 2003 puisse réagir, mais un peu tardivement. Pendant ce temps, les différents mouvements avaient pris pied. De fait, le Général-Président François Bozizé aurait vu dans cette concertation nationale, un raccourci illégal pour le dépouiller de ses prérogatives (refondation de la République, organisation d’une transition) ou fragiliser son régime pour réaliser l’alternance au pouvoir.

 

La pugnacité de l’opposition démocratique a payé

Depuis le 05 décembre 2008, le dialogue politique inclusif qui a démarré ses travaux officiellement le 8, prendra fin le 20 décembre 2008. Du bilan à mi-parcours fait par les observateurs lucides de la vie politique nationale, il ressort que les partisans du Général François Bozizé ou du moins, ceux en qui il a placé sa confiance, n’ont pas été percutants au cours de ce forum pour faire des propositions et recommandations concrètes qui soient retenues par le bureau du DPI. Une question qui mériterait d’être est celle de savoir si ’homme du 15 mars 2003 est bien entouré par des hommes capables pour défendre ses idéaux ?


Selon les indiscrétions d’une personnalité de la majorité présidentielle, le DPI est mal préparé par les tenants du pouvoir. Cette impréparation a permis à l’opposition démocratique de damer le pion à la majorité présidentielle qui a su exploiter ses carences à fond. Il en est de même pour l’opposition armée qui a fait passer la majeure partie de ses recommandations parce qu’elle a des arguments appropriés et des propositions concrètes.


A la veille de la clôture de cette concertation nationale, des voix s’élèvent non seulement au sein de la population, mais aussi au sein des partenaires au développement pour s’interroger sur la volonté des acteurs du DPI à mettre à exécution les différentes recommandations qui ont été consensuellement arrêtées par les forces vives de la nation. La volonté du peuple centrafricain à aller au dialogue, se justifie par le fait que le pays a traversé des moments les plus durs de son histoire plus d’une décennie. En commençant par les différents coups d’Etat manqués ayant engendré plusieurs pertes en vies humaines, les crises militaro-politiques dont les conséquences sont lourdes sur son développement notamment, la destruction des structures économiques, des biens meubles et immeubles etc. Ajoutés à cela, les milliers de compatriotes déplacés et exilés à l’étranger.


Une nouvelle base de société est jetée

Aujourd’hui, une nouvelle base de la société est jetée à travers les différentes recommandations qui seront issues de ce forum. Il n’est nullement question de placarder ces différentes recommandations car, il y va de l’intérêt national. Tous les calculs politiciens ont été écartés. Ce travail n’est abattu que pour le bien-être de la population centrafricaine, et surtout pour les compatriotes des zones rurales, voire de conflits qui ont perdu tous leurs repères et vivent comme des animaux dans la brousse.

L’expérience a démontré que depuis 1981, des concertations ont été organisées à grands frais et mobilisées des énergies pour trouver des solutions aux maux qui minent la société centrafricaine. Malheureusement, guidés par des calculs politiciens, les dirigeants qui se sont succédés à la tête du pays, n’ont jamais exécuté les recommandations et résolutions retenues pour le développement économique et social du pays. Le prétexte avancé couramment selon les gouvernés, leur forfaiture est la rareté des ressources financières et matérielles qui ne leur permettent pas de mettre en exécution les différentes recommandations qui ont été élaborées. Et pourtant, l’exécution de certaines recommandations n’exige pas la mobilisation des ressources financières. Il faut oser de fois pour attendre de bons résultats. Il est question de volonté politique pour sortir la RCA de l’impasse. Se dire tout d’abord que le pouvoir n’appartient à personne et qu’il est pour le peuple et appartient au peuple lui-même, ce n’est que de cette manière que les esprits mesquins seront surmontés et la RCA trouvera véritablement le chemin de la paix par le concours des partenaires au développement qui ne cessent de soutenir le pays pendant toute cette période de vache maigre. Une chose est sûre, la stricte mise en application des différentes recommandations émanant du DPI ne pourra que relancer la mobilisation des ressources. En principe, si la volonté existe d’utiliser les différents remèdes à travers tous les fora par les princes qui nous gouvernent, les partenaires au développement et les pays amis n’hésiteront pas de voler à notre secours pour sauver la paix en Centrafrique.

Il est désormais urgent pour les pouvoirs publics à s’atteler dans la mise en application des différentes recommandations qui seront issues de ces assises. Des débats riches en couleurs, parfois teintés de passion, mais la sagesse du président du praesiduim Pierre Buyoya lui a permis d’éviter toutes déviations dans le cadre de ce rendez-vous du siècle pour la sortie définitive des différentes crises militaro-politiques qui ont mis à genoux l’économie nationale. Le seul souci, c’est de voir les compatriotes qui sont gagnés par la psychose et hésitent toujours à sortir des brousses pour reconstituer leur vie. L’important pour le peuple centrafricain et la communauté internationale est que ces recommandations qui constituent un bréviaire soient appliquées dans toute leur globalité. Inch Allah!