Quoi de
neuf au Dialogue Politique Inclusif en ce Vendredi 19 décembre 2008
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Vue de la salle lors d'une des séances plénières du DPI
(photo Dibert-Bekoy/Acap)
Maître Jean Jacques Démafouth
faisait cette annonce au sortir d'une audience avec le président de
"Maintenant l’APRD n’existe plus
en tant que mouvement politico-militaire, mais deviendra une structure
politique. Nous avons définitivement enterré la
hache de guerre. Je pense qu’à partir de dimanche 21 décembre 2008, vous
n’entendrez plus parler de mouvement de rébellion", a-t-il
déclaré.
"J’ai demandé au collègue officier de l’APRD
d'intégrer une structure politique, s'ils veulent mener des activités
politiques", a-t-il ajouté.
Le président de l'APRD affirme
avoir échangé avec le Chef de l'Etat sur la question de Désarmement,
Démobilisation et de Réinsertion (DDR) des ex-combattants.
"Nous allons mettre l’accent sur le DDR pour que ces villages
soient réhabilités et que ces jeunes qui avaient pris des armes deviennent des
acteurs de développement dans leur région, notamment l’Ouham
Pendé, l’Ouham et
Il a également fait part du vœux du Président François Bozizé de réinsérer les ex-combattants de l’Aprd avec le concours de
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Le point central du
rapport de la commission est le Document de stratégie de réduction de la
pauvreté (DSRP) dont la mise en œuvre des projets prioritaires devrait être
imminente, avec
l’assainissement des finances publiques, la gestion adéquate des ressources
naturelles et la sécurisation des investisseurs, la promotion et l’appui au secteur
privé, notamment les petites et moyennes entreprises (PME), les petites et
moyennes industries (PMI), ainsi que le renforcement et la valorisation du
capital humain.
Après la présentation du rapport, les recommandations formulées ont été soit
approuvées soit amendées par la plénière, tandis que certaines nouvelles
recommandations ont été insérées dans le document.
Sur la question relative à la mise en œuvre du DSRP, le débat a été axé sur le domaine du
développement rural, c’est-à-dire l’agriculture qui constitue la
première occupation des Centrafricains de l’intérieur du pays.
Pour ce faire, le DPI a recommandé
l’organisation et le suivi rigoureux des tables rondes sectorielles, la
facilitation accordée aux ONG nationales dans le cadre de la mise en œuvre des
projets.
Il est également recommandé la
promotion du « mutualisme » dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage,
de la pêche en créant des groupements d’agriculteurs, d’éleveurs, de pêcheurs
en vue de bénéficier des fonds disponibles.
Concernant l’assainissement des finances publiques, la commission a insisté sur
l’application de la loi de règlement, l’informatisation des régies financières,
la sécurisation de la base de données des finances, la question de l’impunité,
l’inefficacité de
Quant à la question de sécurisation des ressources naturelles
et des investissements, le DPI a recommandé, en ce concerne le secteur minier, le respect et
la vulgarisation des cahiers des charges avec l’implication des autorités
locales dans leur élaboration, leur exécution et leur suivi. tandis
que des audits réguliers ou ponctuels devront constater la mise en exécution
des obligations de chaque partie en vue de garantir le risque de sous traitante
à des étrangers.
Pour le secteur forestier, la commission recommande la formation des
responsables des communes pour une utilisation adéquate des taxes d’abattage et
de reboisement dans le sens du développement desdites communes, et renforcer la
capacité de négociation de l’Etat face aux grands groupes commerciaux
étrangers.
D'autres recommandations demandent
le paiement régulier des salaires, pensions et bourses jusqu’à l’apurement des
arriérés enregistrés, le respect des engagements relatifs au déblocage des
salaires, l’apurement des arriérés de salaires des régimes précédents à la
création de la caisse autonome des pensions et le rétablissement de l’équilibre
de l’indice salarial entre les fonctionnaires, militaires, les magistrats et
les fonctionnaires civils.
Avec l’adoption de ce rapport, le DPI touche à la fin des travaux en
plénière, qui ont démarré le 15 décembre dernier.
Il convient de rappeler que les assises du DPI sont prévues pour prendre
fin le 20 décembre prochain, après 12 jours de travaux.
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La dépêche
d’Aliwihda, M. Abdoulaye Miskine
a annoncé son arrivée à Bangui vendredi, à la tête d’une délégation de 5
personnes, pour prendre part à la clôture du Dialogue Politique Inclusif.
Selon cette même source, « le FDPC a revu sa position après l’intervention de
« Le général Miskine a accepté de faire le
déplacement après avoir obtenu une garantie de
Si M. Abdoulaye Miskine arrivait réellement à Bangui
vendredi, « l’inclusivité » du Dialogue Politique
Inclusif serait totale.
Il convient de souligner que seul le FDPC était jusqu’ici absent au DPI et
l’unique mouvement politico-militaire à ne pas paraphé
l’Accord global de paix de Libreville.
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Ceci
à l’initiative de l’ex président Ange-Félix Patassé,
qui aurait agit selon les vœux de Pierre Buyoya, qui
préside ces assises et du représentant du secrétaire général des Nations Unies
en République centrafricaine, le guinéen Lansyné Fall.
D’après la même source, Charles Massi qui se trouvait
sur cette liste des invités de dernières minutes, a tout simplement décliné
l’offre, en arguant sur le caractère contre-productif de la démarche.
Pour lui, tout laisse à croire que ce dialogue politique organisé à Bangui,
sans prendre en compte un certain nombre de préalables, n’aura été qu’un grand
« bavardage » de plus et ne résoudra pas les problèmes de fond qui se posent à
notre pays.
Ouvert le 8 décembre dernier à Bangui, le dialogue politique inclusif présidé
par l’ancien chef de l’Etat burundais le major Pierre Buyoya,
rassemble les représentants du pouvoir, de l’opposition démocratique, les groupes
armés et la société civile. Ce forum censé ramener la paix et la stabilité en
Centrafrique s’achève en principe le 20 décembre prochain.
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Ce dialogue tant
réclamé par la communauté internationale, dès le déclenchement des hostilités
avait pour but de trouver un terrain d’entente et éviter le pire. Aujourd’hui,
le pire est arrivé par le simple fait de minimiser le danger qui avait guetté
le pays au lendemain de la naissance des différents mouvements rebelles qui ont
écumé le nord et le nord-est du pays. Au départ, le Général François Bozizé, par le truchement des ses proches collaborateurs,
avait hésité de prendre une décision souveraine allant dans le sens de
l’apaisement. Il a fallu de temps pour que l’homme du 15 mars 2003 puisse
réagir, mais un peu tardivement. Pendant ce temps, les différents mouvements
avaient pris pied. De fait, le Général-Président
François Bozizé aurait vu dans cette concertation
nationale, un raccourci illégal pour le dépouiller de ses prérogatives
(refondation de
La pugnacité de l’opposition démocratique a
payé
Depuis le 05 décembre
2008, le dialogue politique inclusif qui a démarré ses travaux officiellement
le 8, prendra fin le 20 décembre 2008. Du bilan à mi-parcours fait par les
observateurs lucides de la vie politique nationale, il ressort que les
partisans du Général François Bozizé ou du moins,
ceux en qui il a placé sa confiance, n’ont pas été percutants au cours de ce
forum pour faire des propositions et recommandations concrètes qui soient
retenues par le bureau du DPI. Une question qui mériterait d’être est celle de
savoir si ’homme du 15 mars 2003 est bien entouré par des hommes capables pour
défendre ses idéaux ?
Selon les indiscrétions d’une personnalité de la majorité présidentielle, le
DPI est mal préparé par les tenants du pouvoir. Cette impréparation a permis à
l’opposition démocratique de damer le pion à la majorité présidentielle qui a
su exploiter ses carences à fond. Il en est de même pour l’opposition armée qui
a fait passer la majeure partie de ses recommandations parce qu’elle a des
arguments appropriés et des propositions concrètes.
A la veille de la clôture de cette concertation nationale, des voix s’élèvent
non seulement au sein de la population, mais aussi au sein des partenaires au
développement pour s’interroger sur la volonté des acteurs du DPI à mettre à
exécution les différentes recommandations qui ont été consensuellement
arrêtées par les forces vives de la nation. La volonté du peuple centrafricain
à aller au dialogue, se justifie par le fait que le pays a traversé des moments
les plus durs de son histoire plus d’une décennie. En commençant par les
différents coups d’Etat manqués ayant engendré plusieurs pertes en vies
humaines, les crises militaro-politiques dont les conséquences sont lourdes sur
son développement notamment, la destruction des structures économiques, des
biens meubles et immeubles etc. Ajoutés à cela, les milliers de compatriotes
déplacés et exilés à l’étranger.
Une nouvelle base de
société est jetée
Aujourd’hui, une
nouvelle base de la société est jetée à travers les différentes recommandations
qui seront issues de ce forum. Il n’est nullement question de placarder ces
différentes recommandations car, il y va de l’intérêt national. Tous les
calculs politiciens ont été écartés. Ce travail n’est abattu que pour le
bien-être de la population centrafricaine, et surtout pour les compatriotes des
zones rurales, voire de conflits qui ont perdu tous leurs repères et vivent
comme des animaux dans la brousse.
L’expérience a démontré que depuis 1981, des concertations ont été organisées à
grands frais et mobilisées des énergies pour trouver des solutions aux maux qui
minent la société centrafricaine. Malheureusement, guidés par des calculs
politiciens, les dirigeants qui se sont succédés à la tête du pays, n’ont
jamais exécuté les recommandations et résolutions retenues pour le
développement économique et social du pays. Le prétexte avancé couramment selon
les gouvernés, leur forfaiture est la rareté des ressources financières et
matérielles qui ne leur permettent pas de mettre en exécution les différentes
recommandations qui ont été élaborées. Et pourtant, l’exécution de certaines
recommandations n’exige pas la mobilisation des ressources financières. Il faut
oser de fois pour attendre de bons résultats. Il est question de volonté
politique pour sortir
Il est désormais urgent pour les pouvoirs publics à s’atteler dans la mise en
application des différentes recommandations qui seront issues de ces assises.
Des débats riches en couleurs, parfois teintés de passion, mais la sagesse du
président du praesiduim Pierre Buyoya
lui a permis d’éviter toutes déviations dans le cadre de ce rendez-vous du
siècle pour la sortie définitive des différentes crises militaro-politiques qui
ont mis à genoux l’économie nationale. Le seul souci, c’est de voir les
compatriotes qui sont gagnés par la psychose et hésitent toujours à sortir des
brousses pour reconstituer leur vie. L’important pour le peuple centrafricain
et la communauté internationale est que ces recommandations qui constituent un
bréviaire soient appliquées dans toute leur globalité. Inch
Allah!