Mais dès le départ, la mise en place du Comité
d'organisation, taillée sur mesure pour verrouiller le Dialogue Politique
Inclusif avait semé la discorde entre certains entités
et le gouvernement. Pour l'opposition démocratique et certains mouvements
armés, les autorités ont fait le plein au sein du Comité d'organisation du
Dialogue Politique Inclusif pour contrôler le déroulement du forum de bout en
bout.
Comme il appartenait à ce fameux Comité d'organisation de lancer les
invitations, il pouvait à sa guise inviter qui il veut, en omettant de faire
participer les indésirables. Les trois projets de lois d'amnistie querellés
démontrent à suffisance la sourde stratégie qui a prévalu à la mise en place
d'un Comité d'organisation aux ordres. Malheureusement pour le pouvoir de
Bangui, la supercherie a été découverte et les réactions n'ont pas tardé à
émerger. L'Union des Forces Vives de
Des entités infantilisées ?
Le processus fonctionnait au ralenti car la pomme de discorde n'avait pas été
résolue. L'UFVN adresse une correspondance au Chef de l'Etat et fait une
proposition de texte portant organisation et fonctionnement du Comité
d'organisation du Dialogue Politique Inclusif. Alors que cette question très
sensible n'avait pas encore trouvé de solution, le gouvernement jette le pavé
dans la mare avec les trois projets de lois d'amnistie. En préparant ces
projets, les autorités n'avaient certainement pas prévu toutes les réactions
qu'ils ont provoquées.
Voulant infantiliser les autres entités, le gouvernement croyait faire avaler
la pilule et il s'est fait prendre à son propre jeu. Déjà excédées par un
Comité d'organisation sujet à caution, les différentes entités et non des
moindres ont commencé à geler les unes après les autres leur participation au
processus du dialogue. Dans un premier temps, le gouvernement a cherché à
minimiser l'ampleur des dégâts causés par ses projets de lois avant de se raviser
sous la pression de la communauté Internationale. Le climat devenait délétère
et l'inquiétude grandissante. Le gouvernement a fini par comprendre le danger
du raidissement de sa position. Il a commencé à faire preuve de modération dans
les déclarations, mais qui jusqu'à lors n'a pas été concrétisée par la
proposition d'un projet de loi qui puisse être consensuel.
Le gouvernement joue à la distraction
Alors qu'après sa grogne, l'Assemblée Nationale est à pied d'œuvre, les
autorités hésitent toujours à confectionner un texte qui puisse créer un climat
d'apaisement. Bien au contraire, les autorités ont chargée d'avis pour endormir
les communautés nationale et internationale. Comme si l'amnistie n'était plus à
l'ordre du jour, les autorités ont changé de stratégie en médiatisant à
outrance le projet de réforme du Conseil Supérieur de
Dans
Le Dialogue Politique Inclusif ne peut pas sombrer dans l'oubli par des
artifices et des calculs distractifs.
Vendredi
29 Août 2008
Dinawade Mokambo Junior
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