Suivi recommandations
DPI = Elections 2010 en RCA
Situation en Mai / Juin et
Juillet 2009
Sur un total de 116 recommandations, 31
soit 27% ont exécutées
APA Bangui (Centrafrique) 30-06-2009 - Le Président du comité de suivi des recommandations du
Dialogue politique inclusif (DPI), M. Henri
Maïdou, a déploré, au cours d’une conférence de
presse, lundi à Bangui, la non application des recommandations de la grande
concertation de la classe politique centrafricaine qui s’est déroulée du
vendredi 20 au samedi 21 février 2009.
Sur un total de 116
recommandations, 31 soit 27% ont exécutées, 2 soit 2% l’ont été en partie, 54
soit 47% sont en cours d’exécution et 29 soit 25% sont encore non exécutées,
a indiqué M. Maïdou,
ancien premier vice-président de
« Nous avons comme l’impression que certaines recommandations qui
auraient dû être mises en œuvre ne l’ont pas été à cause du manque de volonté
des autorités compétentes », a-t-il
déclaré.
« Mais on ne peut pas déterminer de manière concrète ce manque de
volonté, c’est un problème tout a fait abstrait et il nous est absolument
impossible de l’apprécier », a-t-il
ajouté. M. Maïdou
a dénoncé la modification unilatérale par le gouvernement du projet de loi sur
le code électoral élaboré par le comité ad hoc chargé de la révision de ce
code, au risque d’engendrer des dérapages dans le processus électoral en cours.
« Nous ne pouvons pas à mon avis aller au-delà puisque les textes que
nous mettons en place ne nous ont pas donné un pouvoir de cœrcition
sur une entité donnée », a-t-il
poursuivi.
Il a également déploré le retard accusé dans la mise en œuvre
du programme du Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des
ex-combattants qui conditionne pourtant le respect du processus électoral ainsi
que le retard accusé dans l’organisation des tables-rondes
sectorielles nécessaires à la mise en œuvre du DDR.
« Le Comité de suivi attire l’attention de tous que l’application des
recommandations du DPI doit observer scrupuleusement le principe de
l’immuabilité et de l’intangibilité des recommandations du DPI, afin de
consolider la paix et la stabilité des institutions nationales », a conclu M. Maïdou.
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Bilan du régime Bozizé : Le paiement des salaires, seul argument électoral
Après cinq années
passées aux commandes de
S’il est vrai que
l’accumulation de nombreux arriérés de salaires des agents de l’Etat a été à
directement ou indirectement à l’origine de la déchéance politique et de la
perte du pouvoir des régimes du général André Kolingba
et celui de son successeur Ange Félix Patassé, il n’est pas encore prouvé que
le paiement plus ou moins régulier des salaires des fonctionnaires ces derniers
temps par le régime Bozizé permettra à n’en pas
douter, la réélection les doigts dans le nez de ce dernier aux prochaines
présidentielles. Plusieurs critères d’appréciation doivent être pris en compte
pour un jugement correct des cinq années de pouvoir Bozizé.
Le paiement des salaires des employés de l’Etat est un
devoir régalien d’un Etat. Dans un pays normal, on s’en aperçoit à peine. En
Centrafrique, à force d’habituer les fonctionnaires à des années d’arriérés de
salaires et de non paiement à terme échu, quand un gouvernement comme celui de Bozizé fait l’effort de renouer avec ce qui devrait être la
norme, il présente cette situation comme si c’était un cadeau qu’il a consenti
aux bénéficiaires. C’est à peine si on ne leur demandait pas d’adresser des
remerciements au président Bozizé et son
gouvernement. Il ne saurait donc constituer un argument électoral tout en
masquant la gabegie et les dépenses fantaisistes dites
« exceptionnelles » dont Bozizé et sa
clique sont champions.
Notons que si l’administration fonctionne
encore, cela est dûe à
nombreuses aides des institutions internationales qui arrivent en Centrafrique.
La question qui se pose est celle de savoir : Avec l’aide internationale bi et multilatérale, quelques 6 mois de
salaires des fonctionnaires sont déjà payés, comment se fait-il que le régime
n’est pas en mesure de payer à terme échu, les autres 6 mois
restants ? ? ? ? ? ?
Cela dit, il faut voir à quel prix le régime Bozizé parvient à assurer le paiement, plus ou moins
régulier des salaires des fonctionnaires. C’est au
prix d’un colossal endettement de l’Etat, notamment auprès des banques de la
place qui serait de l’ordre de vingt milliards de F CFA. L’Etat centrafricain ploie actuellement sous un endettement
global de l’ordre de cinq cents milliards de F CFA environ selon les chiffres
des services compétents. Si le gouvernement centrafricain sollicite son admission à
l’initiative dite pour les pays pauvres très endettés (PPTE) auprès des
institutions de Bretton Woods, ce
n’est justement pas pour rien.
Malheureusement, les
amitiés coupables de Bozizé
et Ndoutingai
avec des personnages sulfureux, mafieux et prédateurs comme Saifee Durbar et autre Armand Ianarelli, sont de nature à
compromettre l’établissement de bonnes relations de l’Etat centrafricain avec
le FMI et
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UNION DES FORCES VIVES DE
Pour
DECLARATION
L’Union des Forces Vives de
1°) Comme dans ses habitudes, le Gouvernement a volontairement «
violé » les recommandations combien pertinentes du Dialogue Politique Inclusif
relatives à la mise en place du Comité ad hoc de la relecture du Code électoral.
En effet, la recommandation n° 2 stipule : « Mise en place d’un Comité Ad hoc
composé des entités représentées au DPI avec l’assistance des experts
internationaux, chargés de la révision du code électoral, en vue de son
adaptation aux dispositions constitutionnelles ainsi qu’aux exigences
sécuritaires des candidats ».
Malheureusement, force est de constater que ce comité a travaillé sans
l’assistance des Experts internationaux.
2°) Le projet de loi du code électoral révisé et adopté par consensus
par le comité ad hoc composé de toutes les entités ayant pris part au DPI à
savoir, les Pouvoirs publics, la majorité présidentielle, l’opposition
démocratique, les autres partis et les politico-militaires, a été
unilatéralement modifié par le Gouvernement.
3°) Le Gouvernement a introduit dans ce projet de loi de nombreuses
dispositions anti-démocratiques pour lui permettre de verrouiller et manipuler
tout le processus électoral à sa guise.
Prenons deux articles à titre d’exemple :
L’article 12 al. 3 : Il n’est pas normal qu’au sortir du Dialogue Politique
Inclusif où la question électorale avait pris bonne place que ce soient seuls
le premier Ministre et le Président de l’Assemblée nationale qui proposent le
Président de
L’article 14 : Il n’est pas concevable que ce soient le Président de
Au regard de tout ce qui précède ;
-L’UFVN en appelle à la vigilance de toutes les forces de progrès et le peuple
tout entier
-L’UFVN lance un appel à tous les élus du peuple que sont les députés de n’être
guidés que par leur conscience et de ne privilégier que l’intérêt supérieur de
- L’UFVN prend à témoin l’opinion nationale et internationale sur le risque que
peut engendrer ce comportement anti-démocratique.
Fait à Bangui, le 17 juin 2009
Pour l’UFVN
Le Coordonnateur
Me Henri POUZERE
Samedi 20 Juin 2009
Source :
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Libreville, 17 juin
(GABONEWS) – Le président de
Selon M. Bozizé, le président gabonais, Bongo Ondimba,
en sa qualité de médiateur de
« Le président Bongo Ondimba s’est investi
énormément sur
« Dans la crise en RCA, nous allons maintenir
l’élan, les conseils que le président Bongo Ondimba a
donnés », a-t-il déclaré. « Je
souhaite que cet esprit se prolonge pour aboutir à de bons résultats ».
« Nous avons des bras ouverts
envers tous les frères centrafricains », a soutenu M. Bozizé.
« Si des blocages subsistent, nous allons faire
appel aux frères chefs d’Etat de l’Afrique centrale. Nous trouverons les moyens
pour pouvoir parvenir à garder l’image du doyen », a dit le
président Bozizé.
Selon le numéro un centrafricain, tout devrait
normalement bien se passer: « Nous ne voyons pas les
causes qui pourront emmener des nouvelles tensions ».
S’agissant
des élections présidentielles, il a confirmé qu’elles se dérouleront
normalement en 2010.
Parlant du programme Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), un
comité de pilotage a été mis en place depuis quelques mois. « Tous les moyens sont déjà en place », a-t-il
rassuré. Une réunion du comité aura lieu le 20 juin prochain à Bangui pour
permettre un démarrage effectif.
Sur la
question de la succession au Gabon, le président Bozizé
a salué la maturité de la classe politique gabonaise. Il a souhaité, par
ailleurs, que cette maturité politique se poursuive.
M. Bozizé, a invité les Gabonais au calme, à suivre
l’héritage légué par le « doyen » notamment la paix. Il s’est réjoui de la
mobilisation du peuple Gabonais lors des obsèques, qui selon lui, a démontré
l’amour qu’il avait pour leur président.
Le chef
de l’Etat centrafricain, a rendu hommage, mardi au Palais présidentiel de
Libreville, aux cotés de ses pairs au président Bongo Ondimba,
décédé le 8 juin dernier à Barcelone.
Le défunt président Bongo Ondimba, dont la dépouille
se trouve à Franceville, dans la province du haut-Ogooué,
sa terre natale, sera inhumé ce jeudi, peu avant la fin de la matinée, dans
l’intimité.
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Le gouvernement est
décidé à ne plus lésiner sur les moyens pour la conservation du pouvoir aux
élections présidentielles et législatives de l’année prochaine. Il y a quelques
semaines, le Ministre de l’Administration de Territoire, en charge de
Dichotomie sur la terminologie des campagnes
Comme pour battre le fer quand il est chaud, deux membres du gouvernement sont dans
l’arrière-pays. Il s’agit du Ministre d’Etat aux Transports, le Colonel Parfait
Mbay, et le Ministre de
Mais les deux membres du gouvernement ne s’entendent pas sur la terminologie
consacrée à leur mission en province. L’un affirme qu’il est en campagne
agricole pour relancer les cultures dans la préfecture de résidence, alors que
l’autre déclare effectuer une campagne économique dans sa circonscription. Qu’à
cela ne tienne! Il faut aux ministres de réactiver un électorat de plus en plus
indécis aux causes du KNK. Pour les populations, beaucoup de promesses ont été
faites par le Chef de l’Etat et les Députés KNK de
Des sous-préfectures comme Boda, Boganangone,
qui avaient fondé leur espoir sur l’exploitation du diamant, se meurent et
n’ont plus que leurs yeux pour pleurer.
Une campagne avant la lettre
Malgré les réticences du Chef de l’Etat dans ses interviews successives, le
gouvernement a compris la nécessité de commencer la campagne avant la lettre.
Sous couvert d’une campagne économique ou d’une campagne agricole, les
populations ne sont pas si dupes. On ne court vers elles que lorsqu’on en sent
la nécessité. Le pays, pour les observateurs, ne se porte pas au mieux.
Les infrastructures routières, hospitalières et scolaires sont dans un état de
délabrement avancé. L’insécurité gangrène les provinces avec la présence des
rebelles et des coupeurs de route (zaraguina). Les
éleveurs, terrorisés par les malfrats, ont été obligés de trouver refuge en
dehors de nos frontières, dans les pays voisins. Rien n’est encore fait par les
autorités pour favoriser leur retour; ce qui a contribué à quintupler le prix
du bœuf et à amenuiser la quantité de la viande de bœuf dans le panier de la
ménagère. Les agriculteurs ont été obligés, à la suite des violences, de quitter
leurs villages habituels pour se terrer en brousse. La psychose des exactions
des rebelles et des forces gouvernementale est encore très vivace dans les
esprits, si bien que malgré le dialogue politique inclusif et les assurances du
gouvernement, les populations ne se pressent pas pour regagner leur terroir.
Leurs conditions de vie étant très difficiles, le CICR est même obligé, dans le
cadre de ses interventions, de distribuer des semences aux villageois dans les
différents sites actuels.
Le gouvernement est-il devenu un humanitaire ?
Les autorités ont choisi de mener une campagne d’envergure. Ainsi, elles n’ont
pas lésiné sur les moyens. Le gouvernement, pour les besoins de la cause, a
réquisitionné des véhicules, même ceux des projets sous leur tutelle,
paralysant ainsi l’administration centrafricaine. Cela se comprend, mais ceux
des préfets, achetés sur financement extérieur, que vont dire les partenaires?
Ne sont ce pas des cas d’utilisation des biens publics pour une campagne
électorale ? Heureusement que le Code Electoral est en révision par une
Commission ad hoc, mais tout de même ! Comme les réquisitions d’office des
véhicules des projets sous tutelle ne suffisaientt
pas, certains membres du gouvernement ont poussé l’audace jusqu’à exiger des produits
PAM pour une distribution lors de leur passage aux écoliers et aux personnes
vulnérables. Les populations ne doivent attendre que la période des campagnes
électorales pour être dotées de produits PAM ? Le gouvernement s’est-il
substitué en organisation humanitaire pour la bienfaisance aux populations ?
Cette pratique en dit long sur les intentions cachées du gouvernement. Des
campagnes comme celles menées par le ministre d’Etat Mbay
dans
Mardi 19 Mai 2009
Madimba Nimba
Source
:
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Par des contacts discrets, le ministre de l’Administration
du Territoire et de
Certaines, plus reconnaissantes, ont reconnu le grand pas effectué en direction
de la réconciliation nationale. D’autres, comme a lieu habitude, voulant jouer
au vedettariat, ne se sont pas empêchées de réclamer la paternité de la
réussite de ce forum, minutieusement préparé pour éviter des surprises
désagréables.
Les leaders étaient inquiets et sceptiques
Les participants au dialogue politique national, conscients que la donne
n’était plus la même, avaient recommandé la révision du Code Electoral et la
responsabilité en était confiée au gouvernement. Dès la mise en place du Comité
de Suivi des Recommandations du Dialogue Politique inclusif, il s’était
préoccupé de la question qui faisait partie de ses tâches prioritaires.
Mais malgré des contacts avec le premier ministre, , Chef du Gouvernement, au
cours desquels la question a été discutée, rien ne semblait venir; d’où
l’inquiétude de la classe politique centrafricaine, surtout chez les leaders de
l’opposition démocratique. L’ancien président Ange Félix Patassé, par des
menaces à peine voilées, faisait des élections de 2010, un impératif. M. Martin
Ziguélé, président du MLPC, voyant les choses traîner
en longueur, commençait même à s’inquiéter. Il a même manifesté on scepticisme
dans une interview accordée récemment à Radio France Internationale. Il n’y
avait que Charles Massi, le leader de
La tâche n’est pas des moindres
Face à toutes ces critiques et prises de position, le gouvernement a voulu
laisser le temps au temps et a finalement mis en place un Comité ad hoc, chargé
de la révision du Code Electoral. C’est déjà une première étape et non des
moindres. Puisque le temps urge, le Comité ad hoc n’a que quinze jours pour
déposer son rapport, un véritable défi. Les personnalités choisies par leurs
entités respectives pour faire partie de ce Comité ad hoc sont conscientes de
l’ampleur de la tâche qui les attend. Quinze jours, c’est peut-être très peu,
mais
L’essentiel est de sortir un projet de texte acceptable par tous, qui puisse
garantir aux Centrafricains des élections libres, transparentes et qui ne soit
pas sujet à caution.
Les moyens, Talon d’Achille des Institutions
Une fois le projet de loi portant Code Electoral adopté par
Arrêté n°002
Portant création d’un Comité ad hoc Chargé de la révision du Code Electoral
Le Ministre de l’Administration du Territoire et de
ArrêteArticle
Article 2 : le ministre de l’Administration du Territoire et de
Article 3 : Le Comité ad hoc chargé de la révision du Code Electoral est
constitué des entités visées par le présent article.
-Pouvoirs publics
-Partis politiques (majorité présidentielle)
-Partis politiques de l’opposition de l’opposition démocratique
-Autres partis
-Mouvements politico-militaires
-Société Civile
Article 4 : le Comité ad hoc chargé de la révision du Code Electoral se
compose comme suit :
-Président : Société Civile
-1er Vice président : Partis politiques (Majorité présidentielle)
-2ème vice président : Autres partis
-Rapporteur Général : partis politiques de l’opposition démocratique
-Rapporteur Général adjoint : Mouvement politico-militaires.
-Trésorier Général : Pouvoirs publics.
- Membres :
-Opposition démocratique, 1 personne
-Mouvements politico-militaires : 1 personne
-Pouvoirs publics : 1 représentant
-Majorité présidentielle : 1 représentant
-Société Civile : 1 personne
Article 5 : le Comité ad hoc, chargé de la révision du Code Electoral
dispose de quinze jours pour déposer son rapport.
Article 6 : le Comité ad hoc chargé de la révision du Code Electoral
peut faire appel à toute personne ressource dans l’accomplissement de sa mission.
Article 7 : les frais de fonctionnement du Comité ad hoc Chargé de la
révision de Code Electoral sont à la charge du Budget de l’Etat.
Article 8 : le présent Arrêté, qui prend effet pour compter de la date
de sa signature, sera enregistré et communiqué partout où besoin sera.
Fait à Bangui, le 12 Mai 2009Elie Ouéfio
Arrêté n° 003
Portant nomination des membres du Comité ad hoc chargé de la révision du
Code Electoral
Le ministre de l’Administration du Territoire et de
Arrête
Article 1er : Les personnalités citées ci après, désignées par leurs
entités respectives, sont nommées membres du Bureau du Comité ad hoc, chargé de
la révision du Code Electoral. Il s’agit de :
Président : David Zokoe
1er Vice-président : Rigobert Vondo
2ème Vice président : Timothée Malendoma
Rapporteur Général : Marcel Loudégué
Rapporteur Général Adjoint: Yves Bienvenu Dotocko
Rapporteur général : Ernest Boyen-Betty Ndai.
Membres : Ernet Mandakombo
Me Djanula Kalité
François Nanaré
Denis Kossibella
Léon Clotaire Thierry Bémolinda
Maître Lucille Mazangué
Article 2 : le présent arrêté, qui prend effet pour compter de la date
de sa signature, sera enregistré et communiqué partout où besoin sera.
Fait à Bangui, le 12 Mai 2009
Elie Ouéfio
Mardi 19 Mai 2009
Dinawade Mokambo Junior
Source
:
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Paris s’apprête à notifier à Bangui que les
opérations électorales relèvent de la souveraineté d’un Etat
C’est une véritable douche froide et un cinglant désaveu
qui s’annonce pour le pouvoir de Bangui. François Bozizé
doit certainement se tirer les cheveux, dans la mesure où Paris n’entend pas
mettre la main à la poche pour financer le processus électoral. Il semblerait
que les responsables français exigent des explications claires sur les
détournements des fonds publics et la dilapidation sans vergogne par les
proches parents du président centrafricain des maigres deniers octroyés par les
pays amis à l’Etat.
Pour l’instant, la
France n’a pas encore officialisé la
décision de suspendre sa participation au financement du processus électoral en
République centrafricaine.
Selon nos informations, Paris s’apprête à notifier à Bangui
que les opérations électorales relèvent de la souveraineté d’un Etat et que de
ce fait, la France ne participera pas au financement du processus électoral
jusqu’à nouvel ordre.
La question qui est sur toutes les lèvres dans les milieux autorisés de la capitale
française est la suivante : pourquoi la France, qui a toujours fermé les
yeux sur les multiples cas avérés de détournement de biens et deniers public en
Centrafrique décide maintenant de taper du poing sur la table ?
Comme chacun le sait, au cours des dernières semaines,
François Bozizé et son clan se sont plusieurs fois
signalés autour des cinq milliards de
En tout cas, les informations dignes de foi ont fait état du retrait des
caisses de
Tout le monde se demande si la décision de la France ne risque-t-elle pas de
dissuader les autres bailleurs de fonds de
En tout cas, pour le processus électoral à proprement parler, le temps presse. Il ne reste plus que quelques
mois avant d’arriver au terme du mandat présidentiel, qui s’achève le 11 juin
2010, alors qu’aucun signe encourageant
ne laisse supposer que le calendrier électoral sera respecté. D’autant moins
que les élections municipales qui devraient en principe se tenir cette année
n’auront vraisemblablement jamais lieu.
D’ailleurs, les rumeurs persistantes
d’un report du scrutin présidentiel en
2012 n’ont pas cessé de circuler depuis ces derniers temps.
En attendant, tout le gotha politico-social de
Adrien Poussou
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Les chefs d’Etat
de

Les informations dont la rédaction de Centrafrique-Presse
a fait précédemment état sur le détournement par Bozizé et Ndoutingaï de l’enveloppe de
cinq milliards de
Nous avions en effet fait état de ce qu’après
avoir retiré lui-même des caisses de
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Les discrets préparatifs du candidat sortant et général
président, Bozizé
Sans faire du bruit, le général président François Bozizé Yangouvonda est en train
de tisser progressivement la toile du candidat président pour les prochaines
élections présidentielles. Il doit ne penser qu’à cela tous les matins en se
rasant. Comment faire pour rempiler ? S’il ne doit guère se faire beaucoup
d’illusion sur sa popularité auprès de ses compatriotes, il sait au moins
qu’avec la fortune qu’il a amassée depuis qu’il est à la tête du pays, il peut
certainement acheter beaucoup de conscience et de voix le moment venu. C’est le moment d’utiliser une partie des
innombrables et colossaux dessous de table et autres bakchich qu’il a perçus et
thésaurisés à droite et à gauche en monnayant la délivrance de divers permis
miniers et forestiers. C’est l’occasion ou jamais de profiter d’une partie du
fruit de vente de ses diamants et du fric provenant des juteuses affaires de
ventes d’hydrocarbures à travers des nombreuses stations essence que lui et sa
famille exploitent tant dans la capitale
que dans certaines villes de province.
C’est ainsi que son fils et non moins ministre délégué à la défense, Francis Bozizé, vient de passer commande à un fournisseur
camerounais de quatre millions (4.000.000 millions) de T-shirts ainsi que de
deux millions cinq cent mille (2.500.000) casquettes, à l’effigie de son père
pour la campagne électorale. Un autre fournisseur avait déjà commencé à stocker
progressivement depuis longtemps dans ses hangars au Km 5 à Bangui, une
importante quantité de T-shirts. De même, un opérateur de téléphonie mobile de
Bangui, a vu tout son stock de téléphones portables bon marché et grand public,
être réservé par le clan du candidat non encore déclaré Bozizé
pour les besoins de sa campagne.
Comme nous l’avions aussi raconté dans nos précédentes éditions, pour les
besoins de sa campagne à l’intérieur du pays, le vieux Hercules C 130 acheté
par Bozizé pour un montant de trois milliards
(3.000.000.000) F CFA et qui croupissait depuis 2006 sans voler, va bientôt
reprendre les airs après une réparation générale qu’une société basée au
Portugal devrait assurer, pour un montant de deux millions d’euros (2.000.000
euros) soit un milliard cinq cent millions F CFA (1.500.000 milliards F CFA)
environs, encore sur le dos du trésor national.
On le voit, le candidat Bozizé Yangouvonda
a déjà visiblement plusieurs longueurs d’avance sur tous les éventuels
candidats déjà ou non encore déclarés. Il n'est pas André Kolingba
pour organiser des élections et les perdre. Reste qu’étant le président
sortant, les électeurs centrafricains auront quand même à le juger sur son
bilan à la tête du pays depuis la mascarade électorale de 2005. Le moins qu’on
puisse dire est qu’il est catastrophique dans presque tous les domaines.
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RCA : Vous voulez des élections en 2010 ? Crachez au
bassinet !
C’est en quelque sorte à ce type de chantage que se livrent
les autorités de Bangui vis à vis de la communauté internationale. Selon des
informations dignes de foi, le régime de Bozizé est
en train de vouloir conditionner la tenue des élections de 2010 à leur
financement et au décaissement préalable du montant de l’enveloppe, par la
communauté internationale. Pour cela, c’est le premier ministre Faustin
Archange Touadéra qui est à la manœuvre. Il a dépêché
son ministre d’Etat à l’économie et au plan Sylvain Maliko,
auprès de certains diplomates occidentaux de Bangui pour sonder leurs
intentions relatives au financement par leur pays des élections de 2010. Après
quoi, Touadéra a reçu lui-même un à un ces
diplomates. Un seul a eu le courage de lui demander le montant de l’enveloppe
dont le gouvernement centrafricain aurait besoin pour ces élections. Touadéra a avancé comme pour s’amuser, le chiffre de 9
milliards de f CFA. L’Union européenne vient pourtant d’annoncer qu’elle a
prévu pour ces élections, une enveloppe de 4 millions d’euros.
Faut-il rappeler que la communauté internationale a
jusqu’ici habitué le pouvoir de Bozizé à satisfaire à
toutes ses demandes d’argent, il n’y a donc aucune raison qu’il se prive de
formuler d’autres exigences. Cependant à la longue, la communauté
internationale est devenue de moins en moins dupe ou plutôt, de plus en plus
suspicieuse quant aux capacités de rigoureuse gestion des autorités de Bangui.
C’est ainsi que de plus en plus, c’est au BONUCA qui est maintenant devenu
BINUCA, qu’il est fait appel pour le management et la gestion de certains fonds
alloués et destinés au financement de certains projets centrafricains. On l’a
vu récemment avec l’enveloppe accordée par les Nations unies pour le Dialogue
politique inclusif de décembre 2008. Ce sera encore le cas pour le programme
DDR que les nations unies vont financer car on sait que si latitude est laissée
au gouvernement centrafricain pour gérer ce genre d’enveloppe, cela débouche
immanquablement sur des détournements. C’est par exemple le cas des cinq
milliards sur les huit, du prêt consenti au gouvernement centrafricain par
Le gouvernement centrafricain on le voit, va à ces
élections à reculons. Il fait une lecture bien à lui des recommandations du DPI
relatives au chronogramme des préparatifs de ces élections. Le ministre chargé
de l’administration du territoire est aux abonnés absents alors que les choses
urgent pour la mise en place des comités ad hoc préalables à la mise en place
de la commission de révision du code électoral et de