Suivi recommandations DPI = Elections 2010 en RCA

 Situation en Mai /  Juin  et Juillet 2009

 

 

 

 

Sur un total de 116 recommandations, 31 soit 27% ont exécutées

 

APA Bangui (Centrafrique) 30-06-2009 - Le Président du comité de suivi des recommandations du Dialogue politique inclusif (DPI), M. Henri Maïdou, a déploré, au cours d’une conférence de presse, lundi à Bangui, la non application des recommandations de la grande concertation de la classe politique centrafricaine qui s’est déroulée du vendredi 20 au samedi 21 février 2009.

Sur un total de 116 recommandations, 31 soit 27% ont exécutées, 2 soit 2% l’ont été en partie, 54 soit 47% sont en cours d’exécution et 29 soit 25% sont encore non exécutées, a indiqué M. Maïdou, ancien premier vice-président de la République et ancien ministre conseiller spécial du chef de l’Etat.

« Nous avons comme l’impression que certaines recommandations qui auraient dû être mises en œuvre ne l’ont pas été à cause du manque de volonté des autorités compétentes », a-t-il déclaré.

« Mais on ne peut pas déterminer de manière concrète ce manque de volonté, c’est un problème tout a fait abstrait et il nous est absolument impossible de l’apprécier », a-t-il ajouté. M. Maïdou a dénoncé la modification unilatérale par le gouvernement du projet de loi sur le code électoral élaboré par le comité ad hoc chargé de la révision de ce code, au risque d’engendrer des dérapages dans le processus électoral en cours.

« Nous ne pouvons pas à mon avis aller au-delà puisque les textes que nous mettons en place ne nous ont pas donné un pouvoir de cœrcition sur une entité donnée », a-t-il poursuivi.

Il a également déploré le retard accusé dans la mise en œuvre du programme du Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des ex-combattants qui conditionne pourtant le respect du processus électoral ainsi que le retard accusé dans l’organisation des tables-rondes sectorielles nécessaires à la mise en œuvre du DDR.

« Le Comité de suivi attire l’attention de tous que l’application des recommandations du DPI doit observer scrupuleusement le principe de l’immuabilité et de l’intangibilité des recommandations du DPI, afin de consolider la paix et la stabilité des institutions nationales », a conclu M. Maïdou.

 

 

 

 

 

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Bilan du régime Bozizé : Le paiement des salaires, seul argument électoral

 

Après cinq années passées aux commandes de la République centrafricaine, hormis les deux années de transition dite consensuelle, l’heure de vérité approche pour le général François Bozizé. Le 11 juin 2010, il aura mis en effet cinq ans du pays après sa prestation de serment du 11 juin 2005. Il doit maintenant rendre compte au peuple centrafricain. En clair, c’est l’heure de dresser le bilan de sa gestion. Tous les Centrafricains doivent s’y employer. Or, craignant déjà d’être assommés par un bilan si accablant que cela devrait ôter à leur chef de clan toute prétention à vouloir briguer un second mandat, les bozizistes de tout poil s’empressent de proclamer urbi et orbi que leur régime paie régulièrement les salaires des fonctionnaires donc cela devrait suffire à leur délivrer un quitus de bonne gouvernance du pays, ce qui à l’évidence, relève d’une analyse trop facile.

S’il est vrai que l’accumulation de nombreux arriérés de salaires des agents de l’Etat a été à directement ou indirectement à l’origine de la déchéance politique et de la perte du pouvoir des régimes du général André Kolingba et celui de son successeur Ange Félix Patassé, il n’est pas encore prouvé que le paiement plus ou moins régulier des salaires des fonctionnaires ces derniers temps par le régime Bozizé permettra à n’en pas douter, la réélection les doigts dans le nez de ce dernier aux prochaines présidentielles. Plusieurs critères d’appréciation doivent être pris en compte pour un jugement correct des cinq années de pouvoir Bozizé.

Le paiement des salaires des employés de l’Etat est un devoir régalien d’un Etat. Dans un pays normal, on s’en aperçoit à peine. En Centrafrique, à force d’habituer les fonctionnaires à des années d’arriérés de salaires et de non paiement à terme échu, quand un gouvernement comme celui de Bozizé fait l’effort de renouer avec ce qui devrait être la norme, il présente cette situation comme si c’était un cadeau qu’il a consenti aux bénéficiaires. C’est à peine si on ne leur demandait pas d’adresser des remerciements au président Bozizé et son gouvernement. Il ne saurait donc constituer un argument électoral tout en masquant la gabegie et les dépenses fantaisistes dites « exceptionnelles » dont Bozizé et sa clique sont champions.

 Notons que si l’administration fonctionne encore, cela est dûe à nombreuses aides des institutions internationales qui arrivent en Centrafrique. La question qui se pose est celle de savoir : Avec l’aide internationale bi et multilatérale, quelques 6 mois de salaires des fonctionnaires sont déjà payés, comment se fait-il que le régime n’est pas en mesure de payer à terme échu, les autres 6 mois restants ? ? ? ? ? ?

Cela dit, il faut voir à quel prix le régime Bozizé parvient à assurer le paiement, plus ou moins régulier des salaires des fonctionnaires. C’est au prix d’un colossal endettement de l’Etat, notamment auprès des banques de la place qui serait de l’ordre de vingt milliards de F CFA. L’Etat centrafricain ploie actuellement sous un endettement global de l’ordre de cinq cents milliards de F CFA environ selon les chiffres des services compétents. Si le gouvernement centrafricain sollicite son admission à l’initiative dite pour les pays pauvres très endettés (PPTE) auprès des institutions de Bretton Woods, ce n’est justement pas pour rien.

Malheureusement, les amitiés coupables de Bozizé et Ndoutingai avec des personnages sulfureux, mafieux et prédateurs comme Saifee Durbar et autre Armand Ianarelli, sont de nature à compromettre l’établissement de bonnes relations de l’Etat centrafricain avec le FMI et la Banque mondiale. Il en est de même des tracasseries faites récemment à des diplomates comme M. Jean Claude Esmieu, représentant des partenaires au développement aussi précieux que l’Union européenne. Le régime de Bozizé semble marcher sur la tête. Il dresse le tapis rouge sous les pieds de truands mafieux et crée inutilement des ennuis aux diplomates réguliers installés dans le pays.

 

 

 

 

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Me Henri Pouzère dénonce la tentative de manipulation du processus électoral par François Bozizé

On s’achemine sans nul doute vers une énième crise politique, conséquence logique de la tergiversation, du louvoiement et du fourvoiement des vrais ennemis du peuple centrafricain qui se sont accaparés des leviers du pouvoir en mars 2005 après une calamiteuse rébellion avant de troquer la kalach du chef de guerre contre le costume et cravate du citoyen ordinaire et fréquentable.

Comme pour le Dialogue Politique Inclusif dont les recommandations sont aujourd’hui royalement ignorées par son régime, François Bozizé et ses ouailles entendent une fois de plus jouer les hommes-orchestres du processus électoral en préparation.

Ils ont grossièrement introduit d’inacceptables dispositions dans le projet de nouveau Code électoral, adopté de façon consensuelle par le comité ad hoc, qui regroupe pourtant les représentants de toutes les entités ayant pris part au dialogue y compris ceux du pouvoir.

Cette imposture de Bozizé et ses thuriféraires est d’autant plus scandaleuse que l’échéance du mandat présidentiel est bien proche. Est-il besoin de rappeler que le premier quinquennat de Bozizé s’achève le 11 juin 2010 et que de ce fait l’élection de son successeur doit intervenir au plus tard en mars prochain, c’est-à-dire, dans moins de neuf mois.

Il apparaît donc clairement que la poignée de démocrates authentiques que compte encore le pays, doivent désormais et plus que jamais se mobiliser pour faire barrage à l’inacceptable pied-de-nez que Bozizé entend faire à la démocratie centrafricaine. Il y va de la survie même de notre pays.

Au lieu de se diviser et d’éparpiller ses ressources tant humaines que matérielles, l’opposition démocratique gagnerait à s’organiser en adoptant une stratégie unitaire pour ne pas se fragiliser davantage et ainsi ouvrir le boulevard des tripatouillages et autres fraudes électoralles devenues une spécialité du pouvoir. L’opposition gagnerait également à parler d’une et même voix, cela pour ne pas répéter les erreurs constatées pendant le déroulement du dialogue où l’inorganisation et l’impréparation avait cédé la place à la cacophonie, donnant une image pitoyable de l’opposition conduite par l’UFVN. On se souvient encore du discours en termes de diagnostique à peu près rigoureux de Maître Henri Pouzère resté sans suite faute de cohésion.

Retrouvez la déclaration du Coordonnateur de l’UFVN (union des forces vives de la nation).

 

 

 

UNION DES FORCES VIVES DE LA NATION
Pour
le Renouveau Démocratique
DECLARATION

L’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) après avoir pris connaissance du projet de loi portant Code électoral de la République centrafricaine déposé sur la table de l’Assemblée nationale par le Gouvernement, élève une vive protestation pour les raisons suivantes :

1°) Comme dans ses habitudes, le Gouvernement a volontairement « violé » les recommandations combien pertinentes du Dialogue Politique Inclusif relatives à la mise en place du Comité ad hoc de la relecture du Code électoral.

En effet, la recommandation n° 2 stipule : « Mise en place d’un Comité Ad hoc composé des entités représentées au DPI avec l’assistance des experts internationaux, chargés de la révision du code électoral, en vue de son adaptation aux dispositions constitutionnelles ainsi qu’aux exigences sécuritaires des candidats ».

Malheureusement, force est de constater que ce comité a travaillé sans l’assistance des Experts internationaux.

2°) Le projet de loi du code électoral révisé et adopté par consensus par le comité ad hoc composé de toutes les entités ayant pris part au DPI à savoir, les Pouvoirs publics, la majorité présidentielle, l’opposition démocratique, les autres partis et les politico-militaires, a été unilatéralement modifié par le Gouvernement.

3°) Le Gouvernement a introduit dans ce projet de loi de nombreuses dispositions anti-démocratiques pour lui permettre de verrouiller et manipuler tout le processus électoral à sa guise.
Prenons deux articles à titre d’exemple :

L’article 12 al. 3 : Il n’est pas normal qu’au sortir du Dialogue Politique Inclusif où la question électorale avait pris bonne place que ce soient seuls le premier Ministre et le Président de l’Assemblée nationale qui proposent le Président de la Commission Electorale Indépendante (CEI). Qu’en est-il des autres entités ?

L’article 14 : Il n’est pas concevable que ce soient le Président de la République et son ministre de l’intérieur qui fixent et répartissent par décret et par arrêté les membres de la Coordination nationale de la Commission Electorale Indépendante, du comité préfectoral et d’arrondissement.

Au regard de tout ce qui précède ;

-L’UFVN en appelle à la vigilance de toutes les forces de progrès et le peuple tout entier
-L’UFVN lance un appel à tous les élus du peuple que sont les députés de n’être guidés que par leur conscience et de ne privilégier que l’intérêt supérieur de la Nation.

- L’UFVN prend à témoin l’opinion nationale et internationale sur le risque que peut engendrer ce comportement anti-démocratique.

Fait à Bangui, le 17 juin 2009

Pour l’UFVN
Le Coordonnateur
Me Henri POUZERE

 

Samedi 20 Juin 2009

Source :

http://www.lindependant-cf.com

 

 

 

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Libreville, 17 juin (GABONEWS) – Le président de la République Centrafricaine (RCA), François Bozizé, a affirmé mercredi à Libreville, lors d’un entretien avec les médias gabonais que le défunt « président Omar Bongo Ondimba s’est investi énormément sur la République centrafricaine

Selon M. Bozizé, le président gabonais, Bongo Ondimba, en sa qualité de médiateur de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), mettait de toute son énergie pour la réconciliation des Centrafricains.

« Le président Bongo Ondimba s’est investi énormément sur la République centrafricaine. Ces idées doivent être maintenues et la paix doit régner à travers l’Afrique », affirmé M. Bozizé.

« Dans la crise en RCA, nous allons maintenir l’élan, les conseils que le président Bongo Ondimba a donnés », a-t-il déclaré. « Je souhaite que cet esprit se prolonge pour aboutir à de bons résultats ».

 « Nous avons des bras ouverts envers tous les frères centrafricains », a soutenu M. Bozizé.

« Si des blocages subsistent, nous allons faire appel aux frères chefs d’Etat de l’Afrique centrale. Nous trouverons les moyens pour pouvoir parvenir à garder l’image du doyen », a dit le président Bozizé.

Selon le numéro un centrafricain, tout devrait normalement bien se passer: « Nous ne voyons pas les causes qui pourront emmener des nouvelles tensions ».

S’agissant des élections présidentielles, il a confirmé qu’elles se dérouleront normalement en 2010.

Parlant du programme Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), un comité de pilotage a été mis en place depuis quelques mois. « Tous les moyens sont déjà en place », a-t-il rassuré. Une réunion du comité aura lieu le 20 juin prochain à Bangui pour permettre un démarrage effectif.

 Sur la question de la succession au Gabon, le président Bozizé a salué la maturité de la classe politique gabonaise. Il a souhaité, par ailleurs, que cette maturité politique se poursuive.

M. Bozizé, a invité les Gabonais au calme, à suivre l’héritage légué par le « doyen » notamment la paix. Il s’est réjoui de la mobilisation du peuple Gabonais lors des obsèques, qui selon lui, a démontré l’amour qu’il avait pour leur président.

 Le chef de l’Etat centrafricain, a rendu hommage, mardi au Palais présidentiel de Libreville, aux cotés de ses pairs au président Bongo Ondimba, décédé le 8 juin dernier à Barcelone.
Le défunt président Bongo Ondimba, dont la dépouille se trouve à Franceville, dans la province du haut-Ogooué, sa terre natale, sera inhumé ce jeudi, peu avant la fin de la matinée, dans l’intimité.

 

 

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LE POUVOIR EN CAMPAGNE ELECTORALE ?

Est-ce le début d’une campagne économique, d’une campagne agricole ou de la campagne électorale pour les échéances de 2010 ?

Le gouvernement est décidé à ne plus lésiner sur les moyens pour la conservation du pouvoir aux élections présidentielles et législatives de l’année prochaine. Il y a quelques semaines, le Ministre de l’Administration de Territoire, en charge de la Décentralisation, avait sillonné la République de bout en bout. Il était encore, il y a quelques jours, dans la Vakaga après cette longue tournée que les préfets, sous-préfets, bref les responsables de l’Administration du Territoire, ont été nommés. Le tir et le choix furent très méticuleux, car pour être nommé à un poste du responsabilité, il faillait montrer pattes blanches et faire la démonstration de son allégeance au pouvoir afin de ne pas avoir de loups dans la bergerie.

Dichotomie sur la terminologie des campagnes
Comme pour battre le fer quand il est chaud, deux membres du gouvernement sont dans l’arrière-pays. Il s’agit du Ministre d’Etat aux Transports, le Colonel Parfait Mbay, et le Ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Aurélien Simplice Zingas. Le premier est dans la Lobaye, la préfecture de résidence et le second dans le Mbomou, dont il est superviseur depuis des années.

Mais les deux membres du gouvernement ne s’entendent pas sur la terminologie consacrée à leur mission en province. L’un affirme qu’il est en campagne agricole pour relancer les cultures dans la préfecture de résidence, alors que l’autre déclare effectuer une campagne économique dans sa circonscription. Qu’à cela ne tienne! Il faut aux ministres de réactiver un électorat de plus en plus indécis aux causes du KNK. Pour les populations, beaucoup de promesses ont été faites par le Chef de l’Etat et les Députés KNK de la Convergence, qui n’ont pas été traduites dans les faits. La population de la Lobaye, dans sa grande majorité, estime qu’elle a voté massivement pour le Chef de l’Etat et les députés KNK; mais elles font l’amer constat qu’elles ont été payées en monnaie de singe. A ce niveau, la campagne du Ministre d’Etat Parfait Mbay dans la Lobaye risque d’être des plus délicates. La SCAD connaît un ralentissement de ses activités à cause de la crise économique et financière qui secoue le monde actuellement. Les caféiculteurs attendent toujours des jours meilleurs et ont les yeux rivés sur le gouvernement. Les zones diamantifères et aurifères de Bagandou, Balemba, Kpidi, Boda, Boganangone, Bossoui et autres sont plus que jamais amères depuis la grande rafle et la saisie des produits et de l’argent et la fermeture des bureaux d’achat.

Des sous-préfectures comme Boda, Boganangone, qui avaient fondé leur espoir sur l’exploitation du diamant, se meurent et n’ont plus que leurs yeux pour pleurer.

Une campagne avant la lettre
Malgré les réticences du Chef de l’Etat dans ses interviews successives, le gouvernement a compris la nécessité de commencer la campagne avant la lettre. Sous couvert d’une campagne économique ou d’une campagne agricole, les populations ne sont pas si dupes. On ne court vers elles que lorsqu’on en sent la nécessité. Le pays, pour les observateurs, ne se porte pas au mieux.
Les infrastructures routières, hospitalières et scolaires sont dans un état de délabrement avancé. L’insécurité gangrène les provinces avec la présence des rebelles et des coupeurs de route (zaraguina). Les éleveurs, terrorisés par les malfrats, ont été obligés de trouver refuge en dehors de nos frontières, dans les pays voisins. Rien n’est encore fait par les autorités pour favoriser leur retour; ce qui a contribué à quintupler le prix du bœuf et à amenuiser la quantité de la viande de bœuf dans le panier de la ménagère. Les agriculteurs ont été obligés, à la suite des violences, de quitter leurs villages habituels pour se terrer en brousse. La psychose des exactions des rebelles et des forces gouvernementale est encore très vivace dans les esprits, si bien que malgré le dialogue politique inclusif et les assurances du gouvernement, les populations ne se pressent pas pour regagner leur terroir. Leurs conditions de vie étant très difficiles, le CICR est même obligé, dans le cadre de ses interventions, de distribuer des semences aux villageois dans les différents sites actuels.

Le gouvernement est-il devenu un humanitaire ?
Les autorités ont choisi de mener une campagne d’envergure. Ainsi, elles n’ont pas lésiné sur les moyens. Le gouvernement, pour les besoins de la cause, a réquisitionné des véhicules, même ceux des projets sous leur tutelle, paralysant ainsi l’administration centrafricaine. Cela se comprend, mais ceux des préfets, achetés sur financement extérieur, que vont dire les partenaires? Ne sont ce pas des cas d’utilisation des biens publics pour une campagne électorale ? Heureusement que le Code Electoral est en révision par une Commission ad hoc, mais tout de même ! Comme les réquisitions d’office des véhicules des projets sous tutelle ne suffisaientt pas, certains membres du gouvernement ont poussé l’audace jusqu’à exiger des produits PAM pour une distribution lors de leur passage aux écoliers et aux personnes vulnérables. Les populations ne doivent attendre que la période des campagnes électorales pour être dotées de produits PAM ? Le gouvernement s’est-il substitué en organisation humanitaire pour la bienfaisance aux populations ? Cette pratique en dit long sur les intentions cachées du gouvernement. Des campagnes comme celles menées par le ministre d’Etat Mbay dans la Lobaye et Zingas dans le Mbomou nécessitent de moyen et de l’argent. Les moyens, le gouvernement a profité de raccourcis illégaux pour les avoirs (véhicules à l’œil et produit PAM). Il faut aussi à cet effet de l’argent pour le carburent, pour les réceptions et autres intéressements des notables. Ces fonds, débloqués par le chef de l’Etat seront-ils utilisés à bon escient ? Il ne faut compter que sur la probité des ministres. Mais dans tous les cas, campagne économique agricole ou campagne électorale ? L’arbre cache mal la forêt!

 

Mardi 19 Mai 2009

Madimba Nimba

Source :

http://www.leconfident.net

 

 

 

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ELECTIONS: Est-ce le grand départ pour 2010 ?

Vivement critiqué à propos de la préparation des échéances électorales de 2010, le gouvernement a finalement décidé de sortir de son silence. Il a fait d’une pierre deux coups et ce en la seule journée du 12 Mai 2009.

Par des contacts discrets, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, M. Elie Ouéfio, avait demandé aux différentes entités, parties prenantes au dialogue politique inclusif, de lui faire des propositions de noms de personnalités devant faire partie du Comité ad hoc, chargé de la révision du Code Electoral. Cette relecture des textes électoraux s’avérait nécessaire, car le contexte a fondamentalement chargé avec le grand forum qui s’est tenu à Bangui du 8 au 20 décembre 2008. Des personnalités, implicitement frappées d’ostracisme et celles qui avaient des démêlées avec la Justice centrafricaine, à la faveur de la loi d’amnistie du 13 octobre 2008, ont été autorisées à fouler le sol centrafricain, sans être inquiétées et ont pris une part active aux travaux du dialogue politique inclusif.

Certaines, plus reconnaissantes, ont reconnu le grand pas effectué en direction de la réconciliation nationale. D’autres, comme a lieu habitude, voulant jouer au vedettariat, ne se sont pas empêchées de réclamer la paternité de la réussite de ce forum, minutieusement préparé pour éviter des surprises désagréables.

Les leaders étaient inquiets et sceptiques
Les participants au dialogue politique national, conscients que la donne n’était plus la même, avaient recommandé la révision du Code Electoral et la responsabilité en était confiée au gouvernement. Dès la mise en place du Comité de Suivi des Recommandations du Dialogue Politique inclusif, il s’était préoccupé de la question qui faisait partie de ses tâches prioritaires.

Mais malgré des contacts avec le premier ministre, , Chef du Gouvernement, au cours desquels la question a été discutée, rien ne semblait venir; d’où l’inquiétude de la classe politique centrafricaine, surtout chez les leaders de l’opposition démocratique. L’ancien président Ange Félix Patassé, par des menaces à peine voilées, faisait des élections de 2010, un impératif. M. Martin Ziguélé, président du MLPC, voyant les choses traîner en longueur, commençait même à s’inquiéter. Il a même manifesté on scepticisme dans une interview accordée récemment à Radio France Internationale. Il n’y avait que Charles Massi, le leader de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), pour être fataliste et croire que les élections ne pourraient se dérouler qu’en 2011 ou 2012.

La tâche n’est pas des moindres
Face à toutes ces critiques et prises de position, le gouvernement a voulu laisser le temps au temps et a finalement mis en place un Comité ad hoc, chargé de la révision du Code Electoral. C’est déjà une première étape et non des moindres. Puisque le temps urge, le Comité ad hoc n’a que quinze jours pour déposer son rapport, un véritable défi. Les personnalités choisies par leurs entités respectives pour faire partie de ce Comité ad hoc sont conscientes de l’ampleur de la tâche qui les attend. Quinze jours, c’est peut-être très peu, mais la République a les yeux rivés sur elles, afin d’effectuer un travail probant qui apaisera tant soit peu les inquiétudes des uns et des autres, car le chemin est encore long pour dissiper tous les doutes. Ce Comité ad hoc au sein duquel siègent toutes les entités, parties prenantes au dialogue politique inclusif fera-t-il encore l’objet de récriminations comme l’ont été le Comité préparatoire, le Comité d’organisation du dialogue politique inclusif et enfin le gouvernement Touadera II, mis en place le 19 janvier dernier ?

L’essentiel est de sortir un projet de texte acceptable par tous, qui puisse garantir aux Centrafricains des élections libres, transparentes et qui ne soit pas sujet à caution.

Les moyens, Talon d’Achille des Institutions
Une fois le projet de loi portant Code Electoral adopté par la Commission, il sera transmis au Ministre de l’Intérieur qui coordonne les activités du Comité du Comité ad hoc. La grande question, qui se pose maintenant et qui a toujours été le Talon d’Achille de notre pays, est le financement des travaux de ce Comité. Avec enthousiasme, il a été mis en place le Comité de Suivi des Recommandations du Dialogue Politique Inclusif. Mais déjà cet organe semble être confronté à certaines difficultés, surtout d’ordre matériel, conditionnées par le nerf de la guerre. En sera-t-il autrement pour le Comité ad hoc dont la finalité urge ? Les plus belles institutions mises en place jusque-là ont toujours souffert et ont été confrontées à un problème de financement qui émousse l’ardeur des hommes chargés de les conduire et de les animer. S’agissant des élections de 2010, le problème est très sensible, car elles conditionnent l’avenir du pays et le devenir du Centrafricain. En l’espace de quinze jours fixés au Comité ad hoc, le travail devait en principe être terminé. Au gouvernement de s’approprier le texte, l’adopter pour qu’il soit très rapidement transmis à l’Assemblée Nationale, qui elle aussi devra utiliser la procédure d’urgence pour l’adopter. Si ces mesures sont prises dans un délai relativement court, les autorités auront peut-être gagné leur pari. Les autres opérations, telles que la mise en place de la Commission Electorale Indépendante, le recensement électoral suivront, car le Code Electoral aura déjà prévu le découpage électoral, qui avait fait le part belle à certaines formations. Mais la prudence voudrait, qu’on ne vende pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué’’.

 

Arrêté n°002
Portant création d’un Comité ad hoc Chargé de la révision du Code Electoral
Le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

ArrêteArticle
1er : Il est mis en place un Comité ad hoc chargé de la révision du Code Electoral conformément aux Recommandations du Dialogue Politique Inclusif.
Article 2 : le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation assure la coordination des travaux dudit comité.
Article 3 : Le Comité ad hoc chargé de la révision du Code Electoral est constitué des entités visées par le présent article.
-Pouvoirs publics
-Partis politiques (majorité présidentielle)
-Partis politiques de l’opposition de l’opposition démocratique
-Autres partis
-Mouvements politico-militaires
-Société Civile
Article 4 : le Comité ad hoc chargé de la révision du Code Electoral se compose comme suit :
-Président : Société Civile
-1er Vice président : Partis politiques (Majorité présidentielle)
-2ème vice président : Autres partis
-Rapporteur Général : partis politiques de l’opposition démocratique
-Rapporteur Général adjoint : Mouvement politico-militaires.
-Trésorier Général : Pouvoirs publics.
- Membres :
-Opposition démocratique, 1 personne
-Mouvements politico-militaires : 1 personne
-Pouvoirs publics : 1 représentant
-Majorité présidentielle : 1 représentant
-Société Civile : 1 personne
Article 5 : le Comité ad hoc, chargé de la révision du Code Electoral dispose de quinze jours pour déposer son rapport.
Article 6 : le Comité ad hoc chargé de la révision du Code Electoral peut faire appel à toute personne ressource dans l’accomplissement de sa mission.
Article 7 : les frais de fonctionnement du Comité ad hoc Chargé de la révision de Code Electoral sont à la charge du Budget de l’Etat.
Article 8 : le présent Arrêté, qui prend effet pour compter de la date de sa signature, sera enregistré et communiqué partout où besoin sera.

Fait à Bangui, le 12 Mai 2009Elie Ouéfio

 

Arrêté n° 003
Portant nomination des membres du Comité ad hoc chargé de la révision du Code Electoral
Le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

Arrête

Article 1er : Les personnalités citées ci après, désignées par leurs entités respectives, sont nommées membres du Bureau du Comité ad hoc, chargé de la révision du Code Electoral. Il s’agit de :
Président : David Zokoe
1er Vice-président : Rigobert Vondo
2ème Vice président : Timothée Malendoma
Rapporteur Général : Marcel Loudégué
Rapporteur Général Adjoint: Yves Bienvenu Dotocko
Rapporteur général : Ernest Boyen-Betty Ndai.
Membres : Ernet Mandakombo
Me Djanula Kalité
François Nanaré
Denis Kossibella
Léon Clotaire Thierry Bémolinda
Maître Lucille Mazangué

Article 2 : le présent arrêté, qui prend effet pour compter de la date de sa signature, sera enregistré et communiqué partout où besoin sera.
Fait à Bangui, le 12 Mai 2009
Elie Ouéfio

 

Mardi 19 Mai 2009

Dinawade Mokambo Junior

 

Source :

http://www.leconfident.net

 

 

 

 

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Paris s’apprête à notifier à Bangui que les opérations électorales relèvent de la souveraineté d’un Etat

 

C’est une véritable douche froide et un cinglant désaveu qui s’annonce pour le pouvoir de Bangui. François Bozizé doit certainement se tirer les cheveux, dans la mesure où Paris n’entend pas mettre la main à la poche pour financer le processus électoral. Il semblerait que les responsables français exigent des explications claires sur les détournements des fonds publics et la dilapidation sans vergogne par les proches parents du président centrafricain des maigres deniers octroyés par les pays amis à l’Etat. 

Pour l’instant,  la France  n’a pas encore officialisé la décision de suspendre sa participation au financement du processus électoral en République centrafricaine. 

Selon nos informations, Paris s’apprête à notifier à Bangui que les opérations électorales relèvent de la souveraineté d’un Etat et que de ce fait, la France ne participera pas au financement du processus électoral jusqu’à nouvel ordre.


La question qui est sur toutes les lèvres dans les milieux autorisés de la capitale française est la suivante : pourquoi la France, qui a toujours fermé les yeux sur les multiples cas avérés de détournement de biens et deniers public en Centrafrique décide maintenant de taper du poing sur la table ?

Comme chacun le sait, au cours des dernières semaines, François Bozizé et son clan se sont plusieurs fois signalés autour  des cinq milliards de la CEMAC destinés au processus dit du DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion) des ex-combattants des rébellions.


En tout cas, les informations dignes de foi ont fait état du retrait des caisses de la BEAC à Bangui de près de deux milliards (2.000.000 000 de F CFA) en espèces par le Ministre des Mines, Sylvain Ndoutingaï, neveu du président centrafricain qui, pour justifier cette opération, aurait laissé entendre  que l’argent retiré  servirait à rembourser les emprunts contractés par la famille Bozizé  pour organiser les obsèques de sa mère, et que le reliquat irait à la construction d’un mausolée au village pour la disparue.


Tout le monde se demande si la décision de la France ne risque-t-elle pas de dissuader les autres bailleurs de fonds de la Centrafrique, qui refuseraient aussi à leur tour de mettre la main à la poche ?


En tout cas, pour le processus électoral à proprement parler,  le temps presse. Il ne reste plus que quelques mois avant d’arriver au terme du mandat présidentiel, qui s’achève le 11 juin 2010,  alors qu’aucun signe encourageant ne laisse supposer que le calendrier électoral sera respecté. D’autant moins que les élections municipales qui devraient en principe se tenir cette année n’auront vraisemblablement jamais lieu.


 D’ailleurs, les rumeurs persistantes d’un  report du scrutin présidentiel en 2012 n’ont pas cessé de circuler depuis ces derniers temps.


En attendant, tout le gotha politico-social de la Centrafrique attend avec une certaine frénésie  l’officialisation de la décision de la France, qui aux dernières nouvelles, ne va pas tarder à le faire.


Adrien Poussou

 

 

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Les chefs d’Etat de la CEMAC piégés par Bozizé




Les informations dont la rédaction de Centrafrique-Presse a fait précédemment état sur le détournement par Bozizé et Ndoutingaï de l’enveloppe de cinq milliards de la CEMAC destinés au financement du programme DDR ont été prises très au sérieux par les bailleurs de fonds susceptibles de financer les prochaines élections centrafricaines de 2010. D’après des sources dignes de foi, la France par exemple, aurait décidé de suspendre tout financement de ces élections en attendant que les autorités de Bangui apportent les clarifications et justifications nécessaires sur la véritable utilisation du fonds CEMAC.


Nous avions en effet fait état de ce qu’après avoir retiré lui-même des caisses de la BEAC de Bangui la somme de 1.900.000.000 F CFA (Un milliard neuf cent millions), il aurait déclaré que cet argent servirait à rembourser l’emprunt qu’ils auraient contracté pour organiser les obsèques de la mère de Bozizé et avec le reliquat, ils lui édifieraient un mausolée au village. Il faut rappeler qu’en convoquant fin janvier 2009 à Libreville un sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la CEMAC, Bozizé avait prétexté que le sommet était destiné à examiner les conséquences de la crise financière mondiale. En réalité, il avait derrière la tête, la machiavélique idée de racketter ses pairs, les présidents de la CEMAC, en leur faisant cracher de quoi financer son programme DDR sans le leur dire clairement et explicitement dès le départ. 


 

 

 

 

 

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Les discrets préparatifs du candidat sortant et général président, Bozizé

 

Sans faire du bruit, le général président François Bozizé Yangouvonda est en train de tisser progressivement la toile du candidat président pour les prochaines élections présidentielles. Il doit ne penser qu’à cela tous les matins en se rasant. Comment faire pour rempiler ? S’il ne doit guère se faire beaucoup d’illusion sur sa popularité auprès de ses compatriotes, il sait au moins qu’avec la fortune qu’il a amassée depuis qu’il est à la tête du pays, il peut certainement acheter beaucoup de conscience et de voix le moment venu.  C’est le moment d’utiliser une partie des innombrables et colossaux dessous de table et autres bakchich qu’il a perçus et thésaurisés à droite et à gauche en monnayant la délivrance de divers permis miniers et forestiers. C’est l’occasion ou jamais de profiter d’une partie du fruit de vente de ses diamants et du fric provenant des juteuses affaires de ventes d’hydrocarbures à travers des nombreuses stations essence que lui et sa famille  exploitent tant dans la capitale que dans certaines villes de province.


C’est ainsi que son fils et non moins ministre délégué à la défense, Francis Bozizé, vient de passer commande à un fournisseur camerounais de quatre millions (4.000.000 millions) de T-shirts ainsi que de deux millions cinq cent mille (2.500.000) casquettes, à l’effigie de son père pour la campagne électorale. Un autre fournisseur avait déjà commencé à stocker progressivement depuis longtemps dans ses hangars au Km 5 à Bangui, une importante quantité de T-shirts. De même, un opérateur de téléphonie mobile de Bangui, a vu tout son stock de téléphones portables bon marché et grand public, être réservé par le clan du candidat non encore déclaré Bozizé pour les besoins de sa campagne.


Comme nous l’avions aussi raconté dans nos précédentes éditions, pour les besoins de sa campagne à l’intérieur du pays, le vieux Hercules C 130 acheté par Bozizé pour un montant de trois milliards (3.000.000.000) F CFA et qui croupissait depuis 2006 sans voler, va bientôt reprendre les airs après une réparation générale qu’une société basée au Portugal devrait assurer, pour un montant de deux millions d’euros (2.000.000 euros) soit un milliard cinq cent millions F CFA (1.500.000 milliards F CFA) environs, encore sur le dos du trésor national.


On le voit, le candidat Bozizé Yangouvonda a déjà visiblement plusieurs longueurs d’avance sur tous les éventuels candidats déjà ou non encore déclarés. Il n'est pas André Kolingba pour organiser des élections et les perdre. Reste qu’étant le président sortant, les électeurs centrafricains auront quand même à le juger sur son bilan à la tête du pays depuis la mascarade électorale de 2005. Le moins qu’on puisse dire est qu’il est catastrophique dans presque tous les domaines.

  

 

 

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RCA : Vous voulez des élections en 2010 ? Crachez au bassinet !

 

 

C’est en quelque sorte à ce type de chantage que se livrent les autorités de Bangui vis à vis de la communauté internationale. Selon des informations dignes de foi, le régime de Bozizé est en train de vouloir conditionner la tenue des élections de 2010 à leur financement et au décaissement préalable du montant de l’enveloppe, par la communauté internationale. Pour cela, c’est le premier ministre Faustin Archange Touadéra qui est à la manœuvre. Il a dépêché son ministre d’Etat à l’économie et au plan Sylvain Maliko, auprès de certains diplomates occidentaux de Bangui pour sonder leurs intentions relatives au financement par leur pays des élections de 2010. Après quoi, Touadéra a reçu lui-même un à un ces diplomates. Un seul a eu le courage de lui demander le montant de l’enveloppe dont le gouvernement centrafricain aurait besoin pour ces élections. Touadéra a avancé comme pour s’amuser, le chiffre de 9 milliards de f CFA. L’Union européenne vient pourtant d’annoncer qu’elle a prévu pour ces élections, une enveloppe de 4 millions d’euros.

Faut-il rappeler que la communauté internationale a jusqu’ici habitué le pouvoir de Bozizé à satisfaire à toutes ses demandes d’argent, il n’y a donc aucune raison qu’il se prive de formuler d’autres exigences. Cependant à la longue, la communauté internationale est devenue de moins en moins dupe ou plutôt, de plus en plus suspicieuse quant aux capacités de rigoureuse gestion des autorités de Bangui. C’est ainsi que de plus en plus, c’est au BONUCA qui est maintenant devenu BINUCA, qu’il est fait appel pour le management et la gestion de certains fonds alloués et destinés au financement de certains projets centrafricains. On l’a vu récemment avec l’enveloppe accordée par les Nations unies pour le Dialogue politique inclusif de décembre 2008. Ce sera encore le cas pour le programme DDR que les nations unies vont financer car on sait que si latitude est laissée au gouvernement centrafricain pour gérer ce genre d’enveloppe, cela débouche immanquablement sur des détournements. C’est par exemple le cas des cinq milliards sur les huit, du prêt consenti au gouvernement centrafricain par la CEMAC qui ont été déjà décaissés au profit du gouvernement. Celui-ci veut en faire une autre utilisation que de financer le programme DDR.

Le gouvernement centrafricain on le voit, va à ces élections à reculons. Il fait une lecture bien à lui des recommandations du DPI relatives au chronogramme des préparatifs de ces élections. Le ministre chargé de l’administration du territoire est aux abonnés absents alors que les choses urgent pour la mise en place des comités ad hoc préalables à la mise en place de la commission de révision du code électoral et de la Commission électorale indépendante. Il est davantage préoccupé par la restructuration des cellules KNK en province.