Bangui, 1er avril
(GABONEWS) - Le Président François Bozizé a déclaré ce
mercredi 1er avril que l’exécution des recommandations du Dialogue Politique
Inclusif (DPI) est « une responsabilité
collective dans l’intérêt de notre pays », à l’occasion de
cérémonie de l’ouverture de la première session ordinaire du Comité de suivi des
recommandations dudit dialogue à l’hémicycle de l’Assemblée nationale.
« L’application
de toutes les recommandations du DPI est et demeure une priorité qui relève de
la responsabilité de tous les Centrafricains, à quelque poste qu’ils se
trouvent, au premier rang desquels le gouvernement d’ouverture », a indiqué François
Président Bozizé.
Selon le Chef de l’Etat, « la priorité de l’heure
est le financement du comité de suivi des recommandations du DPI, le comité de
pilotage du programme de Démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) afin
de permettre, d’une manière apaisée l’organisation des élections de 2010 »,
tandis que le comité de suivi est tenu par une obligation de résultats.
« A cet effet, nous demandons à la communauté
internationale qui avait conditionné le financement du Document de stratégie de
réduction de la pauvreté (DSRP) de tenir ses engagements afin d’éviter à
Le président du comité de suivi des recommandations du DPI, Henri Maïdou a pour sa part attiré l’attention du gouvernement et
des forces de défense et de sécurité sur les exactions qui continuent d’être
commises sur les populations à l’intérieur du pays.
« Les auteurs de ces graves forfaits doivent
être poursuivis et punis selon les lois de
« Nous attirons aussi fermement
l’attention des politico-militaires qui écument encore nos provinces, bafouant
ainsi la parole donnée », a indiqué Henri Maïdou
rappelant que le DPI était pour tout le monde une tribune pour exprimer et dont
les recommandations consensuellement formulées sont
en cours de réalisation.
« Il est inadmissible que les armes continuent
de toner, d’angoisser encore le peuple trois mois à peine après le Dialogue
Politique Inclusif », a-t-il indiqué précisant que le DPI est le dialogue de la
dernière chance pour le pays.
Henri Maïdou a
conclu en appelant à la « générosité de la
communauté internationale pour appuyer non seulement la mise en œuvre des
recommandations du DPI qui selon lui constituent « un énorme défi »,
mais aussi le lancement du programme DDR.
Il convient de signaler que les travaux de cette
première session ordinaire du comité de suivi des recommandations du DPI mis en
place le 9 février 2009, se sont déroulés pendant deux jours selon les trois
commissions thématiques définies par le comité préparatoire du DPI, à savoir
les Commissions questions politique et de gouvernance, situation sécuritaires
et groupes armés et développement socio économique.
Dans la conférence de presse qui a sanctionné la fin des travaux, le président
a annoncé que les questions relatives à la mise en place de la commission
électorale indépendante a été abordée dans la première
commission thématique.
Recommandé par le DPI, le comité de
suivi a pour mission de veiller à la stricte application des toutes les
recommandations du DPI en vue du retour d’une paix durable en Centrafrique.
Il convient de rappeler que le comité de suivi des recommandations du DPI est
composé des représentants de toutes les entités représentées à ces assises en
décembre dernier ainsi que des personnalités provenant des organisations
internationales, régionales et sous-régionales.
Il était assisté de
M. Ibrahima Diallo, conseiller technique principal et de M. Anatole N’doma, chargé de programme projet ALPC/PNUD.
Cet atelier est destiné aux chefs de quartier, de groupe, militaires et cadres
du ministère de l’Intérieur et des Finances.
L’objectif visé par
ce projet est de faire participer les communautés de base à la restitution
volontaire des armes dans les huit arrondissements de Bangui et la commune de Bimbo, Bégoua et Samdjimba en vue d’appuyer ce processus de restitution ; renforcer
les capacités techniques de ces structures sur leur rôle ; les dangers liés à l’utilisation
illicite des armes légères et le projet ALPC. Plusieurs thèmes étaient
présentées entre autres, Projet ALPC, les dangers liés à la détention et à la
circulation illicite des armes légères, sécurité et prévention des conflits,
présentés respectivement par MM. Anatole N’Doma,
Anthony Caille Lahoutou et Ibrahima Diallo etc.
M. Etienne M’Péco a rappelé les situations
conflictuelles qui ont engendré des conséquences négatives sur le vécu
quotidien des Centrafricains. La porosité des frontières centrafricaines est
l’une des causes de la circulation illicite des légères en Centrafrique, ainsi
que les facteurs géopolitiques, avec des armes détenues par les différents
mouvements rebelles des pays amis qui connaissent la guerre. Autant d’éléments
nuisibles au bon fonctionnement de la société étaient répertoriés par Etienne
M’Peco. Le phénomène des zaraguinas
(dépouiller les personnes de leurs biens,
séquestration des véhicules de transport public, enlèvement des enfants peuhls
etc.) et des braconniers dont le seul but consiste à décimer la faune, sont
le fait des armes illicites qui circulent. C’est pourquoi, dans le cadre de ce
projet, des efforts d’organisation sont menés pour que
ces armes qui logent dans certaines maisons puissent être récupérées aux fins
de permettre à la population de circuler librement.
Pour M. Ibrahima Diallo, le problème des armes et petits calibres sont
importants et cela a mobilisé la communauté internationale. Il a déclaré que
cette rencontre est celle d’information. Il a mis un accent particulier sur
l’implication de la communauté de base pour la réussite de ce processus. Après
une étude réalisée par une Ong suisse, a déclaré M.
Ibrahima Diallo, plus de 50 mille armes
sont en circulation irrégulière dans le pays. Le projet, a renchéri M.
Ibrahima Diallo, constitue une opportunité pour
Vendredi 27 Mars 2009
Alexis REMANGAÏ
Bangui, 25 mars
09 (C.A.P) – Selon des informations
vérifiables obtenues d’un cadre du trésor public et auprès du ministère des
finances, une première tranche de cinq milliards de F CFA sur les huit accordés
par
Les autorités de Bangui avaient souhaité percevoir
directement de
Il faut rappeler que cet appui financier exceptionnel de
En 2005, le financement d’un premier programme DDR financé
par le PNUD et la banque mondiale avait déjà été purement et simplement
détourné en toute impunité par les différents hauts responsables du pouvoir en
place qui avaient eu à le gérer. Cela a donné lieu à l’acquisition de rutilantes 4x4 et la construction de somptueuses villas
privées bien connues dans la ville de Bangui.
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Selon nos informations, François Bozizé et ses proches, ont réussi entre jeudi et vendredi
dernier, à se faire décaisser 5 milliards sur les 8 octroyés par les pays de
D’après cette source, les 5 milliards ont été virés sur le compte du Trésor
public centrafricain à
Difficile pour l’heure de trouver un interlocuteur à la direction nationale de
Contacté, le responsable d’un groupe rebelle concerné par les opérations de
désarmement, dit ne pas être au courant de cette information, parce que, selon
lui, ne travaillant pas pour les finances publiques. Chacun appréciera !
Inutile donc de compter sur le pouvoir de Bangui pour avoir les détails de
cette opération.
Si cette information venait à être confirmée de sources indépendantes, il
s’agit là encore d’une violation flagrante des recommandations du dialogue
politique inclusif, puisque les 8 milliards de
Ce qu’il faut retenir, c’est que le président centrafricain avait clairement
fait savoir aux ambassadeurs accrédités à Bangui, qu’il entendait utiliser les
8 milliards du désarmement pour financer d’autres programmes de développement.
Ce qui avait provoqué un tollé général dans les milieux diplomatiques à Bangui,
qui ont rappelé au président centrafricain les conclusions de l’audit de
Reste à savoir si les pays donateurs continueront d’être peu regardants quant à
l’utilisation de leur aide comme ils l’ont fait pour l’organisation du dialogue
où près d’un milliard de CFA octroyé par le Gabon,
Mercredi 25 Mars 2009
L'Indépendant
APA - Bangui (Centrafrique) 15-03-2009 - L’Ambassadeur de France a
Bangui, a demandé au Président de
Cette requête de l’ambassadeur Jean Pierre Vidon a été faite au cours d’une audience, vendredi 13
mars, avec le Président centrafricain.
Le diplomate français, a déclaré que ces deux structures
devaient être composées des entités représentées au dialogue politique
inclusif, avec l’assistance des experts internationaux, chargés de la révision
du Code électoral.
Cela pour son adaptation aux dispositions
Constitutionnelles, ainsi que qu’aux exigences sécuritaires des candidats.
Selon lui, il faut que ces dispositions soient prises dans
le temps, pour solliciter l’apport des bailleurs de fonds, en vue de la
réussite du processus électoral pour les prochaines élections de 2010.
Chargés dans des véhicules transitant par
Bangui pour être conduits un Centre d’Instruction militaire de Bouar.
Dans l’euphorie de quitter le maquis, les combattants espéraient être formés
pour être intégrés au sein des Forces Armées Centrafricains. Ils y croyaient
fermement, mais la suite s’est présentée autrement.
L’humiliation était à son comble
A Bouar, ils avaient été accueillis.
Les premières conditions, celles du logement se présentaient scabreuses.
Certains, s’ils ne passaient pas la nuit sur une natte, se couchaient à même le
sol. Les jours passaient et la formation militaire pour l’incorporation ne
venait toujours pas. Les conditions d’alimentation étaient tout aussi précaires
que celles du logement. Les combattants trouvaient le temps long, trop long,
car toute la journée ils n’avaient rien à faire et ne pouvaient faire autrement
que d’aller errer en ville. Ventre vide n’ayant point d’oreilles, des idées
sombres ont commencé à germer. Loin de leurs bases, certains combattants se
sont reconvertis aux petits boulots chez des particuliers, moyennant quelques
sous pour survivre. D’autres, ne supportant pas la galère, ont trouvé une
reconversion très peu honorable. Pour avoir à manger dans la journée, la
tentation était grande de se livrer aux petits vols à la tire. Les conditions
de vie n’étaient pas celles qu’on leur avait fait miroiter eu quittant les
maquis du nord. Les plus courageux, qui ne pouvaient supporter ce train de vie
proche de l’humiliation, ont commencé à élever la voix. Même leur chef
Abdoulaye Miskine, de son exil en Libye, a dénoncé
les conditions d’existence de ses combattants et a accusé le gouvernement
centrafricain de ne pas respecter ses engagements.
Des accords foulés au pied
Que disaient les Accords de Syrte à propos de regroupement et du désarmement ?
Puisque personne n’a eu accès aux textes des Accords, seuls les responsables du
FDPC et le gouvernement savent quels engagements ils
avaient pris au moment de signer ces accords. Abdoulaye Miskine
se défend d’avoir respecté ses engagements en mettant ses combattants à la
disposition du gouvernement pour une reconversion. Le processus avait besoin de
moyens. Le gouvernement, sans aide extérieure, avait–il les moyens d’assurer
cette réinsertion promise dans les accords de Syrte ?
Cette première expérience d’Accord de paix parcellaire s’est présentée comme un
échec cuisant. Au lieu d’être formés et incorporés, les combattants du FDPC ont
connu des brimades, des humiliations qui ont incité les plus faibles moralement
à se reconvertir autrement en se transformant en gangsters. Beaucoup ont accusé
Abdoulaye Miskine de les avoir livrés au
gouvernement. Malgré la tenue du dialogue politique inclusif, leur sort était
loin d’être réglé. Le FDPC d’Abdoulaye Miskine,
depuis le mois de novembre dernier, a multiplié les actes de provocation et
devenant de plus en plus intransigeants alors qu’il observait la modération
depuis février 2007, après les accords de Syrte.
Une attitude qui n’a pas surpris
Au Dialogue Politique Inclusif, le leader du FDPC, qui avait refusé d’adhérer à
l’Accord de Paix Global de Libreville du 21 Juin 2008, n’a fait qu’une
apparition sporadique. Tout s’est passé pour Abdoulaye Miskine
comme si ce dialogue ne le concerne pas. le FDPC
reconstitue ses forces et reprend la lutte dans le nord après l’embuscade de
Moyenne Sido et récemment l’attaque de Batangafo.
Ces actions attestent que le mouvement d’Abdoulaye Miskine
ne s’inscrit plus dans une logique de paix.
Et puis, dans un communiqué de presse publié il y a quelques jours, Abdoulaye Miskine ne fait plus de mystère autour de ses intentions.
Il dénonce l’Accord de Syrte et appelle ses combattants à le rejoindre, car il
n’a plus d’engagement vis-à-vis du gouvernement. L’appel du chef du Front
Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) a certainement été entendu par les
combattants du mouvement toujours en instance d’enrôlement à Bouar. L’attitude du leader du FDPC n’a certes pas surpris,
car elle était prévisible depuis quelque temps. Et subitement, ceux des
combattants, qui erraient à Bouar, ont décidé de
quitter le camp le lundi 2 Mars 2009. Ayant pris ce qu’ils avaient comme
bagages, sans armes, puisqu’ils n’en ont jamais eu, à pied, ils ont décidé de
regagner leurs villages.
La colonne a été signalée à Birao, après toute une
journée de marche à Baoro, située à
N’y a t il pas des étincelles en air si d’ici-là rien n’est fait pour les
persuader à revenir sur leur décision pour attendre le processus du DDR en
cours ?
(Affaire à suivre)
Vendredi
06 Mars 2009
Madimba -Nimba
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Dans
la soirée, les choses sérieuses ont commencé avec une longue entrevue que le
président François Bozizé a eu
avec son homologue libyen, Moammar Kadhafi. La
rencontre a eu lieu à Syrte, là où même avait été signé en 2007 un accord de
paix avec le Front Démocratique du Peuple Centrafricain d’Abdoulaye Miskine. D’entrée de jeu, le général François Bozizé a remis au guide de
Cette contribution de
Un activisme croissant
Profitant de l’occasion qui lui était offerte, le chef de l’Etat, le général
François Bozizé, n’a pas omis d’exposer à son hôte
les agissements dont fait preuve sur le terrain le Front Démocratique du Peuple
Centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine, malgré la
tenue du Dialogue politique inclusif à Bangui du 8 au 20 décembre 2008. En
effet, depuis quelque temps , Abdoulaye Miskine qui réside en Libye, brille par un activisme croissant
qui inquiète les autorités centrafricaines. D’abord, peu avant le dialogue au
mois de novembre 2008, le mouvement d’Abdoulaye Miskine
violant le cessez-le-feu instauré depuis février 2007 par l’Accord de Syrte, a
tendu une embuscade particulièrement meurtrière dans
Mais quelques jours auparavant, le mouvement d’Abdoulaye Miskine
avait été soupçonné d’avoir prêté main forte aux éléments de
Une application intégrale des recommandations du DPI
Après les griefs portés par le Chef de l’Etat contre Abdoulaye Miskine, le guide de
Mardi 10
Mars 2009
Dinawade Mokambo Junior
Source :
http://www.leconfident.net
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Leurs décisions étaient de rencontrer le Chef
de l’Etat, le général François Bangui qui, selon eux, leur avait fait miroiter
la promesse d’une incorporation dans l’Armée Nationale. Cela fait bientôt deux
ans après l’Accord de Syrte de février 2007 qu’ils ont été regroupés et
transportés à Bouar. Mal nourris, logés dans des
conditions indécentes, une partie des 350 combattants du FDPC et de l’APRD, soit 193, ont quitté Bouar
à pied avec tout bagage les petits sacs dont ils disposaient et des sachets.
C’était le lundi 2 Mars 2009. Une autre moitié, soit 157 en grogne, a préféré
continuer à subir le calvaire à Bouar.
Le risque était évident
L’écho d’un tel mouvement d’humeur ne pouvait qu’inquiéter les autorités
centrafricaines, surtout qu’il ne s’agit pas de vulgaires protestataires mais
des ex-combattants, des hommes et des femmes habituées au maniement des armes
dans les conditions qu’on peut supposer dans la rébellion. Le mardi 3 mars
2009, la colonne des protestataires a été aperçue à Baoro,
soit
Des négociations qui ont payé
A la tête d’une mission du Comité de Pilotage du DDR, le Conseiller politique
du Chef de l’Etat s’est rendu d’abord à Baoro le
vendredi 6 mars 2009, où il a rencontré les 193 combattants ayant quitté le
Centre d’instruction de Bouar. Les démarches de M.
Dieudonné Stanislas Mbangot étaient délicates compte
tenu des récriminations des ex-combattants. Aussi bien à Baoro
qu’à Bouar, les mêmes refrains ont été entendus,
faisant état de l’abandon des ex-combattants qui estiment qu’ils ont été jetés
en pâture aux souffrances. Finalement, les esprits se sont apaisés et la grogne
calmée. Les mécontents ont décidé de regagner Bouar
afin d’attendre les opérations de désarmement, démobilisation et reconversion
‘DDR) qui vont les fixer sur leur sort. Mais, en attendant, les jeunes
combattants, mécontents, ont bénéficié d’une assistance financière octroyée par
le Chef de l’Etat pour leur permettre de parer aux difficultés les plus
urgentes. Selon un des combattants, le Comité de Pilotage a proposé à chacun
d’eux la somme de 16.000 Fcfa. L’affaire des ex-combattants du FDPC est résolue
après les promesses du gouvernement de relever les primes ‘’d’ordinaire’’,
c’est -à-dire de restauration et, d’améliorer la
qualité de leurs conditions de logement. Si ces dispositions avaient été prises
en amont, le gouvernement aurait évité ce désagrément qui a mobilisé tant de
moyens, tant d’efforts et tant d’énergie. L’essentiel est que le calme revienne
dans les esprits.
Mardi
10 Mars 2009
John
Smith
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Nous apprenons d’une source crédible,
qu’un détachement des FACA qui devrait se rendre à Bantagafo
en renfort, refuse de s’y rendre, adresse un certain nombre de revendication au
gouvernement, notamment sur les privilèges et autres avantages réservés au x
seuls militaires « parents » du président Bozizé, et
observe un sit-in sur le terrain du géni militaire à proximité du camp Beal.
Ces militaires auraient exigé entre autres, le versement des PGA (Primes
générales d’alimentation), des primes de risque ainsi que les primes au
logement avant tout déplacement sur le théâtre des hostilités.
D’après la source, la tension à Bangui est non seulement maximale mais elle est
perceptible. D’autant plus que le président François Bozizé
tient en ce moment même un conseil de ministres, alors que celui-ci se tient
souvent les jeudis.
Ces informations sont à prendre, bien sûr, avec beaucoup de circonspection. Car
à l’heure actuelle il est difficile de joindre les responsables militaires à
Bangui. Le ministre délégué à
Mais une chose est cependant certaine : il y’a un profond malaise qui ne dit
pas son nom au sein de l’armée centrafricaine.
Vendredi
27 Février 2009
L'Indépendant
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Nos dirigeants, pendant les campagnes, font
des promesses démagogiques et tiennent des langages juste dans le but de
tromper la vigilance des électeurs afin de bénéficier de leurs suffrages.
Une fois arrivés au pouvoir, ils deviennent l’otage de leur parti, leurs amis
et connaissances, leur entourage, mettant à coté les intérêts du peuples auprès
de qui ils ont réussi à accéder à la magistrature suprême du pays.
L’ami étranger qui arrive fraîchement en République Centrafricaine s’étonne de
voir que, malgré l’immensité des richesses de ce pays, d’abord par le dynamisme
de sa population, les dispositions climatiques favorables avec deux saisons
équilibrées, son sous sol qui regorge de nombreux minerais, sa végétation de
grande étendue de forêt et de savane avec une flore variée et une faune
diversifiée, son peuple croupit dans une situation de pauvreté indescriptible.
Cette pauvreté teintée par l’insécurité remet constamment en question tout
effort de développement.
A cela s’ajoute l’inefficacité des institutions de
Notre affirmation n’est pas gratuite, dans la mesure où des lois antisociales
sont adoptées par cette même Assemblée nationale qui
devient passive et ferme les yeux sur les scandales politico – financiers et
l’insécurité qui gagne en intensité quotidiennement. Nous osons espérer que les
affaires Düsseldorf et récemment Saifee Durbar pousseront les élus de la nation qui se réuniront au
mois de mars à interpeller les hautes autorités du pays afin de situer la
lanterne de l’opinion sur l’implication de nos dirigeants dans ce milieu peu
recommandable et malsain pour le monde des affaires. Nos partenaires voient
toujours de mauvais œil ces types d’amitiés.
L’injustice dont ont été victimes les fonctionnaires centrafricains repose sur
les résultats des réformes menée dans l’administration centrafricaine, dit-on
pour l’assainir. Il y a par exemple le recensement – paiement, le contrôle des
diplômes institués par les princes qui nous gouvernent avec des résultats
mitigés.
L’on relève dans la mise en œuvre de résultats de ces réformes, une politique
de deux poids deux mesures, où certains ont bénéficié d’une couverture et
continuent d’exercer librement leur fonction dans l’administration publique. Au
sein du ministère de la défense, bien que content de ce contrôle, on n’a jamais
rendu public les résultats de ces contrôles. Initialement, 3.500 agents et
fonctionnaires d’Etat doivent être radiés pour faux diplômes et salaires
indûment perçus. Seuls les fretins ont été sanctionnés, d’autres, plus nombreux
encore, continuent de travailler normalement.
Récemment, le pays a organisé le Dialogue politique inclusif dont le processus
avait conduit à la promulgation d’une loi d’amnistie en faveur des
personnalités et éléments des groupes rebelles. Les résolutions de cette rencontre
inter centrafricain exigent la réconciliation pour créer un climat de confiance
et de cohésion nationale durable. Pourquoi n’a-t-on pas réhabilité les
fonctionnaires radiés comme on l’a fait pour les personnalités politiques et
éléments des groupes armés, au nom de la paix et de la sécurité pour le pays ?
Le gouvernement a-t-il délibérément choisi de les maintenir dans leur position
pour vanter les mérites de ces réformes et les présenter comme des boucs
émissaires ? Pour le commun des mortels, il y a là encore deux poids deux
mesures quand on sait que beaucoup de faux diplômes circulent encore au sein de
l’administration centrafricaine. Beaucoup de ces fonctionnaires sont intégrés
dans l’administration centrafricaine sur la base d’un diplôme. Si le gouvernement
ne veut pas les reconduire tous, on procède cas par cas en excluant
définitivement ceux qui ne disposent pas de diplôme.
Que recherche-t-on en Centrafrique ?
Jeudi 12
Février 2009
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