Cérémonie de l’ouverture de la première session ordinaire du Comité de suivi des recommandations dudit dialogue

Bangui, 1er avril (GABONEWS) - Le Président François Bozizé a déclaré ce mercredi 1er avril que l’exécution des recommandations du Dialogue Politique Inclusif (DPI) est « une responsabilité collective dans l’intérêt de notre pays », à l’occasion de cérémonie de l’ouverture de la première session ordinaire du Comité de suivi des recommandations dudit dialogue à l’hémicycle de l’Assemblée nationale.


« L’application de toutes les recommandations du DPI est et demeure une priorité qui relève de la responsabilité de tous les Centrafricains, à quelque poste qu’ils se trouvent, au premier rang desquels le gouvernement d’ouverture »,
a indiqué François Président Bozizé.

Selon le Chef de l’Etat, « la priorité de l’heure est le financement du comité de suivi des recommandations du DPI, le comité de pilotage du programme de Démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) afin de permettre, d’une manière apaisée l’organisation des élections de 2010 », tandis que le comité de suivi est tenu par une obligation de résultats.

« A cet effet, nous demandons à la communauté internationale qui avait conditionné le financement du Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) de tenir ses engagements afin d’éviter à la République Centrafricaine de retomber dans les mêmes travers », a lancé le Président Bozizé.


Le président du comité de suivi des recommandations du DPI, Henri Maïdou a pour sa part attiré l’attention du gouvernement et des forces de défense et de sécurité sur les exactions qui continuent d’être commises sur les populations à l’intérieur du pays.

 « Les auteurs de ces graves forfaits doivent être poursuivis et punis selon les lois de la République », a-t-il déclaré.

« Nous attirons aussi fermement l’attention des politico-militaires qui écument encore nos provinces, bafouant ainsi la parole donnée », a indiqué Henri Maïdou rappelant que le DPI était pour tout le monde une tribune pour exprimer et dont les recommandations consensuellement formulées sont en cours de réalisation.

 « Il est inadmissible que les armes continuent de toner, d’angoisser encore le peuple trois mois à peine après le Dialogue Politique Inclusif », a-t-il indiqué précisant que le DPI est le dialogue de la dernière chance pour le pays.


 Henri Maïdou a conclu en appelant à la « générosité de la communauté internationale pour appuyer non seulement la mise en œuvre des recommandations du DPI qui selon lui constituent « un énorme défi », mais aussi le lancement du programme DDR.

Il convient de signaler que les travaux de cette première session ordinaire du comité de suivi des recommandations du DPI mis en place le 9 février 2009, se sont déroulés pendant deux jours selon les trois commissions thématiques définies par le comité préparatoire du DPI, à savoir les Commissions questions politique et de gouvernance, situation sécuritaires et groupes armés et développement socio économique.


Dans la conférence de presse qui a sanctionné la fin des travaux, le président a annoncé que les questions relatives à la mise en place de la commission électorale indépendante a été abordée dans la première commission thématique.


 Recommandé par le DPI, le comité de suivi a pour mission de veiller à la stricte application des toutes les recommandations du DPI en vue du retour d’une paix durable en Centrafrique.

Il convient de rappeler que le comité de suivi des recommandations du DPI est composé des représentants de toutes les entités représentées à ces assises en décembre dernier ainsi que des personnalités provenant des organisations internationales, régionales et sous-régionales.

 

 

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RENFORCEMENT DES CAPACITES DES COMITES DE RECUPERATION DES ARMES A BANGUI ET A BIMBO

M. Etienne M’Peco, coordonnateur adjoint du projet du comité national du programme de désarmement et de réinsertion des démobilisés (CNPDR), a présidé la cérémonie d’ouverture de l’atelier de la mise en place et de renforcement des capacités des comités de récupération des armes à Bangui et à Bimbo, le 25 mars 2009, dans la salle de conférence de ladite institution.

Il était assisté de M. Ibrahima Diallo, conseiller technique principal et de M. Anatole N’doma, chargé de programme projet ALPC/PNUD.

Cet atelier est destiné aux chefs de quartier, de groupe, militaires et cadres du ministère de l’Intérieur et des Finances. La République Centrafricaine est pays qui a connu des crises militaro-politiques avec tous les effets secondaires qui constituent un danger permanent non seulement pour la société, mais aussi et surtout pour le développement de l’économie nationale. La République Centrafricaine est un pays dont les armes circulent de petits calibres circulent de l’est à l’Ouest et du Nord au Sud. Cette situation conflictuelle a créé d’autres activités négatives qui empêchent les hommes et les femmes de vaquer quotidiennement et ce, d’une libre librement à leurs préoccupations. Dans ce contexte, un projet a été créé depuis 2008 par le chef de l’Etat François Bozizé pour le ramassage de ces armes qui circulent illicitement à travers le pays.

L’objectif visé par ce projet est de faire participer les communautés de base à la restitution volontaire des armes dans les huit arrondissements de Bangui et la commune de Bimbo, Bégoua et Samdjimba en vue d’appuyer ce processus de restitution ; renforcer les capacités techniques de ces structures sur leur rôle ; les dangers liés à l’utilisation illicite des armes légères et le projet ALPC. Plusieurs thèmes étaient présentées entre autres, Projet ALPC, les dangers liés à la détention et à la circulation illicite des armes légères, sécurité et prévention des conflits, présentés respectivement par MM. Anatole N’Doma, Anthony Caille Lahoutou et Ibrahima Diallo etc.

M. Etienne M’Péco a rappelé les situations conflictuelles qui ont engendré des conséquences négatives sur le vécu quotidien des Centrafricains. La porosité des frontières centrafricaines est l’une des causes de la circulation illicite des légères en Centrafrique, ainsi que les facteurs géopolitiques, avec des armes détenues par les différents mouvements rebelles des pays amis qui connaissent la guerre. Autant d’éléments nuisibles au bon fonctionnement de la société étaient répertoriés par Etienne M’Peco. Le phénomène des zaraguinas (dépouiller les personnes de leurs biens, séquestration des véhicules de transport public, enlèvement des enfants peuhls etc.) et des braconniers dont le seul but consiste à décimer la faune, sont le fait des armes illicites qui circulent. C’est pourquoi, dans le cadre de ce projet, des efforts d’organisation sont menés pour que ces armes qui logent dans certaines maisons puissent être récupérées aux fins de permettre à la population de circuler librement.

Pour M. Ibrahima Diallo, le problème des armes et petits calibres sont importants et cela a mobilisé la communauté internationale. Il a déclaré que cette rencontre est celle d’information. Il a mis un accent particulier sur l’implication de la communauté de base pour la réussite de ce processus. Après une étude réalisée par une Ong suisse, a déclaré M. Ibrahima Diallo, plus de 50 mille armes sont en circulation irrégulière dans le pays. Le projet, a renchéri M. Ibrahima Diallo, constitue une opportunité pour la RCA aux fins de juguler le phénomène des armes, contribuant à la promotion de la paix, de la stabilité et le développement socioéconomique du pays. C’est sur cette note que les travaux dudit atelier étaient déclarés ouverts.


 

Vendredi 27 Mars 2009

Alexis REMANGAÏ

 

 

 

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La CEMAC décaisse  5 Milliards CFA pour soutenir le DDR

Bangui, 25 mars 09 (C.A.P) – Selon des informations vérifiables obtenues d’un cadre du trésor public et auprès du ministère des finances, une première tranche de cinq milliards de F CFA sur les huit accordés par la CEMAC, a été décaissée par la BEAC et versée en espèces sonnantes au trésor public entre jeudi et vendredi dernier à Bangui.

Les autorités de Bangui avaient souhaité percevoir directement de la BEAC un versement en espèces sonnantes et trébuchantes des cinq milliards mais la direction nationale de la BEAC a préféré procéder plutôt à un virement sur le compte du trésor logé dans ses livres.

Il faut rappeler que cet appui financier exceptionnel de la CEMAC a été accordé à l’Etat centrafricain à l’issue du sommet extraordinaire des chefs d’Etat tenu dernièrement à Libreville afin d’accompagner la mise en œuvre des recommandations du dialogue politique inclusif et est destiné en principe au financement partiel du programme dit de désarmement, démobilisation et de  réinsertion (DDR) des différentes rébellions.

En 2005, le financement d’un premier programme DDR financé par le PNUD et la banque mondiale avait déjà été purement et simplement détourné en toute impunité par les différents hauts responsables du pouvoir en place qui avaient eu à le gérer. Cela a donné lieu à l’acquisition de rutilantes 4x4 et la construction de somptueuses villas privées bien connues dans la ville de Bangui.

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5 des 8 milliards du programme de désarmement déjà encaissés par le pouvoir

Alors que le pays doit faire face à la recrudescence de la violence avec les attaques rebelles contres certaines villes de provinces, lesquelles attaques poussent les populations sur le chemin de l’exil comme le souligne le HCR (Haut commissariat des Nations-unies pour les réfugiés), les kleptocrates du régime de Bangui ne cherchent qu’à s’en mettre plein les poches en détournant les financements de la communauté internationale de leur but initial.

Selon nos informations, François Bozizé et ses proches, ont réussi entre jeudi et vendredi dernier, à se faire décaisser 5 milliards sur les 8 octroyés par les pays de la CEMAC et destinés au financement du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion des ex combattants (DDR).

D’après cette source, les 5 milliards ont été virés sur le compte du Trésor public centrafricain à la BEAC. Aussitôt après, c’est-à-dire, en ce début de semaine, les autorités de Bangui ont retiré toute cette somme en espèces à la direction nationale de BEAC à Bangui.

Difficile pour l’heure de trouver un interlocuteur à la direction nationale de la BEAC à Bangui qui veuille bien apporter des précisions à cette information.

Contacté, le responsable d’un groupe rebelle concerné par les opérations de désarmement, dit ne pas être au courant de cette information, parce que, selon lui, ne travaillant pas pour les finances publiques. Chacun appréciera !

Inutile donc de compter sur le pouvoir de Bangui pour avoir les détails de cette opération.

Si cette information venait à être confirmée de sources indépendantes, il s’agit là encore d’une violation flagrante des recommandations du dialogue politique inclusif, puisque les 8 milliards de la CEMAC sont destinés à financer le désarmement des ex combattant afin de permettre un retour à la normal avant l’organisation des hypothétiques élections présidentielles et législatives de 2010. En détournant cet argent de son objectif initial, François Bozizé et ses thuriféraires démontrent si besoin en était encore, qu’ils ne comptent pas créer les conditions du retour de la paix et la stabilité dans le pays.

Ce qu’il faut retenir, c’est que le président centrafricain avait clairement fait savoir aux ambassadeurs accrédités à Bangui, qu’il entendait utiliser les 8 milliards du désarmement pour financer d’autres programmes de développement. Ce qui avait provoqué un tollé général dans les milieux diplomatiques à Bangui, qui ont rappelé au président centrafricain les conclusions de l’audit de la Banque mondiale sur le précédent programme de désarmement et qui a révélé d’énorme cas de malversations financières attribuées à ses proches tels que Côme Zoumara, ancien ministre des Affaires Etrangères et Francis Bozizé, ministre délégué à la Défense nationale.

Reste à savoir si les pays donateurs continueront d’être peu regardants quant à l’utilisation de leur aide comme ils l’ont fait pour l’organisation du dialogue où près d’un milliard de CFA octroyé par le Gabon, la Lybie et le Cameroun, a pris une autre destination.

 

Mercredi 25 Mars 2009

L'Indépendant

 

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RCA: La France demande la mise en place de la CEMI

APA - Bangui (Centrafrique) 15-03-2009 - L’Ambassadeur de France a Bangui, a demandé au Président de la République centrafricaine François Bozizé, la mise en place immédiate du Comité ad-hoc, chargé de réviser le code électoral et la Commission Electorale Mixte Indépendante (Cemi).

Cette requête de l’ambassadeur Jean Pierre Vidon a été faite au cours d’une audience, vendredi 13 mars, avec le Président centrafricain.

Le diplomate français, a déclaré que ces deux structures devaient être composées des entités représentées au dialogue politique inclusif, avec l’assistance des experts internationaux, chargés de la révision du Code électoral.

Cela pour son adaptation aux dispositions Constitutionnelles, ainsi que qu’aux exigences sécuritaires des candidats.

Selon lui, il faut que ces dispositions soient prises dans le temps, pour solliciter l’apport des bailleurs de fonds, en vue de la réussite du processus électoral pour les prochaines élections de 2010.

 

 

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LES COMBATTANTS DU FDPC QUITTENT BOUAR

Après les Accords de Syrte de Février 2007 ignés en Syrte entre le front Démocratique du Peuple Centrafricaine (FDPC) d’Abdoulaye Miskine, les combattants de ce mouvement, qui opéraient dans le nord du pays, ont été regroupés et désarmés.

Chargés dans des véhicules transitant par Bangui pour être conduits un Centre d’Instruction militaire de Bouar.

Dans l’euphorie de quitter le maquis, les combattants espéraient être formés pour être intégrés au sein des Forces Armées Centrafricains. Ils y croyaient fermement, mais la suite s’est présentée autrement.

L’humiliation était à son comble

A Bouar, ils avaient été accueillis. Les premières conditions, celles du logement se présentaient scabreuses. Certains, s’ils ne passaient pas la nuit sur une natte, se couchaient à même le sol. Les jours passaient et la formation militaire pour l’incorporation ne venait toujours pas. Les conditions d’alimentation étaient tout aussi précaires que celles du logement. Les combattants trouvaient le temps long, trop long, car toute la journée ils n’avaient rien à faire et ne pouvaient faire autrement que d’aller errer en ville. Ventre vide n’ayant point d’oreilles, des idées sombres ont commencé à germer. Loin de leurs bases, certains combattants se sont reconvertis aux petits boulots chez des particuliers, moyennant quelques sous pour survivre. D’autres, ne supportant pas la galère, ont trouvé une reconversion très peu honorable. Pour avoir à manger dans la journée, la tentation était grande de se livrer aux petits vols à la tire. Les conditions de vie n’étaient pas celles qu’on leur avait fait miroiter eu quittant les maquis du nord. Les plus courageux, qui ne pouvaient supporter ce train de vie proche de l’humiliation, ont commencé à élever la voix. Même leur chef Abdoulaye Miskine, de son exil en Libye, a dénoncé les conditions d’existence de ses combattants et a accusé le gouvernement centrafricain de ne pas respecter ses engagements.

Des accords foulés au pied
Que disaient les Accords de Syrte à propos de regroupement et du désarmement ? Puisque personne n’a eu accès aux textes des Accords, seuls les responsables du FDPC et le gouvernement savent quels engagements ils avaient pris au moment de signer ces accords. Abdoulaye Miskine se défend d’avoir respecté ses engagements en mettant ses combattants à la disposition du gouvernement pour une reconversion. Le processus avait besoin de moyens. Le gouvernement, sans aide extérieure, avait–il les moyens d’assurer cette réinsertion promise dans les accords de Syrte ?

Cette première expérience d’Accord de paix parcellaire s’est présentée comme un échec cuisant. Au lieu d’être formés et incorporés, les combattants du FDPC ont connu des brimades, des humiliations qui ont incité les plus faibles moralement à se reconvertir autrement en se transformant en gangsters. Beaucoup ont accusé Abdoulaye Miskine de les avoir livrés au gouvernement. Malgré la tenue du dialogue politique inclusif, leur sort était loin d’être réglé. Le FDPC d’Abdoulaye Miskine, depuis le mois de novembre dernier, a multiplié les actes de provocation et devenant de plus en plus intransigeants alors qu’il observait la modération depuis février 2007, après les accords de Syrte.
Une attitude qui n’a pas surpris

Au Dialogue Politique Inclusif, le leader du FDPC, qui avait refusé d’adhérer à l’Accord de Paix Global de Libreville du 21 Juin 2008, n’a fait qu’une apparition sporadique. Tout s’est passé pour Abdoulaye Miskine comme si ce dialogue ne le concerne pas. le FDPC reconstitue ses forces et reprend la lutte dans le nord après l’embuscade de Moyenne Sido et récemment l’attaque de Batangafo.

Ces actions attestent que le mouvement d’Abdoulaye Miskine ne s’inscrit plus dans une logique de paix.

Et puis, dans un communiqué de presse publié il y a quelques jours, Abdoulaye Miskine ne fait plus de mystère autour de ses intentions. Il dénonce l’Accord de Syrte et appelle ses combattants à le rejoindre, car il n’a plus d’engagement vis-à-vis du gouvernement. L’appel du chef du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) a certainement été entendu par les combattants du mouvement toujours en instance d’enrôlement à Bouar. L’attitude du leader du FDPC n’a certes pas surpris, car elle était prévisible depuis quelque temps. Et subitement, ceux des combattants, qui erraient à Bouar, ont décidé de quitter le camp le lundi 2 Mars 2009. Ayant pris ce qu’ils avaient comme bagages, sans armes, puisqu’ils n’en ont jamais eu, à pied, ils ont décidé de regagner leurs villages.

La colonne a été signalée à Birao, après toute une journée de marche à Baoro, située à 60 Km du chef –Lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré. Le divorce est-il ainsi consommé entre le FDPC et le gouvernement centrafricain ? Que deviendront ces combattants à qui on avait promis l’intégration dans les FACA ?

N’y a t il pas des étincelles en air si d’ici-là rien n’est fait pour les persuader à revenir sur leur décision pour attendre le processus du DDR en cours ?
(Affaire à suivre)

 

Vendredi 06 Mars 2009

Madimba -Nimba

http://www.leconfident.net

 

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LA REBELLION SE RADICALISE

Le samedi 7 mars 2009, le président de la République, Chef de l’Etat, quittait Bangui pour la Libye.

Dans la soirée, les choses sérieuses ont commencé avec une longue entrevue que le président François Bozizé a eu avec son homologue libyen, Moammar Kadhafi. La rencontre a eu lieu à Syrte, là où même avait été signé en 2007 un accord de paix avec le Front Démocratique du Peuple Centrafricain d’Abdoulaye Miskine. D’entrée de jeu, le général François Bozizé a remis au guide de la Révolution libyenne, le document finalisé du Dialogue Politique Inclusif présenté au Chef de l’Etat par le Comité d’Organisation de ce forum, conduit par M. Cyriaque Gonda, ministre d’Etat à la Communication, Chargé du Dialogue. Cette remise du rapport du dialogue au guide de la Révolution libyenne par le Chef de l’Etat est un gage de reconnaissance de notre pays, car le colonel Kadhafi a soutenu notre pays tout au long de la phase préparatoire du dialogue politique inclusif, mais a également contribué financièrement à la tenue des assises. François Bozizé a saisi l’opportunité pour remercier le guide libyen pour la gratitude dont il a toujours fait preuve à l’endroit de la République Centrafricaine pendant la trentaine d’années de coopération entre leurs deux pays.

Cette contribution de la Libye au retour de la paix et de la sécurité a été hautement appréciée par les autorités centrafricaines.

Un activisme croissant

Profitant de l’occasion qui lui était offerte, le chef de l’Etat, le général François Bozizé, n’a pas omis d’exposer à son hôte les agissements dont fait preuve sur le terrain le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine, malgré la tenue du Dialogue politique inclusif à Bangui du 8 au 20 décembre 2008. En effet, depuis quelque temps , Abdoulaye Miskine qui réside en Libye, brille par un activisme croissant qui inquiète les autorités centrafricaines. D’abord, peu avant le dialogue au mois de novembre 2008, le mouvement d’Abdoulaye Miskine violant le cessez-le-feu instauré depuis février 2007 par l’Accord de Syrte, a tendu une embuscade particulièrement meurtrière dans la Moyenne Sido, qui a coûté la vie à plus d’une dizaine de militaires centrafricains. Récemment, les combattants du Front Démocratique du Peuple centrafricain (FDPC) ont attaqué la ville de Batangafo dans le nord du pays.

Mais quelques jours auparavant, le mouvement d’Abdoulaye Miskine avait été soupçonné d’avoir prêté main forte aux éléments de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) lors de l’attaque de la ville de Bossembelé. Cette reprise des hostilités par les combattants du FDPC ne pouvait être passée sous silence surtout que le leader de ce mouvement a trouvé refuge en Libye.

Une application intégrale des recommandations du DPI

Après les griefs portés par le Chef de l’Etat contre Abdoulaye Miskine, le guide de la Révolution libyenne Moammar Kadhafi a brandi une lettre que lui ont fait parvenir récemment trois chefs de mouvements rebelles centrafricains. Il s’agit de Florian Ndjadder-Bedaya, de l’Union des Forces Républicaines (UFR), Abakar Sabone du Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ), et Abdoulaye Miskine du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC). Ces trois mouvements regroupés au sein d’un Front de Résistance, dont le porte-parole est l’ancien ambassadeur Christophe Gazam Betty. Abdoulaye Miskine, très remonté contre le régime du général François Bozizé, a dénoncé l’accord de Syrte et s’était du coup déclaré libre de tout engagement : une déclaration pareille ne pouvait qu’inquiéter les autorités centrafricaines, car elle contribue à la précarité de la sécurité dans les régions nord du pays, bastion des mouvements rebelles. Dans la lettre adressée par les trois mouvements rebelles centrafricains au guide de la Révolution libyenne, ils n’ont pas été tendres envers le Chef de l’Etat Centrafricain et son régime dont ils ont dénoncé les exactions et surtout la versatilité par rapport aux engagements pris. Dans leur lettre au Colonel Kadhafi, le FDPC, l’UFR et le MLJC exigent une application intégrale des recommandations du dialogue politique inclusif. Les groupes, qui ont décidé de déterrer la hache de guerre, ont tous les trois signé des accords de paix avec le gouvernement centrafricain, mais seuls deux d’entre eux, le MLCJ et l’UFR ont adhéré à l’accord de paix global de Libreville. Même si c’est dans une entente cordiale que l’entrevue entre le général Bozizé et le Colonel Kadhafi a eu lieu, les apparences sont plutôt diplomatiques. Le règlement des récriminations faites au général François Bozizé ne sera pas aisé.

Mardi 10 Mars 2009

Dinawade Mokambo Junior

Source : http://www.leconfident.net

 

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LES COMBATTANTS DU FDPC OBTIENNENT GAIN DE CAUSE

Exaspérés par leurs conditions de vie et d’existence, les combattants du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine et quelques déserteurs de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), qui avaient accepté de les suivre, ont décidé de quitter le Centre d’Instruction de Bouar à pied pour rejoindre Bangui afin de faire entendre leurs voix.

Leurs décisions étaient de rencontrer le Chef de l’Etat, le général François Bangui qui, selon eux, leur avait fait miroiter la promesse d’une incorporation dans l’Armée Nationale. Cela fait bientôt deux ans après l’Accord de Syrte de février 2007 qu’ils ont été regroupés et transportés à Bouar. Mal nourris, logés dans des conditions indécentes, une partie des 350 combattants du FDPC et de l’APRD, soit 193, ont quitté Bouar à pied avec tout bagage les petits sacs dont ils disposaient et des sachets.

C’était le lundi 2 Mars 2009. Une autre moitié, soit 157 en grogne, a préféré continuer à subir le calvaire à Bouar.

Le risque était évident

L’écho d’un tel mouvement d’humeur ne pouvait qu’inquiéter les autorités centrafricaines, surtout qu’il ne s’agit pas de vulgaires protestataires mais des ex-combattants, des hommes et des femmes habituées au maniement des armes dans les conditions qu’on peut supposer dans la rébellion. Le mardi 3 mars 2009, la colonne des protestataires a été aperçue à Baoro, soit 60 km de Bouar. Le danger était certain de voir ces combattants s’évaporer dans la nature au cours de la longue marche qu’ils ont entamée. Les autorités centrafricaines, conscientes du risque, ont d’abord tenté de faire intervenir les autorités locales. Mais ce dialogue a très vite connu ses limites compte tenu des difficultés endurées par les combattants du FDPC et de l’APRD à Bouar. Ils veulent mettre fin aux humiliations subies en se transformant en domestiques occasionnels ou en mendiant. Devant l’intransigeance des ex-combattants du FDPC, les autorités centrafricaines ont préféré la négociation. C’est à M. Dieudonné Stanislas Mbangot, Conseiller politique, qu’a été confiée la lourde mission de rencontrer les combattants en colère à Baoro et à Bouar.

Des négociations qui ont payé
A la tête d’une mission du Comité de Pilotage du DDR, le Conseiller politique du Chef de l’Etat s’est rendu d’abord à Baoro le vendredi 6 mars 2009, où il a rencontré les 193 combattants ayant quitté le Centre d’instruction de Bouar. Les démarches de M. Dieudonné Stanislas Mbangot étaient délicates compte tenu des récriminations des ex-combattants. Aussi bien à Baoro qu’à Bouar, les mêmes refrains ont été entendus, faisant état de l’abandon des ex-combattants qui estiment qu’ils ont été jetés en pâture aux souffrances. Finalement, les esprits se sont apaisés et la grogne calmée. Les mécontents ont décidé de regagner Bouar afin d’attendre les opérations de désarmement, démobilisation et reconversion ‘DDR) qui vont les fixer sur leur sort. Mais, en attendant, les jeunes combattants, mécontents, ont bénéficié d’une assistance financière octroyée par le Chef de l’Etat pour leur permettre de parer aux difficultés les plus urgentes. Selon un des combattants, le Comité de Pilotage a proposé à chacun d’eux la somme de 16.000 Fcfa. L’affaire des ex-combattants du FDPC est résolue après les promesses du gouvernement de relever les primes ‘’d’ordinaire’’, c’est -à-dire de restauration et, d’améliorer la qualité de leurs conditions de logement. Si ces dispositions avaient été prises en amont, le gouvernement aurait évité ce désagrément qui a mobilisé tant de moyens, tant d’efforts et tant d’énergie. L’essentiel est que le calme revienne dans les esprits.

 

Mardi 10 Mars 2009

John Smith

 

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Début de mutinerie à Bangui ?

Selon toute vraisemblance, une partie des FACA (Forces armées centrafricaines) a entamé en douceur, hier jeudi 26 février, une insurrection au motif corporatiste.

Début de mutinerie à Bangui ?

 

Nous apprenons d’une source crédible, qu’un détachement des FACA qui devrait se rendre à Bantagafo en renfort, refuse de s’y rendre, adresse un certain nombre de revendication au gouvernement, notamment sur les privilèges et autres avantages réservés au x seuls militaires « parents » du président Bozizé, et observe un sit-in sur le terrain du géni militaire à proximité du camp Beal.
Ces militaires auraient exigé entre autres, le versement des PGA (Primes générales d’alimentation), des primes de risque ainsi que les primes au logement avant tout déplacement sur le théâtre des hostilités.

D’après la source, la tension à Bangui est non seulement maximale mais elle est perceptible. D’autant plus que le président François Bozizé tient en ce moment même un conseil de ministres, alors que celui-ci se tient souvent les jeudis.

Ces informations sont à prendre, bien sûr, avec beaucoup de circonspection. Car à l’heure actuelle il est difficile de joindre les responsables militaires à Bangui. Le ministre délégué à la Présidence, Francis Bozizé, que nous avons essayé de contacter ne décroche pas son téléphone portable. Il en est de même pour le Chef d’état-major de l’armée.

Mais une chose est cependant certaine : il y’a un profond malaise qui ne dit pas son nom au sein de l’armée centrafricaine.

Vendredi 27 Février 2009

L'Indépendant

 

 

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L’INJUSTICE ERIGEE EN METHODE DE GOUVERNEMENT

Nos dirigeants, pendant les campagnes, font des promesses démagogiques et tiennent des langages juste dans le but de tromper la vigilance des électeurs afin de bénéficier de leurs suffrages.
Une fois arrivés au pouvoir, ils deviennent l’otage de leur parti, leurs amis et connaissances, leur entourage, mettant à coté les intérêts du peuples auprès de qui ils ont réussi à accéder à la magistrature suprême du pays.
L’ami étranger qui arrive fraîchement en République Centrafricaine s’étonne de voir que, malgré l’immensité des richesses de ce pays, d’abord par le dynamisme de sa population, les dispositions climatiques favorables avec deux saisons équilibrées, son sous sol qui regorge de nombreux minerais, sa végétation de grande étendue de forêt et de savane avec une flore variée et une faune diversifiée, son peuple croupit dans une situation de pauvreté indescriptible. Cette pauvreté teintée par l’insécurité remet constamment en question tout effort de développement.
A cela s’ajoute l’inefficacité des institutions de la République notamment l’Assemblée nationale, qui devient la protectrice de l’Exécutif au lieu de défendre l’intérêt supérieur du peuple. Cette institution souffre d’un dysfonctionnement chronique.
Notre affirmation n’est pas gratuite, dans la mesure où des lois antisociales sont adoptées par cette même Assemblée nationale qui devient passive et ferme les yeux sur les scandales politico – financiers et l’insécurité qui gagne en intensité quotidiennement. Nous osons espérer que les affaires Düsseldorf et récemment Saifee Durbar pousseront les élus de la nation qui se réuniront au mois de mars à interpeller les hautes autorités du pays afin de situer la lanterne de l’opinion sur l’implication de nos dirigeants dans ce milieu peu recommandable et malsain pour le monde des affaires. Nos partenaires voient toujours de mauvais œil ces types d’amitiés.
L’injustice dont ont été victimes les fonctionnaires centrafricains repose sur les résultats des réformes menée dans l’administration centrafricaine, dit-on pour l’assainir. Il y a par exemple le recensement – paiement, le contrôle des diplômes institués par les princes qui nous gouvernent avec des résultats mitigés.

L’on relève dans la mise en œuvre de résultats de ces réformes, une politique de deux poids deux mesures, où certains ont bénéficié d’une couverture et continuent d’exercer librement leur fonction dans l’administration publique. Au sein du ministère de la défense, bien que content de ce contrôle, on n’a jamais rendu public les résultats de ces contrôles. Initialement, 3.500 agents et fonctionnaires d’Etat doivent être radiés pour faux diplômes et salaires indûment perçus. Seuls les fretins ont été sanctionnés, d’autres, plus nombreux encore, continuent de travailler normalement.

Récemment, le pays a organisé le Dialogue politique inclusif dont le processus avait conduit à la promulgation d’une loi d’amnistie en faveur des personnalités et éléments des groupes rebelles. Les résolutions de cette rencontre inter centrafricain exigent la réconciliation pour créer un climat de confiance et de cohésion nationale durable. Pourquoi n’a-t-on pas réhabilité les fonctionnaires radiés comme on l’a fait pour les personnalités politiques et éléments des groupes armés, au nom de la paix et de la sécurité pour le pays ? Le gouvernement a-t-il délibérément choisi de les maintenir dans leur position pour vanter les mérites de ces réformes et les présenter comme des boucs émissaires ? Pour le commun des mortels, il y a là encore deux poids deux mesures quand on sait que beaucoup de faux diplômes circulent encore au sein de l’administration centrafricaine. Beaucoup de ces fonctionnaires sont intégrés dans l’administration centrafricaine sur la base d’un diplôme. Si le gouvernement ne veut pas les reconduire tous, on procède cas par cas en excluant définitivement ceux qui ne disposent pas de diplôme.
Que recherche-t-on en Centrafrique ?

Jeudi 12 Février 2009

La Rédaction - Confident

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