Les Suites du DPI

Résumés des mois d’Avril et Mai 2009

 

 

DEMAFOUTH RASSURE LE GOUVERNEMENT

De tous ceux qui, la main sur le cœur, avaient juré de déposer les armes lors du dialogue politique inclusif, Jean-Jacques Demafouth, le leader de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), semble tirer son épingle du jeu.

DEMAFOUTH RASSURE LE GOUVERNEMENT

Désigné vice-président du comité de pilotage du programme de démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR), le président de l’APRD prend à cœur sa mission. Chaque fois qu’il a l’occasion de séjourner en République Centrafricaine, M. Jean-Jacques Demafouth se rend fréquemment dans les zones de conflit du nord et du nord-est du pays.

La liste pour le DDR est achevée
Reçu en audience le jeudi 9 avril 2009, par le Président de la République, le Général François Bozizé, M. Jean-Jacques Demafouth a déclaré qu’il est venu faire un compte rendu de l’état d’avancement des travaux au Chef de l’Etat. La dernière rencontre entre les deux personnalités remonte au dialogue politique inclusif. Cette rencontre visait surtout à recueillir les orientations du chef de l’Etat par rapport au programme DDR. La sécurité sur la plan national a figuré au menu des entretiens entre M. Jean-Jacques Demafouth et le Général François Bozizé. L’accent a surtout été mis sur les zones contrôlées par l’APRD qui, ces derniers temps, connaissent un calme relatif, alors que dans d’autres zones, le FDPC d’Abdoulaye Miskine semble déterrer la hache de guerre. M. Jean-Jacques Demafouth a annoncé que le programme DDR vient d’achever la liste des combattants, la suite du programme pour être soumis aux bailleurs de fonds. Le leader de l’APRD estime que la réponse à leur requête ne saurait tarder pour permettre au comité de pilotage d’effectuer un pré regroupement, un regroupement avant de commencer la phase du désarmement. Mais au préalable, la campagne de sensibilisation devra commencer.

Une meilleure lisibilité du paysage politique
Optimiste, M. Jean-Jacques Demafouth a estimé que la sécurité revient peu à peu sur l’ensemble du territoire où la circulation est maintenue fluide avec beaucoup moins de tracasseries. S’agissant des éléments de son mouvement, l’APRD, M. Jean-Jacques Demafouth a déclaré que qu’ils sont en étroite collaboration avec les hommes des Forces armées centrafricaines. Utilisant une métaphore, le leader de l’APRD a estimé que « la guerre est comme une plaie », qui se guérit lentement. Il a souhaité que le Comité de Suivi du Dialogue politique inclusif incite le gouvernement à mettre en œuvre les recommandations du forum inter centrafricain pour une meilleure lisibilité du paysage politique centrafricain. Pour Jean-Jacques Demafouth, le Chef de l’Etat a une vision du DDR qui consiste à faire des jeunes des acteurs de développement dans leur région respective une fois démobilisés. Ainsi la jeunesse centrafricaine pourra être le fer de lance de l’agriculture centrafricaine.

Démafouth optimiste quant à l’avenir
La situation des autres mouvements politico-militaires a été également évoquée au cours de l’audience que le chef de l’Etat a accordée au président de l’APRD. De tous ces mouvements, le plus irrédentiste est le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine, qui persiste dans la logique de la lutte armée. Ce mouvement, qui a soutenu et félicité l’attaque de Bossémbélé, a également fait une opération à Batangafo qui s’est soldée par le saccage de la gendarmerie de la localité et le pillage des entrepôts du Programme Alimentaire Mondial (PAM). La Convention des Patriotes pour la Justice (CPJP), nouvellement créée, est aussi un facteur de nuisance pour la sécurité du pays. En plus des efforts diplomatiques déployés par le gouvernement, le président de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) s’est déclaré disposé à assister le gouvernement afin de mener des négociations à titre personnel avec les leaders des mouvements politico-militaires qui persistent encore dans les actes de violence. Cette contribution, M. Démafouth l’envisage dans un cadre formel aux côtés des autorités centrafricaines. Le leader de l’APRD se dit optimiste quant à l’avenir. Le train étant déjà en marche, le gouvernement doit composer avec les mouvements parties prenantes au DDR. L’effet d’entraînement, selon le leader de l’APRD, se fera inéluctablement. Cette assurance de M. Démafouth est-elle partagée par la base de son mouvement ?

 

Mardi 14 Avril 2009

Madimba-Nimba

 

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2010- PRUDENCE DES CANDIDATS POTENTIELS

Les échéances électorales de 2010 approchent à pas de géant. Et pourtant, les leaders, qu’on considère comme les poids lourds de la politique centrafricaine, observent la plus grande prudence.

 

Alors que ce n’est un secret pour personne, ni François Bozizé, ni André Kolingba, ni Martin Ziguélé ne veut ouvrir le bal jusqu’à lors. Il n’y a que Jean-Jacques Demafouth, le leader politique de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), qui avait annoncé officiellement qu’il sera candidat. Il a ensuite réitéré cet engagement après le dialogue politique inclusif, au moment où la majorité présidentielle se taisait pour le poste de Premier Ministre, Chef du gouvernement. Jean-Jacques Démafouth avait clarifié les débats qu’il n’avait aucune ambition pour entrer au gouvernement, puisqu’il envisageait déjà d’être le prochain locataire du Palais de la Renaissance.

L
’orage est passé
Ange Félix Patassé n’a encore pas dit mot, mais avec la loi d’amnistie, sa participation au dialogue politique inclusif et la réconciliation officielle avec le chef de l’Etat, le général François Bozizé, à qui il a finalement l’humilité de faire allégeance, plus rien s’oppose au Chef de l’Etat pour être candidat en 2010. En 2005, alors qu’il s’était bien positionné pour briguer le suffrage de ses compatriotes, Ange Félix Patassé avait été écarté dans des conditions quelque peu rocambolesques avec la sainte bénédiction de la Cour Constitutionnelle. A Libreville, lors d’une tentative de règlement, le représentant de l’ex-président Patassé, M. Luc Apollinaire Dondon Konamabaye, n’avait pas digéré l’orchestration qui visait à écarter Patassé de la course à la Présidence de la République et il l’a dit ouvertement. Mais beaucoup d’observateurs avaient estimé que cette mise à l’écart avait plutôt rendu service à Ange Félix Patassé. Sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Justice centrafricaine. L’ancien président Ange Félix Patassé et Jean-Jacques Démafouth allaient être écroué dès leur arrivée à l’aéroport Bangui M’Poko. Cette fois l’orage est passée du coté de la République Centrafricaine, mais les yeux sont rivés du coté de la Cour Pénale Internationale où est attendue la confirmation des charges contre Jean-Pierre Bemba-Gombo.

Un véritable réquisitoire de présidentiable
Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) venait d’organiser du 20 au 21 février 2009 son Conseil Politique national (CPN). Cette rencontre des cadres du parti de M. Martin Ziguélé fait suite à une série de tournées entreprises dans les différentes Préfectures de la République Centrafricaine pour galvaniser les militants et redynamiser les structures du MLPC.

M. Martin Ziguélé qui, à l’occasion de ce CPN de son parti, comme leader incontesté de l’opposition démocratique, n’avait pas du tout ménagé le régime du Président François Bozizé. Il avait dressé un véritable réquisitoire qui a étalé au grand jour les tares et les insuffisances du régime actuel.

Le discours de M. Martin Ziguélé étant pourtant celui d’un présidentiable à l’ouverture d’une campagne électorale, mais jamais le leader du MLPC ne s’est déclaré candidat de son parti pour 2010. D’ailleurs, il ne pouvait le faire car seul le Congrès Extraordinaire du MLPC prévu pour le mois de Juin 2009, pourrait investir les candidats de ce parti aux élections municipale, législative et présidentielle. Récemment, sur TV5, M. Martin Ziguélé, avec dextérité, n’a pas voulu se prononcer sur sa candidature à l’élection présidentielle de 2010, mais il a tout simplement donné rendez-vous dans deux mois, certainement dans l’attente des résultats du Congrès du MLPC.

Une tâche incommensurable à abattre

Le général André Kolingba, du Rassemblement Démocratique Centrafricain, observe une réserve au sujet de sa candidature pour 2010. Le leader du RDC, qui est sorti depuis de sa réserve, a commencé à accorder des interviews aux medias. Il se fait également parler de lui par les restructurations qu’il veut instaurer au sein de sa formation politique. Ayant gardé pendant longtemps un mutisme qui devenait inquiétant, le leader du Rassemblement Démocratique Centrafricain, très critiqué par ses propres partisans pour sa longue absence et par ses alliés pour sa trop grande réserve, veut dorénavant prendre en main les affaires de son parti.
Il a suspendu les activités du Secrétariat général et se propose d’instaurer un directoire pour la préparation d’un Congrès du RDC. A la question de savoir s’il sera candidat en 2010, André Kolingba s’est déclaré légaliste et attend les résultats du Congrès du Rassemblement Démocratique Centrafricain, seul haleté à lui accorder son investiture.
La prudence est aussi de mise du coté du Rassemblement Démocratique Centrafricain. Mais pour un parti qui semble avoir du plomb dans l’aile, la tâche sera incommensurable, car, compte tenu de l’atmosphère vécue par les militants du RDC depuis un certain nombre d’années, la psychose les tétanise.

Bozizé veut éviter une campagne avant la lettre

Comme tous les autres candidats potentiels, le général François Bozizé, Chef de l’Etat actuel, observe également la prudence, l’histoire d’attendre que les autres dans l’opposition comme dans ses propres rangs, qui auraient des appétits pour le Palais de la Renaissance, se dévisagent. Le Chef de l’Etat sait qu’il dispose d’atouts majeurs par rapport à ses concurrents. Au pouvoir, il aura les moyens de sa campagne, pour ne pas dire de gros moyens. Des moyens de l’Etat seront certainement mis en œuvre avec un appui conséquent des structures administratives. Même si le Chef de l’Etat lui-même n’est pas en campagne, les structures du KNK, mises en place par M. Elie Ouefio, devenu depuis Ministre de l’Intérieur, sont en train d’être activées avec les différents déplacements du Chef de l’Administration territoriale dans l’arrière-pays. François Bozizé est conscient que le moment venu, avec ou sans parti, soutenu par sa majorité et la Convergence, il sera candidat. Mais prudence oblige il ne veut pas donner raison à ses détracteurs qu’il s’est lancé dans la campagne avant la lettre. C’est pourquoi aux questions de nos confrères des chaînes internationales, le Président François Bozizé a voulu laisser tout le monde dans le doute à propos de son éventuelle candidature pour 2010. Réserves, prudence ou doute, les potentiels candidats pour 2010 donnent tous l’apparence d’être de fins stratéges, qui ne se livrent pas précocement à l’adversaire. Ce qui est sûr, les joutes promettent et la partie sera rude. Mais d’ici-là, vu les jeux des alliances, des variations peuvent toujours intervenir dans le paysage politique, un monde dans lequel la philanthropie n’a pas droit de cité.

 

Samedi 11 Avril 2009

Dinawade Mokambo Junior

 

Source :

http://www.leconfident.net

 

 

 

 

 

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LE FDPC EN MARGE DU DDR

Le Front Démocratique du Peuple Centrafricain ((FDPC) d’Abdoulaye Miskine n’a pas fini de surprendre les observateurs de la vie politique centrafricaine. Le leader du FDPC met le pied sur l’accélérateur quand les autres mouvements politico-militaires tergiversent ou sont dans l’expectative.

 

Par contre, le FDPC s’arrête, joue au mulet lorsque les groupes rebelles s’engagent dans une dynamique de paix.

Des doutes sur la sincérité des autorités
Les preuves, contre toute attente, alors qu’aucun signe n’augurait un revirement spectaculaire du Front Démocratique du Peuple Centrafricain, considéré souvent à raison ou à tort comme un des groupes rebelles intransigeants du nord du pays, Abdoulaye Miskine signait un accord de paix avec le gouvernement centrafricain à Syrte en Libye. Pour donner la preuve de sa bonne volonté, le leader du FDPC regroupait les combattants de son mouvement et les mettait à la disposition des autorités centrafricaines pour être désarmés. Ils ont été ensuite conduits au centre d’Instruction de Bouar, normalement, pour être incorporés au sein des Forces Armées Centrafricaines. Pour Abdoulaye Miskine, c’était « mission accomplie » et il a tenu parole.

Le sort réservé par la suite aux combattants du FDPC à Bouar n’a pas du tout fait plaisir à Abdoulaye Miskine qui a commencé à avoir des doutes sur la sincérité des autorités centrafricaines dans leur engagement. A partir de ce constat triste de la situation des ex-combattants du FDPC à Bouar, le leader du mouvement, qui avait entre temps regagné la Libye, multipliait les déclarations contradictoires.

Des tergiversations coutumières
Abdoulaye Miskine a commencé à opérer des revirements spectaculaires. Alors que le représentant du FDPC avait bel et bien participé aux négociations sur l’accord de paix global de Libreville, au moment de la signature, c’est-à-dire le 21 juin 2008, M. Ringui Le Gaillard, porte-parole du mouvement politico-militaire n’avait pas été autorisé à signer l’accord. Abdoulaye Miskine, prétextant des problèmes de logistique pour rallier la capitale gabonaise, avait donné l’assurance qu’il signerait l’accord lui-même. Entre temps, l’APRD de Jean-Jacques Demafouth et l’UFDR de Zacharia Damane avaient déjà adhéré à l’accord de paix global. Après des hésitations qui lui sont dorénavant coutumières, Abdoulaye Miskine n’a finalement jamais ratifié l’accord de paix global du 21 juin 2008.

Mais curieusement, lorsqu’il s’est agi de désigner une personnalité au sein du Comité Préparatoire du Dialogue Politique Inclusif, alors que l’UFDR traînait les pas et que l’APRD persistait dans le front du refus, le Front Démocratique du Peuple Centrafricain n’avait pas hésité un seul instant à désigner son représentant. Le mouvement d’Abdoulaye Miskine voulait faire la démonstration de sa volonté à adhérer à une logique de paix. Au dialogue politique inclusif, tous les leaders étaient présents dans la capitale centrafricaine. Abdoulaye Miskine avait brillé par son absence, ne faisant qu’une apparition de façade à la cérémonie de clôture pour disparaître automatiquement dans les valises du Dr. Madany, Secrétaire général de la CEN-SAD.

Par
ses revirements, parfois spectaculaires, le leader du FDPC apparaît comme un grain de sable dans la machine devant conduire à la paix que les autorités centrafricaines pensaient complètement huilée. Et sur ce plan, il y a des signes qui ne trompent pas, surtout en politique. Juste un mois avant les assises du Dialogue Politique Inclusif, les éléments du Front Démocratique du Peuple Centrafricain ont attaqué les forces régulières dans la Moyenne Sido et le bilan en pertes de vie humaine est très lourd. Le gouvernement s’insurge contre cet incident grave et finit par avaler la couleuvre. Abdoulaye Miskine, quelques jours après le dialogue politique inclusif, déterré la hache de guerre. Son mouvement constitue un front avec le Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ) d’Abakar Sabone et l’Union des Forces Républicaines (UFR) de Florian Ndjadder Bédaya. Le gouvernement a d’abord cru à un gag jusqu’à l’attaque de Batangafo, réclamée par le FDPC.

Dans le cadre du DDR, malgré les multiples déplacements de M. Jean Jacques Demafouth sur le terrain, le FDPC ne s’est jamais senti concerné par le processus. Pour mouvement, c’est plutôt la logique de l’affrontement et de la conquête du pouvoir par les armes. Le mouvement d’Abdoulaye Miskine a même créé une zone de non-droit et interdit aux organisations humanitaires d’y circuler pour apporter de l’assistance aux populations civiles. Le processus DDR avance. Après deux reports pour les dates de remise de liste des combattants, le Comité de Pilotage vient d’annoncer que c’est maintenant chose faite. Mais le FDPC d’Abdoulaye d’Abdoulaye Miskine, fidèle à sa logique, est toujours en marge. Le Comité de Pilotage l’a invité à se joindre au processus; mais il y a très peu de chance qu’il réponde par la positive.

L’éventualité d’une force internationale de paix

Qu’adviendrait-il si le Front Démocratique du Peuple Centrafricain persiste dans son refus de rejoindre le processus du DDR? Les risques sont grands et évidents pour le mouvement de s’isoler sur la scène nationale et internationale. Le gouvernement centrafricain va indexer ce mouvement comme un obstacle à la paix, s’il ne l’a déjà fait. Abdoulaye Miskine et ceux qui le suivent courent le danger de l’unanimité de la communauté internationale toute entière contre eux. Il y a fort à parier que dans ce cas, le gouvernement centrafricain réclame au Secrétaire général des Nations Unies, à travers le BONUCA, le déploiement d’une force internationale de paix, comme cela s’est fait avec la Mission des Nations Unies au Congo ((MOMUC) qui s’est déployée dans l’Est du Territoire congolais.
Ennemi de la paix, Abdoulaye Miskine peut être considéré comme Laurent Kunda. Les troupes peuvent faire l’objet d’un étau entre les Forces Armées Centrafricaines et les Forces Armées Tchadiennes. Mais une telle hypothèse ne demeure que dans le domaine des supputations ou même des probabilités. En Libye, Abdoulaye Miskine ne pourra peut-être jamais subir le sort de Laurent Kunda.

Mais il ne pourra pas non plus s’opposer éternellement à la paix en Centrafrique, tout comme la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), une nébuleuse aux contours encore mal définis. Si le FDPC ne rejoint pas le processus du DDR, il est fort à craindre que la communauté internationale passe à la vitesse supérieure avec tous les risques qui s’imposent. Même si la paix n’a pas de prix, c’est le sacrifice qu’il fallait consentir pour aboutir au dialogue politique inclusif, le prix peut être lourd à payer pour ceux qui veulent entraver continuellement cette paix.

 

Samedi 11 Avril 2009

Dinawade Mokambo Junior

 

Source :

http://www.leconfident.net

 

 

 

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Centrafrique : Le Conseil de sécurité favorable à un bureau pour la consolidation de la paix


7 avril 2009 –Le Conseil de sécurité s'est félicité mardi de la recommandation du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, de créer un Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA) chargé, notamment, de « soutenir les efforts entrepris aux niveaux national et local » en vue de mettre en œuvre les conclusions du dialogue politique inclusif, qui s'est tenu à Bangui en décembre 2008.

Dans une déclaration, lue au nom de tous les membres par son Président, le représentant du Mexique, Claude Heller, le Conseil de sécurité prie également le Secrétaire général de faire en sorte que le BINUCA contribue « à s'assurer que la protection de l'enfance est traitée comme il se doit dans la mise en œuvre de l'Accord de paix global », signé à Libreville le 21 juin 2008, et le processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR).

Le BINUCA, dont la création est recommandée par Ban Ki-moon dans une lettre au Président du Conseil de sécurité datée du 3 mars 2009, succéderait, dans un premier temps, jusqu'au 31 décembre 2009, à l'actuel Bureau d'appui des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BONUCA).

En outre, dans sa déclaration présidentielle, le Conseil de sécurité « exige de tous les groupes armés qui ne l'ont pas encore fait, en particulier ceux qui ont opéré récemment dans le nord de la République centrafricaine, qu'ils mettent immédiatement fin à la violence ».

 

 

 

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AU-DELA DE 2010 : QUELLE LEGITIMITE POUR FRANÇOIS BOZIZE ?

Schématiquement, les élections groupées (municipale, législative et présidentielle) de 2010 en Centrafrique se tiendraient dans 11 mois calendrier.

 

AU-DELA DE 2010 : QUELLE LEGITIMITE POUR  FRANÇOIS BOZIZE ?

Le compte à rebours a certes commencé et au niveau des décideurs politiques de cette République du Centrafrique, mais on joue sciemment aux prolongations.

Vers une copier-coller à l’ivoirienne
Une prolongation qui, selon toute vraisemblance, profiterait à l’homme fort de Bangui si l’on s’en tient au schéma ivoirien. Un schéma qui a permis et permet encore au Président ivoirien Laurent Gbagbo de continuer à gouverner sans une légitimité issue des urnes.

Si ce cas de figure, qui fonctionne à merveille depuis plus de 4 ans en Côte d’Ivoire, l’a été ainsi, c’est parce que la communauté internationale l’a voulue. Cette même communauté était contrainte par les évènements de 2002 qui ont divisé la Côte d’Ivoire en deux. La partie gouvernementale, que contrôlait le président Laurent Gbagbo, et le Nord par la rébellion des Forces Nouvelles de l’actuel premier ministre Guillaume Sorro.

Entre le pays de Laurent Gbagbo et celui de François Bozizé, la verticalité n’est pas la même. Ces deux pays ont traversé des situations certes difficiles, mais toujours est-il qu’on ne peut comparer la situation ivoirienne à celle de notre pays.

Tant et si bien que de l’autre côté, les enjeux, dirions-nous, sont tellement importants que la communauté internationale a décidé de tout mettre en œuvre pour éviter que la Côte d’Ivoire baigne une nouvelle fois dans la violence avec toutes ses conséquences.

En République Centrafricaine, pays qui sombre de plus en plus dans l’oubli, la communauté internationale, fatiguée, exaspérée par la complexité des crises centrafricaines, n’accorde plus ou pas assez d’importance à ce qui s’y passe. Et les autorités centrafricaines, qui ont compris la leçon, ont voulu jouer au pourrissement, à la prolongation jusqu’au-delà de leur mandat. Estimant que la communauté internationale sera obligée d’appliquer le schéma ivoirien en Centrafrique.

Les adeptes de cette machination politico-politicienne doivent bien se détromper et se rendre à l’évidence que, quels que soient les artifices qui seront mis en œuvre par les thuriféraires de la République, les élections groupées devraient se tenir en 2010.

Vers un report des élections
Et pourtant, au sortir du Dialogue politique inclusif, le Chef de l’Etat avait pris bonne note des recommandations issues de ses assises et avait solennellement pris l’engagement de les traduire dans les faits.

Parmi les recommandations, il y avait la mise en place d’un Comité ad hoc, composé des entités représentées au DPI avec l’assistance des experts internationaux, chargé de la révision du Code électoral en vue de son adaptation aux dispositions constitutionnelles ainsi qu’aux exigences sécuritaires des candidats. Cette mise en place, si l’on s’en tient aux lettres du DPI, devrait l’être au cours de la Session de Mars 2009 de l’Assemblée nationale, bien entendu de concert avec le gouvernement Centrafricain afin de garantir les conditions d’une élection « transparente et équitable ». Excusez de peu, la transparence et l’équité à notre humble avis, n’existent que dans la tête de ceux qui y croient. Et au pays de François Bozizé, ces principes ne sont que de simples vœux pieux.

A cela, il faut ajouter la mise en place d’une Commission électorale indépendante qui aura la charge de l’organisation des élections (Municipales en 2009, législatives et présidentielles en 2010).
Ces recommandations, faut-il le souligner, ne nécessitent pas, de grâce des moyens financiers assez faramineux. Mais, à ce jour, qu’est-ce qui empêcherait le Chef de l’Etat de prendre un Décret pour traduire ses recommandations du DPI dans les faits ?

La réponse est toute simple et facile à trouver. Laissons le temps au temps et jouons tranquillement à la prolongation, le temps de finaliser les artifices possibles à un hold-up électoral, si ce n’est déjà fait.

Mercredi 08 Avril 2009

Harly _ Schengen

 

 

 

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ETAT DES LIEUX DE LA RCA 100 JOURS APRES LE DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF

ETAT DES LIEUX DE LA RCA  100 JOURS APRES  LE DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF

La République Centrafricaine, notre pays, vit les moments les plus sombres de son histoire. L'inconscience nationale est entretenue de manière délibérée par le régime militaire en place.

En effet, le Général François BOZIZE et ses compagnons de rébellion ne cessent de semer la terreur, tant dans l’arrière pays que dans la capital Centrafricaine. Le comportement antisocial, tant décrié pendant les assises du Dialogue Politique Inclusif (DPI), est entrain de refaire surface. Ces ex-libérateurs sont au dessus de la LOI. Ils font leur loi, tuent sans hésiter civiles et militaires qui veulent se mettrent sur leur chemin. Nous assistons à un nouveau phénomène de terroriste sur le territoire centrafricain, déguisé dans l’uniforme de la garde républicaine du Président François BOZIZE. Rappelons que le Coup d'Etat militaire du 15 Mars 2003 jusqu'à ce jour a occasionné des pillages, destructions massives de biens meubles et immeubles et de pertes en vies humaines, mais nous avions tous cru au Dialogue Politique Inclusif (DPI) et à la Réconciliation Nationale, du au multiples voies de Paix et Pardon. Mais notre regret aujourd’hui est amère, car aussitôt sorti du DPI, le Général François BOZIZE vient de montrer sa mauvaise foi en refusant de respecter les recommandations du DPI. A titre d’exemple: La formation d’un « Gouvernement de Large Ouverture », prévu dans les recommandations du DPI ; Réf : III.Institutions-Gouvernement
Je cite : « La mise en place d’un gouvernement réunissant les entités parties prenantes au DPI, dont les principales missions sont :
1-ramener la Paix et la Sécurité sur toute l’étendue du Territoire,
2- travailler à la réconciliation véritable et définitive entre les Centrafricains,
3-prendre les mesures nécessaires au renforcement de la Démocratie,
4- favoriser le développement économique et social,
5-mettre en œuvre les recommandations pertinentes du DPI».

Comment comprendre qu'un chef d’Etat, soucieux de l’Unité et de Rassembler son Peuple, puisse continuer à semer de la division des mouvement politiques, des ex-mouvements politico-militaires, au sein de l’Armée?

L’Armée Centrafricaine, hier le socle de l’Unité, n’existe plus, car le Général Président François BOZIZE prend partie dans le comportement antii républicain des ex-libérateurs par son silence coupable devant leurs atrocités.

Le Bureau Politique du Mouvement de L’Union des Forces Républicaines (UFR) estime que ces actes barbares proscrits par la Constitution de la RCA, sont une honte nationale et une véritable injure à l'égard du peuple centrafricain qui garde encore les affres de ce putsch. Plus que jamais, l’UFR, soucieux de garantir la paix, la réconciliation nationale et le développement, pense que l'heure n'est plus à la haine et à la division, mais plutôt à l'application intégrale des résolutions et recommandations du Dialogue Politique Inclusif sans laquelle rien n'est possible.

Cependant, notre objectif premier reste intangible: le retour au pays natal, et le plus tôt possible en République centrafricaine, mon pays afin de préparer l’avenir avec mon future parti l’UFR. Mais avec un tel climat d’insécurité, peut-on avoir la Liberté d’aller et venir pour vaquer librement aux activités politiques ???

A ce titre, l’UFR a pris des engagements auprès des partenaires qui nous ont fait confiance au moment où notre pays était à terre, pratiquement infréquentable.

Nous devons donc aujourd’hui, après les assises du DPI, honorer nos engagements à travers les différents accords signés et c’est ce que nous nous efforçons de respecter et de faire respecter à nos partenaires et du Gouvernement Centrafricain.

Tout le monde sait que l’insécurité, qui règne dans le pays, est le fait des bandes armées issues des rangs des anciens compagnons du Général BOZIZE, puisque les coupeurs de route, qui sont apparus dans notre pays depuis les années 1980, n’ont jamais eu une telle capacité de nuisance. C’est au Général d’armée BOZIZE que revient à plus d’un titre le devoir de ramener la paix et la sérénité sur tout le territoire et en particulier dans les régions Nord, Nord-Ouest et Nord-Est du pays. Les violations quotidiennes des Droits de l’Homme sont aussi le fait des actes de sa garde personnelle à laquelle il doit rappeler les principes d’une force armée républicaine. Tout comme il doit cesser de laisser impunis tous les crimes crapuleux qui ont lieu de manière permanente. Exemple : l’Assassinat du Commissaire de Police Samuel SAMA le 06 Mars 2009 par les ex-rebelles du Général François BOZIZE.

A cela s’ajoute la crise d’électricité en République Centrafricaine, entraînant ainsi des multiples cas de pertes en vies humaines dans les hôpitaux à Bangui et en provinces. Une situation catastrophe dans les hôpitaux.

Le comble avec cette absence d'électricité se vit quotidiennement dans les hôpitaux, les centres de santé de Bangui et de la périphérie (Bimbo, PK12). Les hôpitaux, qui ont vocation de soigner, sont devenus de véritables mouroirs. Les femmes en grossesse sont obligées d'accoucher à la lumière des bougies qu'elles doivent elles-mêmes apporter et ce, comme au bon vieux temps dans les provinces. Dans ces conditions, les sages-femmes et les matrones font des prouesses pour éviter des accidents aux nouveau-nés et aux mamans. Dans les cas d'urgence où les patients doivent être placés sous oxygène, ils meurent systématiquement, car cette assistance n'est pas possible faute de courant électrique. Il ne fait pas bon d'être malade par ces temps, car la situation est très délicate. Les opérations chirurgicales, même bénignes, deviennent toute une gymnastique. Les spécialistes sont présents. La volonté et la disponibilité sont là. Mais les médecins sont désarmés. Des informations que nous avons recueillies auprès des parents, qui veulent à tout prix sauver un des leurs qui doit être opéré, doivent fournir 25 litres de carburant pour faire fonctionner le groupe électrogène de l'hôpital à cet effet. La situation est devenue tellement préoccupante et inquiétante que le ministre de la Santé a été obligé de conférer avec les organismes internationaux, les institutions et certaines entreprises pour leur demander de prêter assistance à nos hôpitaux. Dans un message pathétique, le membre du gouvernement a fait percevoir à ses interlocuteurs le danger qui guette les populations, surtout les plus démunis qui ne peuvent choisir les cliniques. Le manque d'électricité a mis l'Etat à genoux et il est réduit à la mendicité. Cette situation va-t-elle perdurer ? A ce rythme, Bangui se meurt à petits feux.
Plus les coupures intempestives se poursuivent, plus la situation s'empire pour les Centrafricains. Ceux qui possèdent des groupes électrogènes se voient obligés de faire des sacrifices supplémentaires, car en plus du carburant dans leurs véhicules, ils sont obligés d'alimenter les générateurs pour avoir l'eau fraîche et conserver leurs vivres.

la paralysie de l'Administration et des Sociétés se généralisent.
Les industries ne peuvent plus compter sur les prestations de l'Enerca. Les plus affectées sont surtout les petites et moyennes entreprises qui ne peuvent pas se doter de générateurs. Tout tourne au ralenti. L'exemple le plus patent est celui de la brasserie Mocaf qui, ne pouvant plus, a été obligée de relever les prix de ses produits à l'usine. Les répercussions n'ont pas attendu car au bout du rouleau, le consommateur révise sa porte monnaie s'il veut se désaltérer. Il n'y a pas que les services administratifs qui sont affectés. Certaines entreprises privées, face à la situation préoccupante, se sont dotées de groupes électrogènes, mais pour un fonctionnement à quel prix, puisque le carburant lui-même avait déjà emprunté l'ascenseur depuis le début du mois de juin suite à la hausse vertigineuse du prix du baril de pétrole sur le marché international. Ces nouvelles dépenses, qui n'étaient pas prévues, obèrent dangereusement la plus value que veulent réaliser ces entreprises.
Cette crise d’électricité, conduit inévitablement vers la paralysie de l'Administration et des Sociétés pendant que le neveu du président, le Ministre des Mines et Energie Sylvain N’DOUTINGAI se permet le luxe de fêter ses milliards accumulés au sein du Ministère des Mines et Energie Centrafricaine depuis le 15 Mars 2003...

Où est donc passé le budget prévisionnel prévu dans tout département, qui est réservé pour ces genres de crise nationale, Pourquoi continuer de tendre la main à l’Occident si ce n’est que pour remplir les poches de la famille présidentielle ?

En conséquence, le Bureau Politique de l’UFR :
rejette catégoriquement le climat de la xénophobie entretenu au sein de l’Armée et de la population Centrafricaine;
lance un appel à la Communauté Nationale et Internationale pour les prendre à témoin sur la loi des Terroristes du Général F. BOZIZE qui consacre désormais les assassinats programmés, les pillages, rackets, la barbarie, l'impunité et l'injustice sociale ;
demande aux militants et militantes de l’UFR et aux forces vives de la nation de rester vigilants et de ne céder à aucune pression.

L’état des lieux présenté par l’UFR est très négatif. La violence institutionnalisée en règle de droits des ex-rebelles constitue de graves entraves au Développement de la République Centrafricaine.
Face à cette kermesse de désordres nationale dont le Général Président F. BOZIZE est lui même le géniteur de ce chaos, l’Union des Forces Républicaines, notre mouvement révolutionnaire, est déterminé à rétablir sur l’étendue du territoire centrafricain :

LA PAIX et LA SECURITE, conformément à l’Accord de cessez-le-feu et de Paix, signé le 15 Décembre 2008 à Bangui.

L’Union des Forces Républicaines milite pour l’établissement d’un Etat de droit et démocratique en Centrafrique après cette aventure horrible du Général Président F. BOZIZE. Dans cette situation normalisée, le pouvoir judiciaire indépendant sera aussitôt saisi des coupables des crimes quels que soient leurs rangs dans le club des amis, parents, de cette mafia d’abus de pouvoir, de pillages, de spoliations, de terroristes, de viols, d’assassinats répondront de leurs crimes et autre forfaitures demeurés à ce jour impunis.

Par conséquent, il est devenu urgent et impératif de faire cesser immédiatement, grâce à l’action conjuguée de l’Union Africaine, de l’Union Européenne, des Défenseurs de droits de l’Homme et du Peuple Centrafricain épris de paix , liberté, justice et du Développement.

Conclusion :
La jeunesse de l’UFR de la République Centrafricaine en particulier et la jeunesse africaine en général doivent prendre leur responsabilité  face au défi  du troisième millénaire , à  savoir réussir l’Unité Africaine par le biais d’une révolution démocratique. Car certains  gouvernements africains prétendent  bâtir l’Unité Africaine, mais en réalité sont pour la division. Ils sont incapables de réussir l’Unité au sein de leur peuple ; mais prétendent rassembler le peuple africain. Le plus souvent, ils sont à la  solde de l’étranger. Certains pays, grâce à la  révolution, ont réussi le décollage économique de leur pays. - Ex : l’ex-Haute Volta, devenu le Burkina- Faso avec la Révolution de feu Président Capitaine Thomas SANKARA/Paix à son âme.

Rappelons ici quelques faits historiques :
LA REVOLUTION FRANCAISE de 1789, dans ce qu’elle a signifié pour le peuple français et pour les autres peuples épris de LIBERTE et de JUSTICE dans l’exaltation des idéaux d’égalité et de démocratie, n’a-t-elle pas canalisé les forces et de l’énergie du peuple français dans un mouvement national ?
-  Faut-il rappeler également l’histoire des Etats-Unis d’Amérique, pays naguère divisé, colonisé et pauvre, dont 80% des habitants ne possédaient ni de quoi se nourrir , ni de quoi se vêtir ? Mais comment les Etats-Unis ont-ils réussi, en moins  d’un siècle et demi, à  utiliser toutes leurs potentialités et à atteindre un degré de développement économique tel qu’ils sont à même, aujourd’hui, de garantir la sécurité et d’assurer le bien-être de tous les Américains ? Si cela  a été possible c’est parce que, au moment de la lutte pour l’indépendance, il s’est créé un seul courant qui, s’il regroupait certes des formations diverses, est finalement parvenu à constituer un mouvement, puis un front national unique. Cette victoire des colonies britanniques d’Amérique sur elles-mêmes leur a ainsi permis de gagner la grande bataille de l’indépendance, de l’Unité et du développement ultérieur à l’économie Américaine.
-  Et comment la Révolution en Chine, avec une population de plus de 700 millions à l’époque, face aux problèmes colossaux comme ceux de son alimentation et l’amélioration des conditions de vie ; comment ce pays a-t-il pu , depuis son indépendance et en dépit de nombreux dangers qui le menaçaient, réussir à surmonter, imposer son indépendance et assurer son propre développement au point qu’aujourd’hui elle est devenu une grande puissance économique, et depuis en 1964 une puissance nucléaire .

Par conséquent, nous n’avons nullement à craindre de prendre nos responsabilités et  nous ne devons pas cacher la vérité à nos peuples.
Le but fondamental de la lutte révolutionnaire de l’Union des Forces Républicaines, c’est la transformation heureuse des conditions d’existence du Peuple.
Or, les conditions d’existence  du peuple sont définies par l’ensemble des facteurs politiques, économiques, sociaux et culturels qui conditionne le bien-être de l’homme et du Peuple.

Le peuple Africain doit s’unir face au défi du troisième millénaire.
Ne pas nous unir aujourd’hui, c’est commettre un acte de complicité avec nos adversaires, qui nous bâillonnent, oppriment et divisent,

Ne pas nous unir aujourd’hui, c’est être artisans de la perpétuation de  notre sous- développement économique, scientifique, technologique.

Ne pas nous unir aujourd’hui, c’est travailler à l’étouffement de nos peuples. C’est nous abstenir délibérément de leur fournir toutes les chances d’être utilement présents de tout le poids qu’ils sont en droit d’exiger dans le concert des Nations, au rendez-vous de la Mondialisation.

Nous
devons, pour l’honneur et la grandeur  de nos Peuples, assurer nos responsabilités historiques en nous engageant  fermement dans la voie de l’Unité, dans la voie du Travail, dans la voie de la Justice, dans la voie de la Coopération Fraternelle et confiante. Le devenir de nos jeunes nations, de nos  peuples dépend de notre attitude dans le présent.

La première leçon à tirer de ces illustres exemples c’est que, ce sont les peuples qui font l’histoire, c’est-à-dire que ce sont eux exclusivement qui en sont le moteur. Et dans ce processus, il leur faut, non pas seulement de l’argent, des moyens techniques, des subsides charitables et anesthésiants, mais  aussi le bien suprême de l’humanité, celui que ni les incendies, ni les guerres ne sauraient détruire, celui que le temps même ne saurait jeter bas, cette richesse qui n’est rien d’autre que la conscience politique d’une jeunesse engagée pour son destin. Cette haute conscience qui dicte et contrôle les activités humaines dans un sens de constante élévation et du développement continu.

Notre Histoire, l’histoire de la République Centrafricaine et de l’Afrique se fera, parce que les jeunesses africaines aussi sont des hommes conscients et responsables qui aspirent à la liberté et au bonheur. C’est pourquoi, malgré notre retard sur les autres pays d’Amérique, d’Europe occidentale ou orientale, nous réaliserons, grâce à notre UNITÉ NATIONALE, ce que ceux-ci ont réalisé, en défendant puissamment, victorieusement les acquis de la révolution. Tel est le sens de notre devoir et tel est le sens de l’engagement de notre action. En Afrique, il est vrai, nous avons bien sûr nos contradictions. Mais, il est temps pour nous de les transcender et de faire face à nos communes responsabilités dans la sauvegarde de notre LIBERTÉ, de notre DIGNITÉ, et de notre  UNITÉ AFRICAINE.

Alors, l’avenir qui s’ouvre devant nous sera le fruit de nos activités fécondes. Et cet avenir sera sans nul doute un avenir merveilleux.

Face aux mêmes ambitions légitimes, aux mêmes désirs que nourrissent peuple centrafricain et Africain, il est impérieux et nécessaire d’unir nos forces  pour mettre hors d’état de nuire ceux qui oppriment, abusent, et bâillonnent nos peuples épris de PAIX, LIBERTÉ, JUSTICE et  DÉVELOPPEMENT.
Que le DIEU CLÉMENT ET MISÉRICORDIEUX DAIGNE PROTÉGER LE PEUPLE CENTRAFRICAIN.
Vive la Révolution Démocratique,
Vive la Jeunesse Centrafricaine, et Africaine, pour que
Vivent la PAIX, SECURITE, JUSTICE et le Développement en République Centrafricaine et en Afrique.

Fait à Kinshasa, le 03 Avril 2009.
Le Président de l’UFR
Lt-Col. F.F. N’DJADDER-BEDAYA.

 

Mercredi 08 Avril 2009

Lt-Col. F.F. N’DJADDER-BEDAYA.