Les
Suites du DPI
Résumés
des mois d’Avril et Mai 2009

Désigné
vice-président du comité de pilotage du programme de démobilisation,
désarmement et réinsertion (DDR), le président de l’APRD
prend à cœur sa mission. Chaque fois qu’il a l’occasion de séjourner en
République Centrafricaine, M. Jean-Jacques Demafouth
se rend fréquemment dans les zones de conflit du nord et du nord-est du pays.
La liste pour le DDR est achevée
Reçu en audience le jeudi 9 avril 2009, par le Président de
Une meilleure lisibilité du paysage politique
Optimiste, M. Jean-Jacques Demafouth a estimé que la
sécurité revient peu à peu sur l’ensemble du territoire où la circulation est
maintenue fluide avec beaucoup moins de tracasseries. S’agissant des éléments
de son mouvement, l’APRD, M. Jean-Jacques Demafouth a déclaré que qu’ils sont en étroite
collaboration avec les hommes des Forces armées centrafricaines. Utilisant une
métaphore, le leader de l’APRD a estimé que « la
guerre est comme une plaie », qui se guérit lentement. Il a souhaité que le
Comité de Suivi du Dialogue politique inclusif incite le gouvernement à mettre
en œuvre les recommandations du forum inter centrafricain pour une meilleure
lisibilité du paysage politique centrafricain. Pour Jean-Jacques Demafouth, le Chef de l’Etat a une vision du DDR qui
consiste à faire des jeunes des acteurs de développement dans leur région
respective une fois démobilisés. Ainsi la jeunesse centrafricaine pourra être
le fer de lance de l’agriculture centrafricaine.
Démafouth optimiste quant à l’avenir
La situation des autres mouvements politico-militaires a été également évoquée
au cours de l’audience que le chef de l’Etat a accordée au président de l’APRD. De tous ces mouvements, le plus irrédentiste est le
Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine, qui persiste dans la logique de la lutte armée. Ce
mouvement, qui a soutenu et félicité l’attaque de Bossémbélé,
a également fait une opération à Batangafo qui s’est
soldée par le saccage de la gendarmerie de la localité et le pillage des
entrepôts du Programme Alimentaire Mondial (PAM).
Mardi 14 Avril 2009
Madimba-Nimba
Source
:
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Alors que ce n’est
un secret pour personne, ni François Bozizé, ni André
Kolingba, ni Martin Ziguélé
ne veut ouvrir le bal jusqu’à lors. Il n’y a que Jean-Jacques Demafouth, le leader politique de l’Armée Populaire pour
L
Ange Félix Patassé n’a encore pas dit mot, mais avec la loi d’amnistie, sa
participation au dialogue politique inclusif et la réconciliation officielle
avec le chef de l’Etat, le général François Bozizé, à
qui il a finalement l’humilité de faire allégeance, plus rien s’oppose au Chef
de l’Etat pour être candidat en 2010. En 2005, alors qu’il s’était bien
positionné pour briguer le suffrage de ses compatriotes, Ange Félix Patassé
avait été écarté dans des conditions quelque peu rocambolesques avec la sainte
bénédiction de
Un véritable réquisitoire de présidentiable
Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) venait d’organiser du
20 au 21 février 2009 son Conseil Politique national (CPN). Cette rencontre des
cadres du parti de M. Martin Ziguélé fait suite à une
série de tournées entreprises dans les différentes Préfectures de
M. Martin Ziguélé qui, à l’occasion de ce CPN de son
parti, comme leader incontesté de l’opposition démocratique, n’avait pas du
tout ménagé le régime du Président François Bozizé.
Il avait dressé un véritable réquisitoire qui a étalé au grand jour les tares
et les insuffisances du régime actuel.
Le discours de M. Martin Ziguélé étant pourtant celui
d’un présidentiable à l’ouverture d’une campagne électorale, mais jamais le
leader du MLPC ne s’est déclaré candidat de son parti pour 2010. D’ailleurs, il
ne pouvait le faire car seul le Congrès Extraordinaire du MLPC prévu pour le
mois de Juin 2009, pourrait investir les candidats de ce parti aux élections
municipale, législative et présidentielle. Récemment, sur TV5, M. Martin Ziguélé, avec dextérité, n’a pas voulu se prononcer sur sa
candidature à l’élection présidentielle de 2010, mais il a tout simplement
donné rendez-vous dans deux mois, certainement dans l’attente des résultats du
Congrès du MLPC.
Une tâche incommensurable à abattre
Le général André Kolingba, du Rassemblement
Démocratique Centrafricain, observe une réserve au sujet de sa candidature pour
2010. Le leader du RDC, qui est sorti depuis de sa réserve, a commencé à
accorder des interviews aux medias. Il se fait également parler de lui par les
restructurations qu’il veut instaurer au sein de sa formation politique. Ayant
gardé pendant longtemps un mutisme qui devenait inquiétant, le leader du
Rassemblement Démocratique Centrafricain, très critiqué par ses propres
partisans pour sa longue absence et par ses alliés pour sa trop grande réserve,
veut dorénavant prendre en main les affaires de son parti.
Il a suspendu les activités du Secrétariat général et se propose d’instaurer un
directoire pour la préparation d’un Congrès du RDC. A la question de savoir
s’il sera candidat en 2010, André Kolingba s’est
déclaré légaliste et attend les résultats du Congrès du Rassemblement
Démocratique Centrafricain, seul haleté à lui accorder son investiture.
La prudence est aussi de mise du coté du Rassemblement Démocratique
Centrafricain. Mais pour un parti qui semble avoir du plomb dans l’aile, la
tâche sera incommensurable, car, compte tenu de l’atmosphère vécue par les
militants du RDC depuis un certain nombre d’années, la psychose les tétanise.
Bozizé veut éviter une campagne avant la lettre
Comme tous les autres candidats potentiels, le général François Bozizé, Chef de l’Etat actuel, observe également la
prudence, l’histoire d’attendre que les autres dans l’opposition comme dans ses
propres rangs, qui auraient des appétits pour le Palais de
Samedi 11 Avril 2009
Dinawade Mokambo Junior
Source :
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Par contre, le FDPC s’arrête, joue au mulet lorsque les
groupes rebelles s’engagent dans une dynamique de paix.
Des doutes sur la sincérité des autorités
Les preuves, contre toute attente, alors qu’aucun signe n’augurait un
revirement spectaculaire du Front Démocratique du Peuple Centrafricain,
considéré souvent à raison ou à tort comme un des groupes rebelles
intransigeants du nord du pays, Abdoulaye Miskine
signait un accord de paix avec le gouvernement centrafricain à Syrte en Libye.
Pour donner la preuve de sa bonne volonté, le leader du FDPC regroupait les
combattants de son mouvement et les mettait à la disposition des autorités
centrafricaines pour être désarmés. Ils ont été ensuite conduits au centre
d’Instruction de Bouar, normalement, pour être
incorporés au sein des Forces Armées Centrafricaines. Pour Abdoulaye Miskine, c’était « mission accomplie » et il a tenu parole.
Le sort réservé par la suite aux combattants du FDPC à Bouar
n’a pas du tout fait plaisir à Abdoulaye Miskine qui
a commencé à avoir des doutes sur la sincérité des autorités centrafricaines
dans leur engagement. A partir de ce constat triste de la situation des
ex-combattants du FDPC à Bouar, le leader du
mouvement, qui avait entre temps regagné
Des tergiversations coutumières
Abdoulaye Miskine a commencé à opérer des revirements
spectaculaires. Alors que le représentant du FDPC avait bel et bien participé
aux négociations sur l’accord de paix global de Libreville, au moment de la
signature, c’est-à-dire le 21 juin
Mais curieusement, lorsqu’il s’est agi de désigner une personnalité au sein du
Comité Préparatoire du Dialogue Politique Inclusif, alors que l’UFDR traînait les pas et que l’APRD
persistait dans le front du refus, le Front Démocratique du Peuple
Centrafricain n’avait pas hésité un seul instant à désigner son représentant.
Le mouvement d’Abdoulaye Miskine voulait faire la
démonstration de sa volonté à adhérer à une logique de paix. Au dialogue
politique inclusif, tous les leaders étaient présents dans la capitale
centrafricaine. Abdoulaye Miskine avait brillé par
son absence, ne faisant qu’une apparition de façade à la cérémonie de clôture
pour disparaître automatiquement dans les valises du Dr. Madany,
Secrétaire général de
Par
Dans le cadre du DDR, malgré les multiples déplacements de M. Jean Jacques Demafouth sur le terrain, le FDPC ne s’est jamais senti
concerné par le processus. Pour mouvement, c’est plutôt la logique de
l’affrontement et de la conquête du pouvoir par les armes. Le mouvement
d’Abdoulaye Miskine a même créé une zone de non-droit et interdit aux organisations humanitaires d’y
circuler pour apporter de l’assistance aux populations civiles. Le processus
DDR avance. Après deux reports pour les dates de remise de liste des
combattants, le Comité de Pilotage vient d’annoncer que c’est maintenant chose
faite. Mais le FDPC d’Abdoulaye d’Abdoulaye Miskine, fidèle à sa logique, est toujours en marge. Le
Comité de Pilotage l’a invité à se joindre au processus; mais il y a très peu
de chance qu’il réponde par la positive.
L’éventualité d’une force internationale de paix
Qu’adviendrait-il si le Front Démocratique du Peuple Centrafricain persiste
dans son refus de rejoindre le processus du DDR? Les risques sont grands et
évidents pour le mouvement de s’isoler sur la scène nationale et
internationale. Le gouvernement centrafricain va indexer ce mouvement comme un
obstacle à la paix, s’il ne l’a déjà fait. Abdoulaye Miskine
et ceux qui le suivent courent le danger de l’unanimité de la communauté
internationale toute entière contre eux. Il y a fort à parier que dans ce cas,
le gouvernement centrafricain réclame au Secrétaire général des Nations Unies,
à travers le BONUCA, le déploiement d’une force internationale de paix, comme
cela s’est fait avec
Ennemi de la paix, Abdoulaye Miskine peut être
considéré comme Laurent Kunda. Les troupes peuvent
faire l’objet d’un étau entre les Forces Armées Centrafricaines et les Forces
Armées Tchadiennes. Mais une telle hypothèse ne demeure que dans le domaine des
supputations ou même des probabilités. En Libye, Abdoulaye Miskine
ne pourra peut-être jamais subir le sort de Laurent Kunda.
Mais il ne pourra pas non plus s’opposer éternellement à la paix en
Centrafrique, tout comme
Samedi 11 Avril 2009
Dinawade Mokambo Junior
Source
:
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7 avril 2009 –Le Conseil de
sécurité s'est félicité mardi de la recommandation du Secrétaire général de l'ONU,
Ban Ki-moon, de créer un Bureau intégré des Nations
Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA)
chargé, notamment, de « soutenir les
efforts entrepris aux niveaux national et local » en vue de mettre en œuvre
les conclusions du dialogue politique inclusif, qui s'est tenu à Bangui en
décembre 2008.
Dans une déclaration, lue au nom de tous les membres par son Président, le représentant du Mexique, Claude Heller, le Conseil de sécurité prie également le Secrétaire général de faire en sorte que le BINUCA contribue « à s'assurer que la protection de l'enfance est traitée comme il se doit dans la mise en œuvre de l'Accord de paix global », signé à Libreville le 21 juin 2008, et le processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR).
Le BINUCA, dont la
création est recommandée par Ban Ki-moon dans une
lettre au Président du Conseil de sécurité datée du 3 mars 2009, succéderait,
dans un premier temps, jusqu'au 31 décembre 2009, à l'actuel Bureau d'appui des
Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine
(BONUCA).
En outre, dans sa
déclaration présidentielle, le Conseil de sécurité « exige de tous les groupes armés qui ne l'ont pas encore fait, en
particulier ceux qui ont opéré récemment dans le nord de
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Le compte à rebours
a certes commencé et au niveau des décideurs politiques de cette République du
Centrafrique, mais on joue sciemment aux prolongations.
Vers une copier-coller à l’ivoirienne
Une prolongation qui, selon toute vraisemblance, profiterait à l’homme fort de
Bangui si l’on s’en tient au schéma ivoirien. Un schéma qui a permis et permet
encore au Président ivoirien Laurent Gbagbo de
continuer à gouverner sans une légitimité issue des urnes.
Si ce cas de figure, qui fonctionne à merveille depuis plus de 4 ans en Côte
d’Ivoire, l’a été ainsi, c’est parce que la communauté internationale l’a
voulue. Cette même communauté était contrainte par les évènements de 2002 qui
ont divisé
Entre le pays de Laurent Gbagbo et celui de François Bozizé, la verticalité n’est pas la même. Ces deux pays ont
traversé des situations certes difficiles, mais toujours est-il qu’on ne peut
comparer la situation ivoirienne à celle de notre pays.
Tant et si bien que de l’autre côté, les enjeux, dirions-nous, sont tellement
importants que la communauté internationale a décidé de tout mettre en œuvre
pour éviter que
En République Centrafricaine, pays qui sombre de plus en plus dans l’oubli, la
communauté internationale, fatiguée, exaspérée par la complexité des crises
centrafricaines, n’accorde plus ou pas assez d’importance à ce qui s’y passe.
Et les autorités centrafricaines, qui ont compris la leçon, ont voulu jouer au
pourrissement, à la prolongation jusqu’au-delà de leur mandat. Estimant que la
communauté internationale sera obligée d’appliquer le schéma ivoirien en
Centrafrique.
Les adeptes de cette machination politico-politicienne
doivent bien se détromper et se rendre à l’évidence que, quels que soient les
artifices qui seront mis en œuvre par les thuriféraires de
Vers un report des élections
Et pourtant, au sortir du Dialogue politique inclusif, le Chef de l’Etat avait
pris bonne note des recommandations issues de ses assises et avait
solennellement pris l’engagement de les traduire dans les faits.
Parmi les recommandations, il y avait la mise en place d’un Comité ad hoc,
composé des entités représentées au DPI avec l’assistance des experts
internationaux, chargé de la révision du Code électoral en vue de son
adaptation aux dispositions constitutionnelles ainsi qu’aux exigences
sécuritaires des candidats. Cette mise en place, si l’on s’en tient aux lettres
du DPI, devrait l’être au cours de
A cela, il faut ajouter la mise en place d’une Commission électorale indépendante
qui aura la charge de l’organisation des élections (Municipales en 2009,
législatives et présidentielles en 2010).
Ces recommandations, faut-il le souligner, ne nécessitent pas, de grâce des
moyens financiers assez faramineux. Mais, à ce jour, qu’est-ce qui empêcherait
le Chef de l’Etat de prendre un Décret pour traduire ses recommandations du DPI
dans les faits ?
La réponse est toute simple et facile à trouver. Laissons le temps au temps et
jouons tranquillement à la prolongation, le temps de finaliser les artifices
possibles à un hold-up électoral, si ce n’est déjà fait.
Mercredi 08 Avril 2009
Harly _ Schengen
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En effet, le Général François BOZIZE et ses compagnons de rébellion ne cessent
de semer la terreur, tant dans l’arrière pays que dans la
capital Centrafricaine. Le comportement antisocial, tant décrié pendant les assises
du Dialogue Politique Inclusif (DPI), est entrain de refaire surface. Ces
ex-libérateurs sont au dessus de
Je cite : « La mise en place d’un gouvernement réunissant les
entités parties prenantes au DPI, dont les principales missions sont :
1-ramener
2- travailler à la réconciliation véritable et définitive entre les
Centrafricains,
3-prendre les mesures nécessaires au renforcement de la Démocratie,
4- favoriser le développement économique et social,
5-mettre en œuvre les recommandations pertinentes du DPI».
Comment comprendre qu'un chef d’Etat, soucieux de l’Unité et de Rassembler son
Peuple, puisse continuer à semer de la division des mouvement politiques, des
ex-mouvements politico-militaires, au sein de l’Armée?
L’Armée Centrafricaine, hier le socle de l’Unité, n’existe plus, car le Général
Président François BOZIZE prend partie dans le comportement antii
républicain des ex-libérateurs par son silence coupable devant leurs atrocités.
Le Bureau Politique du Mouvement de L’Union des Forces Républicaines (UFR)
estime que ces actes barbares proscrits par
Cependant, notre objectif premier reste intangible: le retour au pays natal, et
le plus tôt possible en République centrafricaine, mon pays afin de préparer
l’avenir avec mon future parti l’UFR. Mais avec un
tel climat d’insécurité, peut-on avoir
A ce titre, l’UFR a pris des engagements auprès des partenaires qui nous ont fait confiance au moment où notre pays était à terre,
pratiquement infréquentable.
Nous devons donc aujourd’hui, après les assises du DPI, honorer nos engagements
à travers les différents accords signés et c’est ce que nous nous efforçons de
respecter et de faire respecter à nos partenaires et du Gouvernement
Centrafricain.
Tout le monde sait que l’insécurité, qui règne dans le pays, est le fait des
bandes armées issues des rangs des anciens compagnons du Général BOZIZE,
puisque les coupeurs de route, qui sont apparus dans notre pays depuis les
années 1980, n’ont jamais eu une telle capacité de nuisance. C’est au Général
d’armée BOZIZE que revient à plus d’un titre le devoir de ramener la paix et la
sérénité sur tout le territoire et en particulier dans les régions Nord,
Nord-Ouest et Nord-Est du pays. Les violations quotidiennes des Droits de
l’Homme sont aussi le fait des actes de sa garde personnelle à laquelle il doit
rappeler les principes d’une force armée républicaine. Tout comme il doit
cesser de laisser impunis tous les crimes crapuleux qui ont lieu de manière
permanente. Exemple : l’Assassinat du Commissaire de Police Samuel SAMA le
06 Mars 2009 par les ex-rebelles du Général François BOZIZE.
A cela s’ajoute la crise d’électricité en République Centrafricaine, entraînant
ainsi des multiples cas de pertes en vies humaines dans les hôpitaux à Bangui
et en provinces. Une situation catastrophe dans les hôpitaux.
Le comble avec cette absence d'électricité se vit quotidiennement dans les
hôpitaux, les centres de santé de Bangui et de la périphérie (Bimbo, PK12). Les hôpitaux, qui ont vocation de soigner,
sont devenus de véritables mouroirs. Les femmes en grossesse sont obligées
d'accoucher à la lumière des bougies qu'elles doivent elles-mêmes apporter et
ce, comme au bon vieux temps dans les provinces. Dans ces conditions, les
sages-femmes et les matrones font des prouesses pour éviter des accidents aux
nouveau-nés et aux mamans. Dans les cas d'urgence où les patients doivent être
placés sous oxygène, ils meurent systématiquement, car cette assistance n'est
pas possible faute de courant électrique. Il ne fait pas bon d'être malade par
ces temps, car la situation est très délicate. Les opérations chirurgicales,
même bénignes, deviennent toute une gymnastique. Les spécialistes sont
présents. La volonté et la disponibilité sont là. Mais les médecins sont
désarmés. Des informations que nous avons recueillies auprès des parents, qui
veulent à tout prix sauver un des leurs qui doit être opéré, doivent fournir
Plus les coupures intempestives se poursuivent, plus la situation s'empire pour
les Centrafricains. Ceux qui possèdent des groupes électrogènes se voient
obligés de faire des sacrifices supplémentaires, car en plus du carburant dans
leurs véhicules, ils sont obligés d'alimenter les générateurs pour avoir l'eau
fraîche et conserver leurs vivres.
la paralysie de l'Administration et des Sociétés se
généralisent.
Les industries ne peuvent plus compter sur les prestations de l'Enerca. Les plus affectées sont surtout les petites et
moyennes entreprises qui ne peuvent pas se doter de générateurs. Tout tourne au
ralenti. L'exemple le plus patent est celui de la brasserie Mocaf
qui, ne pouvant plus, a été obligée de relever les prix de ses produits à
l'usine. Les répercussions n'ont pas attendu car au bout du rouleau, le
consommateur révise sa porte monnaie s'il veut se désaltérer. Il n'y a pas que
les services administratifs qui sont affectés. Certaines entreprises privées,
face à la situation préoccupante, se sont dotées de groupes électrogènes, mais
pour un fonctionnement à quel prix, puisque le carburant lui-même avait déjà
emprunté l'ascenseur depuis le début du mois de juin suite à la hausse
vertigineuse du prix du baril de pétrole sur le marché international. Ces
nouvelles dépenses, qui n'étaient pas prévues, obèrent dangereusement la plus
value que veulent réaliser ces entreprises.
Cette crise d’électricité, conduit inévitablement vers la paralysie de
l'Administration et des Sociétés pendant que le neveu du président, le Ministre
des Mines et Energie Sylvain N’DOUTINGAI se permet le luxe de fêter ses
milliards accumulés au sein du Ministère des Mines et Energie Centrafricaine
depuis le 15 Mars 2003...
Où est donc passé le budget prévisionnel prévu dans tout département, qui est
réservé pour ces genres de crise nationale, Pourquoi continuer de tendre la
main à l’Occident si ce n’est que pour remplir les poches de la famille
présidentielle ?
En conséquence, le Bureau Politique de l’UFR :
rejette catégoriquement le climat de la xénophobie entretenu au sein de l’Armée
et de la population Centrafricaine;
lance un appel à
demande aux militants et militantes de l’UFR et aux forces vives de la nation
de rester vigilants et de ne céder à aucune pression.
L’état des lieux présenté par l’UFR est très négatif. La violence
institutionnalisée en règle de droits des ex-rebelles constitue de graves
entraves au Développement de
Face à cette kermesse de désordres nationale dont le Général Président F.
BOZIZE est lui même le géniteur de ce chaos, l’Union des Forces Républicaines,
notre mouvement révolutionnaire, est déterminé à rétablir sur l’étendue du
territoire centrafricain :
L’Union des Forces Républicaines milite pour l’établissement d’un Etat de droit
et démocratique en Centrafrique après cette aventure horrible du Général
Président F. BOZIZE. Dans cette situation normalisée, le pouvoir judiciaire
indépendant sera aussitôt saisi des coupables des crimes quels que soient leurs
rangs dans le club des amis, parents, de cette mafia d’abus de pouvoir, de
pillages, de spoliations, de terroristes, de viols, d’assassinats répondront de
leurs crimes et autre forfaitures demeurés à ce jour impunis.
Par conséquent, il est devenu urgent et impératif de faire cesser
immédiatement, grâce à l’action conjuguée de l’Union Africaine, de l’Union
Européenne, des Défenseurs de droits de l’Homme et du Peuple Centrafricain
épris de paix , liberté, justice et du Développement.
Conclusion :
La jeunesse de l’UFR de
Rappelons ici quelques faits historiques :
-
- Faut-il rappeler également l’histoire des Etats-Unis d’Amérique,
pays naguère divisé, colonisé et pauvre, dont 80% des habitants ne possédaient
ni de quoi se nourrir , ni de quoi se
vêtir ? Mais comment les Etats-Unis ont-ils réussi, en moins d’un
siècle et demi, à utiliser toutes leurs potentialités et à atteindre un
degré de développement économique tel qu’ils sont à même, aujourd’hui, de
garantir la sécurité et d’assurer le bien-être de tous les Américains ? Si
cela a été possible c’est parce que, au moment de la lutte pour
l’indépendance, il s’est créé un seul courant qui, s’il regroupait certes des
formations diverses, est finalement parvenu à constituer un mouvement, puis un
front national unique. Cette victoire des colonies britanniques d’Amérique sur
elles-mêmes leur a ainsi permis de gagner la grande bataille de l’indépendance,
de l’Unité et du développement ultérieur à l’économie Américaine.
- Et comment
Par conséquent, nous n’avons nullement à craindre de prendre nos
responsabilités et nous ne devons pas cacher la vérité à nos peuples.
Le but fondamental de la lutte révolutionnaire de l’Union des Forces
Républicaines, c’est la transformation heureuse des conditions d’existence du
Peuple.
Or, les conditions d’existence du peuple sont définies par l’ensemble des
facteurs politiques, économiques, sociaux et culturels qui conditionne le
bien-être de l’homme et du Peuple.
Le peuple Africain doit s’unir face au défi du troisième millénaire.
Ne pas nous unir aujourd’hui, c’est commettre un acte de complicité avec nos
adversaires, qui nous bâillonnent, oppriment et divisent,
Ne pas nous unir aujourd’hui, c’est être artisans de la perpétuation de
notre sous- développement économique, scientifique, technologique.
Ne pas nous unir aujourd’hui, c’est travailler à
l’étouffement de nos peuples. C’est nous abstenir délibérément de leur fournir
toutes les chances d’être utilement présents de tout le poids qu’ils sont en
droit d’exiger dans le concert des Nations, au rendez-vous de
Nous
La première leçon à tirer de ces illustres exemples c’est que, ce sont les
peuples qui font l’histoire, c’est-à-dire que ce sont eux exclusivement qui en
sont le moteur. Et dans ce processus, il leur faut, non pas seulement de l’argent,
des moyens techniques, des subsides charitables et anesthésiants, mais
aussi le bien suprême de l’humanité, celui que ni les incendies, ni les
guerres ne sauraient détruire, celui que le temps même ne saurait jeter bas,
cette richesse qui n’est rien d’autre que la conscience politique d’une
jeunesse engagée pour son destin. Cette haute conscience qui dicte et contrôle
les activités humaines dans un sens de constante élévation et du développement
continu.
Notre Histoire, l’histoire de
Alors, l’avenir qui s’ouvre devant nous sera le fruit de nos activités
fécondes. Et cet avenir sera sans nul doute un avenir merveilleux.
Face aux mêmes ambitions légitimes, aux mêmes désirs que nourrissent peuple
centrafricain et Africain, il est impérieux et nécessaire d’unir nos forces
pour mettre hors d’état de nuire ceux qui oppriment, abusent, et
bâillonnent nos peuples épris de PAIX, LIBERTÉ, JUSTICE et
DÉVELOPPEMENT.
Que le DIEU CLÉMENT ET MISÉRICORDIEUX DAIGNE PROTÉGER LE
PEUPLE CENTRAFRICAIN.
Vive la Révolution Démocratique,
Vive
Vivent
Fait à Kinshasa, le 03 Avril 2009.
Le Président de l’UFR
Lt-Col. F.F. N’DJADDER-BEDAYA.
Mercredi 08 Avril 2009
Lt-Col. F.F. N’DJADDER-BEDAYA.