La
position de l'APRD
Les
extraits de cette interview radiodiffusée par RFI sont équivoques. L'APRD
confirme qu'elle conteste la légitimité des institutions de
Le point de vue de l'UFDR
tendance Abakar Sabone et Am Droko Djotodja
Ce point de vue maximaliste paraît plus tranché que l'interview qu'a accordée Abakar Sabone au Journal le
Confident il y a une quinzaine de jours. De cette interview il ressort que la
tendance Sabone de UFRD Union des forces pour le
Rassemblement Démocratique, après celle du « Général » Damane, accepte l'idée d'un pré-dialogue
proposé par le Président de
L'opposition
du RDC
Cette balkanisation du dialogue politique inquiète la plus part des partis
politiques. Pour nombre d'entre eux, la crise est globale. Il ne peut y avoir
de solutions durables par le morcellement du dialogue qui séparait la dimension
sécuritaire de la dimension politique. C'est-à-dire institutionnelle et
sociale. Une telle démarche risque de consacrer la balkanisation de l'armée,
pilier protecteur de l'unité de la nation. Une telle orientation obligerait les
forces politiques civiles disposant de contingents non négligeable
d'officiers et d'hommes de rang comme le RDC d'exiger autant de sièges dans ce pré-dialogue que les ex fractions politico-militaires du
MLPC. Une alternative que son Président fondateur rejette au nom de l'Unité
nationale pour le moment. Avec ou sans comité préparatoire, il conviendrait que
tous les acteurs participent à la discussion de la crise en cours sur le même
pied d'égalité.
Marcoussis ou Ouaga ?
La référence à Marcousy dans l'interview du
Lieutenant Colonel Djadder de l'APRD
est contestée par une partie de l'élite politique locale. La rencontre entre
les protagonistes de la crise ivoirienne à Marcousy
aurait été un échec puisqu'à la médiation française a succédé, à la demande des
Chefs d'Etat de
A Marcousy les
diverses parties en présence, de manière consensuelle, avaient écarté l'idée de
la nécessité de préciser les attributions et le fonctionnement d'un
gouvernement où cohabiteraient l'opposition civile et militaire et la majorité .Les
légalistes croyaient main sur le coeur que la stricte
application de la constitution suffisait pour arbitrer les conflits. C'est dans la
pratique politique que nait l'expérience. Il a fallu
là-bas et ici, l'exercice d'un gouvernement d'union nationale pour vérifier la
nécessité de baliser l'interprétation que chaque partie prenante aux accords de
paix pouvait avoir de
C'est cette réalité qui renvoya aux deux
rounds de discussions politiques de Ouagadougou. Au centre des accords de paix
auxquels l'APRD fait référence il y a : la
cessation des hostilités, le regroupement des ex combattants et leur
désarmement, leur réinsertion dans la vie civile ou militaire. En contre partie
il y a la formation d'un gouvernement d'Union Nationale dont le 1er Ministre
est issu de l'opposition ainsi que le Ministre Chargé des Forces de Sécurité.
C'est Ouaga I qui permit de redonner au 1er Ministre
le choix des membres de son Cabinet et l'affectation des Ministres, sur la base
paritaire entre l'opposition et la majorité. Dans le contexte délétère actuel
en RCA beaucoup suggèrent que le 1er Ministre du futur gouvernement d'Union
nationale issu du Dialogue Politique Inclusif ait le droit de contre-signer des décrets présidentiels avant leur
application. Ce serait une façon de rétablir la collégialité dans ce
gouvernement qui ne saurait être une chambre d'enregistrement.
Du côté de la majorité présidentielle on trouve inacceptable cette limitation
des prérogatives présidentielles. Certain, la trouve anti-constitutionnelle. En
réalité, si les discussions s'embourbaient, la majorité lâcherait du lest en
proposant en contre partie que les Ministres contre-signent
également les décisions du 1er Ministre pour l'habituer à ce rétro-contrôle .Cette idée avait été rejetée avant la
formation du 1er gouvernement de transition.
Dans l'euphorie de leur réconciliation du 13
mars 2003, les rêveurs avaient cru en l'effacement de leurs ambitions
réciproques démesurées pour le pouvoir total . Les
crispations actuelles autour de l'exécutif ramènent ce débat à propos. Ce
dispositif en lui-même est insuffisant. Dans les grandes fédérations d'états
(EU,CEI, CHINE ) il est couplé avec la nomination des
hauts fonctionnaires de l'état après audition par le parlement et élection sur
liste de plusieurs candidats par poste. Certains exigent une répartition
paritaire des siéges dans
De telles dispositions garantissent la
continuité des services publics et limitent les velléités de caporalisation de
l'appareil d'état par une clientèle politique ou ethnique. De cette dimension institutionnelle
découlera la garantie de mise en oeuvre dans l'équité
des
consensus qui suggéra du futur dialogue inclusif.
Mercredi 05 Décembre 2007
WALLOT JOEL-YVON
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