Quoi de
neuf au DPI au 11 Décembre 2008
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République centrafricaine
/ Convocation du dialogue politique inclusif
BANGUI, République Centrafricaine, 10 décembre 2008/African Press Organization (APO)/ — Point de presse quotidien du bureau de la porte-parole du secrétaire général de l’ONU / 9 décembre 2008
Le Secrétaire général s’est réjoui, hier, de la convocation, le 8 décembre, du dialogue politique inclusif en République centrafricaine.
SOURCE : United Nations - Office of the Spokesperson of the
Secretary-General
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MINURCAT
Mission des Nations
Unies en République Centrafricaine et au Tchad
début: 25
septembre 2007
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Chronologie 10 décembre 2008 L’Union des forces vives de 9 décembre 2008 Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, rend « hommage à tous les participants et au peuple centrafricain dans son ensemble pour leur engagement dans la réconciliation nationale. Par son caractère inclusif, ce dialogue devrait produire les résultats que les centrafricains attendent depuis longtemps ». Il rappelle que le processus demandera « des efforts importants, un sens du compromis ainsi que des sacrifices de la part de tous les participants ». 9 décembre 2008 Dans un rapport, l’International Crisis
Group (ICG) estime que « le risque d’une généralisation de la violence
en Centrafrique n’a été aussi grand » depuis 2003, car les parties
pourraient reprendre les armes en cas d’échec du dialogue politique inclusif.
Selon ICG, il faut privilégier 8 décembre 2008 Le président du dialogue politique inclusif centrafricain, l’ex-chef de l’État burundais Pierre Buyoya, déclare que le Dialogue « n’est pas un tribunal, moins encore un lieu de règlement de comptes ». Le chef du MLCJ, Abacar Sabone, considère pour sa part que « si aujourd’hui nous sommes réunis dans cette salle, c’est parce que notre pays a des problèmes, parce que nous les avons créés nous-mêmes et nous allons les résoudre nous-mêmes ». |
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Intégralité du discours prévu par Jean-Jacques Demafouth,
Président de l’APRD à l’ouverture du Forum inter
centrafricain

Centrafricaines,
Centrafricains
Chers Compatriotes,
L’émotion est grande en cet instant solennel, ou les mots me
manquent pour exprimer ma joie. Ce que nous avons pensé inimaginable se réalise
aujourd’hui comme un rêve. Rendons grâce au créateur qui a exaucé les vœux du
peuple en créant les conditions de ce rassemblement. Je suis très ému car c'est
à la fois un honneur et un plaisir que de me retrouver parmi vous aujourd'hui
après 6 années d’absence loin de ma famille et de tous ceux qui me sont chers.
J’ai aussi un sentiment de tristesse pour ceux qui ne sont pas
là aujourd’hui parmi nous et qui sont absents surtout à cause de notre bêtise
humaine. Ayons une pensée pour eux et pour tous ceux qui souffrent à cause de
cette absence et de nos actes. C’est l’occasion ici pour moi de demander pardon
à tout ceux que j’ai offensé à tout ceux à qui j’ai fais du tort ou du mal de
quelques natures que ce soit. Qu’ils sachent que si je l’ai fais cela l’a
été par ignorance et que la nature des fonctions que j’ai occupé par le
passé et dans la fleur de l’âge ne pouvait que m’exposer. J’en ai pris
conscience ce nouvel exil m’a formé et je ne suis plus le même Homme que vous
avez connu.
Malgré les six années passées à l'extérieur, pour ma
part, je n'ai jamais désespéré de
C'est un grand moment dans notre histoire, une étape
décisive vers le règlement définitif, je l’espère, de la crise Centrafricaine.
En cette date mémorable, je voudrais d'abord rendre
un vibrant hommage à celles et ceux qui ont œuvré avec détermination à faire
taire les armes et aboutir à un certain nombre d'Accords de paix qui ont
permis cette rencontre, car notre pays ne peut continuer à vivre dans la
tourmente de la haine, de l'exclusion, de la violence et de la misère.
Notre pays s’est retrouvé dans la situation d’un petit
oiseau blessé pris dans le filet que nous même lui avons tendu en nous
confiant sa destinée soit à travers des coups de forces ou des victoires
électorales. Aujourd’hui nous avons mis notre propre peuple dans un état de
tristesse et de misère qu’il n’a plus d’autres choix que de jeter au ciel un
cri de douleur. Comme cette femme dans les environs de Béboura
II qui par la magie de la technologie en pleine zone contrôlée par l’APRD parvient à me joindre à Paris pour m’expliquer qu’elle
venait d’être chassée de son village avec dans les bras un bébé de 3 jours
qu’elle ne peut allaiter et qui me dira « acceptez d’être le président
de l’APRD, faites la paix et sortez nous de
cette situation ».
Je me souviens aussi du dernier pèlerinage à Lourdes des
femmes légionnaires sur le chemin de croix elles ont toutes unanimement prié
pour la paix. Que dire des appels lancés par la conférence
épiscopale ? Toutes ces appels suprême lancé par notre peuple pour
la justice divine qui seule peut le délivrer de cette souffrance ;
j’estime pour ma part qu’il a été entendu.
Qui pouvait imaginer un seul instant que je sois
aujourd’hui ici sur cette tribune devant vous. Le cri de notre peuple a
traversé le monde et a touché les cœurs de tous ceux que la providence
divine a mis devant lui pour l’aider et lui rassembler ses enfants pour une
ultime réconciliation.
Pour tout cela, permettez-moi d'exprimer ma gratitude au
Président EL. A. OMAR BONGO ONDIMBA
Président de
Oui ! Monsieur le Président vos sages conseils nous
ont permis d’aboutir aujourd’hui à ce résultat. Merci à vos proches
collaborateurs, Merci au Gouvernement et au Peuple Gabonais.
Je tiens également à remercier tout particulièrement Monsieur le
Représentant spécial du Secrétaire Général des
Nations –Unis qui a su par son talent à convaincre Laurent Djim a
choisir la voix du dialogue plutôt que
Je remercie la francophonie dont le représentant du
Secrétaire Général au comité de suivi de l’accord de paix global n’a ménagé
aucun effort dans les moments difficiles de négociations pour nous interpeller
et nous rappeler la souffrance de nos populations.
Merci à l'Union Européenne,
J'adresse mes sincères remerciements au président François Bozizé qui a enfin compris qu’il y a un temps pour tout, un temps pour la guerre et un temps pour la paix, et nous y sommes Monsieur le Président.
Chers compatriotes toutes ces personnalités sont ici pour nous aider à nous délivrer du mal. Du mal profond du rejet de l’autre qui est fortement ancré en nous. Nous devons nous soumettre à ce travail d’exorcisme d’un autre genre. Si nous y parvenons, notre pays sera fier de nous.
Sous d’autres
hospices,
Malgré toutes
ces difficultés, le peuple n'a cessé de croire en un
avenir meilleur. Il a refusé de tourner le dos au vivre ensemble, il a continué
de croire qu'à la première occasion, la démocratie véritable et le
développement prendraient le dessus. C'est pourquoi,
aujourd’hui, il y a une lueur d'espoir. Les parties prenantes à ce dialogue
politique en venant ici, je l'espère, ont pris la mesure de cet enjeu ultime de
rechercher la paix.
Nous sommes donc ici réunis autour d'un dessein
commun et d'une vision partagée car ce dialogue politique s'appuie sur les
fondements de plusieurs accords préalables de Paix. Ceux-ci ont progressivement
renforcé la maturité qui devrait autoriser le passage à l'étape suivante à
savoir l'examen sans complexe, avec des mots de vérités, des points sur les questions de politiques et de gouvernances,
la situation sécuritaire et des groupes armés, le développement
socio-économique et l'alternance démocratique.
Je souhaite que ce dialogue nous conduise à renverser la
tendance et de faire de la paix un phénomène contagieux dont les manifestations
se renforcent mutuellement.
Certes, les questions sont délicates, mais elles
symbolisent l'émergence de la volonté politique d'arriver à des décisions
fondamentales qui mettraient en place des mécanismes de renforcement de la
confiance, de favoriser la relance socio-économique et l'alternance
démocratique ; mais surtout et c’est là le plus important les organes qui
seront chargés de l’application effective des décisions que nous arrêterons
ici.
Il est de notre devoir de donner l'espoir aux centrafricains en montrant que nous sommes déterminés à vivre ensemble et prendre des mesures pour faire tomber le mur du tribalisme, de suspicion et de la haine qui sépare les uns des autres. En d'autres termes, l'enjeu principal de ce dialogue n'est rien moins que l'avènement d'une ère nouvelle pour les millions d'hommes, de femmes et d'enfants en Centrafrique, qui ont faim, qui ont soif, qui sont malades, qui ont enterrés tant de parents et de proches, qui ont traversé tant d'épreuves, des jeunes qui n’ont pas d’avenir lisibles et qui n’espèrent en rien mais attendent de nous que nous allions au bout de ce que nous avons entamé. Cette fois-ci, il n’est plus question que les résolutions qui vont être prises soient mises au placard comme jadis ; l’APRD n’est pas venu ici pour participer à un spectacle. Nous voulons que notre pays, à l’instar des autres, se tourne vers la prospérité. Fini le temps où notre pays se classait parmi les derniers de la classe.
En 1965, nos parents étaient réveillés par un tonitruant
« l'heure de la vérité a sonné ».
Le Colonel JB Bokassa venait de prendre le pouvoir pour le bien du peuple
brimé, exploité. Cependant les premières années du long règne du Général, puis
maréchal, Président à vie et Empereur
firent connaître aux centrafricains quelques périodes de prospérité, de
paix et de sécurité. Les indicateurs de
croissance étaient dans le vert dans tous les secteurs productifs. Les
centrafricains étaient à mille lieues des relents des mots en ISME: - tribalisme - ethnicisme
- clanisme - népotisme etc...
Méritocratie - compétence et intelligence avaient une
signification.
Notre armée était républicaine. Pour preuve, le Président
BOZIZE fut le premier ressortissant de la première promotion de l’ESFOA à être promu général alors qu’il n’est pas de
l’ethnie de BOKASSA.
Malheureusement tout commence à se scléroser à partir de
1976. La suite de l'histoire est connue
de tous! Mais alors pourquoi cet homme commença t-il à perdre la confiance de
son peuple et perdit sa légitimité ?
Je mets volontairement entre parenthèse l'ère éphémère de Dacko 2 car elle est atypique à la fois par sa brièveté et
son mode d'accession au pouvoir. Cette période a inauguré néanmoins le « Merci DACKO » le permis de piller
et de détruire. Il y eut d’autres règnes, celui du général André Kolingba, puis celui du Président Patasse
et aujourd’hui le Président Bozize.
Aujourd’hui nos compatriotes ne reconnaissent que seul le
régime de BOKASSA a fait des réalisations et ils affirment ouvertement que
depuis sa chute ils ont vu disparaître le règne de la justice et de l’égalité.
Nos compatriotes disent qu’à son époque les considérations ethniques,
régionales n’étaient pas les critères pour bénéficier d’une bourse, de
formation ou pour occuper une fonction civile ou militaires important. Seule la
compétence et l’aptitude étaient exigées. Les promotions étaient aux mérites et
se faisaient régulièrement.
Tous les régimes qui lui ont succédé jusqu’à ce jour ont
érigé en système d’administration, le régionalisme, l’ethnicisme,
le népotisme avec la gabegie comme corollaire.
Ceux qui ont le malheur de ne pas appartenir soit à la
tribu du prince, ou soit à son parti sont impitoyablement et définitivement
exclus de la gestion des affaires de l’Etat. Ils endossent l’avilissante
épithète de traitre à la nation quelque soit le
niveau ou l’intérêt de leur formation. Acculés au chômage et au désœuvrement
aussi longtemps que durera le règne de l’ethnie au pouvoir. Ces hauts
serviteurs de l’Etat se déshumanisent en se réfugiant parfois dans l’alcoolisme
ou la délation de leur propre parent. Il n’est pas non plus surprenant de
rencontrer ces très hauts cadres formés à grands frais avec l’argent du
misérable peuple centrafricain mis en chômage.
Pour les jeunes obtenir une bourse d’études ou de formation que ça soit civile ou militaire relève de la croix et la bannière parce
qu’ils ne sont pas de l’ethnie du Président ou de sa région. Comme si cela ne
suffisait pas, ils sont harcelés par des polices politiques en les acculant à une
vie de paria créant ainsi chez eux un réflexe de vengeance si jamais un membre
de leur ethnie ou de leur région parvient au pouvoir.
Ce traitement discriminatoire et injustifié crée des
velléités séparatistes, à défaut de se faire entendre. Car à quoi bon de vivre
dans un pays ou les autorités en place vous traitent comme moins que
rien ! Au nom de quelle logique politique ou religieux les dirigeants
affament les cadres et les jeunes
n’appartenant pas à leur région ou leur parti ?
C’est un véritable gâchis dans un pays ou les ressources
humaines sont rares. Doivent- ils se résigner à attendre le retour ou l’arrivée
au pouvoir d’un régime qui leur est plus favorable avant de relever la tête ou
de se sentir à part entière membre de la communauté centrafricaine ?
Le pouvoir nous rend fou, la quête ou la confiscation du
pouvoir n’a pas de limites. Chers compatriotes,
nous avons quelque fois poussé le mal plus loin en invitant des forces étrangères
à venir martyriser devant nous nos propres compatriotes, ridiculiser notre
armée. Nous créons ici et là des milices en touts genres parfois plus équipés
que notre armée. Tous ces moyens pour nous entretuer.
Mais pourquoi le régime installé en 2003, légitimé en 2005 sombre-t-il, au lendemain de
l'intronisation du Président, dans les abysses de la répression ?
Pourquoi les rebellions ont-elles vu le jour dans notre
pays ?
Sans verser dans de vaines diatribes, je soumets à votre
réflexion les préliminaires contenus dans le Manifeste pour un Dialogue
Politique Véritablement inclusif en Centrafrique.
En substance, on y lit ceci: « la crise
centrafricaine trouve son origine dans le refus obstiné des dirigeants
d'accepter et de respecter les principes démocratiques d'accession au pouvoir
et de sa gestion. Une fois installés au pouvoir de l'Etat, ces dirigeants se
lancent à une gestion patrimoniale au sens péjoratif du terme se traduisant par la prédation au détriment de l'intérêt général, au détriment
de toutes les couches sociales ».
Centrafricains, Centrafricaines, chers frères et sœurs! Les
doses homéopathiques de démocratie qu'on vous injecte ne suffisent pas à
légitimer durablement le pouvoir et à recréer la confiance.
Il s'observe quotidiennement une réelle cassure entre le
peuple et ses dirigeants, lesquels sont obligés de recourir à des méthodes
condamnables, frisant le terrorisme. Une espèce de fatalisme et d'apathie
s'insère insidieusement dans l'esprit et le corps du centrafricain, inhibant
toute faculté de réaction.
Cette attitude
est contre productive. Le centrafricain a trop souffert des affrontements !
Aujourd’hui, du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest en passant
pour le Centre, il connaît et ressent quotidiennement dans son sang les
conséquences indélébiles des conflits. Les populations de Bangui et de sa
périphérie, celles de l'Ouham-Pendé, de l'Ouham, de Nana Gribizi,
Les conflits s'accompagnent de destruction de tissu socio-économique, de pillage de ressources nationales, des actes de brigandages, de vols de biens de nos populations, de destruction de villages, de famine, de maladie épidermique et endémiques, bref de l'ANEANTISSEMENT des ressources humaines les plus actives, aux conséquences incalculable pour l'avenir de notre pays et de sa jeunesse.
Lorsque j’ai été désigné président de l’APRD, je me suis donné pour mission d’apporter des solutions politiques ; j’y suis parvenu. Nous avons signé des accords de paix et nous avons adopté un processus de Démobilisation Désarmement et Reconversion.
Le peuple en a assez de la médiocrité. Mais quelque part, on a la nette impression que la situation arrange beaucoup de monde, situation qui permet de maintenir un « état de siège permanent » avec ces milices privées, cette garde prétorienne. On constate aussi la prolifération de nouveaux types d’écrivains qui ont pour mérite la rédaction de fiches mensongères qui leur procure une certaine rémunération, au même titre que les fonctionnaires. Ils se vendent mieux à ceux qui ont les moyens de les payer, créant ainsi un climat de suspicion permanent.
Tout a été diagnostiqué depuis l'aube, des grands débats
aux dialogues nationaux, les états généraux
sectoriels.
Faisons économies du temps et d'argent même si on doit
« FORCER NOTRE NATURE » en évaluant rigoureusement, objectivement
chaque point d'accords, de résolutions mille et une fois arrêtés dans les
différents fora majeurs organisés sur les crises centrafricaines, à savoir
notamment les conclusions et recommandations du dernier dialogue national de
2003 et les travaux du Comité préparatoire.
-
Adoptons des instruments supranationaux
contraignants pour faire appliquer, réaliser les points retenus et
prioritaires.
-
.Exigeons de notre assemblée
la mise en place d’une structure consensuelle immédiatement opérationnelle pour
appliquer un programme minimum de gestion de notre pays sur une période limitée. Cette structure aura pour principale mission la
réalisation du programme DDR, accompagner la préparation et l'organisation des
prochaines échéances électorales par une Commission électorale mixte dans un climat
social apaisé et que le meilleur gagne.
-
.Faisons confiance à
Pour ma part et l’APRD que je représente nous voulons apporter notre contribution pour éloigner les nuages de la haine, de la misère, des conflits armés, nuages qui se sont particulièrement accumulés ces dernières années à l'horizon de notre humanité en République Centrafricaine.
C'est pourquoi, je forme le vœu de nous écouter les uns les autres. S’écouter les uns les autres,
-
C'est déjà là, nous le sentons un signe de paix.
-
.C'est déjà là une réponse aux questions
inquiétantes qui nous préoccupent.
-
.C’est déjà là une volonté politique
-
.C’est déjà là envisager la possibilité de nous
tourner vers l’avenir
-
.C’est déjà là accepter nos torts et faire
preuve d’humilité
-
.C’est déjà là vouloir trouver des solutions
durables en faveur de la paix
-
.C’est déjà là une preuve de maturité
-
.C’est déjà là honorer la mémoire de nos
ancêtres
-
.Par ailleurs, tout cela sert déjà à dissiper
les ombres du soupçon et de l'incompréhension.
Comme
disait le Pape Jean Paul II : "On
ne dissipe pas les ténèbres avec les armes .On éloigne les ténèbres en allumant
des sources de lumière ".
Chers compatriotes, pour finir, je vous invite à laisser tomber les petites querelles, à extirper le venin de nos cœurs et à faire ensemble, à partir des résolutions que nous allons adopter ici, pendant ce dialogue politique inclusif, une nouvelle alliance de paix et de progrès pour la prospérité de notre pays et de notre peuple.
Ensemble,
avançons vers l'avenir en tenant haute la flamme de l'unité, de la dignité et
du travail ;
-
Nos aînés disparus, Boganda
et les autres, nous observent de là où ils sont.
-
.Les Pays voisins attendent de voir enfin
l’émergence de nos qualités.
-
.Le Continent Africain languit dans l’attente de
proclamer, enfin, haut et fort : « Oui, je suis fier de mes enfants de Centrafrique ».
-
.
Que Dieu bénisse notre dialogue et
nous apporte de la sagesse lors de nos débats.
Je vous remercie.
Jean Jacques Demafouth
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L’opposition
démocratique réunie au sein de l’UFVN (union des
forces vives de la nation) après avoir posé le diagnostic clinique de la
situation du pays, exige ni plus ni moins le départ de François Bozizé, considéré comme le seul responsable de l’incurie
actuelle que connaît
« Devant ce tableau entièrement sombre, la démission du Président de
Le coordonnateur de l’UFVN a, au nom de cette
coalition, rendu public trois préalables nécessaires à la poursuite des
travaux, « Et enfin, pour que l’Union des Forces Vives de
Voici donc les conditions posées par l’UFVN avant
d’entrée en commission :
Premier préalable : Le Président BOZIZE doit expliquer ici les raisons de sa
rébellion en 2002 et 2003, et les engagements pris dans ce cadre au nom du
peuple centrafricain dans ce cadre auprès d’individus, de groupes d’individus
ou d’Etats tiers. Ensuite lui et les mouvements armés doivent clairement
s’expliquer maintenant devant la nation sur les différents qui les opposent
depuis le coup d’Etat du 15 mars contre le Président PATASSE.
Deuxième préalable : Considérant l’absence de volonté politique qui a toujours
caractérisé un Président après un dialogue comme celui-ci, nous devons rendre
immédiatement exécutoires les clauses de l’accord politique issu de ce Dialogue
Politique Inclusif.
Troisième préalable : Considérant que nous ne souffrons pas d’absence d’idées
mais de déficit d’hommes et de mécanisme structurel dans la gestion et le
contrôle de la chose de l’Etat, nous devons nous accorder dès maintenant pour
mettre en place ici et maintenant un gouvernement de transition politique avec
un premier ministre issu de l’opposition démocratique, doté de tous les
pouvoirs à lui donner afin de restaurer la primauté de
Quatrième préalable : Considérant que notre Assemblée Nationale a failli sur
tous les plans, un contrat de législature entre le gouvernement de transition
et l’Assemblée nationale doit être conclu afin de permettre au gouvernement de
transition de légiférer par ordonnance jusqu’aux élections.
Voilà qui a au moins le mérite d’être clair. Mais est-ce que Bozizé et ses ouilles se laisseront-ils faires
? Wait and see…

« Le
Président de
Le coordonnateur de l’UFVN a conditionné la
participation de son groupement au reste des travaux du DPI à la réalisation de
4 préalables, à a savoir notamment la présentation par le président Bozizé des « raisons de sa rébellion en 2002 et 2003, et
les engagements pris dans ce cadre au nom du peuple centrafricain auprès
d’individus, de groupes d’individus ou d’Etats tiers ».
L’UFVN exige également que soit rendues « immédiatement exécutoires les clauses
de l’accord politique issu de ce Dialogue Politique Inclusif » et que soit mis
en place « ici et maintenant un gouvernement de transition politique avec un
Premier ministre issu de l’opposition démocratique ».
Dans un message lu par le secrétaire général de son parti (Rassemblement
démocratique Centrafricain, opposition), M. Pascal Koyaméné,
l’ancien président André Kolingba propose également
la mise en place d’une transition sur la base d’un accord politique et « la
création d’une commission internationale pour auditer l’administration et faire
la lumière sur le tribalisme dans l’administration et l’armée ».
En dépit du tollé suscité parmi les délégués par les propos de maître Pouzère, aucune réaction officielle de la majorité n’a été
rendue publique et les délégués ont entamé les travaux par groupe thématique
sans que les questions et les préalables soulevés par l’UFVN
aient été examinés.
Les 3 groupes thématiques concernent les questions politiques et de
gouvernance, la situation sécuritaire et les groupes armés ainsi que le
développement socio-économique.
Il convient de rappeler qu’à l’ouverture de ces assises, le 8 décembre dernier,
l’Envoyé spécial de l’Organisation internationale de
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DECLARATION DU COORDONNATEUR DE L’UNION
DES FORCES VIVES DE
A l’ occasion du Dialogue Politique Inclusif
- Monsieur le Président du Dialogue Politique Inclusif,
- Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations
Internationales,
- Mesdames, Messieurs les Représentants des Partis politiques,
- Chers délégués aux assises du Dialogue Politique Inclusif,
- Honorables Invités,
- Mesdames et Messieurs,
L’Union des Forces Vives de
Qu’il me soit également permis de remercier et de féliciter au nom de l’Union
des Forces Vives de
Mesdames et Messieurs,
Distingués Invités,
Chers compatriotes,
Permettez-moi tout d’abord d’affirmer devant cette auguste assemblée, que
contrairement à une idée malheureusement répandue, le centrafricain n’est pas
un ingénu sur cette planète terre. Le centrafricain est loin, très loin, d’être
ce grand enfant en lieu et place duquel il faut penser.
Depuis fort longtemps en effet, le Centrafricain sait que les solutions qui
conviennent aux multiples, interminables et récurrentes crises que son pays vit
des dizaines et des dizaines d’années durant ne peut provenir que de la
réflexion soutenue et de la volonté tenace des centrafricains eux-mêmes.
Depuis fort longtemps, les centrafricaines savent que le jour où ils auront
décidé de prendre, en toute lucidité et en toute responsabilité des engagements
forts qu’ ils jurent de respecter scrupuleusement dans la lettre et dans
l’esprit, leur sort s’en ressentirait positivement, il changerait du tout au
tout, radicalement
Si, après 50 d’âge (1958/2008),
Si après 50 d’âge
Si après 50 âge
Il faut avoir l’honnêteté et le courage de reconnaître ici et aujourd’hui, que
des facteurs endogènes, c’est à dire internes à nous-mêmes en sont les
principales causes, que dis-je, les causes ‘’impulsives’’ et ‘’déterminantes’’.
Des dialogues sur dialogues, des séminaires de réflexion sur séminaires de
réflexion, des conférences pour la paix ou la réconciliation nationale, des
grands débats nationaux, des Etats généraux etc. Rien n‘y fit!
Tous les grands problèmes dont souffre
A partir d’un tel constat, il est aisé de comprendre le scepticisme de certains
compatriotes, de certains médias et même du Général Président François BOZIZE
YANGOUVOUNDA, qui pensent en chœur que ce Dialogue Politique Inclusif est un «
Rendez-vous de trop » une ’’ Réunion de Bavardage‘’ (sic).
C’est pourquoi, il importe cette fois de créer l’événement du haut de
De ce point de vue, si ce Dialogue Politique Inclusif devait encore se
transformer en un jeu de dupes, au cours duquel des déclarations solennelles
doivent se faire entendre, en même temps que chacun se dit dans son for
intérieur « Après tout, qui va en tenir compte ?”, cette Grande Rencontre
n’aura alors servi à rien, sauf à nous précipiter dans le vide et donner raison
aux sceptiques. Heureusement, tout sera fait et entrepris pour qu’il n’en soit
pas ainsi!
En effet, au nom de l’Union des Forces Vives de
Depuis 1996, notre pays a noué avec les crises militaro-politiques à répétition
qui perdurent jusqu’à ce jour. Toutes ces crises sont toujours nées du refus
des dirigeants centrafricains d’accepter les contraintes qui accompagnent la
gestion de la chose publique sous tous les cieux, dans une République dont
l’unique BOUSSOLE est toujours encore et partout
Lorsque
- ceux qui disposent de la force n’acceptent pas que les revenus tirés de
l’exploitation des richesses du pays se gèrent dans la transparence et servent
à faire vivre les populations.
- ceux qui ont la force s’octroient d’autorité, un droit de préemption
nationale sur tout ce que le pays peut générer comme ressources.
- ceux qui disposent de la force n’acceptent pas que l’Armée soit et demeure
une institution dont la mission est de protéger le citoyen et de défendre
partout, envers et contre tout, le territoire national, sa population et ses
biens.
- ceux qui ont la force s’emploient à faire de l’armée une unité de protection
de leurs privilèges.
- ceux qui disposent de la force dressent les ethnies les unes contre les
autres et organisent des milices armées sur des bases ethniques, « Garde
Républicaine », ou « Garde Présidentielle », le tout dans une stratégie machiavélique
de conservation coûte que coûte du pouvoir.
- ceux qui disposent de la force écrasent le peuple sous ses bottes, car le
respect des droits de l’homme sonne à leurs oreilles comme de la subversion et
comme un complot permanent, téléguidé de l’extérieur, comme de bien entendu.
C’est toujours en accusant leurs prédécesseurs du non-respect de
Faut-il rappeler, Mesdames et Messieurs, Chers Compatriotes, que le Général
François BOZIZE, Chef d’Etat Major des FACA à l’époque, est arrivé au pouvoir
le 15 mars 2003 par un coup d’Etat à l’issue d’une rébellion armée qu’il a
déclenchée, en prenant prétexte d’un différend entre lui et le Chef Suprême des
Armées d’alors, Monsieur Anges Félix Patassé auquel il reprochait notamment la
violation de
Malgré le pillage et la destruction des biens publics et privés qui ont
caractérisé cette rébellion conclue par ce coup d’Etat, tout le monde a en
mémoire la liesse populaire qui a accompagné l’entrée triomphale du Général
BOZIZE dans la ville de Bangui. Le centrafricain désespéré, s’était remis à
espérer.
- Il a cru qu’enfin les recettes publiques allaient servir à combattre sa
misère, et à lui assurer ses deux repas quotidiens.
- il a cru qu’enfin l’Armée allait redevenir républicaine, et que sa vie, celle
de sa famille ainsi que ses biens seraient désormais protégés.
- il a cru qu’enfin il pouvait retrouver la confiance perdue en sa justice et
que la constitution de son pays allait enfin être respecté.
- il a cru qu’enfin l’économie de son pays allait renaître, et que, pour une
fois, depuis des décennies, il trouverait un environnement susceptible de lui
permettre de vivre comme les autres êtres humains, en chair et en os.
- surtout, il s’est pris à croire que le bois, le diamant, l’or, l’uranium et
toutes les autres richesses dont regorge ce pays allaient enfin profiter au
peuple qui meurt de faim et de maladie.
Chers compatriotes,
Au lieu du paradis rêvé, c’est à la table de la désillusion que le centrafricain
a été convié et servi. En effet, le ‘’libérateur’’ s’est transformé en geôlier
pire, en exterminateur. C’est un véritable cauchemar qui est venu s’installer
dans le salon du centrafricain, dans sa chambre à coucher, dans son quartier,
dans son villages, sur ses routes où même pendant la
colonisation la circulation des colonisés était plus libre. Sur l’ensemble du
territoire national,
Aujourd’hui les centrafricains s’interrogent. Comment est-il possible que ce
soit durant cette période où la communauté internationale a accordé d’immenses
financements exceptionnels à
Comment expliquer que ce soit au moment-même où la
communauté internationale s’est résolument engagée à appuyer tous les efforts
de reconstruction de
Ni l’accession au Pouvoir du Général François BOZIZE YANGOUVONDA installé à
En effet dans l’un et l’autre cas il a été constaté qu’une trêve politique et
sociale a été observée par l’ensemble des forces vives de
Cette chance n’a pas été saisie par le Général Président et son Gouvernement.
C’est donc dire et affirmer que le siège de
En tout cas, depuis le coup d’Etat militaire du 15 Mars 2003 et ses
prolongements idéologiques dans les élections générales de 2005, le Pays subit
un dérèglement général de la vie constitutionnelle et institutionnelle. Aussi,
profitant de cette Tribune qu’offre le Dialogue Politique Inclusif, le
Centrafricain doit-il dire NON trop c’est trop! A l’occasion de ce Dialogue
Politique Inclusif il doit cesser de donner dans la résignation et puiser en
son tréfonds les ressorts enfuis pour construire et organiser lui même son
Destin. C’est à ce prix qu’il pourra relever le défi à tous les niveaux et dans
tous les secteurs de l’activité de
A propos de
J’ai affirmé plus haut que
S’étant mis à l’abri de toutes poursuites judiciaires aux fins de destitution
pour violation de
On en veut comme preuve, la violation des articles 22, 23, 25, 26, 78, 94, et
111 de
S’agissant de l’article 22 qui dispose : « Le Président de
- il a pris ouvertement et publiquement partie pour le défunt Lieutenant
YANGO-CAPITA contre le défunt Sergent-chef SANZE en janvier 2006. Ce dernier a
été extrait des geôles de la gendarmerie nationale pour être sauvagement
assassiné et émasculé. Aucune suite judiciaire n’a été donnée à cette affaire ;
- il a ordonné à
- il a insulté publiquement les magistrats en les traitant de brigands, de «
corrompus jusqu’à l’os » ;
- il a ordonné le maintien en prison pendant 15 jours de MAMADOU RAÏKINA
et autres, pourtant acquittés par
S’agissant de l’article 23 qui dispose : « La fonction de Président de
Cette disposition a été violée. En effet, dès le 15 juin 2005, c'est-à-dire aux
lendemains de sa prestation de serment le 11 juin, le Président de
S’agissant de l’article 25 qui dispose : « Lors de son entrée en fonction,
débout, découvert, la main gauche posée sur la constitution et la main droite
levée, le Président de
Ce serment est constamment violé à tous les niveaux comme en témoignent les
rapports accablants de Human Rights
Watch, International Crisis
Group, l’Union des Journalistes Centrafricains, et les autres organisations
humanitaires.
En tout cas il ne fait de doute pour personne désormais que le Président de
La meilleure démonstration est dans le fait que plus du quart des membres du
gouvernement, la totalité des directeurs de cabinet ministériels, la totalité
des directeurs généraux des sociétés d’Etat, d’économie mixte et d’offices
publics, les membres de la préfectorale, les responsables militaires et des
services de sécurité, bref tous les responsables des « postes juteux »
appartiennent entièrement à l’ethnie du Président.
Les postes à
Des groupes et autres cercles de réflexion des cadres de son ethnie se
constituent au vu et au su de tous, animés par des véritables psychopathes,
avec pour objectif l’hégémonisme ethnique, la perpétuation de l’ethnie au
pouvoir, la promotion des cadres sur des bases de la préférence ethniques,
autant de choses qui nient par elles mêmes, l’unité nationale pourtant au cœur
du serment que le Général Président a prêté solennellement le 11 Juin 2005,
devant Dieu et devant les Hommes.
En clair et tout bien considéré, à cause de son ‘’tribalisme militant’’
‘’dominateur’’ et ‘’conquérant‘’, le Président François BOZIZE YANGOUVOUNDA
n’est plus garant de l’unité et de la cohésion nationales.
S’agissant de l’article 26 : « Dans les trente (30) jours qui suivent la
prestation de serment, le Président de
Jusqu’aujourd’hui, le Président de
S’agissant de l’article 27 : « La justice constitue un pouvoir indépendant du
pouvoir législatif et exécutif… »
Le Président de
Il a d’abord déclenché cette guerre contre
Que croyez-vous qu’il arriva à cette Cour? Elle fut encerclée par une garde
dite républicaine, et interdite d’activité pour crime de lèse-majesté. Il a
fallu d’intenses pressions intérieures et extérieures pour que ces très hauts
magistrats retrouvent le chemin de leurs bureaux.
Le Général Président a continué cette guerre d’usure en déclenchant une
véritable armada contre le Conseil Supérieur de
Poursuivant
Cette guerre contre la justice, dernier rempart des libertés fondamentales du
citoyen, ne peut s’expliquer que par un mépris atavique que le Général
Président a vis à vis de
Quoi qu’il en soi, l’Union des Forces Vives de
Mesdames et Messieurs
Voilà exposé dans un condensé néanmoins suffisamment lisible et édifiant, les éléments d’appréciation de la politique menée depuis le
11 Juin 2005 par
Une page spéciale devra être réservée maintenant au fonctionnement et au sort
de la deuxième Institution de
Il sera rappelé pour mémoire que
Il se trouve qu’aujourd’hui, Mesdames et Messieurs, Chers compatriotes,
l’Assemblée nationale a littéralement démissionné et n’est plus jamais que
l’ombre d’elle même. Incolore, inodore et sans saveur, elle n‘est plus que de
l‘eau. Et comme « l’eau est un liquide dangereux parce que les hommes s’y
noient » l’Assemblée nationale centrafricaine noie la constitution, la
démocratie, le Peuple.
Tout se passe en effet comme si, au lendemain des élections des députés qui
composent cette Assemblée nationale ils ont vite fait d’oublier qu’ils sont les
mandataires du Peuple avec l’obligation non seulement de rendre compte à ce
Peuple de ce qui se passe sur le Territoire national mais encore d’être
constamment à l’écoute de ce Peuple pour porter leurs doléances éventuelles aux
autorités de gestion de
Aujourd
- Qu’il s’agisse des événements dramatiques de Paoua,
de Kabo, de Batagonfo, de Kaga-Bandoro, de Birao, de Ouadda, Ouadda-Djalé, et de Sam-Ouandja, c’est un silence radio : ces cris des femmes ,
des enfants et des hommes pourchassés et pris entre plusieurs feux croisés :
aucune mission même de constat sur le terrain, aucun geste de solidarité ou
même de compassion de la part de ceux-là même qui sont censées être des
représentants du peuple centrafricains. Y a-t-il deux peuples centrafricains ?
Y a-t-il un bon peuple centrafricain et un mauvais peuple centrafricain selon
les lignes de démarcation aux élections ?
- Qu’il s’agisse des scandales politico- financiers tels que le fameux Guichet
Unique Unitec-Bénin,
Lobaye Gold, URAMIN- RCA, De Beers,
l’avion Hercules C130 acquis à coup de milliards de fonds publics aux
Etats-Unis et qui n’a jamais volé,
- qu’il s’agisse des saisies illégales en ce mois d’octobre 2008 des diamants,
de l’argent en liquide et des biens des collecteurs,
- qu’il s’agisse des permis miniers et forestiers distribués à des complices
mafieux,
- qu’il s’agisse des détournements des derniers publics qui s’opèrent tous les
jours au Trésor Public
et dans plusieurs départements ministériels,
L’Assemblée Nationale n’a jamais levé le petit doigt n’a jamais rien vu, n’a
jamais rien entendu.
A la vérité, tout compte fait et tout bien réfléchi l’Assemblée nationale
s’était déjà mise hors circuit quand elle s’est faite complice des
‘’ordonnances lois’’ antisociales en 2006 et pire quand en Septembre 2008 elle
a voté sur injonction ferme du Chef de l’Etat les lois les plus inqualifiables
de
En
En effet il est écrit que « celui qui mange des fruits verts, ses enfants
auront mal aux dents »
En définitive, la grande leçon à tirer de cette débâcle politique c’est de se
convaincre que « n’importe qui ne peut pas se lever un bon matin pour faire
Sur le plan de la gestion du pays :
J’ai affirmé au début de mon intervention que depuis mars 2003, la communauté
internationale a répondu présente à l’appel du peuple centrafricain, et je la
prie de trouver ici l’expression de la reconnaissance et des remerciements de
l‘Union des Forces Vives de
Là
Il faut y ajouter les concours exceptionnels de
La question qui se pose est de avoir quelles en sont les retombées pour les
centrafricains dans leur vie quotidienne ?
La pauvreté se généralise dans notre pays qui vient encore d’être classé 173ème
sur 177 dans le tableau de la pauvreté mondiale dressée par le PNUD. Ce
paradoxe centrafricain s’explique principalement par une mauvaise gouvernance
caractérisée, généralisée et impunie sinon récompensée.
La gestion de la chose publique se fait selon le bon vouloir du Prince qui
décide de tout, dans un cercle familial restreint, donc dans une opacité
totale.
Comment concevoir, Mesdames et Messieurs, que dans une République, l’octroi des
permis miniers et forestiers se fasse à la discrétion absolue du Président de
Comment est-il être concevable et toléré, Mesdames et Messieurs, que dans une
République des conventions puissent se signer avec des sociétés étrangères et
porter sur des ressources naturelles nationales sans l’avis de l’assemblée
nationale ?
Comment est-il possible, Mesdames et Messieurs, que dans un pays organisé,
démocratique et républicain, le Président de
Un tel désordre, un tel laxisme dans la gestion des affaires de l’Etat,
tiennent l’un et l’autre de la faiblesse structurelle des Institutions de
l’Etat. Ni le Président de
En effet, quoi que l’on dise les ‘’Hommes d’Etat’’ les vrais Hommes d’Etat sont
fabriqués et formatés pour. Ils ont de ce fait le sens de la rigueur qui se
nourrit de la loi qui balise et règle tout au nom de l’efficacité, au nom du
gain de temps au nom du rendement au nom de la convivialité.
C’est dire que quiconque voudrait faire de
Mesdames et Messieurs,
Vous conviendriez avec moi que ce présent dialogue était nécessaire à plus d’un
titre :
Tout d’abord et avant tout, c’est la mise en œuvre de la première
recommandation de la déclaration du Dialogue National de 2003 qui considère le
dialogue comme mode de règlement de tout différend ou conflit à tous les
niveaux de la vie nationale… Puis, il est aujourd’hui une nécessité en vue de
résoudre le grand conflit armé que connaît notre pays et qui n’est pas près de
se terminer si nous ne prenons pas la juste mesure du danger et n’arrêtons pas
ici au sein de cette Assise les décisions qui s’imposent.
Nous devons donc prouver aux yeux de l’opinion nationale et internationale que
nous politiques, avons enfin compris et sommes capables
de décider de prendre des bonnes résolutions et de les appliquer.
Chers compatriotes,
C’est l’opposition démocratique qui, à cors et à cris, a demandé et obtenu ce
dialogue. Que devons nous faire ?Nous devons tirer la
leçon du bilan négatif du régime de BOZIZE. Je l’ai dit et je l’ai démontré, Ce
régime a échoué et est porteur d’un danger grave et ‘’consubstantiel’’ : il
refuse délibérément de respecter la constitution, les Lois et Règlement du
pays. Je dirais même qu’il est allergique à tout ce qui ressemble à toute
contrainte légale ou à tout contre-pouvoir.
Devant ce tableau entièrement sombre, la démission du Président de
Il doit démissionner parce qu’il a perdu toutes légitimité.
Il doit démissionner parce qu’il a perdu sa base légale qui est
Et enfin, pour que l’Union des Forces Vives de
Premier préalable :
Le Président BOZIZE doit expliquer ici les raisons de sa rébellion en 2002 et
2003, et les engagements pris dans ce cadre au nom du peuple centrafricain dans
ce cadre auprès d’individus, de groupes d’individus ou d’Etats tiers. Ensuite
lui et les mouvements armés doivent clairement s’expliquer maintenant devant la
nation sur les différents qui les opposent depuis le coup d’Etat du 15 mars contre
le Président PATASSE.
Deuxième préalable :
Considérant l’absence de volonté politique qui a toujours caractérisé un
Président après un dialogue comme celui-ci, nous devons rendre immédiatement
exécutoires les clauses de l’accord politique issu de ce Dialogue Politique
Inclusif.
Troisième préalable :
Considérant que nous ne souffrons pas d’absence d’idées mais de déficit
d’hommes et de mécanisme structurel dans la gestion et le contrôle de la chose
de l’Etat, nous devons nous accorder dès maintenant pour mettre en place ici et
maintenant un gouvernement de transition politique avec un premier ministre
issu de l’opposition démocratique, doté de tous les pouvoirs à lui donner afin
de restaurer la primauté de
Quatrième préalable :
Considérant que notre Assemblée Nationale a failli sur tous les plans, un
contrat de législature entre le gouvernement de transition et l’Assemblée
nationale doit être conclu afin de permettre au gouvernement de transition de
légiférer par ordonnance jusqu’aux élections.
Distingués Invités,
Chers Délégués,
Ce dialogue ne dure que 15 jours, les recommandations du Dialogue National sont
là et le Comité Préparatoire du Dialogue Politique Inclusif a déjà produit un
travail. Nous devons donc aller à l’essentiel et débattre ces préalables dès
maintenant, avant d’aller aux travaux en commission. Si nous ne faisons pas,
nous démontrerons aux yeux de tous que nous nous sommes réunis une fois de plus
pour tromper le peuple. Alors l’opposition démocratique en tirera toutes les
conséquences.
Chers Compatriotes,
Arrivant au terme de mon intervention, qu’il me soit permis, au nom de l’UFVN, de remercier la communauté internationale,
particulièrement les Nations Unies, l’Union européenne (UE), le Gouvernement
français,
Je salue et adresse tous mes encouragements à tous les Délégués qu’ils soient
de la majorité, de l’opposition démocratique, de l’opposition armée, de la
société civile et des confessions religieuses pour les grandes décisions qu’ils
auront à prendre.
Je formule chers frères et sœurs, en votre nom et celui de la délégation de l’UFVN, les sincères vœux de réussite et de succès à nos
travaux.
Je vous remercie.
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Le chef de l'Etat gabonais n'a ménagé
ni son temps, ni les moyens de son pays pour venir en aide à ses voisins. Du président
François Bozizé qui est arrivé dans la capitale
gabonaise mardi 2 décembre dernier, à peine les lampions du cinquantenaire
éteints à Bangui pour une visite éclair de 24 heures à ange Félix Patassé son
prédécesseur qui revient en Rca cinq ans après y
avoir été chassé, en passant par Pierre Buyoya,
l'ancien chef de l'Etat burundais désigné par les soins de Omar Bongo Ondimba, facilitateur du Dpi. Mais il faut
indiquer que le principal centre d'intérêt de ce ballet diplomatique était
Omar Bongo Ondimba. Le chef de l'Etat gabonais,
désigné par ses pairs de la sous région d'Afrique centrale pour essayer de
conduire un énième processus de paix en République centrafricaine, n'aura
ménagé ni son temps, ni les ressources financières de son pays pour faire
démarrer ces travaux. On a ainsi appris de Cyriaque Gonda, le ministre
centrafricain en charge de la Communication et du Dialogue national que le
chef de l'Etat gabonais a mis à la disposition du comité d'organisation, la
rondelette somme de 250 millions de francs Cfa. Une manière d'aider les
Centrafricains à se parler franchement pendant ces deux semaines de travaux
et à penser enfin au développement économique de ce pays exsangue de
l'Afrique centrale classé par le Pnud, 171 sur 177
Etats dans le monde. Annoncé à
Bangui hier dans l'après midi parce qu'en sa qualité de Khalife général des
musulmans de son pays il devait présider les cérémonies liées à la fête du
mouton, c'est finalement dans les coups de 12 heures qu'il a débarqué à
l'aéroport international de Bangui M'Poko afin de
faire démarrer les travaux. " Le président a jugé de l'importance des
travaux de Bangui et il a délégué ses responsabilités religieuses à un
représentant " a-t- on appris d'un membre de l'entourage du numéro un
gabonais. Pourtant Omar
Bongo Ondimba n'est pas à son premier essai dans la
recherche des solutions au drame que vit Les travaux du Dialogue politique
inclusif (Dpi) se sont ouverts lundi en présence du
parrain Bongo et du médiateur Buyoya. " Personne
d'autres que vous-mêmes ne viendra construire Face à la
solidarité tant des pays membres de la sous région qui s'est manifestée
auprès de " Ce
dialogue ne doit pas être un dialogue de trop " a martelé le numéro un
gabonais, sans doute, comme son homologue centrafricain François Bozizé, devait avoir en mémoire, toutes les démarches
entreprises depuis 1980 pour sortir Le pardon L'ancien
président de Par Jean Francis Belibi
à Bangui |