Bendounga (Président du MDREC) propose Thierry Bingaba comme facilitateur du prochain dialogue politique

Dans un communiqué qu'il a rendu public ces derniers jours, le président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l'Evolution de Centrafrique (MDREC), Joseph Bendounga, alias Joe Ben a récusé les rumeurs distillées par des milieux politiques centrafricains en mal de reconnaissance faisant état du choix du président burkinabé comme médiateur du dialogue politique en préparation. « Le Burkina-Faso, pays des hommes intègres est devenu la caverne d'Ali Baba du Général BOZIZE, de son neveu NDOUTINGAÏ, de leurs proches ainsi que des dignitaires de leur régime qui y ont construit de somptueuses villas pour abriter leur exile et ouvert des comptes bancaires pour sécuriser les importantes sommes d'argent qu'ils ont détourné du Centrafrique », a-t-il affirmé.

Dans cette lancée, Joseph Bendounga n'a pas mis les gants pour proposer la désignation de l'ancien secrétaire général des Nations Unies, le ghanéen Koffi Annan ainsi que de l'ancien ministre centrafricain des finances, Thierry Bingaba respectivement comme médiateur et facilitateur du processus du dialogue. « Nul sujet sera tabou, même celui de la légitimité du régime sanguinaire et despotique du Général président François BOZIZE issu du putsch du 15 mars 2003 puis validé par des élections gagnées à coup de corruption, de menaces, d'intimidations et saluées par la communauté internationale », a-t-il poursuivi.

Pour le président du MDREC, La France, les USA, l'Union Européenne, le BONUCA, le PNUD et le Centre International pour le Dialogue Humanitaire ne doivent pas se substituer aux Centrafricains pour décider de quoi que ce soit en lieu et place des filles et fils du pays. Leurs conseils et aides combien louables ne les y autorisent pas.

A rappeler que Koffi Annan a été le négociateur qui emmené les deux protagonistes de la récente crise kényane à parvenir à un accord qui a mis fin aux massacres de la population de ce pays de l'Afrique australe.

Reste à savoir si les intéressés donneront leurs accords de principe afin de mener à bien ce processus de dernière chance pour la République Centrafricaine en proie à une grave crise sécuritaire et humanitaire.

 

Dimanche 30 Mars 2008

Adrien Serge Poussou

 

 

Source :

http://www.lindependant-cf.com

 

 

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