Une
conscience politique pour les noirs Africains
Certains d’entre nous se réfugient
dans les actions religieuses ou associatives ; d’autres sont devenus
apolitiques ou se disent de la société civile pour ne pas être étiquetés comme
faisant de la politique.
Si les uns et les autres sont nécessaires et utiles, le
rôle du politique est primordial.
Quels que soient les actions et la qualité des uns et des
autres rien ni personne ne peut se substituer ou remplacer
l’homme politique.
Dans certains pays le mot "politique" est
assimiler à une insulte et il signifie même "mensonge"
dans d’autres pays Africains. Le rejet de la politique et donc de la chose
publique qui est le mal le plus important de l’Afrique.
La politique est le
moyen le plus important de changer et d’organiser la vie de la
collectivité ; d’une certaine manière, se détourner de la politique c’est
se désintéressé de la vie de ses concitoyens.
Si les associations, les groupes de réflexions ou les ONG peuvent aider à la prise de
conscience ou à la résolution de certains problèmes spécifiques, ils ne peuvent
pas changer ou modifier le destin d’un peuple ; cela, c’est le rôle du politique ou
de l’HOMME POLITIQUE
La politique c’est l’art du possible, la science de tous
les possibles ; sa noblesse vient de la qualité des hommes qui la
servent ; Soyons contre les amalgames et contre le "Tous pourris".
C’est quand même dommage de constater que ceux qui
souffrent des clichés et des amalgames sont ceux là même qui stigmatisent leurs
congénères ; il est à noter que la bêtise n’est ni héréditaire ni
génétique même en politique ; même chez les noirs et que chez les noirs
aussi il y a des grands hommes capables de grandes ambitions pour leur peuple.
Tant que les Africains
n’auront pas une conscience politique, rien ne sera possible et ceux qui
pensent avoir été mandaté par Dieu lui même pour conduire la destiné de leurs
concitoyens vers les profondeurs insondables de la misère et de la barbarie
auront les beaux jours devant eux.
Dans certains pays où la population est précipité
volontairement dans les profondeurs de l’analphabétisme et dans la misère
culturelle on entend "certaines élites" clamer haut et fort que "Le
pouvoir vient de Dieu" il y a même des musiciens certainement mal inspiré
qui en font des refrain.
Ce genre de postulat sous entend qu’il y a des personnes
qui naissent Président ou Dictateur et à l’inverse d’autres qui naissent pour
souffrir et vivre tout au long de leur vie dans la misère la plus absolue.
Ces théories archaïques qui prônent la suprématie de
l’innée par rapport à l’acquis ont été mis à mal par les penseurs et les
savants du siècle dernier ; aujourd’hui nous savons tous que ce sont les
peuples qui choisissent leurs dirigeants (à condition qu’ils aient conscience
de leur pouvoir), et que ce sont les dirigeants donc les politiciens qui
conduisent la destiné des peuples.
Trop peu d’Africains ont une conscience politique.
Trop peu d’Africains s’intéressent à la chose publique et
quand ils s’y intéressent, c’est très souvent pour satisfaire leurs propres égos quand ce n’est pas leurs appétits mesquins.
Tant que les Africains penseront que leur destin
personnel et collectif dépend des autres, de leurs dirigeants ou de Dieu, alors
les déboires du continent Africains et des noirs en particulier se perpétueront
de génération en génération.
Aujourd’hui nous avons les preuves que la valeur d’un
individu n’a rien a voir avec son âge (il y a des jeunes et
des vieux brillants comme il y a des jeunes et des vieux moins brillants) ; et pourtant, en Afrique,
le carcan des traditions et le poids des us et coutumes qui nous fait croire
qu’un vieux est forcément une bibliothèque ambulante est une véritable
escroquerie intellectuelle sinon un frein pour une entrée réelle dans le monde
civilisé. Nous devons, désormais, être vigilant et contre le sacro saint "Droit
d’ainesse" Africain qui dit : "qu’un
ancien qui meurt est une bibliothèque qui disparait"
(les dictateurs africains n’ont jamais été et ne seront jamais une
bibliothèque).
L’Europe et le monde
civilisé est entrain de muté ; de changer de génération, en France comme
dans d’autres pays occidentaux et d’Asie ce sont les jeunes de 28 à 40 ans qui
gèrent, dirigent, décident de l’avenir de leurs pays et de ce que va devenir le
monde de demain.
Dans tous les corps de métiers et surtout dans toutes les administrations, la
moyenne d’âge est de 35 ans en France ; il n’est pas rare de rencontrer un
Juge de 26 ans, Préfet de 38 ans, un Procureur de
L’Afrique à besoin de tous ses enfants ; pour cela il
faut absolument réhabiliter la politique, conscientisé les Africains pour
qu’ils se prennent enfin en main et qu’ils cessent de se comporter comme des
grands enfants.
Chaque Africain quelque soit l’endroit où il se trouve est
en âge de changer le destin de ses congénères s’il en a les capacités ;
alors réveillons nous et Cessons d’avoir peur : Prenons notre destinée en mains.