Dernières lignes droites du
Comité Préparatoire
Le gouvernement, les principaux partis
politiques, les trois rébellions actives dans le nord et même la société civile
centrafricaine étaient tous représentés à ces travaux préparatoires qui ont
duré près de trois mois.
Les délégués se sont entendus sur une
date, dans 45 jours, et sur un lieu, Bangui, pour la tenue d'un dialogue
politique à proprement parlé.
Dans un communiqué, publié à l'issue
des travaux, les membres du comité préparatoire indiquent que des consultations
doivent avoir lieu dans les prochains jours afin de sensibiliser les acteurs
régionaux.
Il s'agit notamment de trouver sur le
continent un médiateur dans le futur dialogue.
On notera que traditionnellement,
Quant à l'ordre du jour du dialogue, il
n'est pas très précis.
Tout juste on sait qu'il ne s'agit pas
de remettre en cause l'ordre constitutionnel, ni encore les élections
remportées en 2005 par le président François Bozizé.
Selon des sources proches de
l'organisation des travaux préparatoires, le dialogue aura un volet sécuritaire
avec notamment la question cruciale de l'intégration des combattants des
différentes rébellions dans l'armée, un volet socio-économique et un volet
relatif à la bonne gouvernance, avec notamment la question de la transparence
dans l'organisation des prochaines élections en 2010.
A ce titre, on notera que la rébellion
de l'APRD, qui a rejoint les travaux il y a une
semaine seulement, a désigné Jean-Jacques Demafouth,
ministre de la défense de l'ancien chef de l'Etat, Ange-Félix
Patassé, et poids lourd de la politique centrafricaine, pour la
représenter.
Demafouth avait eu
maille à partir avec la justice centrafricaine. Ce dialogue pourrait lui permettre de rentrer de son exil parisien
et de peser sur le paysage politique centrafricain.
Le dialogue se tiendra donc à Bangui, à
condition toutefois, précisent les délégués, que des dispositions sécuritaires
soient prises et qu'une amnistie soit prononcée au préalable afin d'éviter aux
représentants de toutes les parties d'être inquiétés par la justice
centrafricaine.
BBC Afrique - 02/04/08
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