En République Absurdistan de Bangui/Bozizé, on fait appel à des marabouts pour résoudre des problèmes techniques

 

LES MARABOUTS AU CHEVET DE BOALI II

Les populations banguissoises et environnantes ont renoué de bel avec les coupures intempestives d’électricité. Ce, malgré l’assurance donnée par les responsables de l’ENERCA, qui fait état du fait que, des actions ont été menées et l’ENERCA a recouvert toutes ses capacités pour fournir de l’énergie électrique à ses abonnés.

Au départ des problèmes de l’Energie Centrafricaine (ENERCA), les responsables de l’ENERCA ont évoqué tous les arguments pour justifier l’origine de la panne. On avançait que les installations de Boali, qui produisent de l’énergie, ont subi les effets de la foudre à la suite de pluie dans la zone. Quelque fois, les responsables parlent de la vétusté des installations, qui datent de la période coloniale et qui n’ont subi aucune révision. Mais ici à qui la faute, surtout lorsqu’on ne fait pas partie des dirigeants non prévoyants? Des paysans ont été mis également en cause, accusés pour avoir dérobé les câbles de décharge électrique destinés à protéger les pylônes qui transportent le courant électrique pour Bangui.


Des arrestations en vague

A la suite de ces accusations, des populations ont été mises en arrestation tant à la brigade de gendarmerie à Boali que dans les geôles au niveau de Bangui. Un chef de village a fait aussi la prison comme ses administrés de la sous préfecture de Boali, ville qui abrite les installations qui produisent de l’électricité, afin de les acheminer au niveau de la capitale Bangui.

C’est ainsi que le 25 juin 2008, trois agents de l’ENERCA : Béfio Thierry, chef d’usine ; Kondjo Ernest et Koumanda Cotty, tous les deux chefs de quart, ont été arrêtés et placés dans les geôles de la célèbre prison de la Section de Recherche et d’Investigation (SRI), sous l’accusation de sabotage sur le groupe 4, au niveau de la centrale thermique de Bangui. Ils ont passé deux mois à la SRI. Mais de sources concordantes proches du service technique de l’ENERCA, le groupe a été dépanné sans beaucoup d’efforts et sans avoir déboursé un seul sous. Les techniciens ont décelé, au cours de la réparation du groupe, que c’est la rouille qui est à l’origine de la panne. Un agent à la retraite de l’ENERCA estime pour sa part que ce groupe devait être considéré comme une épave, à mettre à la poubelle ou bien à la disposition des forgerons.

Par contre, par rapport à l’accusation initiale, les 3 hommes ont été placés sous mandat de dépôt le 18 septembre 2008 et envoyés à la maison carcérale de Ngaragba, mais cette fois sous une nouvelle accusation : de détournement de deniers public d’un montant de 1.050.000.000 Fcfa et de 13.000 litres de gaz-oil. Or, en réalité, le montant suscité doit servir à réhabiliter, réparer et la mise en état de tous les groupes de secours de la centrale thermique de Bangui, ainsi que les installations de l’ENERCA à Boali. Malheureusement, on ne connaît pas la destination prise par ce fonds, bien qu’il ait été défalqué bien avant les difficultés que connaît aujourd’hui le secteur de production et de distribution de l’électricité. Placés devant les faits accomplis, les responsables de l’ENERCA, qui connaissent bien les origines du problème de l’ENERCA, cherchent des boucs émissaires à travers ces agents et les laborieuses et paisibles populations de Boali.


La solution, le maraboutage ?

Pour palier les différentes pannes et sur instructions des marabouts, il est décidé d’arrêter le groupe de Boali II, à chaque fois qu’il menace de pleuvoir. Ceux-ci veillent en permanence au chevet de ce groupe à problèmes. La pluie est mise en cause comme étant la cause des ennuis des installations. Aux dernières nouvelles, on apprend, de sources proches de l’ENERCA, que depuis ces derniers temps, les responsables de l’ENERCA ont déployé des marabouts au pied de l’usine de Boali II ; celle qui pose souvent problème. Quelle aberration ? Les responsables de l’ENERCA ont-ils perdu les bonnes habitudes ou encore la raison ?

L’argument évoqué, c’est qu’il y a des gens de mauvaise foi qui font de sorte que le groupe de Boali tombe tout le temps en panne. Le rôle des marabouts, selon la même source, consiste à chasser les mauvais esprits qui occasionnent la panne sur les installations de Boali. Tout se passe comme si, à l’installation des usines de Boali ou encore au moment de la fabrication des machines, les marabouts ont été aussi associés. Y a-t-il compatibilité entre le maraboutage et la technique ? Cependant, toutes les solutions envisagées ne contribuent pas à résoudre de manière durable les problèmes de l’ENERCA qui a besoin d’une thérapeutique de choc et non du ‘‘maraboutage’’.

Pour revenir sur le cas des agents placés en prison, ceux-ci coulent tout leur temps dans les geôles sans raison valable. Sont-ils devenus les ordonnateurs des dépenses de l’ENERCA, pour détourner des sous ? Selon nos recherchent, ils sont tous des responsables de foyers et pères d’enfants. Leur séjour à la maison d’arrêt de Ngaragba défavorise leurs parents et risque d’avoir des effets sur leur famille. Nous sommes en période de rentrée scolaire où ils doivent s’occuper de la scolarité de leurs enfants, malheureusement défavorisés par rapport aux autres enfants. Les différentes actions engagées, malgré qu’ils soient mis en prison et qui ne donnent pas de résultats escomptés, démontrent à suffisance que les agents mis en cause ne sont pour rien dans les difficultés de l’ENERCA. Les causes de ces difficultés sont à rechercher ailleurs, dans le technique, la gestion, et la qualité des responsables, nous signale un groupe du personnel qui requiert l’anonymat.

Un désistement de l’ENERCA dans la mise en cause du personnel évitera à cette société d’autres difficultés à venir.

 

Lundi 27 Octobre 2008

M.J. Poubalandji

Source : http://www.leconfident.net

 

 

 

Pour mieux comprendre cet article, nous vous proposons de revenir à Juin 2008 et revivre les faits via ce lien, en cliquant ICI

 

 

 

 

En République Absurdistan de Bangui/Bozizé, on promulgue des lois déclarées anti-constitutionnelle

 

« L’autiste de Bangui » en plein dans la forfaiture

Alors que le pays vit une crise sans précédent avec une multitude des groupes armés sur son sol, alors que rien ne va plus dans l’administration aussi bien civile que militaire, devenue le véritable bastion de ses parents et autres beau-frère, qui occupent tous les postes dits « juteux » et que l’ensemble des leaders d’opinion réclame la tenue d’un dialogue politique inclusif pour essayer de désamorcer cette crise aigue et tenter de sauver ce qui reste du pays, l’homme qui est considéré à l’Elysée comme « l’autiste de Bangui », François Bozizé, vient de donner la preuve qu’il peut piétiner sa conscience et faire peu de cas des principes les plus élémentaires de la démocratie et du respect des institutions en promulguant la fameuse loi sur le Conseil Supérieur de la Magistrature, malgré son invalidation par la Cour Constitutionnelle, la plus haute juridiction judiciaire de notre pays.

 

Le général-président François Bozizé

Le général-président François Bozizé

D’après nos informations, le texte de loi promulgué par le vizir de Bangui et qui a été lu hier sur les ondes de Radio-Centrafrique, a été non seulement antidaté, mais encore pouvait-on lire dans son énoncé, « vu les avis favorable » de la Cour constitutionnelle. Or, nul n’ignore que cette institution qui garantie le respect de la constitution de la République Centrafricaine avait piteusement invalide le projet de loi adopté par l’Assemblée Nationale monocolore et aphone et avait également profité pour renvoyer le texte aux députés pour une seconde lecture.

Peine perdue ! En « Absurdistan », République de l’absurdité où le ridicule ne tue guère, François Bozizé et les seins règnent en maîtres absolus. Ils s’en foutent éperdument de ce qui reste de la République. Sinon, comment penser un seul petit instant qu’il foulerait au pied un arrêt de la Cour constitutionnelle.

Cela ne fait que confirmer les propos que son célébrissime ministre de la justice Thierry Maléyombo annonçait fièrement sur les antennes d’Africa N° 1 en évoquant la soit disant « responsabilité du Gouvernement qui allait agir ». Il ne fait plus l’ombre d’aucun doute que le plan machiavélique de ces individus lugubres consiste à provoquer une confrontation. Ils ne ménagent aucun effort afin engager le pays sur la voie d’une guerre civile pour justifier le report des échéances électorales.

D’ailleurs, nous sommes au courant d’un certain nombre de tractation et des initiatives des faucons du régime en place qui tentent par tous les moyens d’orchestrer et de justifier la radicalisation des positions de leurs poulains. Nous avons des documents qui attestent la mise en place d’un « Groupe de Cadre Gbaya », composé de quelques individus zélés qui prennent les grandes décisions du pays. Nous révélerons dans les tous prochains jours des extraits de comptes rendus très inquiétants, qui donnent des sueurs froides aux dos, de réunions tenues par ces derniers en présence du fils Bozizé, Francis.

Ceux de nos compatriotes qui ont appris hier la promulgation de cette loi par François Bozizé sont encore sous le choc et s’interrogent sur l’issue vers laquelle le généralissime conduit le pays de Barthélémy Boganda.

Sommes-nous en droit aujourd’hui d’affirmer sans peur de nous tromper qu’il est grand temps que les vrais patriotes consciencieux, soucieux de l’avenir de notre pays de se mobiliser pour empêcher François Bozizé de mettre ce qui reste de la RCA plus bas que terre. Si nous ne faisons rien, soyons-en sûrs et certains, l’histoire nous demandera des comptes.

Laissons de côté nos égos personnels. Pensons à nos enfants et aux enfants de nos enfants, nos petits-fils. Imaginons un peu quel pays voudrions-nous leurs laisser. François Bozizé n’a plus vraiment les aptitudes de conduire ce beau pays. Fermons vite cette parenthèse plus que scandaleuse. Il y va de notre survie. C’est l’existence même de la population de ce pays qui est en jeu.

Bozizé, ses thuriféraires et autres poisons politiques ont déjà assez mis plein les poches. Ils doivent s’en aller. C’est une urgence. Ne tolérons plus que notre pays soit la risée des autres petits Etats de la sous région et du monde.

Soyons unis, dignes et travaillons pour sauver notre patrie. L’heure nous l’exige.

 

Samedi 25 Octobre 2008

Adrien Poussou

 

 

Source :

http://www.lindependant-cf.com