L’après
DPI, au 25 Décembre 2008, accouche difficilement les mises
en
applications des recommandations. Il y a des avancées et des blocages.
Avancées
Radio Centrafrique :
25 Décembre 2008 : Petit à petit les recommandations du DPI se mettent en
place notamment à travers la campagne de sensibilisation à Kaga
Bandoro . Jean Jacques Demafouth,
Président de l’APRD ainsi que le Ministre de la
justice Maleyombo, Ministre résident de
Le
Président de l’APRD qui est accompagné par quelques
éléments de
Dans sa
déclaration Jean Jacques Demafouth a dit :
« Je suis venu dire à la population que nous avons
décidé, d’un commun accord avec du Président de
Par ailleurs, poursuit Jean Jacques Demafouth, nous avons célébré ce matin une messe d’action de grâce pour la paix en République Centrafricaine, et nous sommes venus devant Dieu, comme je l’ai dit à l’ouverture du dialogue, demander pardon au Seigneur pour tout ce que nous avons fait, et surtout en cette fête de la nativité du Christ, pour cette nouvelle naissance aujourd’hui la naissance de la paix en République Centrafricaine ; voilà le message que nous avons partagé à l’église ce matin, et toute la population de Kaga-Bandoro était là et la messe était très animée. J’ai vu le Colonel Lakoué très touché, je sentais l’émotion dans ses yeux et il me disait cela fait 5 ans qu’il n’avait pas remis les pieds à Kaga-Bandoro et c’est un plaisir de retrouver cette population avec toute la liesse populaire à Kaga-Bandoro aujourd’hui ».
Fin de la
transcription de l’interview donné par le Président de
l’APRD à Radio Centrafrique
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Composé de
dix huit (18) personnes issues de chacune des six entités représentées au DPI,
soit trois personnes par entités dont un est d’office membre du bureau, ce
comité est chargé de veiller à la mise en œuvre des recommandations pertinentes
du DPI.
Il s’agit des représentants des pouvoirs publics, de la majorité présidentielle,
de l’opposition démocratique, de l’opposition armée, des autres partis et de la
société civile.
Il convient de signaler que la désignation des membres du comité de suivi est
restée formelle car les noms des personnes choisies devraient être communiqués
plus tard au chef de l’Etat.
Par contre, les personnalités devant faire partie du
nouveau gouvernement de consensus recommandé par le DPI, n’ont pas été
désignées faute de concertation interne des différentes parties prenantes.
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Blocages

A
l’annonce du dialogue politique inclusif, tous les aventuriers politiques ont
trouvé le malin plaisir d’exploiter cette occasion pour assouvir leur appétit
gargantuesque. Si le principe veut que ce dialogue donne l’occasion aux fils et
filles de Centrafrique de procéder au diagnostic des maux qui minent la société
centrafricaine afin d’y proposer la thérapeutique appropriée, il a ouvert la
voie aux anciens Premiers ministres qui ont montré leur limites et les
ministres, qui ont brillé par la contre performance et les malversations, de se
livrer à des basses besognes pour se tailler une place aux côtés du Soleil.
Dieu merci, l’adage qui dit que l’occasion fait le larron ne se réalisera pas.
Les Centrafricains, aguerris et immunisés, se sont organisés dans les
différentes entités ayant pris part à cette concertation nationale afin de ne
pas délivrer un chèque à blanc au Chef de l’Etat et à ses partisans qui veulent
mettre à exécution des schémas qui contrarient la mise en place d’un
gouvernement de consensus.
Selon les indiscrétions de certaines personnalités influentes de la majorité
présidentielle, le 1er scénario retenu consiste à maintenir l’actuel Premier
ministre Touadera et une bonne partie des membres de
son gouvernement pour faire rentrer une dizaine des représentants des entités
ayant pris part à ce forum.
Le second schéma vise à promouvoir un ex libérateur, ministre d’Etat, à la
primature et à octroyer 7 départements aux autres entités. Cette stratégie est
retenue et défendue par les disciples du général-président,
parce que ceux-ci pensent, qu’en prélude des échéances électorales, l’homme du
15 mars 2003 doit s’entourer des siens et compagnons de lutte pour mieux se
préparer et mettre les chances de son côté.
Voilà comment les affaires de l’Etat se traitent dans ce pays!?! Les intérêts
supérieurs de la nation et les souffrances du peuple sont sacrifiés sur l’autel
des appétits égocentriques.
Heureusement que l’opposition politique, les groupes politico-militaires et la
société civile ont compris cette démarche et n’accepteront pas de trahir la
nation, car ils veillent au grain don inestimable du DPI, à savoir la
sauvegarde de l’intérêt du peuple centrafricain.
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Certes pour eux, le Chef de l’Etat a évoqué
les difficultés de
Un discours évasif
L’espoir relevé par le président du présidium, le Major Pierre Buyoya, qui a déclaré que dorénavant l’avenir du pays
dépend des Centrafricains a certes ému les participants face à son engagement
pour la réussite du dialogue politique inclusif, mais pour beaucoup l’ancien
Chef d’État Burundais avait une lourde mission à accomplir et il l’a
réussie et de fort belle manière.
Au début, compte tenu des divergences, parfois des antagonismes exacerbés par
une guerre d’intérêt, la réussite du dialogue politique inclusif n’était pas
évidente. Mais malgré une atmosphère parfois électrique, parfois délétère,
l’ancien président Pierre Buyoya a conduit le forum
inter centrafricain à bon port. La séance du vendredi 19 décembre 2008, pour
l’adoption du rapport final et des recommandations a été vécue comme un
soulagement : mais le plus dur restait la quintescence
du discours du Chef de l’Exécutif, le général François Bozizé.
Ce discours n’a pas répondu aux attentes, malgré la réconciliation
spectaculaire entre l’ancien président Ange Félix Patassé et le général
François Bozizé, son tombeur. Malgré la fermeté
observée pendant ses années d’exil, l’ancien président Ange Félix Patassé, a
fait officiellement allégeance au Président François, qu’il a reconnu
officiellement comme chef de l’Etat centrafricain. Avec cette déclaration
ponctuée de propositions concrètes, tout le monde s’attendait à des propos
apaisants du général François Bozizé, ce qui a été
fait et surtout de la part du Chef de l’Etat de prendre l’engagement qu’après
le dialogue ne sera plus comme avant le dialogue. C’est à ce sujet que le
général François Bozizé est resté évasif, rendant
même incrédules certains participants qui ont pris le soin de suivre les propos
présidentiels à la lettre.
Les mêmes causes produisent les mêmes effets
Malgré le bémol apporté par le président Omar-Bongo Ondimba, haut Médiateur de l’espace CEMAC pour la crise
centrafricaine, qui a relevé la relativité de la pauvreté de
Le président de
Cette déclaration qui fait appel à l’application des recommandations du
dialogue politique inclusif a quelque peu rassuré les Centrafricains, mais pour
eux, l’artisan de cette mise en œuvre des décisions du forum inter
centrafricain reste le chef de l’Etat.
Un faux départ qui inquiète
Avec l’annonce de la rencontre du mardi 23 décembre 2008, séance tenante, pour
des propositions de personnalité à coopter au gouvernement, la salle était
comme tétanisée malgré des applaudissements de quelques partisans du président
François Bozizé. Et c’est là que les premiers signes
du scepticisme quant à la volonté du Chef de l’Etat de faire appliquer
véritablement les recommandations du dialogue politique inclusif sont apparus.
Pour l’opposition démocratique, ce spectacle n’augure pas des lendemains
sincères et sérieux. Le dialogue politique inclusif s’étant tenu pour que
.