Bientôt 2009 : Toujours pas de dialogue Politique Inclusif

Si demain, le dialogue politique inclusif est organisé, le peuple centrafricain devra pousser un soupir de soulagement et faire la promesse de l’exclamation : ‘‘ Plus jamais ça’’.

Le véritable processus aura duré déjà deux années. Il a été long, semé d’embûches, laborieux et compte tenu des rebondissements, parfois fastidieux.
L’année 2006 a été marquée par des marches pour la paix et le dialogue politique inclusif. Les jeunes, les femmes de Centrafrique et la société civile sont descendus dans les rues de la capitale en vue d’attirer l’attention des autorités sur la nécessité d’un dialogue avec les groupes rebelles qui mettaient à mal la sécurité dans les provinces.
En plus de ces marches et du réveil de l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN), qui multipliait les déclarations, deux évènements majeurs et non des moindres ont marqué cette année 2006.
Des expéditions punitives

Le 29 janvier 2006, les éléments de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) attaquent la ville de Paoua. La situation est presque insurrectionnelle. Certes, il y avait des actes de banditisme sur les routes, mais un évènement pareil n’avait encore pas eu lieu depuis le 15 mars 2003. Le pouvoir a répondu par la force, organisant des véritables expéditions punitives qui ont été très lourdes en vies humaines. Des villages ont été ratissés, des maisons brûlées, la désolation a regagné l’arrière pays. De ces évènements tristes, des témoignages ont été recueillis et même des photos de scènes macabres ont été prises. Les populations, face à la riposte des forces de l’ordre se sont déplacées massivement en brousse, vivant dans des conditions indécentes (enfants non scolarisés, inexistence des centres de santé). La situation devenant dramatique , les organisations humanitaires ont volé au secours des populations pour leur avenir en aide. Les régions sinistrées par les attaques ont connu un exode massif des populations, parfois avec leurs troupeaux vers le Tchad et le Cameroun. La situation dramatique du nord fait l’objet de commentaires, de supputations de toutes sortes et même d’une déclaration de dénonciations et de protestations des députés de la région. Pour rétablir la vérité sur des faits que le gouvernement a considéré comme exagérés et déformés, une mission de journalistes a séjourné à Paoua et ses environs du 7 au 11 mars 2006 et a dresse un rapport accablant pour les autorités. Après de multiples tergiversations, le premier ministre Elie Doté conduit une mission dans la région. L’année 2006 a tenu ainsi en haleine par des exactions dans le nord.

La surprise venue du Nord-Est
Alors que les regards étaient focalisés sur le nord et que personne ne s’y attendait, un mois après la création de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement à Kigali (Rwanda), l’UFDR fait parler d’elle par l’attaque de Birao du 10 octobre 2006. L’effet de surprise et les moyens mis en œuvre ont amené les éléments des FACA a observer un repli stratégique. Le gouvernement qui parlait de bandits, est obligé de reconnaître que de véritables rébellions sont nées dans le nord et le nord-est. L’UFDR, profitant de la connaissance du terrain, s’empare de Ouadda-Djallé et de Sam-Ouadja. La progression s’est arrêtée là, car Bria était contrôlée par les FACA assistées des éléments de la FOMUC. Les FACA organisent la riposte avec l’aide des forces françaises et obligent les rebelles de l’UFDR à battre en retraite.

Le 31 décembre 2006, dans une adresse à la Nation à l’occasion du nouvel an, le Président François Bozizé annonce sa volonté d’ouvrir un dialogue politique inclusif. Les autorités comprennent enfin la nécessité de faire taire les armes. Le pasteur Isaac Zokoè est désigné pour scruter les voies et moyens pouvant aboutir à la tenue du dialogue. Des contactes discrets se poursuivent avec Djim Way dans les maquis de l’APRD, mais sans résultats tangibles. Des contacts sont également noués avec Martin Koumta-madji, alias Abdoulaye Miskine en Libye. Le président François Bozizé se rend en Libye en janvier 2007 et sous l’égide du Guide de la Révolution libyenne un accord de paix est signé à Syrte le 1er Février 2007– Le Chef de l’Etat débarque à Bangui en compagnie de Martin Koumta-Madji et de son porte parole Ringui Le Gaillard-Abdoulaye Miskine est logé au Palais de la Renaissance, mais l’idylle ne se sera que de courte durée. Le chef rebelle fait monter les enchères et profitant d’un voyage du Président Bozizé en Libye, préfère ne plus regagner Bangui.

13 avril 2007, une date importante
L’UFDR, ne se sentant pas vaincue, tente une attaque à Birao, les 3 et le mars 2007. Mais la contre offensive fulgurante, FACA-Armée française combinées fera échouer cette tentative de rééditer l’exploit du 10 octobre 2006. C’est dans ces conditions que le Chef de l’Etat fera discrètement appel au général Raymond Paul Ndougou, Prefet de l’Ouham Pendé à Bozoum, ancien préfet de la Vakaga. Le Général Raymond Ndougou s’envole pour Birao, se rend au fief de Zacharia Damane, le Chef des opérations de l’UFDR et entame des négociations avec ce dernier. Le 13 avril 2007, une délégation gouvernementale conduite par le Chef de l’Etat débarque à Birao et ce jour est signé l’accord de paix avec l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR).
Quelles mois après, Abdoulaye Miskine et Zacharia Damane sont nommés par un Décret présidentiel, conseillers à la Présidence de la République. Si la tension est retombée du côté de la Vakaga, où Zacharia Damane fait la pluie et le beau temps, il n’en est pas de même dans l’Ouham Pendé où, malgré la démobilisation des éléments du Front Démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine, la tension est restée vive. Les missions discrètes se succèdent auprès des chefs de guerre de l’APRD, mais sans succès. Leur refus est catégorique de signer quelque pacte que ce soit avec le gouvernement.

Lors de la célébration de la Journée Mondiale de l’Alimentation, en novembre 2007 à Bocaranga, le général François Bozizé fait preuve de bonne volonté et lance un appel à l’APRD, pour la signature d’un Accord de Paix avec le gouvernement. La main tendue est repoussée. L’APRD persiste et signe dans son intransigeance.

La diplomatie discrète a réussi
Avant de se rendre à Bocaranga pour la Journée Mondiale de l’Alimentation, par Décret n° 07. 292 du 8 Octobre 2007, le président de la République met en place le Comité Préparatoire du Dialogue Politique Inclusif. La volonté politique est ferme d’aller dorénavant vers le dialogue. Mais le texte soulève une controverse, surtout de la part de l’Union des Forces vives de la Nation (UFVN) qui réclame la révision de certaines de ses dispositions.

Le 30 Novembre 2007, le Décret n°07.356 modifie et complète certaines dispositions du Décret n°07. 292 du 8 octobre 2007. La désignation des membres du Comité Préparatoire du Dialogue Politique Inclusif est entérinée par Décret n°07.357 du 30 Novembre 2007. Le ciel s’éclaircit quelque peu car le FDPC et l’UFDR désignent leurs représentants au Comité Préparatoire. Seule l’APRD s’obstine à ne pas coopérer avec le gouvernement. Les appels et les initiatives se multiplient pour ramener Djim Wei et ses hommes à la raison. Rien à faire, ils sont inflexibles. C’est alors que le Représentant Spécial de Ban Ki Moon, qui vient de prendre la relève du général Lamine Cissé à la tête du BONUCA, s’essaie à son premier baptême de feu diplomatique en Centrafrique. Très discrètement, sans tambour ni trompette, M. François Lonseny Fall rencontre les responsables militaires de l’Alliance Populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) dans leur bunker des environs de Paoua. L’APRD pose ses conditions et la diplomatie onusien ne essaie de calmer les esprits. Pour la première fois, les exigences du mouvement rebelle de Djim Wei sont rendues publiques par M. Lonseny Fall au cours d’un point de presse, organisé par le BONUCA.

Le mal de l’incompréhension est décelé et il faut la thérapeutique. La rencontre du représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies avec l’APRD porte ses premiers fruits par la désignation de M. Jean-Jacques Demafouth, ancien ministre de Patassé, en qualité de leader politique. Officiellement, le gouvernement a dorénavant un interlocuteur avec qui négocier au nom de l’APRD. Le mouvement rebelle désigne son représentant au Comité Préparatoire en la personne de M. Dotocko. Le Comité Préparatoire du Dialogue Politique Inclusif était pratiquement à la fin de ses travaux.

Chassé-croisé diplomatique
Le Comité Préparatoire boucle ses travaux
le 31 mars 2008.
Mais avant de remettre son rapport au président de la République, Chef de l’Etat, entreprend des tournées dans différentes capitales en Afrique et en Europe. Le 11 Avril 2008, une délégation du Comité Préparatoire s’entretient à Paris avec les partisans du manifeste pour un dialogue politique véritablement inclusif. Du 14 au 15 Avril 2008, le Chef de l’Etat conduit une délégation du Comité Préparatoire à Tripoli en Libye le 16 Avril 2008, les membres rencontrent une délégation du FDPC, conduite par Abdoulaye Miskine.

Du 22 au 23 Avril 2008, le Chef de l’Etat, le général Bozizé, à la tête d’une délégation composée de certains membres du Comité Préparatoire du Dialogue Politique Inclusif, séjourne à Libreville au Gabon. La rencontre entre les Présidents El Adj Omar Ondimba et François Bozizé est sanctionné par un communiqué final.

Des délégations du Comité Préparatoire prennent le chemin de Cotonou et de Lomé afin d’y rencontrer Michel An Moudioko Djotodia et Abakar Sabone de l’UFDR, entre-temps libérés de prison, l’ancien président Ange-Félix Patassé.

Dans sa première déclaration de leader politique de l’APRD, Jean-Jacques Demafouth réclame une amnistie générale et affiche sa volonté de négocier. La diplomatie souterraine a fait le reste et le 9 Mai 2008, l’APRD et le gouvernement signent un Accord de Paix à Libreville sous l’égide du Chef de l’Etat Gabonais, Médiateur des questions centrafricaines, El Adj Omar Bongo-Ondimba.

La voie semble ouverte pour le dialogue
Le 12 mai 2008, M. Charles Massi provoque un véritable séisme politique. Contre toute attente, il est nommé par Michel Am Moudroko Djotodia, coordonnateur politique de l’UFDR.

L’affaire fait l’effet d’une bombe à Bangui. Le FODEM s’insurge contre un pareil acte. L’UFDR, après une belle cacophonie, se divise. Le Comité d’organisation, tant attendu, est finalement créé par Décret n° 08.216 du 9 juin 2008. Mais sitôt mis en place, les contestations viennent de toutes parts, car il fait la part belle aux pouvoirs publics.
Le 21 Juin 2008, est signé à Libreville au Gabon l’Accord de Paix Global. L’APRD et l’UFDR ont signé le document. Mais, bien que le FDPC ait envoyé son représentant, M. Ringui Le Gaillard, ce dernier n’a pas été autorisé par Abdoulaye Miskine à singer l’Accord Global de Paix. Tout semblait rentrer dans l’ordre. La scène politique centrafricaine étant habituée aux surprises. Dans un communiqué daté du 22 juillet 2008, Abakar Sabone annonce son départ de l’UFDR. C’est donc le divorce avec son compagnon d’infortune Michel Djotodjia, car il reprend la direction de son mouvement le MLCJ (Mouvement des Libérateurs Centrafricain pour la Justice). A son tour, le 14 Août 2008, par une lettre adressée à Michel Am Moudroko, Charles Massi remet son tablier et démissionne de l’UFDR. Il créera plus tard, après un passage chez son ancien compagnon de lutte Ange-Félix Patassé, l’Alliance des Forces Démocratiques pour le Changement (AFDC) dont il est le Coordonnateur Général.

A l’ouverture de la session Extraordinaire du 1er Août 2008, le gouvernement soumet à l’Assemblée Nationale, trois projets de loi d’amnistie qui provoquent un véritable séisme. L’UFVN, le FDPC et l’APRD suspendent leur participation au processus du Dialogue Politique Inclusif et des escarmouches commencent dans le nord, attribuées à l’APRD. Face à la délicatesse de la situation, le gouvernement et l’APRD se retrouvent le
15 Septembre 2008 à Libreville aux fins d’évaluer l’application de l’Accord de Paix Global. Jean-Jacques DEMAFOUTH annonce le retour de l’APRD au processus du dialogue et les autorités centrafricaines jubilent. (Voir texte communiqué du Comité de Suivi)

Après des tergiversations, l’Assemblée Nationale adopte, le 29 Septembre 2008, la loi portant amnistie. L’opposition, qui a quitté la salle au moment du vote, se raidit et l’UFVN maintient sa suspension au processus du dialogue et l’APRD via un communiqué de presse dénonce ce semblant d’amnistie le 01 octobre 2008.(Voir textes et communiqué de presse)

Cette loi d’amnistie devait ouvrir la voie à la fixation de la date du Dialogue Politique Inclusif ; à cause des modifications apportées par Bozizé au texte de référence (Voir le texte consensuelle de base), voilà encore une fois le processus enrayé…
Ainsi les Centrafricains attendent patiemment ce grand forum, qui n’est peut-être pas une panacée, mais qui peut leur permettre de taire leurs querelles. Il y va de l’avenir du pays.

Source : leconfident.net

 

 

RESUME  et  Projections

NDRL : La vérité est que Bozizé ne veut pas de ce dialogue politique inclusif et il joue la montre à fond et cela depuis l’année 2006. A ce jour, il a déjà plombé le dialogue à plusieurs niveaux :

-          celui de l’adoption d’une Loi d’Amnistie consensuelle ; Bozizé va traîner les pas pendant encore 2 mois pour finalement accepter de promulguer la dite loi consensuelle ; l’année 2008 sera finie

-          celui de la composition du Comité d’organisation. L’opposition a déjà demandé la révision de ce comité, Bozizé aujourd’hui dit Non, il va encore jouer la montre pour finir par dire au bout de 3 mois  : Oui, et nous serons en Mars 2009

-          Vu le manque de sincérité du bonhomme et son esprit revanchard, il n’est de l’intérêt de personne, sauf celui de Bozizé que ce Dialogue Politique Inclusif se tienne à Bangui ; il est capable de faire abattre les opposants ou de profiter de cela pour mettre le feu au pays. Les 3000 Signataires du Manifeste pour un DPI, dont le Bureau de Coordination est Présidé par Me Goungaye Wanfiyo, réclame la tenue de ce dialogue à l’étranger (Voir le texte). Là encore Bozizé va dire NON, les discussions vont durer 4 à 6 mois pour qu’enfin il accepte le principe : nous serons déjà au mois de septembre 2009

-          Le DPI pourrait donc se tenir au mois d’OCTOBRE 2009 et des recommandations exécutoires seront retenues. Suivant les négociations un Conseil de transition ou un gouvernement de transition avec une feuille de route sera mis en place pour sécuriser le pays, démobiliser les troupes rebelles, mettre en place des projets de reconversion, préparer des élections présidentielles. Ce travail ne pourra se faire que sur 12 mois minimum et les élections devraient se tenir en Octobre 2010, mais vu que nous serons en saison de pluies, les dates retenues seront en Février ou Mars 2011.

 

A la fondation SELEKA, nous avons tourné les choses dans tous les sens et il en ressort ce résumé ; nous espérons vivement nous tromper ; l’avenir le dira………. Wait and See.

 

Seleka/Bangui : 07 octobre 2008

 

 

 

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Voici ce que nous disions à la fin de l’année 2007:

2008 = Encore une nouvelle année qui commence mal en Centrafrique

 

Lors de son allocution du 31 décembre 2006, le général Bozizé, au départ hostile à l’idée même du dialogue et après avoir longtemps fait la sourde oreille, cédait en marquant enfin son adhésion afin de donner quelque chance à ce que ce dialogue puisse ramener une paix durable et mettre un terme à la crise politico-militaire endémique que connaît la RCA depuis des lustres et qui hypothèque gravement son épanouissement.

Un an après, fin décembre 2007, force est de constater que ce dialogue national inclusif n’a toujours pas eu lieu et cela ne peut arranger que Bozizé qui y trouve parfaitement son compte. Il a choisi exprès de gagner du temps en voulant rester maître du jeu et en privilégiant le dialogue de sourd avec des leaders peu représentatifs et contestés des mouvements de rébellion armée qui écument l’arrière-pays.

Après avoir initialement chargé le pasteur Isaac Zokoué et le groupe des Sages de prendre les contacts préliminaires préparatoires à la tenue de ce dialogue,  ce dernier est brutalement récusé pour avoir prétendument outrepassé son mandat après avoir rencontré en février 2007 à Lomé, le président Ange Félix Patassé pour recueillir les vues de celui-ci au sujet de la situation nationale et en particulier sur la tenue du fameux dialogue national. Puis ce fut les épisodes très peu glorieux mais tonitruants de signatures d’accord prétendument de paix restés sans effets significatifs à ce jour avec Abdoulaye Miskine et Zakaria Damane.

Malgré les gesticulations du régime de Bozizé et les effets d’optique destinés à tromper les naïfs, ce qui caractérise actuellement la situation en République centrafricaine est une aggravation inexorable des conditions de vie au quotidien des citoyens. Ceux-ci ne perçoivent nullement l’impact des milliards déversés par les bailleurs de fonds et la communauté financière internationale dont le régime ne cesse d’annoncer qu’elle a renoué avec la RCA. L’année 2008 qui commence avec une grève générale des syndicats qui exigent le paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaire du secteur public est bien la preuve que le pays va très mal.

Le triste spectacle auquel assiste résigné le peuple est celui de la prédation systématique des maigres ressources de l’Etat et du bradage au seul profit de Bozizé et son clan des richesses naturelles du pays. Le cas de l’uranium de Bakouma est éloquent. Après avoir empoché des milliards de F CFA à leur seul profit – aucun versement n’a été effectué au trésor centrafricain - en concédant les mines de Bakouma à UraminBozizé et son neveu Sylvain Ndoutingaï voulaient récidiver avec Areva à qui ils voulaient imposer un droit d’entrée. Mal leur en a pris car celle-ci exige préalablement l’ouverture d’un compte au trésor centrafricain avant tout décaissement. C’est la raison du bras de fer actuel entre le clan Bozizé et le numéro un français du nucléaire civil. 

Craignant son ambitieux neveu Ndoutingaï très détesté à Paris et ne sachant plus quoi faire, Bozizé a cru devoir dépêcher entre temps son complice et ministre des affaires étrangères auprès de Mme Anne Lauvergeon la présidente d’Areva mais la cupidité du fameux ministre a pris le dessus et ce dernier s’en est tiré avec un chèque de plus de cent milles euros pour garnir son propre son compte. L’affaire remonte jusqu’à Sarkozy qui n’a pas manqué de le reprocher à Bozizé à qui il a dû demander, lors de leur furtive rencontre du 19 novembre dernier, de lutter fermement contre la corruption de certains de ses ministres.

Une nouvelle année commence mais les Centrafricains sont-ils irrémédiablement condamnés à endurer jusqu’à plus soif, les affres du régime Bozizé qui continue de les mener en bateau ?  Quoi d'étonnant que ce soit son épouse qui monte au créneau pour tancer à la radio ses propres ministres ! D'ici là si son mari fait d'elle le Premier ministre, il n'y aura rien de surprenant. Pour l'heure, c'est le nom  du directeur national de la Beac, Enoch Dérant Lakoué qui revient souvent pour la primature.

Quant au dialogue national inclusif, aura-t-il vraiment lieu ?  

 

Seleka/Bangui  04.01.2008

 

 

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