
Jean-Jacques
Demafouth
Le seul
mouvement rebelle qui jusqu'ici n'avait pas encore rejoint le processus du
dialogue politique en cours de préparation a désormais un nouveau président. Au
cours d'une assemblée générale tenue il y'a une dizaine de jours, l'Armée
Populaire pour
« C'est un homme qui a le souci social. Dans son passé il entretenait et les
militaires et les civils. Il a l'esprit de créativité pour réduire le chômage
et la pauvreté en Centrafrique », a déclaré le porte-parole du mouvement,
Laurent Djimwol a nos confrères de RFI.
Demafouth a, quant à lui, accepté ce choix avec cœur.
Il s'est dit très honoré par le fait que l'APRD ait opté pour une solution politique que militaire. «
C'est un honneur que je ne peux décliner. Je vois dans cette démarche le choix
d'une personnalité pouvant les représenter et défendre leurs intérêts lors du
dialogue politique qui s'annonce », a-t-il affirmé.
Par ailleurs, en désignant un civil à la tête de leur organisation, les
combattants de l'APRD optent par la même occasion
pour la solution politique. Ils ont également annoncé que de concert avec
Jean-Jacques Demafouth, ils désigneront un
représentant pour rejoindre le comité préparatoire du dialogue politique à pied
d'œuvre.
Si l'APRD qui était considérée comme le mauvais élève
du processus du dialogue en cours a finalement montré sa bonne volonté en
choisissant un civil comme son président, il n'en demeure pas moins que la
balle est désormais dans le camp du pouvoir qui nous a habitué avec les écrans
de fumée qui ne sont ni plus ni plus que le boycottage passif du dialogue.
François Bozizé et les siens doivent cesser de dire
une chose le jour et son contraire la nuit. La paix sociale n'a pas de prix,
dit-on.
Mais l'histoire demande toujours des comptes, il ne faut pas l'oublier !
Mardi 25 Mars 2008
Wa Kodro
Source :
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